| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||||||
CENTRE DE DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES
(CDER)
OFFICE ALLEMAND POUR LA COOPERATION TECHNIQUE (GTZ)
Programme Sp�cial Energie (PSE) Maroc
Auteurs: Markus H�user, Omar Ankila
Juillet 1995
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Manuel du S�chage Solaire au Maroc (GTZ, 1995)
Partie A: Aspects techniques et �conomiques du s�chage solaire
Remerciements
Ce "Manuel du s�chage solaire au Maroc" r�sume les r�sultats obtenus au cours des phases I � III (1989 - 1994) dans le volet "s�chage solaire" du "Programme Sp�cial Energie (PSE) Maroc" appuy� par la Coop�ration Technique Allemande.
Le d�roulement du projet a b�n�fici� du grand engagement des collaborateurs/collaboratrices marocains et allemands du projet, auxquels nous aimerions adresser ici nos sinc�res remerciements.
En m�me temps, nous tenons � remercier l'Office R�gional de Mise en Valeur Agricole du Haouz (ORMVAH) pour sa mise � disposition du terrain d'essai, son soutien lors de l'exp�rimentation et des diff�rentes analyses de syst�me, ainsi que pour son admission en stage de plusieurs �tudiants marocains et allemands dans le cadre du projet. Nous sommes sp�cialement reconnaissants envers le Service de la Production Agricole (SPA), le Service Mat�riel (SM) et le Centre de Mise en Valeur (CMV) � Sa�da, sans l'aide desquels les travaux planifi�s n'auraient pu se d�rouler avec l'envergure d�crite.
Nous sommes particuli�rement reconnaissants aux Services du Centre de D�veloppement des Energies Renouvelables (CDER) et au Bureau du Programme Sp�cial Energie (PSE) Maroc pour la coordination de l'ensemble des visites et manifestations, les actions publicitaires et l'assistance pr�t�e lors des diff�rentes enqu�tes et analyses de march� men�es. La Coordination du Projet m�rite notre reconnaissance sp�ciale pour son engagement inlassable, sans lequel les r�sultats de ce volet du projet n'auraient pu �tre obtenus.
Nous sommes �galement reconnaissants envers l'Institut pour les Techniques Agricoles des R�gions Tropicales et Subtropicales de l'Universit� Hohenheim, RFA, pour l'ex�cution des s�minaires sur les installations de s�chage et les techniques de s�chage des plantes m�dicinales et aromatiques.
Nous remercions l'Ambassade d'Allemagne au Maroc pour avoir coordonn� les diff�rentes visites du projet par des journalistes marocains et allemands.
L'Institut Agronomique et V�t�rinaire (IAV) Hassan II re�oit nos remerciements particuliers pour ses contributions scientifiques et conseils pr�cieux en mati�re de s�chage solaire et de conservation des denr�es alimentaires.
Finalement, nous sommes particuli�rement reconnaissants � l'Office Allemand pour la Coop�ration Technique (GTZ), qui a financ� une grande partie de ce travail.
1. Introduction
La conservation de produits agricoles constitue un des probl�mes majeurs des pays en voie de d�veloppement. Les denr�es alimentaires, indispensables pour l'approvisionnement de la population, pourrissent en grandes quantit�s � cause du manque de techniques appropri�es de conservation. Le besoin en aliments augmentera davantage avec une population en pleine croissance d�mographique, ce qui aggravera encore la situation d�crite.
Au Maroc, ce probl�me se pose surtout pour un grand nombre de vari�t�s de fruits et de l�gumes, qui ne peuvent �tre commercialis�s aussi vite qu'ils ne p�rissent. De grandes quantit�s d'abricots, de raisins et de tomates pourrissent par manque d'infrastructures efficaces, de capacit�s de transformation et � cause des difficult�s croissantes d'�couler la marchandise sur le march� agricole mondial suite � la recrudescence de la concurrence et � l'augmentation du protectionisme. Le s�chage de ces produits peut rem�dier � ce probl�me et contribuer en m�me temps � am�liorer le niveau des revenus et l'approvisionnement de la population.
Les m�thodes traditionnelles de s�chage solaire entra�nent cependant souvent une mauvaise qualit� des produits, qui ne sont prot�g�s durant le processus de s�chage, ni contre la poussi�re, la pluie et le vent ni contre les insectes, les oiseaux, les rongeurs et les animaux domestiques. Il en r�sulte un salissement des produits, leur exposition � des micro-organismes, la formation de mycotoxines et l'infection par des germes pathog�nes. Les installations de s�chage utilis�es dans les pays industrialis�s permettent de r�soudre ces probl�mes, mais ne sont pas adaptables � un pays comme le Maroc, car elles exigent des investissements importants et une infrastructure tr�s d�velopp�e.
Les installations de s�chage solaire r�unissent les avantages des deux m�thodes, � savoir un taux d'investissement limit� et une qualit� de produit �lev�e. C'est dans ce contexte et dans le cadre du "Programme Sp�cial Energie (PSE) Maroc" b�n�ficiant de l'appui de la "Coop�ration Technique Allemande (GTZ)" qu'a �t� mis au point un s�choir solaire adapt� aux conditions climatiques et structurelles du Maroc en collaboration avec l'Office R�gional de Mise en Valeur Agricole du Haouz (ORMVAH) � Marrakech, l'Institut Agronomique et V�t�rinaire Hassan II (IAV) � Rabat, le Centre de D�veloppement des Energies Renouvelables (CDER) � Marrakech et l'Institut des techniques agricoles dans les r�gions tropicales et subtropicales de l'Universit� de Hohenheim, Stuttgart/RFA.
Le volet "s�chage solaire" a vu pendant la premi�re phase du projet (1988-1990) la mise au point d'un s�choir solaire adapt� au s�chage des fruits et l�gumes et construit exclusivement avec des mat�riaux localement disponibles. Pendant la deuxi�me phase du projet (1991-1993), une unit� a �t� ajout�e pour s�cher des plantes m�dicinales et aromatiques dans le but d'augmenter, avec la gamme des produits s�ch�s, l'utilit� du s�choir. Ces mesures ont �t� accompagn�es par des analyses du march� concernant les produits s�ch�s et des calculs de rentabilit� pour le s�choir solaire. La troisi�me phase (1994-1996) pr�voit une diffusion de la technologie du s�chage solaire par l'installation de plusieurs s�choirs.
2. Historique du projet
11/1988 - Accord de projet entre le Maroc et l'Allemagne
- Il �t� d�cid� dans le cadre du projet "Energies Renouvelables" de la Coop�ration technique maroco-allemande de cr�er un volet "s�chage solaire".
- Le but de ce volet est de d�velopper des s�choirs solaires de d�monstration pour le s�chage des fruits et l�gumes qui seront ensuite diffus�s � grande �chelle.
12/1988 - Atelier de Planification par Objectifs (ZOPP IV)
- Planification par objectifs du projet pour la p�riode de 1989 �
1990 (phase 1)
- Discussions entre les diff�rents organismes partenaires, �
savoir le CDER, l'ORMVAH, l'IAV et le PSE (GTZ)
- Elaboration du
plan d'op�ration pour la phase I
01-05/1989
· Mise au point du s�choir solaire type Hohenheim et
adaptation aux conditions marocaines
· Pr�paration d'une campagne de
s�chage des abricots
05-07/1989
· Installation et mise en service du s�choir solaire type
Hohenheim
- Tests sans chargement
- S�chage d'abricots
07-09/1989
· Evaluation des essais de s�chage
· Pr�paration de
la campagne de s�chage des raisins
09-10/1989
· Tests de fonctionnement du s�choir
solaire
- Test sans chargement
- S�chage de raisins
10-12/1989
· Evaluation des essais de s�chage
01-02/1990
· Pr�paration du programme de formation pour les homologues
03/1990
· Formation d'homologues marocains � l'Universit� de
Hohenheim:
- Construction d'un s�choir type Hohenheim
Visites aupr�s de
fournisseurs et exploitants de s�choirs solaires
04/1990
· Pr�paration de la campagne de s�chage des abricots
05-07/1990
· Installation et mise en service d'un deuxi�me s�choir type
Hohenheim afin de servir d'installation de r�f�rence pour le premier
s�choir
- S�chage d'abricots
- Am�lioration de la m�thode de pr�-traitement
07-09/1990
· Analyse du comportement des abricots lors du s�chage dans
un s�choir au laboratoire:
- Influence de la temp�rature de l'air utilis� pour le s�chage
- Influence de la vitesse de l'air
· Analyse de la qualit� des abricots s�ch�s par s�choir solaire
· Premier sondage aupr�s d'importateurs allemands et suisses
au sujet des abricots s�ch�s
- Normes de qualit�
- Besoins du march�
- Possibilit�s de commercialisation pour les abricots marocains s�ch�s par s�chage solaire
· Pr�paration de la campagne de s�chage des raisins
09-10/1990
· Installation et mise en service du s�choir solaire type
Marrakech
- Test de fonctionnement des s�choirs solaires
- Test sans chargement
- S�chage des raisins
· Abricots et raisins dans la r�gion du Haouz,
Maroc
- Analyse des exploitations agricoles
Evaluation du projet par le Minist�re allemand de la Coop�ration Economique (BMZ)
Atelier de Planification par Objectifs (ZOPP
V)
- Planification du projet pour la p�riode 1991 � 1993 (phase II)
10-12/1990
· Analyse de la qualit� des raisins s�ch�s par s�chage solaire
· Abricots et raisins dans la r�gion du Haouz,
Maroc
- Analyse du march�
01/1991
Accord du projet pour la phase II entre les organismes partenaires
- Discussion entre les diff�rents organismes partenaires du projet
- R�sultats de la phase I
- D�finition des objectifs de la phase II
03/1991
· Elaboration du plan d'op�ration pour la phase II
04/1991
· R�daction du rapport final de la phase I
·
Pr�paration de la campagne de s�chage des abricots
05-06/1991
· Am�lioration du s�choir solaire type
Marrakech
- Isolation thermique
· Test de fonctionnement des s�choirs
solaires
- Test sans chargement
- S�chage d'abricots
- Installation d'un dispositif de r�glage de temp�rature
- Installation d'un syst�me de commande photovolta�que
07-12/1991
· Evaluation des essais de s�chage
02/1992
· R�union des diff�rents organismes partenaires du
projet
- Discussion des r�sultats obtenus au cours des phases I et II
- Actualisation du plan d'op�ration pour la phase II
02-05/1992
· S�lection et test de ventilateurs � courant continu produits localement pour utilisation dans le s�choir solaire � commande photovolta�que
· Pr�paration de la campagne de s�chage
05-06/1992
· Entretien entre les diff�rents organismes
partenaires
- Possibilit�s d'agrandissement et d'am�lioration du s�choir solaire type Marrakech
· Test de fonctionnement des s�choirs
solaires
- Test sans chargement
- S�chage d'abricots
- S�chage de viande de poulet, de boeuf et de mouton
- Am�lioration du syst�me de commande photovolta�que
· Formation d'ing�nieurs et de techniciens du CDER et de
l'ORMVAH
- Syst�me informatis� de saisies de donn�es pour les s�choirs solaires
- Techniques du s�chage d'abricots et des raisins
07-09/1992
· Entretien entre les diff�rents organismes
partenaires
- Etat d'avancement et �valuation du projet
- R�sultats obtenus lors du s�chage d'abricots
- R�sultats obtenus lors du s�chage de la viande
- R�sultats obtenus lors de l'analyse du march� pour les abricots s�ch�s
· Analyse des march�s national et international pour les abricots s�ch�s
· Am�lioration du s�choir solaire type
Marrakech
- Redoublement de la capacit�
- Isolation thermique
· Evaluation des essais de s�chage
09/1992
· Campagne de publicit� pour les abricots s�ch�s aupr�s du CDER et du MEM
· Deuxi�me sondage aupr�s des importateurs allemands et
suisses au sujet d'abricots s�ch�s avec d�gustation d'�chantillons d'abricots
marocains s�ch�s par s�choir solaire
- Qualit�
- Demande
- Quantit�s � fournir
- Prix
10-11/1992
· Entretien entre les diff�rents organismes
partenaires
- Etat d'avancement et �valuation du projet
- Formation des partenaires marocains en RFA
- Strat�gies de diffusion pour les abricots s�ch�s
· Test de fonctionnement des s�choirs
solaires
- Test sans chargement
- S�chage de raisins
· Formation de techniciens de l'ORMVAH et de
l'ORMVAO
- S�chage solaire
· Pr�paration du cours de formation pr�vu pour les homologues
12/1992
· Formation d'homologues marocains � l'Universtit� de
Hohenheim
- Techniques de s�chage de plantes m�dicinales et aromatiques
-
Conception d'un s�choir solaire pour les plantes m�dicinales et aromatiques
-
Visite de diff�rents exploitants de s�choirs pour les plantes m�dicinales et
aromatiques
- Visite de diff�rents importateurs et traiteurs de plantes
m�dicinales et aromatiques
· Test de fonctionnement des s�choirs
solaires
- S�chage de poivrons (type niora)
01-03/1993
· Sondage aupr�s d'importateurs allemands de plantes
m�dicinales et aromatiques
- Normes de qualit�
- Evolution de la demande
- Structure des prix
- Possibilit�s de commercialisation pour la marchandise marocaine
03-05/1993
· Installation du s�choir solaire type Marrakech pour les
plantes m�dicinales et aromatiques
- Analyse des possibilit�s de commercialisation du s�choir solaire type Marrakech du point de vue s�chage d'abricots
- Sondage aupr�s des revendeurs de fruits s�ch�s
- Sondage aupr�s des consommateurs
- Test de march� pour les abricots marocains s�ch�s par s�chage solaire
- Calculs de rentabilit� concernant le s�choir solaire
05-06/1993
· Journ�e d'information sur le s�chage
solaire
- Communications sur tous les aspects concernant le s�chage solaire au Maroc
- Visite des diff�rents types de s�choirs solaires
- D�bat public des participants � la journ�e
Contr�le d'avancement du projet par l'Office Allemand pour la Coop�ration Technique (GTZ)
06-07/1993
· Analyse du comportement des abricots lors du s�chage �
l'aide d'un s�choir en laboratoire
- Influence du rayonnement solaire
- Influence de l'humidit� relative de l'air de s�chage
- Influence du pr�-traitement
- Influence du taux de chargement
- Influence du' degr� de maturit�
- Analyse de la qualit� des abricots s�ch�s
· Analyse du comportement des abricots lors du processus de
sulfuration:
- Sulfuration gazeuse
- Sulfuration liquide
- Analyse de la qualit� des abricots s�ch�s
· Test de fonctionnement des s�choirs
solaires
- S�chage d'abricots
07-09/1993
· Mise en service et test de fonctionnement du s�choir
solaire type Marrakech pour les plantes m�dicinales et
aromatiques
- S�chage de sauge
- S�chage de menthe
- S�chage de verveine
- Analyse de la qualit� des produits s�ch�s
09-12/1993
· Plantes m�dicinales et aromatiques au
Maroc
- Inspection des exploitations agricoles
- Analyse du march�
- Sondage aupr�s des revendeurs
· Evaluation des essais de s�chage
01/1994
Entretien entre les diff�rents
organismes-partenaires:
Planification du projet pour la p�riode 1994 �
1995 (partie de la phase III)
- Elaboration d'un plan d'op�ration
01-05/1994
· Comparaison des s�choirs solaires type Hohenheim et type Marrakech du point de vue �cologique
· Entretien entre les diff�rents
organismes-partenaires
- Brochures sur le s�chage solaire au Maroc
06-09/1994
· R�daction du "Manuel du s�chage solaire au Maroc"
10/94-07/95
· R�daction des guides sur l'utilisation, l'entretien et la construction des s�choirs solaires type Marrakech destin�s au s�chage des fruits et des l�gumes.
