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6.5 Types de s�choirs

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

La conception des s�choirs et leurs modes de construction offrent une vaste gamme de combinaisons possibles propres � remplir les conditions qui ont �t� mentionn�es dans la section 6.4. Un s�choir n'est utile que s'il se r�v�le techniquement efficace pour un co�t peu �lev�. Au niveau de l'exploitation ou du village, cela signifie qu'il faut exploiter au maximum les mat�riaux et les comp�tences techniques disponibles sur place. Un s�choir peut �tre techniquement excellent, mais s'il est trop on�reux il ne sera pas plus utile qu'un s�choir bon march� qui n'ob�it pas aux principes fondamentaux du s�chage.

Il existe de nombreux types de s�choir et de nombreux mod�les de chaque type. Au moment d'en choisir un, il est bon de se rappeler qu'il doit:

On peut concevoir le s�chage comme une op�ration s�par�e de l'entreposage, ou combiner les deux op�rations.

6.5.1 Le s�chage en tant qu'op�ration distincte. Ce type de s�chage implique des op�rations absolument s�par�es de celles de stockage qui peuvent suivre. Cela est important, car le grain est m�lang� apr�s avoir �t� s�ch�. Les grains trop secs absorberont l'humidit� des grains trop humides. Lorsque le grain est m�lang� apr�s s�chage, on obtient la teneur en eau finale moyenne souhait�e. Dans les op�rations de stockage-s�chage combin�s, il n'y a pas m�lange puisque le produit est d�j� en entrep�t. Il ne doit pas y avoir de diff�rences dans les teneurs en eau apr�s le s�chage: chaque grain ne doit �tre ni trop sec ni pas assez sec.

Avec la m�thode du s�chage au soleil, ou exposition des grains au soleil, il suffit de disposer d'une aire plane et d'un personnel suffisant pour r�pandre le grain, le retourner et le ramasser en cas de pluie ou quand il est sec. L'aire de s�chage la moins on�reuse est la terre battue, mais celle-ci a l'inconv�nient de contaminer les grains et de les exposer � l'humidit� du sol. On peut y rem�dier, quand il s'agit de petites quantit�s, en �tendant sur le sol une b�che ou une feuille de plastique dont on rabat les bords pour recouvrir les grains lorsque la pluie menace ou que la nuit tombe. Des feuilles de plastique noir sur lesquelles on �tend le grain sur 40 mm d'�paisseur, en le brassant fr�quemment, assurent le s�chage le plus rapide. Mais le probl�me majeur de cette m�thode est qu'elle exige beaucoup de main-d'œuvre.

Figure 6.7 S�chage en tant qu'op�ration s�par�e de l'entreposage.

Figure 6.8 S�chage et entreposage combin�s.

Le s�choir Brook (figure 6.$) est un exemple de s�choir � convection et air chaud. Le grain est �tal� en une couche mince sur un plancher perfor� qui constitue le haut d'une chambre de r�partition d'air o� se trouve une source de chaleur. Ce plancher perfor� a des bords qui montent le plus haut possible, car il faut se rappeler que le produit doit �tre charg� et d�charg� par-dessus les bords, � moins que ceux-ci soient amovibles (ce qui augmente le co�t de l'installation). L'air p�n�tre dans la chambre de r�partition d'air par des trous situ�s sur les c�t�s et aux extr�mit�s; il est chauff� et s'�l�ve � travers le plancher perfor�, puis � travers le produit s�cher, par convection naturelle.

Le s�choir discontinu � air forc�, dans sa forme la plus simple, consiste en un plancher perfor� plac� au-dessus d'une chambre de r�partition d'air.

Figure 6.9 S�choir � convection naturelle, vue d'ensemble.

Un ventilateur propulse l'air � travers les grains �tal�s sur le plancher perfor�. En principe, l'air est chauff� avant de passer � travers le produit. Une fois s�ch�es, les c�r�ales sont enlev�es, refroidies, puis entrepos�es. Ce syst�me permet un s�chage rapide, mais sa construction co�te cher. Il exige �galement du mat�riel qui n'est pas toujours � la port�e des agriculteurs. En outre, il faut compter l'achat du combustible qui fera fonctionner le ventilateur et les frais d'entretien du mat�riel. Il existe de nombreux exemples de ce type de s�choir. La figure 6.10 en donne une illustration.

Figure 6.10 S�choir discontinu � air forc�.

