1. Qu'est ce que le GASGA ?
Le Groupe d'assistance aux syst�mes concernant les grains apr�s-r�colte (GASGA) est une association volontaire d'organisations, actuellement au nombre de sept, ayant pour point commun des activit�s de recherche et/ou de d�veloppement dans le domaine de l'apr�s-r�colte des grains et des autres denr�es vivri�res de base dans les pays en d�veloppement.
Ces organisations sont impliqu�es dans la plupart-voire tous-les aspects suivants: formulation de conseils techniques, conduite de projets sur le terrain et en laboratoires, formation de personnels des pays en d�veloppement et conduite de recherches et d'applications.
Cette association est informelle et le nombre de ses membres est limit�, cependant elle offre ses services pour un large �change d'informations techniques et de savoir faire entre pays industrialis�s et en d�veloppement dans les secteurs d'activit�s pr�cis�s ci dessus.
Les membres du GASGA sont les organisations suivantes:
2. Quels sont les objectifs du GASGA?
Les activit�s du GASGA visent, par voie de consultations entre ses diff�rents membres, � am�liorer l'aide technique dispens�e aux pays en d�veloppement en mati�re de commercialisation, de stockage, de transformation et de transport des grains et autres produits alimentaires essentiels d'origine v�g�tale.
Le groupe est en mesure de r�pondre aux demandes de conseils techniques formul�es par des pays en d�veloppement et � leur fournir une r�ponse apr�s consultation de ses membres.
Le GASGA:
- est en liaison avec les organismes d'aides bi ou multilat�rales et de financement,
- cherche � faciliter une meilleure diffusion, tant dans les pays en d�veloppement que dans les pays industrialis�s, des informations relatives aux progr�s techniques et aux activit�s dans l'apr�sr�colte. Son r�le essentiel est de conseiller et d'offrir un large forum pour l'�change d'informations techniques et d'exp�rience.
La pr�sente publication, la sixi�me de la s�rie rassemble les communications pr�sent�es au S�minaire technique du GASGA qui s'est tenu lors de la 24�me r�union du Comit� Ex�cutif du GASGA organis�e au CIRAD � Montpellier, France du 15 au 19 Juin 1992.
Les pr�c�dents s�minaires techniques du GASGA ont abord� les domaines suivants:
- Utilisation rationnelle des pesticides
- D�t�rioration du riz en zone tropicale humide
- Pr�servation de la qualit� des grains par ventilation et s�chage en silo en zone tropicale humide
- R�sultats de la recherche et du d�veloppement dans le domaine de l'apr�s-r�colte des grains en Afrique
- R�sultats de la recherche et du d�veloppement dans le domaine de l'apr�s-r�colte des grains en Asie.
- Les r�sidus de pesticides dans les grains stock�s.
- Techniques de fumigation dans les pays en d�veloppement.
Les comptes-rendus de ces travaux sont disponibles aupr�s du secr�tariat conjoint � l'une des adresses suivantes:
Mission de Coop�ration Phytosanitaire
B.P. 7309
34184 Montpellier CEDEX 4, France.
T�l. 33.67.75.30.90-Fax 33.67.03.10.21
T�lex 485221 F
NRI/Grains Technology Department
Central Avenue, Chatham Maritime
Chatham, Kent, ME4 4TB, Royaume-Uni.
T�l. 634.88.00.88-Fax 634.88.00.66/77
T�lex 263907 LDNG
GTZ-Post Harvest Project
Pickhuben 4
2000 Hambourg 11, Allemagne
T�l. 40.36.71.16-Fax 40.37.83.4
T�lex 217599 gtzHH
1 What is GASGA ?
GASGA - the Group for Assistance on Systems relating to Grain After-harvest - is a voluntary association of organizations primarily linked with donor operations.
These organizations all have major involvement in most, if not all, of the following:
The association is essentially technical; it is international in character, but informal and limited in membership, so that its deliberations, aimed at the specific objectives indicated below, can take place readily.
GASGA consists of the following organizations:
- Australian Centre for International Agricultural Research (ACIAR), Canberra, Australia
- Centre de Cooperation International en Recherche Agronomique pour le D�veloppement (CIRAD), Montpellier, France
- Deutsche Gesellschaft fur Technische Zusammenarbeit GmbH (GTZ), Eschborn, Germany
- Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), Rome, Italy
- Food and Feed Grain Institute, Kansas State University (KSU), Manhattan, Kansas, USA
- International Development Research Centre (IDRC), Ottawa, Canada
- Natural Resources Institute (NRI), Chatham, England .