3. Le s�choir solaire type Marrakech
3.1 Le s�choir solaire pour le s�chage des fruits et l�gumes
Le s�choir solaire type Marrakech destin� au s�chage des fruits et l�gumes a �t� install� en 1991 sur le terrain d'essai du Centre de Mise en Valeur (CMV) de S�ada appartenant � l'Office de Mise en Valeur Agricole du Haouz (ORMVAH). Dans sa construction, il est similaire au s�choir solaire tunnel type Hohenheim. Par contre, les mat�riaux utilis�s sont tous disponibles dans la r�gion de Marrakech.
Le s�choir solaire type Marrakech existe en deux versions. Le mod�le standard avec alimentation par r�seau et le mod�le autonome ind�pendant du r�seau, car aliment� par unit� photovolta�que et donc destin� � �tre implant� dans des r�gions non �lectrifi�es.
La construction de base est constitu�e d'une dalle en hourdis soutenue par des piliers en b�ton arm�. Cette conception modulaire permet de raccourcir ou d'allonger le collecteur du s�choir en fonction des produits � s�cher et de la puissance d�sir�e. Comme la pluviom�trie est g�n�ralement tr�s faible pendant les p�riodes de s�chage, cette construction ne n�cessite pas de to�t en b�ti�re mais est uniquement recouverte d'une couverture en plastique.
Les dimensions de la version standard sont de 30 m de longueur et de 2 m de largeur. La construction repose sur des piliers de 75 cm, d'une part pour emp�cher la terre et la poussi�re de contaminer les produits � s�cher et d'autre part pour faciliter l'acc�s lors du chargement et du d�chargement du s�choir. (cf. fig. 1)
Fig. 1: Le s�choir solaire type Marrakech pour le s�chage des fruits et l�gumes
Le capteur solaire est recouvert d'une transparente en poly�thyl�ne d'une �paisseur de 0,2 mm. Elle est attach�e aux parois lat�rales par un profil� de serrage en mati�re plastique: le snappan; il est similaire � ceux utilis�s dans la construction des voitures.
Les pertes calorifiques ont �t� r�duites en introduisant au-dessus de la couche des hourdis, une couche en li�ge granul�e d'une �paisseur de 20 mm, recouverte elle-m�me d'une couche en b�ton lisse �paisse de 10 mm. Cette couche en b�ton a �t� peinte en noir d'un enduit utilisable pour les denr�es alimentaires. La surface d'absorption est de 18,8 m2 (cf fig. 2).
Fig. 2: Vue en coupe du capteur solaire
La version aliment�e par r�seau est dot�e d'un ventilateur radial. La version aliment�e par module photovolta�que utilise un ventilateur axial.
Le module solaire est plac� en dehors du s�choir ou horizontalement dans le courant d'air produit par le ventilateur. Ceci a pour avantage de refroidir le module solaire et d'augmenter ainsi son rendement. Afin que l'air se r�partisse de mani�re uniforme � travers la section int�grale du s�choir, il existe une buse d'insufflement de l'air � proximit� de l'orifice d'aspiration de l'air du ventilateur et des t�les pour guider le courant d'air du c�t� de l'�chappement d'air. L'air est aspir� par en bas et se r�partit dans le capteur solaire entre l'absorbeur et la couverture en plastique, avant de p�n�trer dans le s�choir m�me. Les orifices d'aspiration du ventilateur et de l'�chappement d'air (� la sortie du s�choir) sont couverts d'un filet � mailles fines afin de retenir les insectes, rongeurs ou oiseaux.
Pour le mod�le aliment� par r�seau, la temp�rature maximale d�sir�e est r�gl�e en modifiant la fr�quence de rotation du ventilateur par l'interm�diaire de la tension. La tension d'alimentation est r�gl�e par un thermostat avec d�tecteur de temp�rature et un transformateur toroidal. De cette mani�re, on parvient � r�gler des d�bits d'air variant entre 0 et 1300 m3/h. Si le rayonnement solaire et le volume d'air inject� augmentent, la temp�rature baisse dans le capteur solaire.
Le mod�le aliment� par module photovolta�que dispose d'un ventilateur qui est directement aliment� par l'unit� pv et qui travaille sans accumulateur, ni r�gulateur de tension. La puissance du module augmente avec l'ensoleillement et entra�ne l'augmentation simultan�e de la fr�quence de rotation du ventilateur. Ceci a pour avantage de pouvoir r�gler la temp�rature sans recourir � -aucun autre dispositif suppl�mentaire, � condition que le module pv soit bien adapt� aux besoins et aux dimensions du s�choir.
Le tableau 1 r�sume les caract�ristiques techniques des diff�rents syst�mes de commande.
|
Syst�mes de commande |
Unit�s de mesure |
Mod�le aliment� par r�seau |
Mod�le aliment� par module
photovolta�que | |
|
Marque |
Ventilateur radial |
Ventilateur axial |
Module photov. | |
|
Producteur |
EBM |
Fiat |
Solarex | |
|
Type |
R4E280-AD0805 |
Uno, essence |
MSX 83 | |
|
Tension nominale |
V |
220 |
12 |
16,9 |
|
Courant nominal |
A |
0,33 |
7,0 |
4 92 |
|
Puissance nominale |
W |
70 |
84,0 |
83,2 |
|
D�bit d'air |
m3/h |
1360 |
1520 |
- |
|
Vitesse nominale |
tours/min |
1400 |
2800 |
- |
Tableau 1: Caract�ristiques techniques des diff�rents syst�mes de commande
Le s�choir proprement dit est �galement recouvert d'une feuille en poly�thyl�ne transparente d'une �paisseur de 0,2 mm. On ouvre et ferme l'installation � l'aide d'un tube d'enroulement. En actionnant une manivelle, on enroule la feuille sur toute sa longueur et on peut ensuite acc�der � l'espace destin� au chargement ou d�chargement des produits (fig. 3).
A l'entr�e et � la sortie du s�choir, la feuille est fix�e avec un dispositif de serrage sp�cial, afin de ne laisser ni sortir l'air, ni entrer l'eau de pluie ou la poussi�re.
On pose les produits � s�cher sur un grillage de 20 mm de haut qui est recouvert d'un tissu en polyest�re � mailles fines.
Lors du processus de s�chage, les produits � s�cher sont expos�s par le haut et par le bas et de mani�re homog�ne � l'air chauff�; de ce fait, ii n'y a pas besoin de les tourner. En traversant le s�choir, l'air se charge d'humidit� et l'emporte en dehors de l'appareil. La surface efficace du s�choir est de 40 m2.
Fig. 3: Vue en coupe du s�choir
Le tableau 2 donne une liste compl�te de tous les mat�riaux n�cessaires pour la construction du s�choir solaire
|
D�signation |
Dimensions |
Quantit� n�cessaire |
|
Sable |
5 m3 | |
|
Gravier |
8/15 |
3 m3 |
|
Ciment |
250/315 (CP J 35) |
72 sacs |
|
Hourdis |
30 × 30 × 15 cm |
615 |
|
Barres en acier de construction |
10 mm × 12 m |
36 |
|
8 mm × 12 m |
45 | |
|
6 mm × 12 m |
45 | |
|
Corni�res en acier |
30 × 30 mm × 6 m |
10 |
|
Tube |
1/2" × 6 m |
4 |
|
Grillage |
40 × 40 × 3 mm |
40 m2 |
|
T�le galvanis�e |
2000 × 1000 × 1.5 mm | |
|
Tissu en polyest�re |
40 m2 | |
|
Li�ge × 500 × 20 mm |
1,14 m3 | |
|
Feuille en polyest�re |
83,2 m2 | |
|
Peinture |
noir, mat |
30 kg |
|
Profil� de serrage |
type Snappan |
65 m |
|
Petit mat�riel |
(clous, vis, fil de fer, ruban adh�sif pour cables...) | |
|
Alimentation en photo-voltaiaue |
Ventilateur type FIAT Uno essence; |
1 |
|
Module solaire SOLAREX MSX 83 |
1 | |
|
Alimentation par r�seau |
Ventilateur EBM R4E 280 D; |
1 |
|
Transformateur toroidale; |
1 | |
|
R�gulateur de temp�rature |
1 |
Tableau 2: Liste des mat�riaux n�cessaires pour la construction du s�choir solaire type Marrakech pour le s�chage des fruits et l�gumes
3.2 Le s�choir solaire pour plantes m�dicinales et aromatiques
Le s�choir solaire type Marrakech adapt� au s�chage des plantes m�dicinales et aromatiques fut install� en 1993 sur le terrain d'essai du CMV � S�ada. Le s�choir avait �t� d�velopp� en commun par tous les partenaires du projet au cours d'un seminaire sur le s�chage des plantes aromatiques et m�dicinales organis� en 1992 � l'Universit� de Hohenheim.
L'unit� de s�chage est plac�e dans un abri avec to�t � b�ti�re. Le s�choir existant pour s�chage des fruits et l�gumes a servi de capteur pour chauffer l'air. Le ventilateur initial a �t� remplac� par un mod�le plus puissant. L'air chauff� p�n�tre dans la chambre d'expansion de l'abri � travers un canal de liaison plac� en amont et enti�rement amovible. L'abri a 7 m de long, 3,4 m de large et 5 m de haut (voir fig. 4).
L'air traverse de bas en haut les plantes m�dicinales et aromatiques �tal�es sur une grille. A cause de leur surface rugeuse, les herbes sont plus difficiles � s�cher et demandent une plus grande quantit� d'air les entourant que les fruits et l�gumes, qu'on expose simplement au courant d'air chaud. C'est pour cela qu'on dote l'installation aliment�e par r�seau d'un ventilateur radial plus puissant et celle aliment�e par photovolta�que d'un ensemble de 4 panneaux photovolta�ques et de 3 ventilateurs axiaux mont�s en parall�le.
Fig. 4: S�choir solaire type Marrakech pour le s�chage des plantes aromatiques et m�dicinales
Les ventilateurs sont �quip�s de buses d'insufflement d'air et de
t�les de guidage de l'air afin d'assurer la r�partition homog�ne de l'air �
l'int�rieur du capteur.
L'air est aspir� par le bas et p�n�tre dans le
capteur en passant entre l'absorbeur et le plastique.
Il atteint le
compartiment de s�chage � travers le canal de liaison.
La temp�rature est
r�gl�e comme d�crite au chapitre 3.1. Le volume d'air transport� varie entre 0
et 3.850 m3/h.
