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VII.4.1. Suivi d'un enl�vement � N'goussi, MAHOLE (TOMBEL) et' d�chargement � DOUALA (marche central)

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

a)- Enl�vement

* le chargeur = 10 F/r�gime ---> 4 450 F
* les autres manutentionnaires (3 personnes) : 10 F/r�gime/3 personnes ----> 4 450 F

* les d�chargeurs (3 personnes): 10 F/r�gime/3 personnes --� 4 450 F
* le classeur arrache un doigt par r�gime class� ou bien encaisse 10 F par r�gime � 4 450 F . En g�n�ral le classeur pr�f�re s'attribuer un doigt r�gime: 11 vend les doigts arrach�s en gros ou en tes. Prix de vente du tes = 300 � 350 F pour 25 doigts soit � 5 785 F pour 445 doigts arrach�s �

Le co�t de revient �lev� d'un chargement de 7 tonnes Idifficult� pour un seul interm�diaire de r�unir un tel capital) justifie l'association des grossistes

b) Vente au niveau des grossistes-livreurs

Le grossiste-livreur vend en gros en r�alisant un b�n�fice net moyen de 15 � 25 000 F pour 50 � 60 r�gimes, soit 250 � 500 francs par r�gime. Cette marge b�n�ficiaire lui est souvent pratiquement garantie lorsque dans son lot il y a des qualit�s 1 et, 2 en proportions �lev�es comme c'est le cas dans ce chargement (qualit� 1 plus 2 = 50 X du lot).

Pour chacun des grossistes C. 60 r�gimes), le prix de vente en gros sera de:

[1 310 + (250 � 500)] x 60 = 93 600 � 108 800 soit en moyenne environ 101 100 F pour son lot, ou encore 1 885 F/r�gime.

A tous les niveaux de la fili�re, la vente des r�gimes en gros ou en d�tail fait l'objet de marchandages plus ou moins acharn�s. Le grossiste-livreur peut finalement c�der sa marchandise � un prix voisin (sup�rieur ou lnf�rieur) de celui auquel il avait souhait� l'�couler au d�part.

Comment tente - t' il d' �liminer cette incertitude ?

Le grossiste avant de commercialiser en gros Peut arracher un gros doigt par r�gime, et vendre ces doigts en tes au prix de d�tail pratiqu� sur la place du march�. Chacun des grossistes aura donc:

60 doigts arrach�s (poids moyen minimum = 0,180 kg par doigt) -� 10,8 kg au total

Prix moyen en d�tail (en doigts sur le march� = 145 � 165 F/kg, soit: 1 565 � 1 780 F de gagn�s avec tes doigts arraches (ce qui �quivaut � peu pr�s � un r�girme exclu du marchandage, au profit du vendeur).

Le grossiste encaissera en definitive la somme de:

93 600 � 108 600 F (prix de vente de gros souhaite) + 1 565 � 1 780 F (vente en detail des doigts arraches) � x F (Incertitude au marchandage)

c) Vente au niveau des d�taillants

Le revendeur (d�taillant) en r�gimes gagne 200 � 250 F net en moyenne par r�gime, correspondant donc � un prix de vente de 1 885 � 1 935 F/r�gime

Mais le d�taillant ne pourra pas revendre tous ces r�gimes � ce prix, en particulier les derni�res qualit�s (qualit� 3 et "d�chet") qui repr�sentent 50% du lot.

QUELLE SOLUTION ?

Il va revendre en faisant de la surench�re avec les r�gimes des 1�res qualit�s et �couler les derni�res qualit�s � des prix modestes. Par exemple:

I'�coulement d'un lot de 7 r�gimes.

Le lot contient 4 r�gimes de premi�re qualit�

prix d'achat en gros au grossiste = 10 200 F soit 1 455 F/r�gime.

Le stock est revendu par le d�taillant selon les prix suivants:

Total = 14 500 F soit 2 070 F/r�gime en moyenne.