2 What are the objectives of GASGA?
GASGA aims to stimulate improvement in the technical help given to developing countries in the post harvest handling, processing, storage, and transport of grain, and to harmonize activities so that the most effective use is made of members' resources. GASGA seeks to identify and suggest ways of meeting needs for research, development, training, and information in this subject field, in the light of existing or planned operations by GASGA members and other organizations.
The Group is also prepared to answer requests for technical advice put to it by developing countries.
GASGA also seeks to facilitate the appropriate dissemination of information about technical developments and activities in the post-harvest sector to donors, developing countries, and other interested organizations. The last group includes, for example, the International Agricultural Research Centres whose commodity-oriented pre-harvest programs need links with post-harvest activities and requirements.
The GASGA Executive meets annually to review progress in its activities and discuss proposals for future work.
This volume, the sixth in the series, contains the papers presented at a seminar held during the 24th GASGA executive meeting hosted by CIRAD, in Montpellier, France from 15-19 June 1992.
GASGA Technical seminars have been held on topics such as:
- Rational use of pesticides
- Paddy deterioration in the humid tropics
- Preservation of grain quality by aeration and in store drying in the humid tropics
- Research and development issues in grain post-harvest problems in Africa
- Research and development issues in grain post-harvest problems in Asia
- Problems of pesticide residues in stored grains
- Grain quality considerations in developing regions of the world
- Fumigation techniques in developing countries.
Proceedings are available from the Secretariat at any of the following addresses:
CIRAD-SAR
SPY Mission de Cooperation Phytosanitaire
BP 7309
34083 Montpellier Cedex 4, France
Tel. 33.67.75.30.90-Fax 33.67.03.10.21
Telex 485221 F
NRI/Grains Technology Department
Central Avenue, Chatham Maritime
Chatham, Kent, ME4 4TB, U.K.
Tel. 634.88.00.88-Fax 634.88.00.66/77
Telex 263907 LDNG
GTZ-Post Harvest Project
Pickhuben 4
2000 Hamburg 11, Germany
Tel.40.36.71.16-Fax 40.37.83.45
Telex 217599 gtzHH
De nombreux centres de recherche sont aujourd'hui en mesure de proposer des proc�d�s ou des �quipements permettant d'am�liorer les conditions de stockage et de traitement des grains en milieu tropical. L'exp�rience montre cependant qu'un grand nombre d'innovations techniquement fiables durant la phase d'exp�rimentation ne se diffusent pas aupr�s de leurs utilisateurs potentiels.
C'est sur la base de ce constat que les membres du GASGA ont demand� au D�partement des Syst�mes Agro-alimentaires et Ruraux, CIRAD-SAR d'organiser un s�minaire technique sur le th�me des "m�thodes de suivi et d'�valuation des innovations technologiques dans le domaine post-r�colte des grains".
Il s'agissait d'apporter quelques �l�ments de r�ponse et d'�changer des points de vue � partir d'exp�riences vari�es, sur quelques questions:
Le s�minaire technique s'est d�roul� sous la forme d'une alternance de pr�sentations d'�tudes de cas de projets de terrain, d'expos�s plus g�n�raux ou th�oriques relatifs au th�me et de d�bats.
Pascale REROLLE de PRODESSA au Nicaragua a d'abord pr�sent� un projet de recherche-d�veloppement men� depuis plusieurs ann�es dans la r�gion de San Dionisio (Nicaragua). Ce projet a obtenu de bons r�sultats en mati�re de diffusion d'innovations technologiques notamment sur des th�mes post-r�colte des grains: petits silos, �greneuses � ma�s, d�cortiqueur � riz. Ce succ�s apparait li� � la pertinence technique des propositions mais aussi et sans doute surtout, � la d�marche utilis�e: l'animation et la p�dagogie de groupe utilis�e par PRODESSA permet de garantir que les th�mes techniques correspondent bien, non seulement aux probl�mes des paysans, mais � leurs priorit�s et � leur capacit� technique, �conomique, sociale et culturelle.
