ALLOCATION D'OUVERTURE
DE MONSIEUR LE MINISTRE DU DEVELOPPEMENT RURAL
Monsieur le Ministre de lEducation nationale et de la Recherche
scientifique,
Monsieur le Ministre des Finances,
Monsieur le Directeur de l'IITA, Station-B�nin,
Messieurs les Repr�sentants de la Mission de Coop�ration Allemande GTZ,
Monsieur le Repr�sentant de la Coop�ration Danoise,
Mesdames et Messieurs les participants,
C'est pour moi un r�el plaisir d'�tre parmi vous ce matin pour
proc�der � l'ouverture officielle de l'atelier sur la lutte biologique contre les
ravageurs du ma�s dans les greniers ruraux, avec une r�f�rence particuli�re au Grand
Capucin du Ma�s, Prostephanus truncatus, et l'avenir du d�veloppement du secteur
post-r�colte en Afrique subsaharienne.
Au nom du Gouvernement b�ninois et en mon nom personnel, je vous souhaite la bienvenue au
B�nin.
Je voudrais �galement exprimer aux organisateurs toute ma gratitude pour avoir choisi le
B�nin pour abriter votre r�union dont l'importance n'est plus � d�montrer.
En effet, si je me r�f�re aux objectifs que vous vous �tes fix�s, � savoir:
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faire le point des activit�s et acquis obtenus dans la lutte int�gr�e contre les ravageurs du ma�s, et |
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discuter des nouvelles approches de recherche dans le secteur post-r�colte, incluant le stockage, la transformation, le transport et la commercialisation. |
Je ne peux que vous exhorter � beaucoup d'ardeur afin que de vos
travaux sortent des r�solutions et recommandations pertinentes pour promouvoir la culture
du ma�s.
Comme vous le savez, le ma�s et le manioc occupent une place de choix parmi les denr�es
cultiv�es dans notre sous-r�gion de l'Afrique de l'Ouest et du Centre et, � ce titre,
une place de choix dans la lutte contre la faim et l'ins�curit� alimentaire.
Au B�nin, le ma�s occupe la plus grande surface cultiv�e, avec une production annuelle
qui plafonne � 550.000 tonnes. Gr�ce aux r�sultats de la recherche et aux efforts de la
vulgarisation, cette production devrait conna�tre une am�lioration quantitative au cours
des prochaines ann�es. L'utilisation des vari�t�s am�lior�es et de l'engrais,
combin�e avec une bonne technique culturale, permet d�j� d'obtenir un rendement de 3
t/ha en milieu paysan. Cependant, les ravageurs du ma�s dans les greniers constituent un
v�ritable fl�au, ce qui entra�ne des pertes post-r�colte assez importantes estim�es
� 20 � 30% de la production stock�e, selon les statistiques; aussi devons-nous nous
interroger sur l'opportunit� de continuer � encourager la production du ma�s, si cette
contrainte ne trouve pas de solution!
C'est pourquoi la pr�vention des pertes post-r�colte rev�t une importance qui ne
saurait �tre occult�e, surtout au niveau des petits producteurs dont les moyens sont
limit�s.
Mesdames, Messieurs,
Cet atelier �tant parrain� par:
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le projet Grand Capucin du Ma�s de l'IITA, |
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l'Unit� de Test et de Transfert de Technologies (TT & TU) de la GTZ et de lIITA, et |
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le projet GTZ de lutte int�gr�e contre le Grand Capucin du Ma�s dans les syst�mes post-r�colte des petits paysans. |
Il vous sera loisible de confronter les diverses exp�riences en
mati�re de lutte biologique contre les ravageurs du ma�s, avec un accent particulier sur
le grand capucin, et d'envisager la lutte contre ces ravageurs dans une approche
int�gr�e.
Ce faisant, vous apporterez votre contribution � l'organisation de la fili�re ma�s et
� l'am�lioration de sa performance qui constitue l'un des objectifs du programme
d'action du Gouvernement du B�nin.
Je demeure persuad� que de vos expos�s et d�bats jailliront des id�es nouvelles
susceptibles de d�gager des acquis.
Ces acquis devront �tre absorb�s par les structures nationales de recherche soit pour un
transfert rapide aux utilisateurs � travers les acteurs de la vulgarisation, soit, en cas
de n�cessit�, pour approfondir les recherches en collaboration avec les centres
internationaux de recherche.
Pour ma part, j'ai la ferme conviction, compte tenu de vos comp�tences scientifiques, que
les attentes ne seront pas d��ues.
C'est sur cette note d'espoir que je souhaite plein succ�s � vos travaux et d�clare
ouvert, ce lundi 13 octobre 1997, l'atelier sur la lutte biologique contre les ravageurs
du ma�s dans les greniers ruraux.
Vive la coop�ration scientifique internationale au service du d�veloppement!
Je vous remercie.