Le tableau 3 r�sume les caract�ristiques techniques
du syst�me d'entra�nement par r�seau.
|
Caract�ristiques |
Unit�s de mesure |
Alimentation par r�seau |
|
Composantes |
Ventilateur radial | |
|
Marque |
Ziehl-Abegg | |
|
Type |
RH40M-4Ek.4F.1R | |
|
Tension nominale |
V |
220 |
|
Courant nominal |
A |
2,4 |
|
Puissance nominale |
W |
520 |
|
Volume d'air transport� |
m3/h |
4100 |
|
Vitesse nominale |
tours/min |
1365 |
Le canal de liaison est confectionn� en contreplaqu� rev�tu de styropore. Il est fix� � l'abri par des corni�res. L'acc�s au capteur est facile: Il suffit de d�gager les parties lat�rales et le fond du canal par quelques manipulations simples. Une feuille en plastique couvre le canal ouvert. Elle est fix�e par des profil�s de serrage m�talliques (fig. 5).
Fig. 5: Vue en coupe du canal de liaison
L'ext�rieur du compartiment du s�choir est ma�onn� en briques. La charpente est construite de poutres en bois; le to�t m�me est en contreplaqu� rev�tu de carton goudronn�. Le fa�te est dot� d'un capot de ventilation d'une hauteur de 30 cm (fig 6 et 7).
D'autres �vents, chacun d'une dimension de 80 × 56 cm, se trouvent sur les deux c�t�s lat�raux et un � l'arri�re. Tous les �vents sont couverts d'un fin grillage pour emp�cher la p�n�tration d'insectes.
Une porte � deux battants permet le chargement direct du compartiment s�choir � partir de la rampe de chargement par un v�hicule de transport.
L'air chaud parvenant du capteur entre dans la chambre d'expansion qui est isol�e thermiquement, se dilate, traverse verticalement le produit � s�cher dispos� sur un grillage en bois, absorbe la vapeur d'eau et s'�chappe par les �vents et le capot de ventilation.
Une plaque en bois coulissante peut �tre facilement adapt�e � hauteur du produit d�charg� jusqu'� concurrence de 1,5 m. Au cours du processus de s�chage, le produit entass� peut �tre retourn� � partir de la rampe � l'aide d'une fourche.
Afin d'emp�cher le produit de salir la chambre d'expansion, le grillage en bois est recouvert d'un tissu en polyest�re tr�s fin. Le grillage en bois est de 6 m de long et de 2 m de large. La surface du compartiment s�choir est de 12 m2.
Fig 6: Vue en coupe de l'abri (compartiment s�choir)
Fig. 7: Vue de c�t� de l'abri (compartiment s�choir)
Le tableau 4 donne la liste compl�te des mat�riaux n�cessaires pour construire l'abri du s�choir.
|
D�signation |
Dimensions |
Quantit� n�cessaire |
|
Sable |
4 m3 | |
|
Gravier |
8/15 |
4 m3 |
|
Ciment |
250/315 |
80 sacs |
|
Briques |
40 × 15 × 10 cm |
350 |
|
Hourdis |
40 × 15 × 15 cm |
550 |
|
Barres en acier de construction |
10 mm × 12 m |
07 |
|
8 mm × 12 m |
24 | |
|
6 mm × 12 m |
06 | |
|
Grillage en fil de fer |
type moustiquaire |
4 m2 |
|
Acier plat |
50 × 5 × 6 m |
4 |
|
Plaques en styropore |
100 × 50 × 2 cm |
70 |
|
Poutres en bois |
7 × 20 × 600 cm |
8 |
|
7 × 20 × 480 cm |
2 | |
|
7 × 20 × 420 cm |
9 | |
|
7 × 20 × 200 cm |
1 | |
|
Plaques en contreplaqu� |
200 × 122 × 1 cm |
2 |
|
250 × 122 × 1 cm |
12 | |
|
Carton goudronn� |
40 m2 | |
|
Petit mat�riel |
(clous, vis, fil en fer, colle � bois, tiges filet�es,
chami�res,...) | |
|
Alimentation photo-voltaique |
Ventilateur type FIAT Uno essence; |
3 |
|
Module solaire SOLAREX MSX 83 |
4 | |
|
Alimentation par r�seau |
Ventilateur Ziehl-Abegg RN 40 M |
1 |
|
Transtormateur toroidal |
1 | |
|
R�gulateur de temp�rature |
1 |
Tab. 4. Liste des �l�ments n�cessaire pour la construction du s�choir solaire type Marrakech pour le s�chage des plantes m�dicinales et aromatique
3.3 Liste des fournisseurs
Le tableau ci-dessous regroupe quelques fournisseurs sp�cialis�s dans la vente des mat�riaux n�cessaires pour la fabrication de s�choirs solaires type Marrakech destin�s soit au s�chage des fruits et l�gumes, soit au s�chage des plantes m�dicinales et aromatiques.
|
Acier, profil�s en fer, t�les, grillage, fils de fer: COMPTOIR DES MINES, Rue de Yougoslavie,
Marrakech-Gu�liz Poutres en bois, contreplaqu�, feuilles en poly�thyl�ne, carton goudronn�, tissu en polyest�re, petit mat�riel: DROGERIE UNIVERSELLE DU SUD, Rue R'Mila, Marrakech
M�dina Articles �lectriques: ELECTRICITE MENARA, 10, Avenue Fatim Zohra R'Mila,
Marrakech Profil�s de serrage (Snappan): ABDELGHANI, 49, Avenue Fatim Zohra R'Mila, Marrakech Ventilateur aliment� par photovolta�que et par r�seau: AUTO HALL, Rue Yougouslavie, Marrakech-Gu�liz Ventilateur aliment� par r�seau, module solaire, t�l�thermom�tre, transformateur: AFRISOL, 219, Rue Mustapha El Maani,
Casablana |
4. Techniques du s�chage
4.1 Techniques du s�chage des fruits et l�gumes
4.1.1 Rendement
Le s�choir solaire type Marrakech a un rendement sp�cifique lors de la transformation de l'�nergie solaire en �nergie thermique, que nous d�crirons par la suite � l'aide de quelques exemples caract�ristiques.
La fig. 8 fournit, � l'exemple d'une journ�e d'�t� � ciel d�gag� (20.06.91), les courbes du rayonnement global enregistr� au cours de cette journ�e ainsi que celles de la temp�rature ambiante et de la temp�rature de s�chage mesur�e � l'entr�e et � la sortie du s�choir.
Pour la journ�e en question, le rayonnement global mesur� a atteint une valeur totale de 7,85 kWh/m2. Au z�nith, l'intensit� maximale mesur�e �tait de 973 W/m2. Le rayonnement global est absorb� par le collecteur et le compartiment s�chage, transform� en �nergie thermique et conduit � l'air de s�chage. Avec le rayonnement, la temp�rature de l'air de s�chage augmente et atteint, environ 45 minutes apr�s le z�nith, 65° C � l'entr�e de l'installation. Ceci correspond � une augmentation maximale de la temp�rature � l'int�rieur du collecteur de 29° C.
Fig. 8: Valeurs pour le rayonnement global, la temp�rature ambiante (Q0) et la temp�rature de l'air de s�chage telles qu'en registr�es � l'entr�e (Q1) et � la sortie (Q2) du s�choir le 20.06.1991 � Marrakech (V = 730 m3/h).
A l'int�rieur du s�choir, la temp�rature augmente encore une fois jusqu'� concurrence de 14° C. La temp�rature maximale mesur�e au cours de la journ�e � la sortie du s�choir �tait de 79° C. Pendant la nuit, la temp�rature de l'air de s�chage �tait d'environ 4° C inf�rieure � celle de la temp�rature ambiante, et ce � cause du rayonnement thermique de l'installation.
Si l'installation est charg�e de produits � s�cher, l'air � l'int�rieur du s�choir perd en temp�rature � cause de l'eau d�gag�e par les produits. La plus grande baisse de temp�rature est enregistr�e pour un produit tr�s humide; pour les produits relativement secs, il est possible de compenser la perte en temp�rature par absorption de l'�nergie de rayonnement et m�me d'augmenter la temp�rature vers la sortie du s�choir. Ii se cr�e donc au cours du processus de s�chage un front de temp�rature qui se d�place en venant de l'entr�e vers la sortie du s�choir.
La temp�rature � l'int�rieur du capteur augmente en fonction du rayonnement global (fig. 9). Plus la tension d'alimentation du ventilateur est faible, c'est-�-dire, plus le volume d'air transport� est limit�, plus la temp�rature de l'air augmente en passant par le capteur. Etant donn� une intensit� du rayonnement de 1000 W/m2 et une tension d'alimentation de 220 V (D = 1300 m3/h), le s�choir solaire type Marrakech atteint une augmentation de temp�rature de 19° C. Pour une alimentation de 100 V (D= 730 m3/h), la valeur est de 29° C. Le point de coupure de la courbe de r�gression avec l'abscisse indique la valeur � partir de laquelle le capteur d�gage de l'�nergie thermique. Assumant un volume d'air transport� de 1300 m3/h, le rayonnement global doit �tre approximativement de 200 W/m2 pour compenser les pertes calorifiques de l'installation.
L'alimentation par photovoltaique a l'avantage du fait que la tension d'alimentation des ventilateurs et donc le volume d'air transport� augmentent automatiquement avec l'intensit� du rayonnement. Il est donc impossible que le produit � s�cher soit d�t�rior� par une temp�rature trop �lev�e. Le point de fonctionnement dynamique varie au cours de la journ�e entre 370 et 930 m3/h. Pour une intensit� du rayonnement de 1000 W/m2, le module solaire fournit 16,9 V; avec une tension d'alimentation inf�rieure � 6 V, les ventilateurs s'arr�tent et ne fonctionnent donc pas non plus pendant la nuit.
Fig. 9: Augmentation de la temp�rature � l'int�rieur du capteur en fonction du rayonnement global et de l'alimentation (100 ou 220 V)
La fig. 10 �tablit la relation entre le rendement par unit� de surface du collecteur avec le rayonnement global. Si l'air est reparti de mani�re constante et homog�ne, il existe une relation lin�aire entre l'�nergie fournie par le capteur et le rayonnement global. Un minimum d'intensit� de rayonnement est n�cessaire pour que le capteur d�gage de l'�nergie r�cup�rable. L'intensit� de rayonnement doit augmenter avec la diff�rence de temp�rature � cr�er et avec un volume d'air transport� d�croissant.
Fig. 10: Rendement par unit� de surface du capteur en fonction du rayonnement global (100 V = 730 m3/h, 220 V = 1300 m3/h),
Ceci est du au fait, que la dissipation de chaleur entre l'absorbeur et l'air transport� augmente avec l'acc�l�ration de la vitesse de l'air, pendant que les pertes calorifiques diminuent. Chaque unit� de rayonnement sup�rieure � ce degr� est convertie � un taux constant en �nergie r�cup�rable.
La fig. 11 fournit la courbe de r�gression pour l'alimentation par r�seau. Le taux de rendement journalier du collecteur se d�duit de la courbe de r�gression. Il est par exemple de 41% pour une tension d'alimentation de 100 V et de 45% pour une tension d'alimentation de 220 V.
|
Q =0,41 × G - 50 |
pour U = 100 V |
|
Q = 0,45 × G - 50 |
pour U = 200 V |
Fig. 11: Courbes de r�gression pour rendement du capteur aliment� par r�seau
Dans le cas de l'alimentation en photovoltaique, l'�nergie r�cup�rable augmente �galement d'une mani�re lin�aire avec le rayonnement global, et ce � partir d'une intensit� de rayonnement de 300 W/m2. Avec une intensit� de rayonnement de 1000 W/m2, le volume d'air transport� sera de 930 m3/h et l'�nergie r�cup�rable s'�l�vera � ce moment-l� � environ 450 W par m2.
4.1.2 Le s�chage des abricots
La vari�t� Canino m�rit au Maroc, selon les conditions climatiques, entre fin mai et d�but juillet. La campagne de r�colte dure g�n�ralement 4 semaines. Les fruits sont de taille moyenne, fort incis�s, de surface presque lisse, de couleur orange parsem�e de petits points rouges. La pulpe est d'un jaune clair, d'une consistance dure, juteuse, aromatique et d'un go�t l�g�rement acide, riche en carotine (1,79 g/100 g) et en vitamine C (9,40 mg/100g). La vari�t� Canino est presque exclusivement transform�e par l'industrie de conserves.
Quant aux abricots, un chargement consiste g�n�ralement en 640 kg d'abricots frais. Apr�s d�coupage des abricots en oreillons et d�noyautage, 600 kg d'oreillons en restent. Toutes les �tapes d�crites ci-dessous se r�f�rent � cette cha�ne de transformation.
Pr�paration:
Enlever les fruits g�t�s, pas m�rs ou endommag�s ainsi que les imp�ret�s. Laver les fruits pour d�gager les r�sidus d'insecticides et de salet�. Ensuite, d�couper les abricots en oreillons sur une table de travail sp�ciale � l'aide de couteaux pointus et courb�s le long de leur souture abdominale en les tournant l�g�rement. Les d�noyautes Contr�ler la pulpe et les infestations d'insectes; �carter les pulpes pourries. Rassembler les noyaux dans un endroit s�par�. N'utiliser pour le s�chage que des fruits d'excellente qualit�.
