Table des
mati�res - Pr�c�dente
- Suivante
a)- Enl�vement
* le chargeur = 10 F/r�gime ---> 4 450 F
* les autres manutentionnaires (3 personnes) : 10 F/r�gime/3
personnes ----> 4 450 F
* les d�chargeurs (3 personnes): 10
F/r�gime/3 personnes --� 4 450 F
* le classeur arrache un doigt par r�gime class� ou bien
encaisse 10 F par r�gime � 4 450 F . En g�n�ral le classeur
pr�f�re s'attribuer un doigt r�gime: 11 vend les doigts
arrach�s en gros ou en tes. Prix de vente du tes = 300 � 350 F
pour 25 doigts soit � 5 785 F pour 445 doigts arrach�s �
Le co�t de revient �lev� d'un chargement de 7 tonnes Idifficult� pour un seul interm�diaire de r�unir un tel capital) justifie l'association des grossistes
b) Vente au niveau des grossistes-livreurs
Le grossiste-livreur vend en gros en r�alisant un b�n�fice net moyen de 15 � 25 000 F pour 50 � 60 r�gimes, soit 250 � 500 francs par r�gime. Cette marge b�n�ficiaire lui est souvent pratiquement garantie lorsque dans son lot il y a des qualit�s 1 et, 2 en proportions �lev�es comme c'est le cas dans ce chargement (qualit� 1 plus 2 = 50 X du lot).
Pour chacun des grossistes C. 60 r�gimes), le prix de vente en gros sera de:
[1 310 + (250 � 500)] x 60 = 93 600 � 108 800 soit en moyenne environ 101 100 F pour son lot, ou encore 1 885 F/r�gime.
A tous les niveaux de la fili�re, la vente des r�gimes en gros ou en d�tail fait l'objet de marchandages plus ou moins acharn�s. Le grossiste-livreur peut finalement c�der sa marchandise � un prix voisin (sup�rieur ou lnf�rieur) de celui auquel il avait souhait� l'�couler au d�part.
Comment tente - t' il d' �liminer cette incertitude ?
Le grossiste avant de commercialiser en gros Peut arracher un gros doigt par r�gime, et vendre ces doigts en tes au prix de d�tail pratiqu� sur la place du march�. Chacun des grossistes aura donc:
60 doigts arrach�s (poids moyen minimum = 0,180 kg par doigt) -� 10,8 kg au total
Prix moyen en d�tail (en doigts sur le march� = 145 � 165 F/kg, soit: 1 565 � 1 780 F de gagn�s avec tes doigts arraches (ce qui �quivaut � peu pr�s � un r�girme exclu du marchandage, au profit du vendeur).
Le grossiste encaissera en definitive la somme de:
93 600 � 108 600 F (prix de vente de gros souhaite) + 1 565 � 1 780 F (vente en detail des doigts arraches) � x F (Incertitude au marchandage)
c) Vente au niveau des d�taillants
Le revendeur (d�taillant) en r�gimes gagne 200 � 250 F net en moyenne par r�gime, correspondant donc � un prix de vente de 1 885 � 1 935 F/r�gime
Mais le d�taillant ne pourra pas revendre tous ces r�gimes � ce prix, en particulier les derni�res qualit�s (qualit� 3 et "d�chet") qui repr�sentent 50% du lot.
QUELLE SOLUTION ?
Il va revendre en faisant de la surench�re avec les r�gimes des 1�res qualit�s et �couler les derni�res qualit�s � des prix modestes. Par exemple:
I'�coulement d'un lot de 7 r�gimes.
Le lot contient 4 r�gimes de premi�re qualit�
prix d'achat en gros au grossiste = 10 200 F soit 1 455 F/r�gime.
Le stock est revendu par le d�taillant selon les prix suivants:
Total = 14 500 F soit 2 070 F/r�gime en moyenne.
Conclusion
La marge b�n�ficiaire de l'interm�diaire croit avec la proportion des r�gimes de bonne qualit� pr�sents dans son lot (tableau 5). Le commer�ant veille � cette situation au cours de ses approvisionnements. Le vendeur r�alise essentiellement ses bene fices avec les fruits de la meilleure qualit�.