Roland Treillon de l'ENSIA Massy, a appuy� ses arguments sur sa connaissance des questions d'innovation tant dans les entreprises des pays industrialis�s que dans les projets de d�veloppement. Il a expliqu� les diff�rents points de vue th�oriques sur les moyens de mieux garantir l'efficacit� de l'action dans ce domaine. Soulignant l'insuffisance d'une garantie au niveau de l'objet (I'innovation est valable techniquement et �conomiquement), il nous montre l'importance de g�rer la d�marche qui conduit de l'id�e ou du probl�me identifi� � la diffusion d'une solution. Le diagnostic pr�alable, I'�volution/adaptation de l'innovation et son �valuation ne peuvent �tre vus comme des processus externes; ils constituent le coeur m�me d'un partenariat et doivent ainsi �tre int�rioris�s par les participants au projet.
Philippe Deshayes du CIEPAC Montpellier a illustr� en quelque sorte cette d�marche de concertation permanente au cours d'un projet d'innovation. Sa pr�sentation d'un jeu de simulation � la gestion et la comptabilit� (SIGESCO) a montr� l'op�rationalit� d'un outil visant � faire �merger une question de l'int�rieur d'un groupe, conduire et �valuer des solutions par une mise en situation des acteurs. Outil de formation, SIGESCO est aussi un outil d'animation permettant de guider un projet pour sa gestion, son organisation et son �valuation.
Jonathan Coulter, du NRI Angleterre, a mis l'accent sur la n�cessit� de faire �voluer nos approches des projets face au d�veloppement du secteur priv� dans les pays tropicaux. S'appuyant sur le cas du lancement de nouveaux produits alimentaires, il nous a invit� � prendre davantage en consid�ration le march� final vis�, la rentabilit� rapide et durable du produit et les circuits de commercialisation qui permettent de le vendre, autrement dit, de faire davantage appel aux techniques de marketing.
Hyacinthe Mbengue de l'ISRA/CNRA de Bambey au Senegal nous a ramen� sur le terrain avec la pr�sentation d'un projet de mise au point, exp�rimentation et diffusion de d�cortiqueurs � mil au Senegal. Ce travail n'a pu �tre men� � bien, a-t'il expliqu�, qu'avec une collaboration active, d�s la conception du projet, des utilisateurs/consommateurs, des chercheurs et d'un constructeur d'�quipement. Mais, souligne ce chercheur, des r�sultats techniques satisfaisants ne suffisent pas. La diffusion d'un tel type de mat�riel suppose que les utilisateurs potentiels puissent b�n�ficier d'un cr�dit, que soient mis en place des circuits de maintenance et de distribution de pi�ces d�tach�es etc. Le probl�me n'est donc pas seulement technique et rend n�cessaire une approche plus globale qui prenne en compte les ressources techniques et �conomiques au milieu concerne.
Jean-Pierre Ouedraogo, du ClLSS/Programme r�gional de promotion des c�r�ales locales au Sahel (PROCELOS) � Ouagadougou (Burkina), a pr�sent� ses r�flexions sur les entreprises oeuvrant � la valorisation des c�r�ales saheliennes. Ce secteur apparait diversifi� puisque coexistent des industries centralis�es, des ateliers artisanaux de transformation fonctionnant en prestation de service et, plus r�cemment, des petites entreprises d�centralis�es, les mini-minoteries, ou des petites unit�s de seconde transformation. Cette diversit� des entreprises, est � mettre en relation avec une segmentation des march�s. M�me si l'acquisition de produits stabilis�s pr�ts � une utilisation culinaire plus ais�e constitue une tendance lourde de l'�volution alimentaire, en particulier en ville, la grande majorit� des m�nages continue de faire appel aux prestataires de service compte-tenu de son pouvoir d'achat limit�. Aussi, Jean-Pierre Ouedraogo attire l'attention sur le choix des entreprises dans les projets de valorisation des c�r�ales en fonction des objectifs vis�s: promotion d'une consommation de masse ou structuration de PME agro-alimentaires.