Pr�traitement:
Les fruits sont soumis � un pr�-traitement au soufre afin de pr�server leur couleur, leur go�t et leur contenu en vitamines A et C et de les prot�ger contre la contamination par micro-organismes. La sulfuration se poursuit de la mani�re suivante: Tremper les oreillons pendant 30 minutes dans une solution de bisulfite de sodium � 7% (Na2S2O5) (dissoudre dans chaque 1001 d'eau 7,5 kg de Na2S2O5). Garder la proportion entre abricots et eau de trempage � 1:3 de bain de trempage. Une unit� de 600 kg peut donc �tre tremp�e successivement par unit�s de 100 kg. La solution de trempage utilis�e peut se conserver durant toute la campagne de s�chage. Apr�s avoir tremp� une unit� de 600 kg, remplir la cuve jusqu'au rep�re initial avec de l'eau et ajouter la quantit� de Na2S2O5 correspondante, ainsi que 2,1 kg Na2S2O5 �quivalent � la quantit� d�j� absorb�e par les abricots. Refermer la cuve jusqu'au trempage de la prochaine unit� de chargement � l'aide d'une b�che ou d'un couvercle pour assurer l'�tanch�it� � l'air. Afin de pr�venir des effets nuisibles � la sant�, la teneur des abricots en SO2 est limit�e en Europe � 2000 mg/kg. Le processus de trempage tel que d�crit ci-dessus ne d�passera pas cette valeur limite.
S�chage:
Poser les oreillons, la surface de coupe vers le haut, les uns inclin�s contre les autres, dans une couche unique sur le grillage du s�choir (densit� d'entreposage: 15 kg/m2). Fermer le s�choir et d�marrer le processus de s�chage. Afin d'�viter un endommagement des fruits, la temp�rature de l'air de s�chage ne doit pas d�passer 65° C. Pour les s�choirs raccord�s au r�seau, la temp�rature maximale est d'abord r�gl�e manuellement, et un thermom�tre veille sur la variation de ces valeurs. Les s�choirs aliment�s en photovoltaique sont r�gl�s automatiquement. Le processus de s�chage est termin�, c'est-�-dire, la teneur en humidit� finale de 25% est atteinte, si lors d'une pression sur les fruits entre index et pouce, le jus ne sort plus. On peut donc sortir le produit final (120 kg d'abricots) du s�choir. Dans des conditions normales (� ciel d�gag�), le processus de s�chage prend, en �t�, environ 2 jours.
Stockage:
Mettre les abricots s�ch�s dans des cartons recouverts int�rieurement par du plastique. Les garder dans un endroit frais et � l'abri du soleil. Le lieu du stockage est � garder propre et bien a�r�, en assurant qu'il n'y entrent ni insectes, ni rongeurs. Contr�ler r�guli�rement la qualit� du produit.
Main d'oeuvre:
Le temps n�cessaire pour pr�parer et soufrer une unit� de chargement (600 kg d'abricots) est estim� � 50 personnes-heures. Le chargement du s�choir consomme 16 personnes-heures de plus et le d�chargement ainsi que l'emballage 0,6 p-h suppl�mentaires.
Plan de travail:
Avec une �quipe de 8 ouvriers, les �tapes de travail peuvent se d�rouler de la mani�re suivante:
- 09.00 - 12.00 Pr�paration
- 12.00 - 13.30 Pause
- 13.30 - 16.45 Pr�-traitement
- 16.45 - 16.50 D�chargement du s�choir
- 16.50 - 18.50 Chargement du s�choir
Si un plus grand nombre d'ouvriers est disponible, le s�choir peut �tre charg� plus t�t. Ceci n'entra�nera cependant aucun changement dans le rythme bi-journalier du travail, qui d�pend de la dur�e du s�chage.
Le comportement du s�choir type Marrakech lors du s�chage varie fortement au cours de la journ�e, parce que la temp�rature de l'air de s�chage augmente ou baisse en relation directe avec le rayonnement global. La fig. 12 repr�sente la courbe exemplaire du comportement des abricots lors du s�chage dans un s�choir aliment� par r�seau pour la p�riode du 21.06. au 23.06.92. L'installation avait �t� charg�e � 18:00 h avec 600 kg d'abricots en oreillons pr�trait�s. Le volume d'air transport� �tait de 1000 m3/h.
Pendant la premi�re nuit, l'humidit� des fruits a baiss� de 85% � 82%. La journ�e suivante, � 18:00 h. l'humidit� des fruits avait atteint 65% . Apr�s un processus de s�chage d'un total de 47 heures, le degr� d'humidit� finale (25%) avait �t� obtenu le deuxi�me jour � 17:00 h. L'installation avait produit 120 kg d'abricots s�ch�s (cf tableau 6).
Pour le s�choirs aliment� en photovoltaique, le ventilateur ne fonctionne pas au cours de la nuit. Pendant la journ�e, quand le volume d'air qui traverse le s�choir augmente en fonction au rayonnement global, le niveau de la temp�rature est � tout moment de la journ�e tr�s �lev�. C'est pour cela que ce type de s�choir r�alise le processus de s�chage dans le m�me d�lai que celui aliment� par r�seau malgr� l'absence de ventilation pendant la nuit.
Fig. 12: Processus de s�chage des oreillons d'abricots dans le s�choir solaire aliment� par r�seau
Tableau 6: Grandeurs caract�ristiques pour le s�chage d'oreillons d'abricots dans le s�choir solaire aliment� par r�seau
|
Param�tre |
Unit� |
Grandeur |
|
Surface du s�choir (compartiment s�chage) |
m2 |
40 |
|
Quantit� de chargement |
kg |
600 |
|
Dur�e du s�chage |
h |
47 |
|
Quantit� d'eau extraite |
kg |
480 |
|
D�bit |
m3/h |
1000 |
|
Quantit� retir�e (finale) |
kg |
120 |
|
Besoin en �nergie �lectrique |
kWh |
1,4 |
4.1.3 Le s�chage des raisins
La vari�t� King's Ruby m�rit au Maroc, en fonction des conditions climatiques, entre fin ao�t et fin octobre. La campagne de r�colte dure environ 9 semaines. Les raisins sont petits, sans grains et tr�s sucr�s; leur couleur varie entre le blanc et le rouge bordeaux Cette vari�t� a initialement �t� cultiv�e au Maroc afin de produire du sucre liquide artificiel, mais la sucrerie devant les traiter ne fut jamais construite Comme la vari�t� King's Ruby ne peut �tre consomm�e comme fruit de table, on la transforme aujourd'hui presqu'exclusivement en raisins secs � l'aide d'installations de s�chage industrielles.
Une unit� de chargement contient environ 800 kg de grappes. Toutes les �tapes d�crites par la suite se r�f�rent � cette unit�:
Pr�paration:
Enlever les fruits g�t�s, pas m�rs ou endommag�s ainsi que les impuret�s. Laver les fruits pour d�gager les r�sidus d'insecticides et de salet�. Ensuite, partager les grandes grappes en incisant le bout de la queue par les ongles du pouce et de l'index, puis tirer la queue en deux. N'utiliser pour le s�chage que des fruits d'excellente qualit�!
Pr�-traitement:
Afin d'enlever la couche cir�e des grains pour augmenter le degr� de diffusion de la vapeur d'eau ainsi que pour �liminer les micro-organismes, les fruits sont soumis � un pr�-traitement alcalin. A cet effet, tremper les fruits pendant 3 minutes en les agitant constamment d'une mani�re forte dans une solution aqueuse comportant � 7% du carbonate de potassium (K2CO3) et � 0,2% de l'huile d'olives (dissoudre dans 100 litres d'eau 7,5 kg de K2CO3 et 0,215 litres d'huile d'olives).
Pr�traitement:
Garder la proportion entre fruits et solution de trempage � 1:3, c'est-�-dire, pour tremper 30 kg de grains � la fois, on utilisera 90 litres de solution de trempage. L'unit� de chargement totale peut donc, successivement, �tre pr�-tra�t�e par 27 bains de trempage. Renouveler la solution de trempage au plus tard apr�s 3 semaines, car l'huile d'olives rancit. Ajouter toujours de petites quantit�s d'huile d'olives fra�che au bain de trempage. Apr�s avoir sorti une unit� partielle de trempage, toujours ajouter de l'eau jusqu'au niveau initial et y verser la quantit� correspondante de K2CO3 Ensuite, �tancher contre l'introduction d'air le r�servoir contenant la solution de trempage par un couvercle ou du plastique jusqu'au prochain chargement.
S�chage:
Poser les grains sur le grillage du s�choir (densit� d'entreposage: 20 kg/m2). Fermer le s�choir et d�marrer le processus de s�chage. Afin d'�viter un endommagement des fruits, la temp�rature de l'air de s�chage ne doit pas d�passer 65° C. Pour les s�choirs aliment�s par r�seau, la temp�rature maximale est d'abord r�gl�e manuellement, et un thermom�tre veille sur la variation de ces valeurs. Les s�choirs aliment�s en photovoltaique se r�glent automatiquement. Le processus de s�chage est termin�, c'est-�-dire, la teneur en humidit� finale de 20% est atteinte, si lors d'une pression sur les fruits entre l'index et le pouce le jus ne sort plus. On peut donc sortir le produit final (200 kg de grains) du s�choir. Dans des conditions normales, le processus de s�chage dure environ 6 jours (de l'automne).
Post-traitement:
Frotter les raisins s�ch�s entre les paumes des mains afin de d�gager les tiges rigides. Verser ensuite les raisins secs dans un tamis et s�parer par tamisage les tiges des grains. Eliminer les tiges restantes � la main.
Stockage:
Stocker les raisins secs dans des cartons recouverts int�rieurement de plastique. Les garder dans un endroit frais � l'abri du soleil. Le lieu de stockage est � garder propre et bien a�r�, en assurant qu'il n'y entre ni insectes, ni rongeurs. Contr�ler r�guli�rement la qualit� du produit.
Main d'oeuvre: Le temps n�cessaire pour pr�parer et pr�-traiter une unit� de chargement est estim� � 38 personnes-heures au maximum (suivant la qualit� du produit). Le chargement du s�choir demande 2 p-h de plus et le d�chargement ainsi que l'emballage 8 p-h suppl�mentaires.
Plan de travail: Pour une �quipe de 6 ouvriers, les �tapes de travail peuvent se d�rouler de la mani�re suivante:
- 08.00 - 12.00 Pr�paration
- 12.00 - 13.30 Pause
- 13.30 - 15.50 Pr�paration et pr�-traitement
- 15.50 - 15.55 D�chargement du s�choir
- 15.55 - 16. 15 Chargement du s�choir
- 16.15 - 17.30 Post-traitement et emballage
La figure 17 repr�sente la courbe du processus de s�chage des raisins enregistr�e entre le 21.09. et le 27.09.91 pour le s�choir solaire aliment� par r�seau.
L'installation a �t� charg�e 16:00 h avec 800 kg (20 kg/m2) de raisins pr�trait�s; la quantit� totale d'air pass�e �tait de 1.000 m3/h), La teneur initiale en humidit� des grappes �tait de 80%. Le r�sultat, une teneur en humidit� r�siduelle de 20%, a �t� atteinte le sixi�me jour de s�chage � 12:00 h. c'est-�-dire, apr�s un total de 140 heures de s�chage. On a pu retirer 200 kg de raisins secs du s�choir. A partir de la quatri�me nuit, il est imp�ratif d'�teindre le ventilateur durant la nuit pour �viter une r�humidification des raisins.
Fig. 17: Courbe-type du processus de s�chage des raisins dans le s�choir solaire aliment� par r�seau
Si l'installation est aliment�e par module photovoltaique, aucune mesure particuli�re n'est � prendre (cf. tableau 7)
Tableau 6: Grandeurs caract�ristiques pour le s�chage de raisins dans le s�choir solaire aliment� par r�seau
|
Param�tre |
Unit� |
Grandeur |
|
Surface du s�choir |
m2 |
40 |
|
Quantit� charg�e |
kg |
800 |
|
Dur�e du s�chage |
h |
140 |
|
Quantit� d'eau extraite |
kg |
600 |
|
D�bit |
m3/h |
1000 |
|
Quantit� retir�e (finale) |
kg |
200 |
|
Besoin en �nergie �lectrique |
kWh |
4,2 |
4.2 Techniques de s�chage des plantes aromatiques et m�dicinales
4.2.1 Rendement
La fig. 22 pr�sente la courbe des valeurs enregistr�es le 11.08.1993 � l'entr�e du capteur et du s�choir relatives au rayonnement global au cours de la journ�e et � la temp�rature de l'air de s�chage pour un s�choir non charg�.