Conclusion

La marge b�n�ficiaire de l'interm�diaire croit avec la proportion des r�gimes de bonne qualit� pr�sents dans son lot (tableau 5). Le commer�ant veille � cette situation au cours de ses approvisionnements. Le vendeur r�alise essentiellement ses bene fices avec les fruits de la meilleure qualit�.

VII.4.2. Les marges b�n�ficiaires

A partir des donn�es pr�c�dentes (VII.4.1.), on peut estimer les gains que peuvent r�aliser chaque acteur en allant vendre les 60 r�gimes sur l� place du march� de Douala, � partir de la zone de production de Mahole, Ngoussi (Tombel) (tableaux 6 et 7):

Tableau 6: Estimation des gains (F CFA) r�alis�s par les diff�rents acteurs selon le type de circuit (traiet Tombel-Douala en saison de faible production (juillet-ao�t 1990). R�f�rence: 60 r�gimes, poids moyen # 15 kg/r�gime.

Type de circuit Producteur lui-m�me D�taillant (ravitaillement chez le producteur) Grossiste (ravitaillement chez le producteur) D�taillant se ravitaille en ville chez le grossiste
prix d'achat au producteur - 60 000 60 600 -
Transport individuel Douala-N'goussi-Douala 5 000 5 000 5 000 -
Enl�vement
. chargeur
. autres manutentionnaires
600

600

600

600

600

600

-

-

Transport des r�gimes 10 800 10 800 10 800 -
D�chargement
. d�chargeurs
. classeur
600

-

600

600

600

600

-

-

Charges 17 600 18 200 18 200 -
Prix de revient en gros - - 78 800 -
Prix de vente en gros(Douala) 98 800 - 98 800 98 800 (achat en gros � la � la ville au grossiste)
B�n�fice net en gros (Douala) 81 200 moins le co�t de production   20 000

(335 F/r�gime)

 
Prix de revient (d�taillant) - 78 000 - -
Prix de vente en d�tail en r�gimes 115 000 115 000 115 000 -
B�n�fice net en d�tail en r�gimes � Douala (march� central) 97 400 moins le co�t de production) 36 200
(605 F/r�gime)
- 16 200 (270 F/r�gime)

En saison. de forte production, les charges restent sensiblement identiques tandis que le prix du r�gime diminue (environ 40 � 50 % du prix par rapport � la saison de faible production). Les marges b�n�ficiaires des interm�diaires deviennent plus faibles (tableau 7).

Tableau 7: Estimation des gains (F CFA) r�alis�s par les diff�rents acteurs (trajet Tombel-Douala) en p�riode d'abondance (f�vrier 1991). R�f�rence: 60 r�gimes.

Type de circuit

Producteur lui-m�me

D�taillant (ravitaillement chez le producteur)

Grosiste ravitaillement chez le producteur)

D�taillant revitaille en ville chez le grossiste

Prix d'achat au producteur - 30 000 30 000 -
Charges 17 600 18 200 18 200 -
Prix de revient en gros - - 48 200 -
Prix de vente en gros (Douala) 55 000 - 55 000 55 000 (achat en gros � la ville au grossiste)
B�n�fice net en gros (Douala) 37 400 moins le co�t de pro duction - 6 800  
Prix de revient (d�taillant) - 48 200 - -
Prix de vente en d�tail en r�gimes 60 000 60 000 - 60 000
B�n�fices net en d�tail en r�gimes � Douala (march� de procentral) 42 000 moins le co�t de production 11 800 - 5 000

Conclusion

Les gains ou les pertes probables des commer�ants sur le march� central de Douala peuvent alors �tre estim�s, en fonction des proportions des qualit�s de r�gimes d'une part, de leurs prix d'autre part t tableau B).

Tableau 8: Proportion des divers stades de maturation et pourcentages des prix par rapport au plantain vert (march� central � Douala, juillet-ao�t 1990).