A partir des donn�es pr�c�dentes (VII.4.1.), on peut estimer les gains que peuvent r�aliser chaque acteur en allant vendre les 60 r�gimes sur l� place du march� de Douala, � partir de la zone de production de Mahole, Ngoussi (Tombel) (tableaux 6 et 7):
Tableau 6: Estimation des gains (F CFA) r�alis�s par les diff�rents acteurs selon le type de circuit (traiet Tombel-Douala en saison de faible production (juillet-ao�t 1990). R�f�rence: 60 r�gimes, poids moyen # 15 kg/r�gime.
| Type de circuit | Producteur lui-m�me | D�taillant (ravitaillement chez le producteur) | Grossiste (ravitaillement chez le producteur) | D�taillant se ravitaille en ville chez le grossiste | |
| prix d'achat au producteur | - | 60 000 | 60 600 | - | |
| Transport individuel Douala-N'goussi-Douala | 5 000 | 5 000 | 5 000 | - | |
| Enl�vement . chargeur . autres manutentionnaires |
600 600 |
600 600 |
600 600 |
- - |
|
| Transport des r�gimes | 10 800 | 10 800 | 10 800 | - | |
| D�chargement . d�chargeurs . classeur |
600 - |
600 600 |
600 600 |
- - |
|
| Charges | 17 600 | 18 200 | 18 200 | - | |
| Prix de revient en gros | - | - | 78 800 | - | |
| Prix de vente en gros(Douala) | 98 800 | - | 98 800 | 98 800 (achat en gros � la � la ville au grossiste) | |
| B�n�fice net en gros (Douala) | 81 200 moins le co�t de production | 20 000 (335 F/r�gime) |
|||
| Prix de revient (d�taillant) | - | 78 000 | - | - | |
| Prix de vente en d�tail en r�gimes | 115 000 | 115 000 | 115 000 | - | |
| B�n�fice net en d�tail en r�gimes � Douala (march� central) | 97 400 moins le co�t de production) | 36 200 (605 F/r�gime) |
- | 16 200 (270 F/r�gime) | |
En saison. de forte production, les charges restent sensiblement identiques tandis que le prix du r�gime diminue (environ 40 � 50 % du prix par rapport � la saison de faible production). Les marges b�n�ficiaires des interm�diaires deviennent plus faibles (tableau 7).
Tableau 7: Estimation des gains (F CFA) r�alis�s par les diff�rents acteurs (trajet Tombel-Douala) en p�riode d'abondance (f�vrier 1991). R�f�rence: 60 r�gimes.
Type de circuit |
Producteur lui-m�me |
D�taillant (ravitaillement chez le producteur) |
Grosiste ravitaillement chez le producteur) |
D�taillant revitaille en ville chez le grossiste |
| Prix d'achat au producteur | - | 30 000 | 30 000 | - |
| Charges | 17 600 | 18 200 | 18 200 | - |
| Prix de revient en gros | - | - | 48 200 | - |
| Prix de vente en gros (Douala) | 55 000 | - | 55 000 | 55 000 (achat en gros � la ville au grossiste) |
| B�n�fice net en gros (Douala) | 37 400 moins le co�t de pro duction | - | 6 800 | |
| Prix de revient (d�taillant) | - | 48 200 | - | - |
| Prix de vente en d�tail en r�gimes | 60 000 | 60 000 | - | 60 000 |
| B�n�fices net en d�tail en r�gimes � Douala (march� de procentral) | 42 000 moins le co�t de production | 11 800 | - | 5 000 |
Conclusion
Les gains ou les pertes probables des commer�ants sur le march� central de Douala peuvent alors �tre estim�s, en fonction des proportions des qualit�s de r�gimes d'une part, de leurs prix d'autre part t tableau B).