Le rayonnement global journalier atteint une valeur de 6,92 kWh/m2. Au z�nith, l'intensit� maximale du rayonnement �tait de 900 W/m2. La temp�rature de l'air de s�chage augmente avec le rayonnement global et atteint environ 90 minutes apr�s le z�nith, une valeur de 53° C � l'entr�e du s�choir. Cette valeur correspond � une augmentation maximale � l'int�rieur du collecteur de 13° C. Si le processus de s�chage est en cours, la temp�rature de l'air � l'int�rieur du s�choir diminue � cause de l'�vaporation des produits s�ch�s.
Fig. 22: Valeurs enregistr�es au cours de la journ�e du 11.08.1993 � Marrakech relatives au rayonnement global et la temp�rature de l'air de s�chage (� l'entr�e du capteur et du s�choir). (D=3850 m3/h),
La plus grande diminution de temp�rature est enregistr�e lorsque les produits ont un haut degr� d'humidit�. Au cours du processus de s�chage, la chaleur atteint, successivement en direction verticale, d'abord les couches basses du produit et ensuite les plus hautes.
La fig. 23 met en rapport le rendement par unit� de surface du capteur avec le rayonnement global. Puisque le capteur stocke la chaleur, il est n�cessaire de d�penser, au cours de la matin�e, une grande partie de l'�nergie rayonn�e pour le chauffer, pendant qu'il d�gage la chaleur stock�e, au cours de l'apr�s-midi, � l'air de s�chage. La pente de la courbe de r�gression indique le rendement journalier du capteur, qui est de 47%.
Fig. 23: Rayonnement global G Rendement du capteur en fonction du rayonnement global (220 V = 3850 m3/h)
4.2.2 Le s�chage de la menthe (mentha pulegium)
On a s�ch� jusqu'� pr�sent sur le s�choir solaire type Marrakech pour plantes m�dicinales et aromatiques de la menthe (mentha pulegium), de la verveine (lippia citriodora) et de la sauge. On d�crira, suite � l'exemple de la menthe, le processus de s�chage solaire adapt� aux herbes et aux plantes aromatiques.
Plant�e en automne cette vari�t� de menthe peut �tre coup�e au Maroc jusqu'� trois fois au cours de l'ann�e qui suit la plantation. Ses feuilles ont une couleur verte fonc�e et sont soit ovoides soit lanciformes. Leur bordure est ondul�e et in�galement incis�e. La plante atteint une hauteur de 50 � 100 cm, ses tiges se ramifient l�g�rement et produisent des surgeons au-dessus du sol. Ses huiles essentielles se composent de 50 � 80% du carvon et � un moindre degr� de cin�ol, limone et linalool. Mentha pulegium comporte �galement des r�sines, chicotins et tanins et on l'utilise dans la plupart des cas en tant que plante fra�che ou s�ch�e pour des infusions. Les huiles essentielles de cette vari�t� sont transform�es par les industries productrices de confiserie et d'�pices ainsi que par l'industrie pharmaceutique.
Description du processus de s�chage:
Charger la menthe directement apr�s la coupe dans le s�choir et r�partir de mani�re �gale � l'aide d'une faneuse. La teneur en humidit� de la menthe fra�che est g�n�ralement de 82%. Le s�choir pourra �tre charg� jusqu'� un degr� de 50 kg/m2 de menthe fra�che, dans ce cas, la hauteur du produit entass� atteindra environ 80 cm. Ne pas d�passer cette hauteur, afin que les herbes puissent �tre retourn�es. La quantit� maximale chargeable correspond donc � 600 kg de menthe fra�che. Fermer le s�choir et d�marrer le processus de s�chage. Ne pas d�passer 50°C pour l'air de s�chage afin d'�viter l'endommagement des plantes. Si l'on atteint cette valeur critique � l'entr�e du s�choir dans les mois de juillet et ao�t, couvrir le collecteur partiellement pendant quelques heures avec une b�che. Pendant les autres mois de s�chage, cette mesure de pr�caution n'est pas n�cessaire. Retourner les herbes � s�cher le matin et le soir. Le processus de s�chage est termin� (c'est-�-dire, la teneur finale en humidit� de 10% est atteinte) si le produit se laisse facilement �mietter entre les paumes de la main. Le processus de s�chage varie en fonction de la quantit� charg�e et dure au maximum 4 jours. Remplir ensuite le produit s�ch� dans de grands sacs en papier propres et garder dans un endroit frais et sec � l'abri du soleil. Veiller � ce que le lieu de stockage soit bien a�r� et prot�g� contre les insectes et rongeurs. Contr�ler r�guli�rement la qualit� de la marchandise.
La fig. 24 repr�sente la courbe caract�risant le processus de s�chage de la menthe entre le 6 ao�t et le 7 ao�t 1993 pour un s�choir solaire aliment� par r�seau. L'installation a �t� charg�e � 9:00 h avec 200 kg (16,7 kg/m2) de menthe fra�che Le volume d'air de s�chage inject� �tait de 3.800 m3/h), La menthe avait une humidit� initiale d'environ 82%. On a obtenu la teneur en humidit� finale de 10% le lendemain � 18:00 h. c'est-�-dire, apr�s 33 heures de s�chage. On a pu retirer de l'installation 40 kg de menthe s�ch�e (voir tableau 8).
Fig. 24: Courbe-type du processus de s�chage de la menthe dans le s�choir solaire aliment� par r�seau
Tableau 8: Grandeurs caract�ristiques pour le s�chage de la menthe dans le s�choir solaire aliment� par r�seau
|
Param�tre |
Unit� |
Grandeur |
|
Surface du s�choir |
m2 |
12 |
|
Quantit� charg�e |
kg |
200 |
|
Dur�e du s�chage |
h |
33 |
|
Quantit� d'eau extraite |
kg |
160 |
|
D�bit |
m3/h |
3800 |
|
Quantit� retir�e (finale) |
kg |
40 |
|
Besoin en �nergie �lectrique |
kWh |
17,2 |
5. Aspect �conomique du s�chage solaire
5.1 Production
5.1.1 Co�ts d'investissement et d'installation
Les co�ts d'investissement pour un s�choir solaire type Marrakech pour le s�chage des fruits et l�gumes s'�l�vent � 23.683,- Dirhams (situation: 01.06.1993 - cf tableau 9) dont 17.940,Dirhams pour le mat�riel. Un ma�on avec deux aide-ma�ons finissent normalement la construction du s�choir en 20 jours. Si le ma�on gagne par jour 45 - Dirhams et les aide-ma�ons 34,20 Dirhams chacun, les frais de main d'oeuvre atteignent au total 2.268,- Dirhams. L'investissement est amorti de mani�re lin�aire sur une p�riode de dix ans. Le taux d'amortissement annuel est de 2.368,30 Dirhams.
En dehors des co�ts d'investissement, il faut tenir compte des frais pour les int�r�ts et des frais administratifs de l'entrepreneur. Sur la base d'un taux d'int�r�t de 9% qui correspond au taux des pr�ts � long terme accord� par la Caisse Nationale de Cr�dit Agricole (Banque El Maghrib, situation de juin '93), les frais � rembourser pour les int�r�ts sont de 1.065,74 Dirhams. On regroupe sous l'intitul� "frais administratifs de l'entrepreneur", estim�s � 300 Dirhams, tous les travaux de l'agriculteur qui ne sont pas encore compris dans les salaires, comme les travaux de comptabilit� ainsi que la formation et la surveillance des ouvriers.
Tableau 9: Co�ts d'investissement d'un s�choir solaire type Marrakech (situation: 01.06.93)
|
D�signation |
Mode de calcul |
Dirham |
|
Frais de mat�riel: | ||
|
Sable |
5 m3 × 62,30 DH |
311,60 |
|
Gravier |
3 m3 × 42,50 DH |
127,50 |
|
Ciment |
72 sacs × 25 50 DH |
1.836,-- |
|
Hourdis, briques |
615 × 3,80 DH |
2.340,-- |
|
Barres en acier de construction |
580 kg × 5,86 DH |
3.400,-- |
|
Grillage en fil de fer |
40 m2 × 73,-- DH |
2.920,-- |
|
Acier plat |
6 m2 × 130,-- |
780,-- |
|
Plaques en styropore |
40 m2 × 25,-- DH |
1.000,-- |
|
Li�ge |
1,15 m3 × 1.740,-- |
2.000,-- |
|
Plastique en polyest�re |
83,2 m2 × 4,50 DH |
375,-- |
|
Peinture |
30 kg × 25,-- DH |
750,-- |
|
Petit mat�riel |
2.100,-- | |
|
Alimentation photo-voltaique ou: |
Ventilateur (Fiat Uno) |
1.000,-- |
|
Module solaire (MXP 83) |
2.475,-- | |
|
Alimentation par r�seau |
Ventilateur (ebm) |
1.670,-- |
|
Transformateur |
845,-- | |
|
Thermostats |
960,-- | |
|
Main d'oeuvre: | ||
|
Ma�ons |
20 jours de travail × 45,-- DH |
900,-- |
|
Aide-ma�ons |
40 jours de travail × 34,20 DH |
1.368,-- |
|
TOTAL: |
23.683,-- | |
5.1.2 Co�ts de production des abricots s�ch�s par s�choir solaire
Les co�ts de production pour les abricots de vari�t� Canino s�ch�s au s�choir solaire ont �t� calcul�s en supposant qu'on utilise le s�choir dans une exploitation agricole qui ne s�cherait aucun autre produit.
Les co�ts variables par unit� de chargement (600 kg d'oreillons d'abricots d�noyaut�s @ 639 kg d'abricots frais) s'�l�vent � 1.062,20 Dirhams (tableau 10). La plus grande part est constitu�e par le produit brut dont les co�ts de production reviennent � 1,16 Dirhams/kg. Les frais � engager pour la sulfurisation, l'emballage et l'entretien sont relativement minimes et ne s'�l�vent qu'� 47,38 Dirhams. Le s�choir aliment� par r�seau consomme additionnellement 2,40 Dirhams pour 1' �lectricit�. Le d�noyautage, le traitement au soufre ainsi que le chargement/d�chargement du s�choir demandent 8 ouvriers pour une dur�e d'une journ�e enti�re. Les co�ts de la main d'oeuvre s'�l�vent donc � 273,60 Dirhams.
Tableau 10: Co�ts variables pour le s�chage de 600 kg d'abricots par le s�choir solaire
|
Cat�gorie de co�ts |
Mode de calcul |
Dirham |
|
Frais aff�rents aux mati�res: | ||
|
Abricots |
639 kg × 1,16 DH |
741,24 |
|
Na2S2O5 |
2,4 kg × 9,16 DH |
21,98 |
|
Eau |
1 m3 × 2,50 DH |
2,50 |
|
Emballage |
8,00 | |
|
Entretien |
14,90 | |
|
Co�t de la main d'oeuvre: |
8 H/J × 34,20 DH |
273,60 |
|
Total: (120 kg |
1,062,22 | |
|
d'abricots s�ch�s) | ||
|
Co�t unitaire de production |
8,85 |
Le processus de s�chage dure 2 jours. Le coefficient de production est estim� � 0,188, c'est-�-dire, qu'on obtient 120 kg d'abricots s�ch�s � partir de 639 kg d'abricots frais. Les co�ts variables par kg d'abricots s�ch�s �galent 8,85 Dirhams.
La p�riode favorable pour la r�colte de la vari�t� Canino dure environ 4 semaines. En l'absence de moyens de refrig�ration, il faut la traiter au cours de cette p�riode, sinon elle p�rit vite
Etant donn� un processus de s�chage de deux jours, une installation de s�chage est capable de s�cher, par campagne de r�colte, 14 unit�s de chargement, c'est-�-dire, 8.946 kg d'abricots frais en 1.680 kg d'abricots s�ch�s. Le tableau 11 d�montre les frais totaux � engager par campagne de r�colte.
Les co�ts de production par s�chage solaire pour la vari�t� Canino s'�l�vent � 11,07 Dirhams par kg et sont donc de 1,26 Dirhams inf�rieurs � ceux des produits turcs s�ch�s de mani�re traditionnelle.
Tableau 11: Co�ts de production des abricots s�ch�s par campagne
|
Cat�gories de co�ts |
Dirham |
|
Frais aff�rents � la mati�re premi�re |
11.040,68 |
|
Co�t de la main d'oeuvre |
3.830,40 |
|
Amortissement du s�choir |
2.368,30 |
|
Co�ts incorporables |
1.365,74 |
|
Total: (production de 1680 kg) |
18.605,12 |
|
Co�t de production unitaire par kg |
11,07 |
En supposant qu'un hectare donne un rendement de 16 t/an, un s�choir solaire du type tunnel peut s�cher la r�colte de 0,6 ha plant�s en abricotiers. S'il y a besoin de transformer la r�colte de surfaces plus �tendues, il faut envisager l'installation de plusieurs s�choirs (voir fig. 28).
Fig. 28: Besoin en s�choirs solaires de type tunnel en fonction de la surface cultiv�e en abricotiers
5.1.3 Co�ts de production des raisins s�ch�s par s�choir solaire
Les co�ts de production pour les raisins de vari�t� King's Ruby s�ch�s par s�choir solaire sont calcul�s en supposant qu'il n'y a aucun autre produit s�ch� en m�me temps.