Qualit� verts brillants, verts fan�s, tournants m�rs � point trop m�rs
Proportion du produit sur la place du march� 75 � 80% 20 � 25% maximum (dont 70% de provoqu�s par les vendeurs) 5% au

maximum

Pourcentage du prix do vente par rapport � celui du produit vert initial 80 � 100

(80 % pour le

fruit fan�)

130 � 200% 40 � 80%

Sur la base d'un �chantillon de r�gimes conforme au tableau ci-dessus, on obtient finalement: gains pertes

Les interm�diaires pr�sents sur cette place de march� sont en gros susceptibles en fin de vente, soit d'encaisser un b�n�fice de 100 � 130 % environ , soit d'accuser un manque gagner de l'ordre de 16 � 19% Sur cette base, on pourrait calculer pour ce march� (tableau 9), les intervalles effectifs des prix de vente en reprenant les donn�es du tableau 6

Tableau 9 Intervalle des prix de vente au march� central de Douala par les diff�rents acteurs, selon le type de circuit Trajet Tombel-Douala, r�f�rence 60 r�gimes, poids moyen # 15 kg, juillet-ao�t 1990).

Type de circuit Producteur lui-m�me D�taillant (ravitaillement chez producteur) Grossiste ravitaillement chez le producteur) D�taillant se revitaille en ville chez le grossiste
Prix de revient � Douala 17 600 78 800 78 800 98 800
Prix de vente (march� central) 115 000 115 000 98 000 98 000
Intervalle appro ximatif du prix de vente confor me au tableau 8: B�n�fice accru maximum = 130%
Manque � gagner
maximum = 19%
93 150 �

149 500

93 150 �

149 500

80 028 �

128 440

93 150 �

149 500

Intervalle approximatif de la marge b�n�fi- 75 550 � 131 800 moins le co�t de production 14 350 �

70 700

1 228 �

49 640

- 5 650 �

50 700

En p�riode de forte production (f�vrier 1991) les proportions des divers stades de maturation sont quelque peu modifi�es on atteint parfois 25 � 40% de fruits m�rs � point contre 55 � 70% de fruits verts, et le pourcentage du prix de vente de cette qualit� par rapport au plantain vert n'oscille plus g�n�ralement qu'entre 100 et 120% seulement celui du fruit trop m�r peut tomber � 40-60 %.

Un raisonnement analogue au tableau 8 donne comme gains 100 118% et pertes 13 � 37%


VIII. Experimentations effectuees en station

On a tent� de mod�liser en station les observations effectu�es sur la fili�re (qualit�, dur�e de stockage. �tat des fruits).

VIII.1. Les caracteristiques du produit a la recolte: rendement et finalit�

Le cultivar French sombre tr�s consomm�' dans la r�gion, servi aux essais.

Les stades de r�colte sont choisis par rapport aux sommes thermiques hebdomadaires camul�es par le r�gime depuis la floraison.

Principe

L'intervalle floraison-coupe (IFC) optimal en banane de dessert est li� � la somme thermique utile. Il faut en conditions optimales (sans facteurs limitants autre que la temp�rature). une somme thermique de 900�C pour atteindre le stade de r�colte optimal.

La somme thermique journali�re est d�finie avec un seuil de 14�C' seuil de Temp�rature pour la croissance des fruits de bananiers) (GANRY, 1978).

La somme de temp�rature journali�re

= (0,4 X t� maxi + 0,6 X t� mini) - 14.

Les valeurs 800 900. 1000, 1100. 1200 �C ont �t� retenues: '� 800�C et en de��' les r�gimes "ont trop maigres � partir de 1200�C, les r�gimes non r�colt�s m�rissent apr�s quelques Jours. il n'a pas �t� donc jug� n�cessaire d'aller au-del� de ce dernier stade.

Tableau 10: Pr�sentation des r�coltes effectu�es.