Tableau 8: Proportion des divers stades de maturation et pourcentages des prix par rapport au plantain vert (march� central � Douala, juillet-ao�t 1990).
| Qualit� | verts brillants, verts fan�s, tournants | m�rs � point | trop m�rs |
| Proportion du produit sur la place du march� | 75 � 80% | 20 � 25% maximum (dont 70% de provoqu�s par les vendeurs) | 5% au maximum |
| Pourcentage du prix do vente par rapport � celui du produit vert initial | 80 � 100 (80 % pour le fruit fan�) |
130 � 200% | 40 � 80% |
Sur la base d'un �chantillon de r�gimes conforme au tableau ci-dessus, on obtient finalement: gains pertes
Les interm�diaires pr�sents sur cette place de march� sont en gros susceptibles en fin de vente, soit d'encaisser un b�n�fice de 100 � 130 % environ , soit d'accuser un manque gagner de l'ordre de 16 � 19% Sur cette base, on pourrait calculer pour ce march� (tableau 9), les intervalles effectifs des prix de vente en reprenant les donn�es du tableau 6
Tableau 9 Intervalle des prix de vente au march� central de Douala par les diff�rents acteurs, selon le type de circuit Trajet Tombel-Douala, r�f�rence 60 r�gimes, poids moyen # 15 kg, juillet-ao�t 1990).
| Type de circuit | Producteur lui-m�me | D�taillant (ravitaillement chez producteur) | Grossiste ravitaillement chez le producteur) | D�taillant se revitaille en ville chez le grossiste |
| Prix de revient � Douala | 17 600 | 78 800 | 78 800 | 98 800 |
| Prix de vente (march� central) | 115 000 | 115 000 | 98 000 | 98 000 |
| Intervalle
appro ximatif du prix de vente confor me au tableau 8:
B�n�fice accru maximum = 130% Manque � gagner maximum = 19% |
93 150 � 149 500 |
93 150 � 149 500 |
80 028 � 128 440 |
93 150 � 149 500 |
| Intervalle approximatif de la marge b�n�fi- | 75 550 � 131 800 moins le co�t de production | 14 350 � 70 700 |
1 228 � 49 640 |
- 5 650 � 50 700 |
En p�riode de forte production (f�vrier 1991) les proportions des divers stades de maturation sont quelque peu modifi�es on atteint parfois 25 � 40% de fruits m�rs � point contre 55 � 70% de fruits verts, et le pourcentage du prix de vente de cette qualit� par rapport au plantain vert n'oscille plus g�n�ralement qu'entre 100 et 120% seulement celui du fruit trop m�r peut tomber � 40-60 %.
Un raisonnement analogue au tableau 8 donne comme gains 100 118% et pertes 13 � 37%
On a tent� de mod�liser en station les observations effectu�es sur la fili�re (qualit�, dur�e de stockage. �tat des fruits).
Le cultivar French sombre tr�s consomm�' dans la r�gion, servi aux essais.
Les stades de r�colte sont choisis par rapport aux sommes thermiques hebdomadaires camul�es par le r�gime depuis la floraison.
Principe
L'intervalle floraison-coupe (IFC) optimal en banane de dessert est li� � la somme thermique utile. Il faut en conditions optimales (sans facteurs limitants autre que la temp�rature). une somme thermique de 900�C pour atteindre le stade de r�colte optimal.
La somme thermique journali�re est d�finie avec un seuil de 14�C' seuil de Temp�rature pour la croissance des fruits de bananiers) (GANRY, 1978).
La somme de temp�rature journali�re
= (0,4 X t� maxi + 0,6 X t� mini) - 14.
Les valeurs 800 900. 1000, 1100. 1200 �C ont �t� retenues: '� 800�C et en de��' les r�gimes "ont trop maigres � partir de 1200�C, les r�gimes non r�colt�s m�rissent apr�s quelques Jours. il n'a pas �t� donc jug� n�cessaire d'aller au-del� de ce dernier stade.
Tableau 10: Pr�sentation des r�coltes effectu�es.
| Sommes thermiques (�C) | 800 | 900 | 1000 | 1100 | 1200 |
| Intervalles fleur-coupe (IFC) en jours | 61 | 69 | 77 | 84 | 94 |
| Nombre de feuilles vivantes � la r�colte | 6.40 | 6.40 | 5,47 | 5,08 | 4.14 1 |
| Nombre de r�gimes | 24 | 23 | 25 | 27 | 27 |
| Nombre de doigts | 2304 | 2444 | 2525 | 2673 | 2710 |
Les plants utilis�s b�n�ficient des intrants et traitements n�cessaires �. une bonne croissance et � une bonne production: engrais, d�sherbage, lutte contre les parasites (ex. cercospora
Les poids moyens augmentent, le ph�nom�ne est plus accentu� entre les stades 800 et 1000�C. (figure I en annexe)' de � la fols au remplissage des doigts et � une croissance cellulaire abondante. Apr�s de 1000�C, le ralentissement observ� est caus� en grande partie par la diminution de la multiplication des cellules dse fruits.