Les co�ts variables par unit� de chargement (800 kg de grappes) s'�l�vent � 1.197,86 Dirham (cf. tableau 12). La plus grande part est due aux frais aff�rents � la mati�re premi�re brute, dont les co�ts de production reviennent � 1,15 DH/kg. Les frais aff�rents au traitement au soufre, l'emballage et l'entretien ne s'�l�vent qu'� 72,66 DH. Si le s�choir est aliment� par r�seau, il s'ajoute 7,20 DH Les processus de nettoyage des grappes, traitement au soufre ainsi que chargement et d�chargement du s�choir n�cessitent une �quipe de 6 personnes pendant une journ�e enti�re. Le co�t de la main d'oeuvre est donc estim� � 205,20 DH.
Tableau 12: Co�ts variables pour le s�chage d'une unit� de raisins par le s�choir solaire
|
Cat�gorie de co�ts |
Mode de calcul |
Dirham |
|
Frais aff�rents aux mati�res premi�res: | ||
|
Raisins (grappes) |
800 kg × 1,15 DH |
920,00 |
|
K2CO3 |
4.6 × 9,10 DH |
41,86 |
|
Eau |
1 m3 × 2,50 DH |
2,50 |
|
Emballage |
800 | |
|
Entretien |
14,90 | |
|
Co�t de la main d'oeuvre: |
6 H/J × 34,20 DH |
205,20 |
|
Somme: (120 kg de raisins s�ch�s) |
1.197,86 | |
|
Co�t unitaire de production |
5,99 |
Le processus de s�chage dure six jours. Le coefficient de production est estim� � 0,25; on obtient donc 200 kg de raisins s�ch�s pour 800 kg de raisins frais. Le co�t unitaire de production par kg de raisins secs se situe � 5,99 Dirham.
La p�riode de r�colte pour la vari�t� King's Ruby dure environ 9 semaines. Etant donn� une p�riode de s�chage de 6 jours, il est donc possible de transformer par campagne de r�colte, 10 unit�s de chargement (soit 8.000 kg de raisins frais) en 2.000 kg de raisins secs. Le tableau 13 montre les co�ts de production des raisins secs par campagne. Les co�ts de production pour la vari�t� King's Ruby s�ch�e par s�choir solaire se situent � 7,86 Dirham/kg.
Tableau 13: Co�ts de production d'abricots s�ch�s par campagne
|
Cat�gories de co�ts |
Dirham |
|
Frais aff�rents � la mati�re premi�re |
9.926,60 |
|
Co�t de la main d'oeuvre |
2.052,00 |
|
Amortissement du s�choir |
2.368,30 |
|
Co�ts incorporables |
1.365,74 |
|
Somme: (production de 2.000 kg) |
15.712,64 |
|
Co�t unitaire de production par kg |
7,86 |
En supposant qu'un hectare donne un rendement de 20 t/an, un s�choir solaire du type tunnel peut s�cher la r�colte de 0,4 ha cultiv�s en raisins. Pour s�cher la r�colte de surfaces plus �tendues, il faut envisager l'installation de plusieurs s�choirs (voir fig. 29).
Fig. 29: Besoin en s�choirs solaires du type tunnel en fonction de la surface cultiv�e en raisins
5.1.4 Exploitation du s�choir par des produits diff�rents
Les calculs �labor�s jusqu'� pr�sent ont toujours suppos� que le s�choir solaire n'�tait exploit� que pour une seule culture, par exemple, soit, pour le s�chage des abricots, soit, pour le s�chage des raisins. Comme la capacit� du s�choir n'est ainsi exploit�e que pendant 4 respectivement 9 semaines dans l'ann�e, ce mode d'utilisation est non rentable. Les co�ts de production cit�s ci dessus doivent donc s'entendre comme des valeurs maximales, c'est-�-dire, dans le cas, o� l'exploitatant du s�choir est oblig� de couvrir les frais d'achat et les frais fixes par la vente des abricots ou des raisins s�ch�s.
Dans le cas, par contre, o� l'on s�che, entre mai et juin des abricots et entre septembre/octobre des raisins, les co�ts de production baissent. La production d'un kilo d'abricots secs reviendra donc � 9,84 DH seulement et d'un kilo de raisins � 7,03 DH (voir tableau 14).
On a s�ch� par s�choir solaire non seulement des abricots et raisins mais aussi la vari�t� de poivrons NIORA, des p�ches et de la viande. Le s�choir est cependant con�u pour s�cher toute une gamme de produits, dont les figues, pommes, dattes, onions, carottes etc. Il est conseill� de combiner le s�chage de diff�rents produits ayant chacun une p�riode de r�colte diff�rente, afin d'exploiter l'installation pendant une plus longue dur�e de l'ann�e.
Tableau 14: Co�ts de production des abricots et raisins s�ch�s par campagne
|
Cat�gories de co�ts |
Dirham | |
|
Abricots |
Raisins | |
|
Frais aff�rents � la mati�re premi�re |
11.040,68 |
9.926,60 |
|
Co�t de la main d'oeuvre |
3.830,40 |
2.052,00 |
|
Amortissement du s�choir |
1.052,58 |
1.315,72 |
|
Co�ts incorporables |
607,00 |
758,74 |
|
Total: |
16.530,66 |
14.053,06 |
|
Co�t unitaire de production par kg |
9,84 |
7,03 |
Cette d�marche peut �tre r�alis�e de deux mani�res diff�rentes:
1. Un seul agriculteur utilise le s�choir, mais s�che des produits ayant des p�riodes de r�colte diff�rentes2. Plusieurs agriculteurs utilisent un s�choir ensemble, de sorte qu'ils s�chent, l'un apr�s l'autre, leurs produits ayant chacun des p�riodes de r�colte diff�rentes.
La premi�re voie ne permettra probablement pas d'exploiter le s�choir de mani�re satisfaisante, car il y a peu d'agriculteurs avec une gamme suffisamment large de cultures.
La deuxi�me voie est facilement r�alisable par une association de b�n�ficiaires ou une coop�rative, dont les membres contribuent � fournir le capital n�cessaire � l'investissement. Une solution alternative serait la location du s�choir d'un agriculteur � ses voisins. Supposant une capacit� libre, l'agriculteur pourrait s�cher contre paiement les produits fournis par ses voisins.
Une autre possibilit� constitue le s�chage sur commande: Une entreprise appartenant, par exemple, au secteur agro-alimentaire, se chargera du financement des s�choirs, qu'elle installera aupr�s des agriculteurs. Les agriculteurs agiront ensuite en tant que producteurs li�s par contrat et fourniront sur commande la quantit� de produits s�ch�s que l'entreprise commercialisera apr�s.
Il est �galement possible de concevoir le s�chage proche des march�s municipaux, sur lesquels s'�coule tout genre de fruits et l�gumes pour �viter de d�pendre des r�coltes et quantit�s r�colt�es telles que rencontr�es en campagne et exploiter mieux la capacit� du s�choir. Dans ce cas l�, il serait avantageux que du personnel qualifi� du secteur agro-alimentaire prenne en charge l'exploitation des s�choirs, car par son exp�rience il parviendrait plus rapidement � ma�triser les techniques de s�chage et de commercialisation particuli�res � cette nouvelle technologie. Par contre, le probl�me qui pourrait se poser dans ce contexte, est le terrain pour le s�choir, parce que la proximit� des march�s rend les terrains rares et chers.
5.2 Commercialisation
5.2.1 Abricots
5.2.1.1 Le march� marocain
Au Maroc, les abricots s�ch�s sont presque inconnus sur le march� national. Ils ne sont en vente que dans certains magasins sp�cialis�s � Casablanca ou Rabat � un prix variant entre 70 et plus de 100 Dirhams par kg. La marchandise d'un go�t g�n�ralement tr�s sucr� provient g�n�ralement de Turquie et jamais de la production agricole marocaine.
Etant donn� cette situation, on a lanc� en 1993 une enqu�te parmi les consommateurs et un test de vente avec des abricots marocains s�ch�s par s�choir solaire. Le but de ces d�marches �tait d'analyser d'abord les habitudes d'achat des consommateurs, de relever les potentialit�s de la demande, de d�terminer les b�n�fices bruts et les prix aux consommateurs afin de les comparer avec les co�ts de production.
On a �labor� pour l'enqu�te un questionnaire standardis� et pr�par� des �chantillons de 500 9 d'abricots s�ch�s avec des informations sur le produit. L'enqu�te a �t� faite dans 100 m�nages repr�sentatifs de tous les secteurs �conomiques de la ville de Marrakech et dont au minimum un membre de famille avait un emploi.
Les m�nages enqu�t�s comportaient en moyenne 7 personnes. Le revenu moyen des m�nages �tait d'environ 4,720 Dirham/mois. 93% des m�nages d�claraient ne pas avoir connu les abricots s�ch�s en tant que produits alimentaires avant l'enqu�te.
Dans la plupart des cas, les abricots s�ch�s ont �t� consomm�s tels quels sans cuisson; quelques-fois, ils ont �t� utilis�s dans les tajines � la place des pruneaux. Uniquement 10% des m�nages se d�claraient pr�ts � int�grer les abricots s�ch�s dans des g�teaux. La moyenne des m�nages ne voulait d�passer le prix de 19,81 Dirhams pour un kilo d'abricots; 31% paieraient au maximum 24 Dirhams, et 22% pourraient encore accepter un prix de 30 Dirhams.
Les tests de vente � Marrakech et Casablanca se sont d�roul�s de la mani�re suivante: Les revendeurs ont re�u des �chantillons de 500 9 qu'ils devaient vendre pour au minimum 20 Dirham/kg. Les prix de vente pratiqu�s ont vari� ensuite entre 23 et 30 Dirhams, c'est-�-dire que les marges des d�taillants variaient entre 15 et 50%. C'est aux supermarch�s, que les meilleures ventes ont pu �tre r�alis�es; par contre, dans la m�dina (la vieille ville), le taux d'acceptation �tait mineur.
L'obtention d'un prix de vente de 24 Dirhams/kg pour un produit d'un co�t de production de 11,07 Dirhams/kg permettrait de r�aliser une marge brute sup�rieure � 100 %. Pour un produit aux bonnes capacit�s de stockage et d'un volume de transport r�duit, cette valeur suffirait d�j� largement pour assurer le fonctionnement du syst�me de distribution. A cause des habitudes traditionnelles des consommateurs marocains, il serait cependant n�cessaire de d�velopper le march� int�rieur avant de pouvoir �couler la marchandise. La demande n'augmentera donc que lentement. S'il �tait par contre possible de r�percuter sur les consommateurs la r�duction des co�ts de production r�alisable par le biais d'une meilleure exploitation des s�choirs, on enregistrerait probablement bient�t un accroissement soutenu de la demande.
5.2.1.2 Le march� en Allemagne et en Suisse
Deux analyses de march� ont �t� faites au cours des ann�es 1991 et 1992 aupr�s des importateurs allemands et suisses de fruits s�ch�s.
La premi�re analyse avait pour but de rechercher des informations de caract�re g�n�ral sur la situation du march� commercial, sa structure et le comportement des intervenants. La deuxi�me analyse devait �valuer, � l'aide d'�chantillons, les possibilit�s d'�coulement sur les march�s des abricots s�ch�s en provenance du Maroc. La premi�re action visait 115 importateurs, dont 28 ont r�pondu au questionnaire. Ces 28 entreprises ont re�u �galement le deuxi�me questionnaire, et 16 d'entre elles l'ont renvoy� rempli.
G�n�ralement, les �chantillons soumis pour test aux importateurs ont �t� accept�s. Ils les ont appr�ci� surtout du point de vue couleur, teneur en soufre, mode de traitement et humidit� r�siduelle. Ils ont critiqu� par contre l'acidit� des fruits, leur duret�; et leur taille (petite, in�gale).
Sept des 16 entreprises �chantillonn�es ont marqu� leur int�r�t de principe d'importer des abricots s�ch�s marocains. Concernant les prix, elles s'orientaient vers la marchandise turque.
Les prix r�clam�s entre octobre et novembre 1951 pour les abricots s�ch�s en provenance de Turquie �taient juste inf�rieurs � 19.000 Dirhams/tonne (calcul du prix sur la base F.O.B. Izmir). En janvier 1992, ils avaient d�j� atteint 28.500 Dirhams pour aboutir en juin 1992 � 31.300 Dirhams. Apr�s une bonne r�colte en 1992, les prix ont ensuite baiss� pour arriver de nouveau en automne 1992 � 20.000 Dirhams/t.
En supposant une marge de 50% pour le commerce national, il serait possible d'offrir les abricots marocains s�ch�s par s�choir solaire � un prix variant entre 19.000 et 22.000 Dirhams/tonne sur la base F.O.B. Casablanca (en fonction de la saison et des frais d'entreposage). Ce prix est comp�titif sur le march� mondial, car inf�rieur au prix du concurrent principal, la Turquie. De plus, le Maroc a l'avantage de pouvoir r�colter donc �couler la marchandise 6 semaines plus t�t que la Turquie.