Avec le s�choir � air forc� et � �coulement continu, les grains se d�placent en permanence � travers le s�choir, en m�me temps que de l'air chaud y est puls�. Les grains peuvent tomber par gravit� entre deux parois perfor�es ou descendre sur un fond perfor� en pente. Dans certains s�choirs, les grains sont achemin�s au-dessus d'un fond perfor� horizontal au moyen de palettes qui avancent lentement. Il importe de surveiller tr�s attentivement la temp�rature de l'air pour �viter d'endommager le grain. Ce type de s�choir exige des br�leurs sp�cialement con�us et des ventilateurs co�teux. Il ne convient qu'� des op�rations de grande envergure portant sur de grosses quantit�s de c�r�ales. Les figures 6.11, 6.12 et 6.13 donnent des exemples de s�choirs � �coulement continu.

Figure 6.11 S�choir � cascade.

Figure 6.12 S�choir � cascade multicouches.

Figure 6.13 S�choir � double �coulement continu.

L�gendes des figures 6.11, 6.12 et 6.13

1. Cuves � grain

a. r�servoir
b. cellules de s�chage
c. cellules de refroidissement

2. Syst�me de mise en route et de r�glage de l'�coulement du grain

a. alimentation
b. trop-plein
c. m�canisme de r�glage

3. Chauffage de l'air

4.

a. Ventilateur pour l'air chaud
b. Chambres d'air chaud

5. Syst�me de r�gulation de la temp�rature de l'air chaud

6.

a. Ventilateur de refroidissement
b. Chambres de refroidissement

7. Sortie du grain

6.5.2 S�chage et entreposage combin�s. Ces syst�mes utilisent la m�me structure pour l'entreposage et le s�chage. L'installation d'entreposage est con�ue de telle sorte que le produit s�che pendant la premi�re partie du stockage. Dans la plupart des silos-s�choirs, on ne pr�l�ve le produit qu'au moment o� l'on en a besoin. Dans certains cas, cependant, la structure est utilis�e pour effectuer un s�chage par lots discontinus.

L'un de ces s�choirs est le silo-s�choir � ventilation naturelle. L'exemple le plus courant de ce groupe est le crib, qui sera d�crit en d�tail dans la section 10.

Le groupe des silos-s�choirs � air forc� comprend les cellules de stockage ventil�es et les syst�mes de stockage-s�chage sur plancher. Tous deux sont employ�s pour le stockage en vrac de grandes quantit�s de c�r�ales. Il faut beaucoup de comp�tence et d'exp�rience pour utiliser ces syst�mes avec succ�s. On peut voir des exemples de ce type de s�choir dans les figures 6.14 et 6.15.

La figure 6.11 montre un s�choir � grains � �coulement continu sur fond � chicanes qui fonctionne selon le principe de la cascade. C'est un s�choir � colonnes dans lequel le grain est entra�n� vers le bas par le d�placement du fond � chicanes et dans lequel l'�paisseur du grain est contr�l�e par une s�rie de galets porteurs. Le taux d'extraction de l'humidit� est r�gl� par une courroie de transmission � vitesse variable reli�e � l'�l�vateur qui soul�ve uniform�ment le grain sur toute la largeur du fond au bas de la zone de refroidissement. Cette machine convient pour tous les types de grains qui s'�coulent et pour la plupart des mat�riaux granuleux. Presque enti�rement autonettoyante, elle est tr�s appr�ci�e des producteurs de semences. Ce s�choir � cascade convient tout particuli�rement au s�chage des pois, des haricots, du caf� et du riz.

Figure 6.14 Silo-s�choir sur plancher.

Figure 6.15 Zones de s�chage dans des cellules de stockage ventil�es par le bas.

Figure 6.16 Cellule de stockage � ventilation radiale avec cylindre central et parois perfor�es.

La majorit� des mod�les sont livr�s d'une seule pi�ce, ce qui rend l'installation extr�mement simple et rapide. Il existe des mod�les normalis�s ayant des rendements de 2.5 � 12,5 tonnes � l'heure. Les petits s�choirs � cascade peuvent �tre livr�s sous forme d'unit�s mobiles. Des s�choirs � cascade multicouches (fig. 6.12) sont fabriqu�s sur commande, lorsque les conditions du terrain l'exigent.