Sommes thermiques (�C) 800 900 1000 1100 1200
Intervalles fleur-coupe (IFC) en jours 61 69 77 84 94
Nombre de feuilles vivantes � la r�colte 6.40 6.40 5,47 5,08 4.14 1
Nombre de r�gimes 24 23 25 27 27
Nombre de doigts 2304 2444 2525 2673 2710

Les plants utilis�s b�n�ficient des intrants et traitements n�cessaires �. une bonne croissance et � une bonne production: engrais, d�sherbage, lutte contre les parasites (ex. cercospora

Les poids moyens augmentent, le ph�nom�ne est plus accentu� entre les stades 800 et 1000�C. (figure I en annexe)' de � la fols au remplissage des doigts et � une croissance cellulaire abondante. Apr�s de 1000�C, le ralentissement observ� est caus� en grande partie par la diminution de la multiplication des cellules dse fruits.

Le remplissage des doigts, donc le degr� d'arrondissement de leurs ar�tes. peut �tre rang� dans les cat�gories suivantes en se r�f�rant 3. l'�chelle commerciale �tablie pour la. banane d'exportation (VON L0ESECKE, 1949).

Tableau 11: Niveaux de remplissage des fruits � la r�colte.

Sommes thermiques(�C) 800 900 � 1000 1100 1200
Niveau de remplissage <3/4 <3/4 � 3/4 l�ger 3/4 l�ger � 3/4 l�ger 3/4 l�ger � 4/4

Les vitesses de croissance en longueur et poids relev�s sur les doigts m�dians externes diminuent progressivement (figures et 3 en annexe): on retrouve sensiblement la m�me allure que celle du poids des r�gimes entiers.

La coloration de la pulpe mesur�e par rapport � l'�chelle de couleur IRFA augmente constamment. La couleur est en g�n�ral plus prononc�e dans les doigts des premi�res mains que dans ceux des derni�res (figure 4 en annexe). Les premi�res mains sont en g�n�ral les plus avanc�es sur le plan physiologique (IRFA, 1991).

La teneur en mati�re s�che par rapport au poids frais croit jusqu'� 1000�C dans la -pulpe' puis baisse constamment (figure 5 en annexe). Il n'a pas �t� observ� de modification particuli�re dans la peau avant 1000�C, le taux de mati�re s�che chute audel�. figure 6 en annexe).

La duret� de la pulpe mesur�e directement au niveau des carpelles sur la section transversale m�diane des doigts, � l'aide d'un p�n�trom�tre arbal�te (embout 6 mm de diam�tre). croit jusqu'�. 900�C puis baisse (figure 7 en annexe),

Le rapport des poids pulpe sur peau croit continuellement (figure � en annexe), indiquant une augmentation plus rapide du poids de la pulpe par rapport � celle de peau.

L'indice r�fractom�trique (% brix) et l'acidit� de la pulpe sont sensiblement constants jusqu'�. 1100�C. Les valeurs � 1200�C sont plus elev�es indiquant probablement une amorce de maturation 3. ce stade de r�colte tr�s avance (figures 9 et 10 en annexe),

VIII. 2. Description des stockages effectues

VIII.2.1. Influence du stade de r�colte sur la dur�e de conservation, aspect et �tat des fruits (qualit� perte de poids)

A/ Durre de conservation

Les plantains sont pour un lot, maintenus � la temp�rature ambiante (24 � 27�C' hygrom�trie moyenne 80%) sous un hangar a�r� et au froid (12�C. hygrom�trie 80%). Les manipulations sont r�alis�es de mani�re � �viter ou r�duire autant que possible l�s chocs avec arrachage ou cassure de doigts, On pr�sente dans les figures 11 a et b en annexe, les �volutions des r�gimes verts restant.

Les possibilit�s de conservation diminuent au fur et mesure que le d�lai de r�colte augmente,

Nous n'avons pas observ� de diff�rences notables dans les dur�es de vie verte entre les r�gimes entiers et ceux qui sont d�coup�s et conserv�s dans des caisses a�r�es.