Le remplissage des doigts, donc le degr� d'arrondissement de leurs ar�tes. peut �tre rang� dans les cat�gories suivantes en se r�f�rant 3. l'�chelle commerciale �tablie pour la. banane d'exportation (VON L0ESECKE, 1949).
Tableau 11: Niveaux de remplissage des fruits � la r�colte.
| Sommes thermiques(�C) | 800 | 900 � 1000 | 1100 | 1200 |
| Niveau de remplissage | <3/4 | <3/4 � 3/4 l�ger | 3/4 l�ger � 3/4 l�ger | 3/4 l�ger � 4/4 |
Les vitesses de croissance en longueur et poids relev�s sur les doigts m�dians externes diminuent progressivement (figures et 3 en annexe): on retrouve sensiblement la m�me allure que celle du poids des r�gimes entiers.
La coloration de la pulpe mesur�e par rapport � l'�chelle de couleur IRFA augmente constamment. La couleur est en g�n�ral plus prononc�e dans les doigts des premi�res mains que dans ceux des derni�res (figure 4 en annexe). Les premi�res mains sont en g�n�ral les plus avanc�es sur le plan physiologique (IRFA, 1991).
La teneur en mati�re s�che par rapport au poids frais croit jusqu'� 1000�C dans la -pulpe' puis baisse constamment (figure 5 en annexe). Il n'a pas �t� observ� de modification particuli�re dans la peau avant 1000�C, le taux de mati�re s�che chute audel�. figure 6 en annexe).
La duret� de la pulpe mesur�e directement au niveau des carpelles sur la section transversale m�diane des doigts, � l'aide d'un p�n�trom�tre arbal�te (embout 6 mm de diam�tre). croit jusqu'�. 900�C puis baisse (figure 7 en annexe),
Le rapport des poids pulpe sur peau croit continuellement (figure � en annexe), indiquant une augmentation plus rapide du poids de la pulpe par rapport � celle de peau.
L'indice r�fractom�trique (% brix) et l'acidit� de la pulpe sont sensiblement constants jusqu'�. 1100�C. Les valeurs � 1200�C sont plus elev�es indiquant probablement une amorce de maturation 3. ce stade de r�colte tr�s avance (figures 9 et 10 en annexe),
A/ Durre de conservation
Les plantains sont pour un lot, maintenus � la temp�rature ambiante (24 � 27�C' hygrom�trie moyenne 80%) sous un hangar a�r� et au froid (12�C. hygrom�trie 80%). Les manipulations sont r�alis�es de mani�re � �viter ou r�duire autant que possible l�s chocs avec arrachage ou cassure de doigts, On pr�sente dans les figures 11 a et b en annexe, les �volutions des r�gimes verts restant.
Les possibilit�s de conservation diminuent au fur et mesure que le d�lai de r�colte augmente,
Nous n'avons pas observ� de diff�rences notables dans les dur�es de vie verte entre les r�gimes entiers et ceux qui sont d�coup�s et conserv�s dans des caisses a�r�es.
Les dur�es de stockage au froid sont sensiblement le double de celles obtenues � temp�rature ambiante, dans les conditions de l'exp�rimentation. Ce r�sultat serait en accord avec la r�gle du Q10 selon laquelle on double la vitesse d'une r�action chimique lorsque la temp�rature du milieu est augment�e de 10�C (HELLER, 1969). tes tests � temp�rature ambiante ont �t� men�s � 24-27�C, c. qui correspond � une �levation de chaleur d'environ 10�C par rapport � la conservation au froid.
B/ Aspect des fruits
L'aspect frais ou fan� influence le prix du plantain (cf. Vl.2 et VII.3). L'�tat des fruits (brillant, pale, "fan�", teint sale) au cours des stockages est indiqu� sur les figures lia et b en annexe. On passe progressivement d'un produit � I' aspect frais, brillant au d�part, � une denr�e de pr�sentation pale, terne puis d'apparence "sale" au fur et � mesure que se prolonge le stockage.