La figure 6.13 montre un s�choir � grains � �coulement continu sur fond � chicanes qui op�re selon le principe du double �coulement L'�coulement du grain dans cette machine est facilit� par l'emploi d'une bande transporteuse actionn�e par une cha�ne � galets, � vitesse variable et � fort rendement. Le s�choir � double �coulement est utilisable avec la plupart des c�r�ales et des mat�riaux granulaires, y compris les c�r�ales ayant une tr�s forte teneur en eau comme le riz et le mais, A mi-parcours, le mat�riau est compl�tement retourn� et m�lang� en tombant de la couche sup�rieure � la couche inf�rieure. On peut exploiter le fort effet nettoyant exerc� par le courant d'air qui traverse le rideau de grains en cet endroit.

Sur ce mod�le, les points d'alimentation et de d�chargement se trouvent � l'une des extr�mit�s de la machine, ce qui simplifie l'installation. L'autre partie du s�choir d�passe g�n�ralement du b�timent pour �conomiser de l'espace et permettre � l'air humide et � la poussi�re de s'�vacuer dans l'atmosph�re. Les supports du toit sont pr�vus pour recevoir six grosses plaques d'amiante. Les mod�les standard ont des rendements de 4 � 85 tonnes par heure. Il existe des s�choirs mobiles � double �coulement dont le rendement peut aller jusqu'� 21 tonnes � l'heure. Il est possible de se procurer des s�choirs � �coulement multiple pour des utilisations particuli�res.


7. Entrep�ts

Les entrep�ts sont des structures d'entreposage permanentes, � usages multiples, qui prot�gent les produits contre la pluie, le soleil et le vent et permettent de g�rer les stocks de mani�re efficace.

Les entrep�ts de stockage des c�r�ales sont des structures plus sp�cialis�es, con�ues sp�cifiquement pour emmagasiner les c�r�ales en grains et les l�gumes secs. Les grains peuvent �tre stock�s en vrac ou en sacs. La plupart des entrep�ts de c�r�ales sont agenc�s pour un entreposage en sacs. Les capacit�s d'emmagasinage vont de 50 � 5 000 tonnes de grain en sacs par entrep�t, ce qui demande une surface au plancher de 50 � 2000 m2. Il n'est pas rare de trouver des entrep�ts de dimensions plus petites pouvant emmagasiner entre 5 et 10 tonnes de grain en sacs, mais le co�t du stockage � la tonne est alors tr�s �lev� et il est recommand� de trouver d'autres m�thodes, tel le stockage en cellule.

7.1 Construction des entrep�ts

Un entrep�t se pr�sente g�n�ralement sous la forme d'un b�timent ayant une armature en b�ton, des murs en blocs de b�ton, une charpente m�tallique et une toiture en t�le ondul�e galvanis�e, une superficie au plancher de 600 m2, 15 m de largeur et 40 m de longueur. C'est le type de structure standard qu'offrent les entreprises commerciales de construction; les autres mod�les co�tent habituellement plus cher � l'unit�.

Pour des entrep�ts occupant une superficie inf�rieure � 200 m', on peut utiliser des mat�riaux locaux, pis� et bois d'œuvre. Ce n'est pas l'id�al pour un stockage de longue dur�e, mais suffisant pour un stockage � court terme - dans des centres d'achats primaires, par exemple.

7.2 Co�t de la construction

En mati�re d'installations d'entreposage, les �conomies d'�chelle sont tr�s marqu�es. Dans les grandes villes, les prix peuvent aller de 200 dollars/m2 pour une superficie au plancher de 500 m2 � 180 dollars/m2 pour une superficie au plancher de 2000 m2. Dans les r�gions �loign�es, les co�ts de base peuvent �tre major�s de 50 pour cent et il faut y ajouter jusqu'� 30 pour cent de frais suppl�mentaires pour cr�er les acc�s routiers et amener les services.

Figure 7.1 Entrep�t.

Ainsi, dans les r�gions �loign�es, le prix au m�tre carr� peut �tre de 30 pour cent plus �lev� pour les petits magasins et la diff�rence peut aller jusqu'� 40 pour cent pour des surfaces au plancher sup�rieures � 1000 m2, par rapport aux prix pratiqu�s pr�s des villes.