Les dur�es de stockage au froid sont sensiblement le double de celles obtenues � temp�rature ambiante, dans les conditions de l'exp�rimentation. Ce r�sultat serait en accord avec la r�gle du Q10 selon laquelle on double la vitesse d'une r�action chimique lorsque la temp�rature du milieu est augment�e de 10�C (HELLER, 1969). tes tests � temp�rature ambiante ont �t� men�s � 24-27�C, c. qui correspond � une �levation de chaleur d'environ 10�C par rapport � la conservation au froid.

B/ Aspect des fruits

L'aspect frais ou fan� influence le prix du plantain (cf. Vl.2 et VII.3). L'�tat des fruits (brillant, pale, "fan�", teint sale) au cours des stockages est indiqu� sur les figures lia et b en annexe. On passe progressivement d'un produit � I' aspect frais, brillant au d�part, � une denr�e de pr�sentation pale, terne puis d'apparence "sale" au fur et � mesure que se prolonge le stockage.

On peut d'ailleurs se rendre compte pour des stades de r�colte trop pr�coces, cas du cultivar French sombre cueilli bien nettement en dessous de 800�C {non pr�sent� ici), que l'aspect terne ou fan� des doigts apparait plus t�t. Lorsque les fruits sont trop peu remplis et que les doigts sont mous et quelque peu creux quand on exerce avec les doigts une forte pression sur deux faces lat�rales (test d'ailleurs tr�s couramment utilis� par les acteurs de la fili�re comme moyen pour Juger la maturit� physiologique � la r�colte), ils ont tendance � se r�tracter plus rapidement. sous l'effet de la chaleur et de la d�shydratation. Le ph�nom�ne est tr�s apparent sur les places de march�.

On doit pr�ciser que si les courbes 11 a et b traduisent seulement les taux de fruits encore verts. les indications: brillant, p�le, "fan�" ou "sale" d�crivent l'�tat g�n�ral de tous les plantains pr�sents au moment o� s'effectue l'observation. donc l'ensemble des fruits quelque soit leur degr� de maturation.

C/ Etat des fruits

- Qualit�

Dans son �tat physiologique normal, le r�gime vert cueilli aux stades habituels de r�colte pour la consommation que l'on rencontre dans la fili�re. est appel� � m�rir, de pr�f�rence � bien m�rir" pour satisfaire le go�t du consommateur.

Pour chaque stade de r�colte, on rel�ve sur la pulpe des doigts murs. le % brix, l'acidit� et le taux de mati�re s�che. On sait que dans certaines conditions de conservation au froid. il peut se produire des perturbations m�taboligues qui conduisent � une �volution anormale du fruit vers la pleine maturation. Au cours des tests. on a constat� dans le cas des plus longs s�jours au froid (au-dessus de 30 jours), des mauvaises �volutions de la coloration de la peau vers le jaune homog�ne (pr�sence fr�quente de plages sombres) (NGALANI, 1986).

Ces modifications de l'aspect du doigt lorsque la conservation se prolonge, sont de nature � faire baisser s�rement la valeur marchande du plantain, au vu des observations r�alis�es sur les lieux de vente (cf. Vl.2), et peut-�tre � entrainer son rejet par les consommateurs.

Les taux de mati�re s�che des fruits murs baisse entre les stades 800 et 1200�C. A temp�rature ambiante, ils sont sup�rieurs � ceux mesur�s pendant la conservation au froid (figure 13 en annexe); il en est de m�me pour le % brix (�volution plus rapide de l'amidon en sucres, figure 14)

L'acidit� reste sensiblement constante pour chaque mode de conservation, � temp�rature ambiante elle est plus �lev�e qu'au froid (figure 15 en annexe).

Tableau 12: Quelques caract�ristiques de la pulpe m�re pendant la conservation � temp�rature ambiante et au froid.