5.2.2 Raisins secs
Au Maroc, les raisins secs font partie des denr�es alimentaires fr�quemment utilis�es, en particulier en tant qu'�l�ment du couscous et de la tajine. Sur le march�, un grand nombre de vari�t�s de qualit�s diff�rentes est en vente. Parmi les crit�res de qualit�s comptent - par ordre d'importance - la couleur, la taille, l'absence de grains, la teneur en sucre et en humidit� r�siduelle. L'offre varie entre des raisins secs de couleur noire, de petite taille et avec grains, jusqu'aux vari�t�s de grande taille, couleur ambr�e et sans grains. Les prix aux consommateurs varient entre 6 et 35 Dirhams/kg.
Les grappes de la vari�t� King's Ruby sont soit blanches soit noires. Une fois s�ch�es dans des s�choirs industriels � fuel ou � gaz � des temp�ratures �lev�es, ces grappes prennent une couleur maron fonc�. Comme les temp�ratures restent relativement basses au cours du s�chage solaire, la couleur originale des grappes est maintenue et les raisins secs en provenant sont soit bruns, soit ambr�s.
Une enqu�te men�e en 1991 aupr�s des d�taillants de fruits s�ch�s � Marrakech a relev� que leur prix d'achat pour les raisins s�ch�s industriellement variait entre 13 et 17 Dirhams/kg. Pour les raisins s�ch�s par s�chage solaire, par contre, les prix d'achat variaient entre 15 et 19 Dirhams/kg; un d�taillant offrait m�me 25 Dirhams/kg. Le prix aux consommateurs avait �t� estim� entre 20 et 24 Dirhams/kg. Les revendeurs pensaient m�me, que si les raisins �taient tri�s par couleur, ils pourraient obtenir encore des prix plus �lev�s.
Si la marchandise est �coul�e par l'interm�diaire d'un grossiste, il faut pr�voir une marge suppl�mentaire de 3 � 5 Dirhams/kg en fonction de la quantit� achet�e et de la distance de transport.
5.2.3 Autres produits
Il est connu, que dans d'autres pays qui appliquent des techniques de s�chage solaire pareilles, les fruits et l�gumes s�ch�s par de telles m�thodes d�passent des points de vue qualit� et hygi�ne largement ceux s�ch�s de mani�re traditionnelle. Ils sont �galement conformes � toutes les normes internationales. Il en est de m�me pour la vari�t� de poivrons "Niora" et les p�ches s�ch�es avec succ�s sur le s�choir solaire type Marrakech dans les ann�es 1992 et 1993. Concernant ces deux produits, aucun test de march� n'a �t� fait jusqu'� pr�sent, ni aucune enqu�te aupr�s des importateurs.
5.3 Conclusion
Les analyses �conomiques ont d�montr� qu'il est possible de produire au Maroc avec des s�choirs solaires de type Marrakech des abricots s�ch�s � un prix inf�rieur � celui obtenu en Turquie par le s�chage traditionnel des abricots. Un s�choir peut transformer la r�colte d'un demi hectare enti�rement plant� en abricotiers. Si l'on veut s�cher une plus grande quantit� d'abricots, ii faut augmenter le nombre de s�choirs.
Le march� au Maroc pour des abricots s�ch�s ne se d�veloppera que lentement � cause des habitudes traditionnelles des consommateurs. Les chances d'�coulement sur les march�s europ�ens sont cependant beaucoup plus �lev�es. Les abricots marocains s�ch�s par s�choir solaire correspondent g�n�ralement aux exigences des importateurs. En plus, le Maroc r�colte ses produits 6 semaines avant la Turquie et peut donc offrir un prix inf�rieur � celui de son concurrent principal.
Si l'agriculteur vend sa marchandise directement au d�taillant et s�che soit des abricots, soit des raisins, le s�choir sera amorti � moins de deux ans. S'il s�che, par contre, successivement des abricots et des raisins, la p�riode d'amortissement se racourcit � moins d'une ann�e (cf tableau 15).
Si la commercialisation de la marchandise est prise en main par un grossiste, sa marge r�duit le prix de vente et augmente donc la p�riode d'amortissement (cf. tableau 16).
Si l'on parvient � prolonger la p�riode d'exploitation du s�choir par le s�chage d'autres produits, les co�ts de production et la p�riode d'amortissement baissent gr�ce � une meilleure r�partition des co�ts fixes sur les diff�rents produits.
Tableau 15: P�riode d'amortissement pour le s�choir solaire type Marrakech (Cas: Vente aux d�taillants)
|
Production |
Unit� |
Abricots |
Raisins |
Abricots et raisins | |
|
Quantit� de production |
kg |
1.680 |
2000 |
1680 |
2000 |
|
Co�t de Production |
DH/kg |
11,07 |
7,86 |
9,84 |
7,03 |
|
Prix de vente |
DH/kg |
19,00 |
17 00 |
19,00 |
17,00 |
|
Marge (b�n�ficiaire) |
DH/kg |
5,00 |
5,00 |
5,00 |
5,00 |
|
Prix aux consommateurs |
DH/kg |
24,00 |
22,00 |
24,00 |
22,00 |
|
B�n�fice |
DH/an |
13.322,00 |
18.290.00 |
15.389,00 |
19.940,00 |
|
P�riode d'amortissement |
ans |
1,8 |
1,3 |
0,7 | |
Tableau 16: P�riode d'amortissement pour le s�choir solaire type Marrakech (Cas: Vente aux grossistes)
|
Production |
Unit� |
Abricots |
Raisins |
Abricots et raisins | |
|
Quantit� de production |
kg |
1.680 |
2000 |
1680 |
2000 |
|
Co�t de production |
DH/kg |
11,07 |
7,86 |
9,84 |
7,03 |
|
Prix de vente |
DH/kg |
14,00 |
12,00 |
14,00 |
12,00 |
|
Marge (b�n�ficiare) |
DH/kg |
10,00 |
10,00 |
10,00 |
10,00 |
|
Prix aux |
DH/kg |
24,00 |
22,00 |
24,00 |
22,00 |
|
consommateurs | |||||
|
B�n�fice |
DH/an |
4.922,00 |
8.280,00 |
6.989,00 |
9.940,00 |
|
P�riode d'amortissement |
ans |
1,8 |
1,3 |
0,7 | |
6. Bibliographie
6.1 Etudes
ANKILA, O.: Am�lioration du s�choir marocain. CDER, Marrakech, 1992.
BENSOUDA, K.: Etude du potentiel du Haouz en abricots et raisins � s�cher. ORMVAH, Marrakech, 1989.
BENSOUDA, K.: Cycle de formation sur les techniques du s�chage solaire. ORMVAH, Marrakech, 1992.
KERKAB, M.: Etude du march� des abricots sech�s au Maroc: Une analyse du march� national et international. PSE-Maroc, Marrakech, 1992.
MISRAR, A.: Synth�se sur les diff�rents s�choirs fabriqu�s � l'Universit� de Hohenheim. CDER, Marrakech, 1990.
OESTERLE, M.: Etude du march� et �valuation �conomique de la production des abricots et raisins en tenant particuli�rement compte du s�chage solaire au Maroc. PSE-Maroc, Marrakech, 1992.
SENHAJI, F.A.: Note d'orientation pour la r�alisation de la campagne de s�chage des abricots. IAV Hassan II, Rabat, 1989.
6.2 Rapports
ANKILA, O.: Rapport synth�tique de la journ�e nationale d'information sur le s�chage solaire organis�e � Marrakech le 21.05.1993. CDER, Marrakech, 1993.
BENSOUDA, K.: Op�ration s�chage des abricots campagne 1988 - 1989. ORMVAH, Marrakech, 1989.
EL BOUAMRI, M.: Rapport synth�tique de la construction du s�choir solaire type Hohenheim. ORMVAH, Marrakech, 1990.
EL BOUAMRI, M. et M. D. JAMILI.: Rapport synth�tique de la construction du s�choir solaire type Marrakech pour les plantes m�dicinales et aromatiques. ORMVAH, Marrakech, 1993.
H�USER, M.: Rapport Annuel: 01.02.89 - 31.01.90. PSE-Maroc, Stuttgart, 1990.
H�USER, M.: Rapport Final Phase I: 01.02.89- 31.01.90. PSE-Maroc, Stuttgart, 1991.
6.3 Th�ses et m�moires de fin d'�tudes
ANONYME: Elaboration d'un sch�ma de commercialisation des abricots et raisins secs. �cole Sup�rieure de Commerce, Marrakech, 1993.
BAREHMI, K.: Solare Trockung von Krauseminze, Salbei und Verbenenkraut in Marokko. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, 1994.
BS�CHEL, M.: Einflu� der Sonnenstrahlung auf das Trocknungsverhalten und die Produkt-qualit�t von Aprikosen. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, 1994.
FAHI, M.: Dimensionnement des s�choirs solaires type tunnel. Ecole Nationale de l'Industrie Min�rale, m�moire de fin d'�tudes, Rabat, 1994.
HAUSCHILD, H.: Die Wirtschaftlichkeit der Produktion und Vermarktung solar getrockneter Fr�chte, dargestellt am Beispiel Marokko. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart 1993.
HENSEL, O.: Untersuchung und Modifikation einer solaren Tunneltrocknungsanlage f�r den Einsatz bei der Aprikosentrocknung in Marokko. Universit� de Hohenheim, m�moire, Stuttgart, 1990.
KROSCHEL, U.: Vergleichende Untersuchung verschiedener Schwefelungsverfahren und deren Einflu� auf des Trocknungsverhalten und die Produktqualit�t von Aprikosen. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, 1994.
MORAD, I. et M. FADILI: S�chage solaire des abricots dans le Haouz - 6�me campagne. Essais de comparaison d'un s�choir type Hohenheim et du s�choir Abrisec 2. IAV Hassan II, m�moire de fin d'�tudes, Rabat, 1989.
OESTERLE, M.: (voir aussi point 6.1 - Etudes:) Marktanalyse und betriebswirtschaftliche Beurteilung der Produktion von Aprikosen und Trauben unter besonderer Ber�cksichtigung der solaren Trocknung in Marokko. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, 1991.
PAULY, B.: Produktion und Vermarktung von Heil- und Gew�rzpflanzen in Marokko. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, geplant 1994.
SCHROFF, E.: Die �kobilanz als Informations- und Bewertungsinstrument - Fallbeispiel Solartrockner versus konventionelle Trocknungssysteme. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, 1994.
SCHULTZ, A.: Optimierung der Prozessf�hrung bei der Aprikosentrocknung mit einer solaren Tunneltrocknungsanlage in Marrakech, Marokko. Universit� de Hohenheim, m�moire de fin d'�tudes, Stuttgart, 1991.
WITT, A.: Untersuchung von Niedervolt-Gleichstromventilatoren f�r den Einsatz in Trocknungsanlagen. Universit� de Hohenheim' m�moire, Stuttgart, 1992.
6.4 Expos�s communications
ANKILA, O.: Pr�sentation des aspects techniques du projet s�chage solaire. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
BENSOUDA, K.: Pr�sentation des aspects �conomiques du projet s�chage solaire. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
EL BOUAMRI, M.: Adaptation du s�choir solaire type Marrakech aux plantes m�dicinales et aromatiques. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
H�USER, M.: Solartrocknung von Aprikosen in Marokko. Seminar Nachemtetechnologie in den Tropen und Subtropen, Institut f�r Agrartechnik in den Tropen und Subtropen, Stuttgart, 19.12.1990.
H�USER, M.: Le logiciel "Trik-Marokko" et son utilisation. Journ�e de formation sur le s�chage solaire, Marrakech, 14.10.1992.
H�USER, M.: Le s�chage des abricots et des raisins avec un s�choir solaire type tunnel. Journ�e de formation sur le s�chage solaire, Marrakech, 15.10.1992.
H�USER, M.: Applications du s�chage solaire au niveau international. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
H�USER, M.: Logiciel "Trik-Marokko". PSE-Maroc, Stuttgart, 1992.
JAMILI, M.D.: Potentiel de la r�gion du Haouz en plantes m�dicinales et aromatiques. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
KASTAL, K.: Pr�sentation des aspects strat�giques du projet s�chage solaire. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
KERKAB, M.: March� des abricots secs au niveau national et international. Journ�e d'Information sur le S�chage Solaire, Marrakech, 21.05.1993.
OECHSLE, P. et M. H�USER, Solar drying of apricots. Xth International Symposium on Apricot Culture, Izmir, 20.-24.09.1993.
SENHAJI, F.A.: Historique du s�chage solaire au Maroc. Journ�e d'information sur le S�chage Solaire, Marrakech 21.05.1993.
6.5 Publications
ANKILA, O.: Le s�chage solaire. Plan�te, en cours de publication
H�USER, M.: Solare Trocknung von Obst und Gem�se in Marokko. Emeuerbare Energiequellen. Zentralstelle f�r Solartechnik ZfS, 1992, pages 70/71.
H�USER, M.; M. EL BOUAMRI et W. M�HLBAUER: Solare Trocknung von Aprikosen in Marokko. 8. internationales Sonnenforum Berlin 1992. Deutsche Gesellschaft f�r Sonnenenergie, pages 1123/1132.