On peut d'ailleurs se rendre compte pour des stades de r�colte trop pr�coces, cas du cultivar French sombre cueilli bien nettement en dessous de 800�C {non pr�sent� ici), que l'aspect terne ou fan� des doigts apparait plus t�t. Lorsque les fruits sont trop peu remplis et que les doigts sont mous et quelque peu creux quand on exerce avec les doigts une forte pression sur deux faces lat�rales (test d'ailleurs tr�s couramment utilis� par les acteurs de la fili�re comme moyen pour Juger la maturit� physiologique � la r�colte), ils ont tendance � se r�tracter plus rapidement. sous l'effet de la chaleur et de la d�shydratation. Le ph�nom�ne est tr�s apparent sur les places de march�.
On doit pr�ciser que si les courbes 11 a et b traduisent seulement les taux de fruits encore verts. les indications: brillant, p�le, "fan�" ou "sale" d�crivent l'�tat g�n�ral de tous les plantains pr�sents au moment o� s'effectue l'observation. donc l'ensemble des fruits quelque soit leur degr� de maturation.
C/ Etat des fruits
- Qualit�
Dans son �tat physiologique normal, le r�gime vert cueilli aux stades habituels de r�colte pour la consommation que l'on rencontre dans la fili�re. est appel� � m�rir, de pr�f�rence � bien m�rir" pour satisfaire le go�t du consommateur.
Pour chaque stade de r�colte, on rel�ve sur la pulpe des doigts murs. le % brix, l'acidit� et le taux de mati�re s�che. On sait que dans certaines conditions de conservation au froid. il peut se produire des perturbations m�taboligues qui conduisent � une �volution anormale du fruit vers la pleine maturation. Au cours des tests. on a constat� dans le cas des plus longs s�jours au froid (au-dessus de 30 jours), des mauvaises �volutions de la coloration de la peau vers le jaune homog�ne (pr�sence fr�quente de plages sombres) (NGALANI, 1986).
Ces modifications de l'aspect du doigt lorsque la conservation se prolonge, sont de nature � faire baisser s�rement la valeur marchande du plantain, au vu des observations r�alis�es sur les lieux de vente (cf. Vl.2), et peut-�tre � entrainer son rejet par les consommateurs.
Les taux de mati�re s�che des fruits murs baisse entre les stades 800 et 1200�C. A temp�rature ambiante, ils sont sup�rieurs � ceux mesur�s pendant la conservation au froid (figure 13 en annexe); il en est de m�me pour le % brix (�volution plus rapide de l'amidon en sucres, figure 14)
L'acidit� reste sensiblement constante pour chaque mode de conservation, � temp�rature ambiante elle est plus �lev�e qu'au froid (figure 15 en annexe).
Tableau 12: Quelques caract�ristiques de la pulpe m�re pendant la conservation � temp�rature ambiante et au froid.
| Mode de conservation | Temp�rature ambiante | Froid | |
| % mati�re s�che 900�C 1200�C | 36,9 36,9 | 36 | 33,3 |
| % brix 900�C 1200�C | 30.9 34 | 28,5 | 28,5 |
| Acidit� (�quiv./1) X 10 900�C 1200�C | 0,77 0,800,45 | 0.48 | 0.48 |
- Perte de poids
La perte de poids est peu accentu�e en d�but de stockage quand tous les fruits sont encore bien verts.
On peut estimer dans le contexte actuel. que 10 jours apr�s la r�colte. les r�gimes destin�s � la commercialisation et arriv�s au march� urbain' sont tous pratiquement �coul�s. soit � leur meilleur prix, soit en solde (cf. VII.3).
Dix jours apr�s la r�colte (fruits cueillis � la somme thermique 900�C), les plantains au froid p�sent encore environ 99X de leur poids initial contre sensiblement 92 � 94% � temp�rature ambiante.
On a pr�sent� dans le cas des r�coltes au stade somme thermique 1200�C, I'�volution de. quantit�s de fruits verts restant et des fruits m�rs apparus (fr�quence de formation dans la figure 12 a en annexe, �t les pertes de poids (fruits verts plus m�rs. figure 12 b en annexe).