7.3 Volume utile

Il n'est pas possible de remplir compl�tement les entrep�ts de sacs de grains. Il faut r�server des voies d'acc�s et l'espace apparemment perdu occup� par les all�es, les d�gagements et les passages autour des piles est essentiel � la ventilation, � la circulation, � l'hygi�ne et � la fumigation. Pour un magasin d'une capacit� de 500 tonnes, le volume utile peut repr�senter moins de 50 pour cent du volume interne brut compris au-dessous du plafond. Plus la taille du magasin s'accroit plus le volume utile augmente; il peut atteindre un maximum d'environ BO pour cent pour des entrep�ts d'une capacit� de 10000 tonnes. Pour un entrep�t donn�, le volume utile peut aussi �tre r�duit par la grande vari�t� de produits stock�s, par un entreposage de courte dur�e obligeant � d�faire et refaire continuellement les piles, par une infestation caus�e par des ravageurs et/ou par une mauvaise gestion.

7.4 Protection des produits stock�s dans un entrep�t

Emp�cher que l'humidit� du sol n'atteigne le produit

Le sol en b�ton peut �tre dot� d'une barri�re contre l'humidit� ou membrane lors de la construction d'un entrep�t.

Des palettes sont �galement utilis�es pour former une barri�re contre l'humidit�.

Emp�cher que l'humidit� des murs n'atteigne le produit

Empiler les sacs soigneusement de fa�on �:

- utiliser l'espace au mieux;
- pouvoir balayer le plancher;

Figure 7.2 Bon entretien d'un entrep�t.

Figure 7.3 Fardage.

Figure 7.4 Palettes.

Figure 7.5 Espace Entre le produit et les parois.

- pouvoir inspecter le produit pour d�celer la pr�sence de rongeurs et d'insectes;
- pouvoir compter les sacs;
- faire circuler l'air entre les sacs.

Lutter contre les insectes et les rongeurs en:

- obturant toutes les ouvertures des portes, toitures, etc. par lesquelles les ravageurs pourraient entrer;
- obturant les fissures des murs o� les ravageurs pourraient se cacher;
- traitant le b�timent et le produit contre les ravageurs;
- gardant l'entrep�t dans un �tat de parfaite propret�;
- enlevant et d�truisant les r�sidus infect�s qui pourraient contaminer des produits nouvellement emmagasin�s.

Figure 7,6 Fardage: feuille de plastique; branches et palettes.

7.5 Fardage

Le fardage consiste � placer un mat�riau entre le plancher d'un entrep�t et les sacs contenant le produit afin d'emp�cher que l'humidit� ne passe du sol au produit et ne provoque des moisissures ou de la pourriture.

Le fardage le moins co�teux est celui gui se compose simplement d'une natte imperm�able �paisse ou d'une feuille de plastique non perfor�e, sur lesquelles on pose ensuite les sacs.

On peut aussi poser des branches droites sur le plancher et placer les sacs dessus.

Le type de fardage le plus co�teux se compose de deux plateaux de planches fix�s solidement � des traverses qui m�nagent un vide entre les deux �paisseurs. Ces plateaux en bois sci� sont appel�s palettes et peuvent �tre manipul�s au moyen de chariots �l�vateurs � fourche. Les palettes doivent �tre inspect�es et pulv�ris�es avant l'emploi afin d'�viter l'infestation crois�e et les d�g�ts qui pourraient �tre caus�s aux sacs par des clous, des fentes, des �chardes, etc.

7.6 Empilage des sacs

Si les sacs sont les uns sur les autres, sans d�calage entre les couches successives, la pile risque d'�tre tr�s instable. Il est pr�f�rable de faire se succ�der les couches en disposant les sacs diff�remment � chaque couche. Cette m�thode permet non seulement d'obtenir un empilage plus s�r, mais �galement de faire plus facilement l'inventaire par un compte plus rapide des sacs.

Les sacs sont g�n�ralement empil�s par couches de trois, cinq ou huit sacs. La figure 7.7 montre comment on organise les couches paires et impaires.

7.7 Protection contre les insectes des sacs stock�s dans des entrep�ts

Trois m�thodes chimiques sont couramment employ�es pour lutter contre les insectes qui infestent les sacs stock�s dans les entrep�ts. Ces m�thodes sont les suivantes:

L'admixtion de poudres insecticides peut �tre tr�s efficace � condition d'utiliser l'insecticide appropri� On a d�couvert r�cemment que certaines poudres synth�tiques � base de pyr�thrine et de pirimiphos-m�thyl appliqu�es � des doses comprises entre 2,5 ppm et 15 ppm d'ingr�dient actif (selon l'insecticide) �liminaient compl�tement pendant au moins huit mois les insectes de sacs entrepos�s.

Figure 7.7 Empilage des sacs.

