Production de prot�ines unicellulaires pour l'alimentation du b�tail
Table des mati�res
- Pr�c�dente - Suivante
En tant qu'aliment compl�mentaire pour le b�tail, les plantes-racines seraient de bons substrats pour un grand nombre de micro-organismes. Dans des conditions optimales partant de 100 kg de patates contenant 6,9 kg de prot�ines, une gamme d'esp�ces de Fungi imperfecti pourrait produire 8,12 kg de myc�lium s�ch�, et un r�sidu de tissus de patates inutilis�s pour l'alimentation du b�tail contenir environ 31,6 kg de prot�ines, c'est-�-dire que la concentration de prot�ines peut quadrupler. L'analyse a montr� que le myc�lium contient plus de lysine, d'histidine, de tryptophane, de m�thionine et de tyrosine que de cas�ine (Gray et Abou-el-Seoud, 1966). Dawson et al. ( 1951 ) ont constat� que les eaux us�es des f�culeries pourraient �tre utilis�es comme milieu pour la multiplication de la levure Torulopsis utilis. En ajoutant de l'hydroxyde d'ammonium comme source d'azote, on pourrait obtenir une tonne de levure s�ch�e contenant 50 pour cent de prot�ines � partir de 100 tonnes de poids frais de patates transform�es pour obtenir de la f�cule. Des r�sultats similaires ont �t� rapport�s pour le taro et le manioc. La production de prot�ines unicellulaires pour l'alimentation des animaux a atteint presque 1 million de tonnes par an en URSS, et plusieurs usines d'une capacit� de 500 000 tonnes par an sont en construction ailleurs. Une usine pilote du Centre international d'agriculture tropicale (CIAT), en Colombie, utilisant du manioc comme substrat, fabrique un produit s�ch� ayant une teneur en prot�ines brutes de 28 pour cent. Ce produit s�ch� final a �t� incorpor� dans l'alimentation de rats en phase de croissance pour d�terminer la valeur nutritive de la prot�ine non enrichie. Les gains de poids totaux sur une p�riode d'essai de 28 jours ont �t� minimes avec les r�gimes fond�s sur cette substance. Avec la m�thionine en compl�ment, les gains de poids corporel ont �t� les m�mes qu'avec la cas�ine. Il n'est pas encore certain que les petites usines soient techniquement et �conomiquement valables, car au moins 60 pour cent des co�ts de production sont constitu�s par les co�ts de la mati�re premi�re.
Un facteur important n�cessitant de nouvelles �tudes est le risque pour la sant� des individus continuellement expos�s aux spores du micro-organisme employ� pour la fermentation. Il est �galement indispensable d'examiner les effets sur les animaux nourris avec la prot�ine unicellulaire. A ce jour, les r�sultats des recherches n'ont pas fait �tat d'effets n�gatifs (Goering, 1979).