Jo�l Dine, du Minist�re Fran�ais de la Coop�ration, a pr�sent� les diff�rents type d'�valuation men�s par son service: �valuation r�trospective, �valuation transversale qui offre notamment l'int�r�t de pouvoir comparer des projets similaires men�s dans plusieurs pays. Il a montr� la n�cessit� de clarifier les objectifs des actions � leur d�marrage mais aussi d'accepter l'id�e que ces objectifs doivent �tre r��valu�s au fur et � mesure du d�roulement de ces actions. Les �valuations r�guli�res et restitu�es peuvent ainsi �tre un moyen de pilotage de projets permettant de g�rer sa "d�rive".
Adrien Gnagi, de l'Universit� de Berne (communication non reproduite dans ce rapport), a insist� sur l'ambig�it� des notions de "probl�mes", "besoins", "demandes" dans l'�laboration des projets. Elles sont bien souvent biais�es par la non reconnaissance des paysans � r�soudre eux-m�mes leurs propres probl�mes en fonction de leurs priorit�s. Plaidant pour des actions permettant aux paysans d'avoir l'occasion de faire �merger leurs propres innovations, Adrien Gnaci, a montr� en quoi la sociologie ou l'anthropologie peuvent non pas servir � d�bloquer une diffusion difficile mais accompagner les processus d'innovation ou d'adaptation de technologies mis en oeuvre par les paysans.
Que conclure de ces pr�sentations vari�es, refl�tant des points de vue de chercheurs et praticiens, sociologues, gestionnaires, technologues ou �conomistes?
Un constat semble aujourd'hui bien partag�: ce n'est pas parce que l'innovation est fiable techniquement et rentable �conomiquement qu'elle se diffuse spontan�ment. Elle se d�fini, se con�oit, s'essaye, s'adapte et est promue et utilis�e par des hommes et des femmes. Leur mise en relation, leur concertation directe ou indirecte s'av�re un �l�ment primordial pour accro�tre l'efficacit� des actions d'innovation. Le partenariat entre tout ceux qui oeuvrent dans un projet, chercheurs, utilisateurs, constructeurs, d�cideurs, commerciaux, etc., doit �tre pens� et r�alis� tout au long du processus et le plus t�t possible. Avant m�me de suivre et d'�valuer les innovations technologiques, il est n�cessaire de les concevoir avec les utilisateurs potentiels.
Dans le domaine du post-r�colte notamment, une plus grande attention port�e au march� vis� s'av�re n�cessaire. Celui ci n'est pas homog�ne, il est satisfait par une diversit� d'op�rateurs �conomiques. Tout projet doit ainsi s'inscrire dans une strat�gie qui prenne en compte l'environnement de la technique.
C'est ainsi � un double mouvement que les d�bats de s�minaire technique nous invite � suivre:
- un mouvement vers l'int�rieur du processus d'innovation,
- un mouvement vers l'ext�rieur de l'objet technique.
N. Bricas
CIRA-SAR
There are many research centres that have developed processes and equipment for improved grain storage and processing in tropical areas. Experience has shown, however, that innovations found to be technically viable at the experimental stage have not always been successfully disseminated to potential users.
Prompted by this observation, GASGA members asked the Department of Agro-Food and Rural Systems, CIRAD/SAR to organize in 1992 a technical seminar on 'Monitoring and evaluation methods for innovations in grain post-harvest technology'. The objective was to share experiences on the problems of technology dissemination and adoption, and in particular to examine:
- how to identify problems, needs, demands, and priorities as seen by consumers, farmers, agro-enterprises, and other groups;
- when and how research and development partners should be selected and how the collaboration should be arranged; and
- methods for project evaluation.
The programme for the seminar balanced presentations on case studies of field projects with consideration of methodological and conceptual issues.
Pascale Rerolle, from PRODESSA, described a research and development project conducted over several years in the San Dionisio region of Nicaragua. The project had achieved good results in terms of dissemination of technological innovations, particularly with regard to equipment for post-harvest of handling grain, including small silos, a maize sheller, and rice dehullers. This success resulted from not only the technical suitability of the innovations but also on the approach adopted by the project. The group teaching/training approach used by PRODESSA stimulates participants and ensures that technical aspects target not only to the farmers' problems but also their priorities, and technical, economic, sociological circumstances.
Roland Treillon from ENSIA, Massy discussed experience on the adoption of technical innovations in both industrialised countries and in development assistance projects. He explained the various methodological considerations with a bearing on project success, underlining that the likelihood of success is not limited to the technical and economic validity of an innovation. Rather, he emphasized, there is a need to manage all phases of the process, from the conception of an idea or the identification of a problem, to the diffusion of the proposed innovation. The preliminary diagnosis, the evolution and adaptation of the innovation, and its final evaluation cannot be considered as separate, unrelated processes. They constitute the heart of a partnership and must therefore be integrated for all participants in the project.