Dans le circuit de commercialisation, il est fort probable que la perte de poids soit au maximum de l'ordre de 6 � B % entre la r�colte et le d�chargement au marche urbain (3 � 5 Jours de collecte). Mais on doit le rappeler. I'instrument de pes�e n'est pas utilis�e dans la fili�re traditionnelle du plantain.
Nous avons essay� de nous placer dans 2 types de figures:
- dans le premier cas, apr�s la r�colte, les plantains subissent. diverses op�rations (ex. collecte puis transport) de dur�es variables) avant la mise au froid
- dans le deuxi�me cas' le dispositif du froid est aussit�t utilis� apr�s la r�colte. �.
Les tests sont men�s � deux stades extr�mes de r�colte. 900�C et 1200�C (le stade 900C a �t� pr�f�r� � 800C � cause de la taille et. du niveau de remplissage peu avanc� du dernier qui rappelle plut�t une situation accidentelle (exemple r�gimes maigres obtenus � partir de bananiers tombes sous l'action du vent, ou de la tornade).
A/ Influence du d�lai entre la r�colte et 18 passage au froid
Les plantains sont introduits au froid (12�C) apr�s avoir s�jurn� 2.4 et fi jours � temp�rature ambiante. On constate (figures 16 et 18 en annexe) que plus le passage au froid est rapide apr�s la r�colte et plus la proportion de doigts encore verts reste �lev�e dans le temps pendant que se d�roule la conservation.
Nous pr�cisons dans le tableau 13. les d�lais entre l'introduction de chaque lot au froid et l'apparition des premiers doigts m�rs.
Tableau 13: D�tais d'apparition des premiers doigts m�rs apr�s passage au froid (en jours).
| D�lais r�colte-passage au froid | 2 | 4 | 6 |
| Somme thermique 900�C | 16 | 12 | 9 |
| Somme thermique 1200�C | 8 | 5 | 3 |
Les teneurs en mati�re s�che. les indices r�fractom�triques et les acidit�s des doigts m�rs sont voisins � l'int�rieur de chacun des 3 lots (tableau 14).
Tableau 14: Quelques caract�ristiques de la pulpe m�re au cours de la conservation au froid en diff�r�.
| D�lais r�colte-passage au froid (jours) | 2 | 4 | 6 |
| 900�C % mati�re s�che 1200�C |
36,6 35 |
36,7 35 |
36,5 34,8 |
| 900�C % brix 1200�C |
28, 8 29,2 |
30,9 31 |
29,8 30,3 |
| Acidit� (�quiv./litre) X 10 | 0,48 0.47 |
0.48 0,48 |
0.48 0,47 |
B/ Influence du froid imm�diat. suivi de passage � temp�rature ambiante
Apr�s la r�colte les plantains sont rapidement conserv�s au froid pendant 7, 14, 21 jours, puis expos�s � la temp�rature ambiante. On a constat� que la totalit� des doigts pour chacun des groupes de 3 lots a m�ri au bout de la m�me dur�e: 38 � 89 jours apr�s la r�colte, (Somme thermique 900�C) et 25 � 29 jours (somme thermique 1200�C). respectivement figures 17 et 19 en annexe.
Tableau 15: D�lais entre le passage � la temp�rature ambiante et l'apparition des premiers doigts m�rs (en jours).
| Dur�es d'exposition pr�alable au froid | 7 | 14 | 21 |
| Somme thermique 900�C | 5 | 6 | 4 |
| Somme thermique 1200�C | 2 | 2 | 2 |
Les valeurs plus �lev�es (mati�re s�che. brix et acidit�) semblent indiquer une meilleure �volution de la maturation lors du passage � la temp�rature ambiante. pour les 3 dur�es d'exposition pr�alables au froid mises en oeuvre (tableau 16).
Tableau 16: Caract�ristiques de la pulpe m�re au cours de la conservation � temp�rature ambiante, avec s�jour pr�alable au froid.
| Dur�es d'exposition pr�alable au froid (jours | 7 | 14 | 21 |
| 900�C % mati�re s�che 1200�C |
39,1 38,5 |
39,1 38 |
39,1 38 |
| 900�C % brix 1200�C |
31,4 34 |
31,2 34 |
31 33,8 |
| 900�C 1200�C Acidit� (�quiv./litre) X 10 |
0,84 0,85 |
0,84 0,85 |
0,72 0,80 |