H�USER, M.; M. EL BOUAMRI et W. M�HLBAUER: Le s�chage solaire des abricots. L'Arboriculture Fruiti�re, No. 465, 10/1993, pages 33/40
H�USER, M.; M. EL BOUAMRI et W. M�HLBAUER: Solar drying of apricots in Morocco. Tropentag 1992 - Proceedings, Universit� de Hohenheim, 1992, pages 50/51.
KROSCHEL, U. et M. H�USER, Vergleichende Untersuchung verschiedener Schwefelungsver fahren und deren Einflu� auf die Produktqualit�t von Trockenaprikosen. Session poster S�minaire de la "Gesellschaft Deutscher Lebensmitteltechnologien", Berlin, 12.-13.11. 1993.
OWSIANOWSKI, R.-p.: Sonderenergieprogramm Marokko. 9. S�minaire" Photovoltaische Solarenergie" OTTI, Staffelstein, 1994, pages 1931207.
SCHROFF, E; T. CONRAD; M. H�USER et R. DOLUSCHITZ: Die �kobilanzierung als Entscheidungshilfe bei der Produktentwicklung - Fallbeispiel Informationsbereitstellung f�r die Entwicklung solarer Trocknungssysteme. GIL-Kongress, 09/1994, im Druck.
6.6 Articles de presse
ALMAGHRIB: L'Allemagne propose la technique, le Maroc l'applique. 26.10.1993.
APRICOT NEWS: Use of solar energy in apricot drying. 11/1992.
EVS-BERICHT: Besuch aus Marokko. 1/1992.
FILDER SCHAUFENSTER: Trockenfr�chte statt Obst aus der Dose. 13.06.1990.
FILDER ZEITUNG: Trockenfr�chte statt Obst aus der Dose. 08.06.1990.
FORUM INTERNATIONALES UNIVERSIT�TSMAGAZIN: Trockenaprikosen im Test. 1/1994.
LEBENSMITTELTECHNIK: Posterausstellung von Diplomanden. 1-2/1994.
LE MATIN: Marrakech: Journ�e d'information sur le s�chage solaire. 28.05.1993.
STUTTGARTER ZEITUNG: Hohenheimer Agrartechniker entwickeln Solartrockenanlage f�r Tropenfr�chte. 13.04.1994.
SPORE: Un tunnel solaire pour s�cher fruits et l�gumes. Nr. 46, 8/1993.
STUTTGARTER NACHRICHTEN: Getrocknetes Obst und Gem�se aus dem Solartunnel. 23.12.1993.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Manuel du S�chage Solaire au Maroc (GTZ, 1995)
Partie B: Brochure de sensibilisation sur l'utilisation du s�choir solaire
GUIDE D'UTILISATION DU SECHOIR SOLAIRE TYPE MARRAKECH
Introduction
Qu'est-ce qu'un s�choir solaire et comment fonctionne-t-il?
Un s�choir solaire est un appareil qui consiste en 2 �l�ments: Le capteur solaire et le compartiment de s�chage.
Le capteur solaire re�oit le rayonnement du soleil et le transforme en chaleur. Un ventilateur fait circuler cet air chaud dans le compartiment s�chage
L'air chaud enl�ve aux biens � s�cher, �tal�s � l'int�rieur du compartiment de s�chage, une grande partie de leur humidit� et sert de cette mani�re � leur d�shydratation et conservation.
A quoi sert un s�choir solaire?
Un s�choir solaire permet de d�shydrater les produits agricoles tels que les fruits (abricots, raisins, p�ches, prunes, figues,...), les l�gumes (niora, tomates, oignons,...) et m�me la viande, dans le but de les conserver.
Quels sont les avantages du s�chage par s�choir solaire par rapport au s�chage traditionnel?
Contrairement au s�chage traditionnel, le s�chage par s�choir solaire garantit une:
· D�shydratation rapide et soigneuse des produits
· Meilleure qualit� du produit � s�cher
· Protection des produits � s�cher contre les insectes, les animaux, les poussi�res,...
S�chage des abricots
La maturit� de l'abricot, vari�t� Canino, est courte (fin mai - d�but juillet)
La r�colte est faite � la main pour avoir un produit sain et enti�rement mur.
Remplir soigneusement environ 22 caisses de 30 kg et les transporter jusqu'au lieu de s�chage.
Pr�paration de la solution de m�tabisulfite de sodium (Na2S2O5) pour le trempage
Pr�parer un bassin de 2 m3 de volume et le remplir jusqu'� 30 cm d'hauteur d'eau (l'�quivalent de 600 litres).
Ajouter 45 kg de m�tabisulfite de sodium 7% du m�lange.
Agiter bien la solution.
Fermer bien le bassin pour �viter l'�vaporation de la solution (p.ex. avec le snappan).
Pr�traitement des abricots:
Trier les abricots pour �liminer les d�chets et les abricots endommag�s.
Laver les abricots pour �liminer les poussi�res et les salet�s, puis les mettre dans des caisses.
D�noyauter l'abricot lav� � l'aide de couteaux, �liminer les oreillons infest�s et disposer les oreillons propres dans des caisses.
Tremper par groupe de 6 caisses les oreillons dans la solution de m�tabisulfite de sodium pendant 30 minutes.
Veiller � ce que les oreillons soient totalement immerg�s.
Secouer les caisses toutes les 10 minutes.
Enlever les caisses tremp�es et les laisser �gouter pendant 2 minutes.
Processus de s�chage:
Ouvrir le s�choir solaire � l'aide de la manivelle.
Vider les 20 caisses (600 kg) dans le s�choir.
Etaler les oreillons l'un apr�s l'autre dans une position bien inclin�e avec la surface int�rieure vers le haut.
Fermer le s�choir.
Allumer le ventilateur
Attendre 48 heures de fonctionnement du s�choir.
Ouvrir le s�choir � l'aide de la manivelle.
Prendre un �chantillon de plusieurs oreillons de diff�rents endroits du s�choir.
Les presser entre deux doigts l'un apr�s l'autre.
Si vous remarquez, qu'aucun liquide ne s'�coule et que l'abricot n'est pas mou, arr�ter le processus de s�chage.
Dans le cas contraire, fermer le s�choir et laisser encore le s�choir fonctionner pendant quelques heures.
Ramasser les abricots secs (la masse est r�duite � 120 kg) et bien les m�langer.
Mettre les abricots secs dans des sacs en plastique propres et �tanches et les disposer dans des cartons
Stocker les cartons � l'ombre dans un endroit propre, frais et sec.
Travaux pendant le processus de s�chage:
Pr�parer la solution pour un prochain trempage:
- Ajouter 2,1 kg de m�tabisulfite de sodium.
V�rifier le niveau d'eau existant.
Pour chaque cm d'eau manquant, ajouter 1,5 kg de m�tabisulfite de sodium.
Remplir avec de l'eau jusq'au niveau initial (30 cm).
Agiter bien la solution et fermer soigneusement le bassin.
Ramasser les noyaux et les exposer en couche mince au soleil.
Au bout d'une semaine, ramasser les noyaux secs et les mettre en stock dans des sacs en plastique.
Les abricots endommag�s sont utilis�s comme aliments de b�tail.
Bien laver les caisses et les couteaux.
Apr�s la campagne de s�chage, vider le bassin et nettoyer tout le mat�riel utilis�.
Besoins en main d'oeuvre
· Le pr�traitement d'une charge de s�chage (600 kg) demande une main d'oeuvre pour une dur�e de 50 heures.
· Pour le remplissage du s�choir, on a besoin de 16 heures.
· Pour vider et emballer les abricots secs, il faut 0,6 heures de plus.
Programme de travail
Le programme de travail pour une �quipe de huit ouvriers peut se d�rouler comme suit:
|
- 09.00 - 12.00 |
Pr�traitement |
|
- 12.00 - 1 3.30 |
Pause |
|
- 13.30 - 16.45 |
Pr�traitement |
|
- 16.45 -1 6.50 |
Vidage du s�choir |
|
- 16.50 - 18.50 |
Remplissage du
s�choir. |
S�chage des raisins
La maturit� du raisin, vari�t� King's Ruby, est longue (fin ao�t - fin octobre)
La r�colte est faite � la main pour avoir un produit sain et enti�rement mur.
Remplir soigneusement environ 30 caisses de 30 kg et les transporter jusqu'au lieu de s�chage.
Pr�paration de la solution de carbonate de potassium (K2CO3) pour le trempage
Pr�parer un bassin de 2 m3 de volume et le remplir jusqu'� 30 cm d'hauteur d'eau (l'�quivalent de 600 litres).
Ajouter 45 kg de carbonate de potassium (7% du m�lange) et 1,3 litres d'huile d'olives.
Agiter bien la solution.
Fermer bien le bassin pour �viter l'�vaporation de la solution (p.ex. avec le snappan).
Pr�traitement des raisins:
Trier les grappes pour �liminer les d�chets, les grains endommag�s et les grains secs.
Laver les grappes pour �liminer les poussi�res et les salet�s, puis les mettre dans des caisses.
Agiter bien la solution.
Tremper par groupe de 6 caisses les grappes de raisin dans la solution de carbonate de potassium pendant 3 minutes.
Veiller � ce que les grappes soient totalement immerg�es.
Secouer fortement les caisses toutes les 3 minutes.
Enlever les caisses tremp�es et les laisser �gouter pendant 2 minutes.
Ajouter 0,25 litre d'huile d'olives.
Agiter bien la solution.
Refaire l'op�ration.
Fermer le bassin.
Processus de s�chage:
Ouvrir le s�choir solaire � l'aide de la manivelle.
Vider les 27 caisses (800 kg) dans le s�choir.
Etaler les grappes de raisin r�guli�rement dans le s�choir.
Fermer le s�choir.
Allumer le ventilateur.
Attendre 6 jours de fonctionnement du s�choir.
Ouvrir le s�choir � l'aide de la manivelle.
Prendre un �chantillon de plusieurs raisins de diff�rents endroits du s�choir.
Les presser entre deux doigts l'un apr�s l'autre.
Si vous remarquez qu'aucun liquide ne s'�coule et que le raisin n'est pas mou, arr�ter le processus de s�chage. Dans le cas contraire, fermer le s�choir et le laisser encore fonctionner pendant quelques heures.
Ramasser les grappes s�ches (la masse est r�duite � 200 kg) et les mettre sur une b�che.
Broyer les grappes s�ches entre les plats de la main pour s�parer les raisins des rafles.
Avec un passoir � main, les raisins sont s�par�s des petites tiges.
Arracher du bout des doigts les petites tiges qui restent encore coll�es aux raisins.
Mettre les raisins dans des sacs en plastique propres et �tanches et les disposer dans des cartons.
Stocker les cartons � l'ombre dans un endroit propre, frais et sec.
Travaux pendant le processus de s�chage:
Pr�parer la solution pour un prochain trempage:
V�rifier le niveau d'eau existant.
Pour chaque cm d'eau manquant, ajouter 1,5 kg de carbonate de potassium.
Remplir avec de l'eau jusqu'au niveau initial (30 cm).
Agiter bien la solution et fermer soigneusement le bassin.
Ajouter 1 litre d'huile d'olives imm�diatement avant la prochaine utilisation et agiter bien la solution.
Les raisins endommag�s sont utilis�s comme aliments pour b�tail.
Laver les caisses.
Apr�s la campagne de s�chage, vider le bassin et nettoyer tout le mat�riel utilis�
Besoins en main d'oeuvre
- Le pr�traitement d'une charge de s�chage (800 kg) demande une main d'oeuvre pour une dur�e de 38 heures.
- Pour le remplissage du s�choir' on a besoin de 2 heures.
- Pour vider et emballer les raisins secs, il faut 8 heures de plus.
Programme de travail
Le programme de travail pour une �quipe de six ouvriers peut se d�rouler comme suit:
|
- 08.00 - 12.00 |
Pr�traitement |
|
- 12.00- 13.30 |
Pause |
|
- 13.30- 15.50 |
Pr�traitement |
|
- 15.50 - 15.55 |
Vidage du s�choir |
|
- 15.55 - 16.15 |
Remplissage du s�choir |
|
- 16.15 - 17.30 |
Nettoyage et
emballage |
Entretien du s�choir
Entretien quotidien:
Contr�ler la propret� du plastique.
Contr�ler l'�tanch�it� de l'installation et rem�dier en bouchant les trous.
Contr�ler le snappan.
Nettoyer la plaque solaire avec un chiffon humide.
Contr�ler le fonctionnement du ventilateur.
Contr�ler l'�tanch�it� des fixations transversales.
Contr�ler la fermeture du tube d'enroulement.
Entretien hebdomadaire:
Nettoyer le plastique avec un chiffon humide ou bien le laver � l'eau.
Contr�ler le cablage �lectrique.
Contr�ler la fixation de ventilateur.
Contr�ler la fixation de la plaque solaire.
Entretien saisonnier:
D�monter, enrouler et bien emmagasiner le plastique.
D�monter, nettoyer, enrouler et bien emmagasiner le grillage plastique.
D�monter le ventilateur et les autres accessoires.
Nettoyer et laver toute l'installation,
Repeindre, si n�cessaire.