Philippe Deshayes, from CEPIAC, Montpellier, elaborated on this concept of continuous collaboration during the innovation project through a presentation on SIGESCO, a simulation game for management and accounting. In the game, members of a group become 'actors', and he clearly demonstrated the effectiveness of such a tool for stimulating individual and group participation in the evaluation of problems and potential solutions. SIGESCO is both a training and a motivational tool which can assist in guiding a project through management, organization, and evaluation.
Jonathan Coulter, from NRI, England emphasized the need to adjust the approach to projects by taking into consideration the development of the private sector in tropical countries. Referring to the launching of new food products, he recommended more detailed analyses of the market targeted, the product profitability and sustainability, and the market channels promoting sales. We should, in other words, be placing more reliance on marketing techniques.
Hyacinthe Mbengue, from ISRA/CNRA, Bambey, Senegal, brought participants back to the field practical level, describing a project for the development, testing and dissemination of millet dehullers in Senegal. This work was successful because right from the initial project idea active collaboration was achieved among all partners - users-consumers, researchers-developers and manufacturers of equipment. M. Mbengue reiterated that technical results, though they may be satisfactory, are not in themselves sufficient for success. Adoption of a piece of equipment such as a millet dehuller depends on the establishment of an appropriate credit scheme open to potential users, and on well-organized maintenance and spare-parts distributions systems. The extension of new technology requires a global approach taking into account the technical and socio-economic resources of the milieu involved.
Jean-Pierre Ouedraogo, from CILSS/PROCELOS, Ouagadougou, Burkina, discussed cereal processing and marketing enterprises in the Sahel, a diversified sector including centralised industries, custom mills in villages and towns, mini-mills and smaller, secondary processing units. The diversity can be related to market segmentation. Although food habits are changing and there is increasing demand for stabilized, ready-to-cook commodities, because of limited financial resources a large majority of housewives still rely on the product of custom-mills. M. Ouadraogo noted that support for projects in the cereal-processing sector should therefore be made according to whether promotion of mass consumption or implementation of agro-food small-scale enterprises is the overall objective.
Joel Dine, from the French Ministry of Cooperation, presented the methodology developed by his service for retrospective evaluation and comparative evaluation between similar projects in various countries. He emphasized the need to clearly specify that continuous readjustment is required during project activities. Regular evaluation provides information and guidance on any redirection that may be required during the course of the project
Adrien Gnagi, of the University of Berne, Switzerland (communication not reproduced in this report) pointed out the ambiguity in project identification of terms such as 'problems', 'needs' and 'demands', which are often distorted by the idea that farmers are unable to prioritize and solve their own problems. Arguing in favour of actions that will help farmers to identify and develop their own innovations, M. Gnagi demonstrated how sociology and anthropology, by examining the processes of innovation and adaptation of technologies adopted by farmers, might assist implementation of future projects.
From all these various communications, reflecting the diverse points of view of researchers and developers, sociologists and managers, technologists and economists, what can be concluded?
One conclusion now generally agreed is that innovations, though they be technically viable and economically feasible, will not necessarily be spontaneously adopted. The innovation is conceived, tested and tried, adapted and promoted by women and men. Their relationship and collaboration during the innovation process is a key element influencing its overall success. A partnership between researchers, users, manufacturers, consumers, executives, traders, and other involved must be fostered from the earliest stages of project development through to any follow-up and evaluation.
It is essential, particularly in post-harvest activities, to focus more attention on the market envisaged for innovations. This market is never homogeneous, operating at a number of economic levels. Every project should adopt a strategy that considers both the socioeconomic environment and the technique.
In summary, we need to move on the one hand towards examination of the components of the innovation process, and on the other towards the external factors impinging on the chances of adoption of the technical objective.
N. Bricas
CIRAD/SAR
Pierre Gerbouin, Pascale Rerolle
Centre de Promotion et de Conseil en RechercheD�veloppement et
Formation pour le Secteur Agricole, Nicaragua
Abstract
Genesis and diss�mination of innovation: PRODESSA experience in post-harvest activities at San Dionisio, Nicaragua.