Le m�lange des poudres avec le grain peut se faire de diverses fa�ons: � la pelle sur une b�che ou, pour de grandes quantit�s, dans un tambour � axe excentr�.

L'admixtion de poudres avec le grain entrepos� pr�sente des risques pour l'homme et n'est pas recommand�e, sauf si l'on est s�r de l'innocuit� de l'insecticide et si le grain ne doit �tre consomm� qu'apr�s une longue p�riode en magasin.

Figure 7.8 Tambour m�langeur.

La pulv�risation ou le poudrage d'insecticides sur des couches de sacs successives (fig. 7.9) pr�sentent moins de danger pour l'homme, mais ne sont pas toujours efficaces. Toutefois, on a constat� derni�rement que le pirimiphos-m�thyl (en concentr� �mulsifiable - Actellic SO ce), appliqu� non dilu� (50 ce) � raison de deux � trois projections par sac au moyen d'un simple pulv�risateur domestique, a pratiquement �limin� les charan�ons de sacs de mals tr�s infest�s et que la population �tait encore tr�s r�duite m�me huit mois plus tard. Mais il est toujours risqu� d'employer des insecticides non dilu�s.

Figure 7.9 Pulv�risation d'une couche de sacs.

Figure 7.10 Fumigation sous b�che.

Finalement, la m�thode la plus satisfaisante pour �liminer et combattre les insectes dans les sacs de grain est la fumigation. Elle consiste � lib�rer un gaz parmi les sacs recouverts d'une b�che �tanche aux gaz, maintenue contre le sol par des boudins de sable ou par une grosse cha�ne gain�e de toile d'emballage (fig. 7.10). On garde la pile ainsi b�ch�e pendant au moins trois jours.

Pour traiter un stock relativement petit (100-300 tonnes), le fumigant le plus adapt� est le phosphure d'aluminium qui lib�re de la phosphine en absorbant de l'humidit�. On recommande d'employer une tablette de fumigant pour deux sacs, � condition que la pile ait une dimension telle qu'elle puisse �tre compl�tement recouverte en deux heures. La phosphine peut aussi �tre utilis�e pour de plus grosses quantit�s de grain.


8. Entreposage centralis�

La gestion des installations centralis�es d'entreposage et de manutention des grains doit r�pondre � des objectifs contradictoires: de grandes quantit�s et pour de longues p�riodes.

Les installations portuaires par lesquelles transitent des importations ou des exportations de c�r�ales emploient un mat�riel de manutention m�canique qui ne se justifie que par une utilisation intensive. Il est avantageux de pouvoir traiter rapidement de gros volumes de grain en vrac car cela permet aux navires, aux trains de marchandises et aux transports routiers d'abr�ger les attentes, donc d'�viter de payer des frais de surestaries.

Ce genre d'installations n'est cependant pas n�cessaire pour un entreposage de longue dur�e o�, � la limite, le grain peut ne pas bouger pendant plusieurs ann�es. Mais il est toujours conseill� de recycler les r�serves c�r�ali�res d'urgence dans le circuit de distribution normal selon la r�gle des � premiers entr�s premiers sortis n.

Les entreposages centralis�s sont g�n�ralement �quip�s d'installations de s�chage pouvant traiter le grain qui arrive avec une teneur en eau sup�rieure � 13 pour cent, en vue d'un stockage de longue dur�e.

9. Protection des produits entrepos�s contre les ravageurs

9.1 Introduction

Il existe plusieurs techniques pour lutter contre les insectes ravageurs des produits entrepos�s - depuis l'exposition au soleil et le fumage, pratiqu�s dans l'agriculture traditionnelle, jusqu'� l'irradiation de gros volumes de produit en vrac. La pr�sente section ne traitera que des techniques �prouvoes qui peuvent �tre employ�es dans le cadre d'un entreposage � petite et moyenne �chelle en milieu tropical.

Il est difficile de formuler des recommandations sp�cifiques. Une technique doit �tre exp�riment�e dans un contexte particulier, car elle peut ne plus convenir si des changements interviennent concernant:

Il importe donc de tenir compte tant des consid�rations �conomiques que des sp�cifications techniques - efficacit� contre les ravageurs vis�s, risques pour l'exploitant et le consommateur.

L'am�lioration r�sultant de l'emploi d'une technique de lutte compenserat-elle le co�t de l'op�ration? Ce n'est qu'apr�s des essais de terrain compl�t�s par une �valuation des pertes qu'une r�ponse satisfaisante pourra �tre donn�e.


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