The research-action approach applied at San Dionisio since 1987 is drawn from experiences of research development and animation based on techniques of group pedagogy. Several innovations were initiated and disseminated, particularly in post-harvest activities: small grain silos, maize shellers, rice hullers, grains marketing services, etc. Unless the innovations assist in solving the main problems of the producers, they will not be adopted. They have to be prepared in consultation with the producers, in their environment, taking into consideration technical, economical, sociological and cultural aspects. Innovations must be known by the producers and therefore exchange of information is also an important factor. Innovations quite often require significant investments that producers alone cannot afford. Implementation of an appropriate credit system is therefore required.
Le Centre de Promotion et de Conseil en Recherche D�veloppement et Formation pour le Secteur Agricole (PRODESSA) est une ONG nicaraguayenne cr��e en 1987. Les objectifs que ses fondateurs se fixent � l'�poque sont les suivants:
- au niveau local: appuyer les dynamiques paysannes qui peuvent contribuer � l'augmentation des revenus et � l'am�lioration des conditions de vie des petits paysans;
- au niveau r�gional: �laborer, � partir d'exp�riences locales, des r�f�rentiels techniques, �conomiques, organisatifs et m�thodologiques applicables en milieu paysan et pouvant �tre repris par des organismes de d�veloppement dans d'autres communes;
- au niveau national: participer � la formation de professionnels nicaraguayens par l'organisation de stages d'�tudiants dans la zone ou sur des sujets de recherche d'int�r�t pour les paysans, la participation � des s�minaires de formation organis�s par ou avec les facult�s, etc...
La d�marche mise au point en 1987 � partir de l'exp�rience des premi�res ann�es du r�gime sandiniste s'inspire de la recherche-d�veloppement (Billaz, Dufumier 1980; Jouve, Mercoiret 1987, Sebillotte 1986) et de l'animation, utilisant la p�dagogie de groupe (Belloncle 1985). Elle essaie de prendre en compte la probl�matique � r�soudre et la dynamique sociale paysanne; elle cherche par ailleurs � instaurer une r�flexion progressive de plus en plus englobante. Le processus de r�flexion et d'action commence par une analyse de la situation d�bouchant sur un diagnostic (probl�mes, atouts et contraintes,...), puis suivent la recherche d'alternatives techniques, �conomiques ou organisatives, l'exp�rimentation en conditions r�elles, l'�valuation des r�sultats obtenus et, le cas �ch�ant, la mise en place d'un programme de diffusion des innovations. Le r�le des techniciens de PRODESSA consiste � accompagner la recherche-action paysanne en suscitant la r�flexion, en apportant des r�f�rences nouvelles permettant de la faire avancer, en aidant � l'�laboration de projets et � la ma�trise des innovations gr�ce � la formation de la population locale (Cerbouin 1991).
Cette d�marche a �t� test�e en vraie grandeur et constamment ajust�e � la r�alit� en fonction des r�actions paysannes dans le bassin-versant de San Dionisio situ� au sud-est de la ville de Matagalpa (voir carte no 1), habit� par 2500 familles paysannes et dont la superficie est de 220 km2. Par rapport aux objectifs de PRODESSA et � l'exp�rimentation � mettre en oeuvre, cette petite r�gion pr�sente de nombreux avantages. Le milieu agro-�cologique et socio-�conomique y est tr�s h�t�rog�ne: pr�cipitations moyennes variant de 1200 � 1500 mm/an entre l'est et l'ouest, altitude comprise entre 350 et 1100 m, exploitations paysannes de taille in�gale, acc�s diff�renci� au march�, nombreuses activit�s agricoles, etc.
Carte 1. Zone d'�tude de San Dionisio, R�gion Vl, Nicaragua
Par ailleurs, la participation de sa population � plusieurs projets sociaux, et les quelques manifestations spontan�es de lutte pour la terre r�v�lent un certain dynamisme social, n�cessaire � la mise en oeuvre d'un projet dont la d�marche se veut participative.
Pour assurer des �changes d'id�es et obtenir des r�f�rences permettant d'alimenter le processus de recherche-action, le PRODESSA a, d�s le d�part, d�velopp� des relations avec des institutions de formation, de recherche et de d�veloppement nicaraguayennes et ext�rieures.