Mode de conservation Temp�rature ambiante Froid  
% mati�re s�che 900�C 1200�C 36,9 36,9 36 33,3
% brix 900�C 1200�C 30.9 34 28,5 28,5
Acidit� (�quiv./1) X 10 900�C 1200�C 0,77 0,800,45 0.48 0.48

- Perte de poids

La perte de poids est peu accentu�e en d�but de stockage quand tous les fruits sont encore bien verts.

On peut estimer dans le contexte actuel. que 10 jours apr�s la r�colte. les r�gimes destin�s � la commercialisation et arriv�s au march� urbain' sont tous pratiquement �coul�s. soit � leur meilleur prix, soit en solde (cf. VII.3).

Dix jours apr�s la r�colte (fruits cueillis � la somme thermique 900�C), les plantains au froid p�sent encore environ 99X de leur poids initial contre sensiblement 92 � 94% � temp�rature ambiante.

On a pr�sent� dans le cas des r�coltes au stade somme thermique 1200�C, I'�volution de. quantit�s de fruits verts restant et des fruits m�rs apparus (fr�quence de formation dans la figure 12 a en annexe, �t les pertes de poids (fruits verts plus m�rs. figure 12 b en annexe).

Dans le circuit de commercialisation, il est fort probable que la perte de poids soit au maximum de l'ordre de 6 � B % entre la r�colte et le d�chargement au marche urbain (3 � 5 Jours de collecte). Mais on doit le rappeler. I'instrument de pes�e n'est pas utilis�e dans la fili�re traditionnelle du plantain.

VIII.2.2.. influence du d�lai entre la r�colte et le passage au froid (12 ) d'une part. et du froid imm�diat suivi de passage � la temp�rature ambiante (24 � 27�C) d'autre Part.

Nous avons essay� de nous placer dans 2 types de figures:

- dans le premier cas, apr�s la r�colte, les plantains subissent. diverses op�rations (ex. collecte puis transport) de dur�es variables) avant la mise au froid

- dans le deuxi�me cas' le dispositif du froid est aussit�t utilis� apr�s la r�colte. �.

Les tests sont men�s � deux stades extr�mes de r�colte. 900�C et 1200�C (le stade 900C a �t� pr�f�r� � 800C � cause de la taille et. du niveau de remplissage peu avanc� du dernier qui rappelle plut�t une situation accidentelle (exemple r�gimes maigres obtenus � partir de bananiers tombes sous l'action du vent, ou de la tornade).

A/ Influence du d�lai entre la r�colte et 18 passage au froid

Les plantains sont introduits au froid (12�C) apr�s avoir s�jurn� 2.4 et fi jours � temp�rature ambiante. On constate (figures 16 et 18 en annexe) que plus le passage au froid est rapide apr�s la r�colte et plus la proportion de doigts encore verts reste �lev�e dans le temps pendant que se d�roule la conservation.

Nous pr�cisons dans le tableau 13. les d�lais entre l'introduction de chaque lot au froid et l'apparition des premiers doigts m�rs.

Tableau 13: D�tais d'apparition des premiers doigts m�rs apr�s passage au froid (en jours).

D�lais r�colte-passage au froid 2 4 6
Somme thermique 900�C 16 12 9
Somme thermique 1200�C 8 5 3

Les teneurs en mati�re s�che. les indices r�fractom�triques et les acidit�s des doigts m�rs sont voisins � l'int�rieur de chacun des 3 lots (tableau 14).

Tableau 14: Quelques caract�ristiques de la pulpe m�re au cours de la conservation au froid en diff�r�.

D�lais r�colte-passage au froid (jours) 2 4 6
900�C

% mati�re s�che 1200�C

36,6

35

36,7

35

36,5

34,8

900�C

% brix 1200�C

28, 8

29,2

30,9

31

29,8

30,3

Acidit� (�quiv./litre) X 10 0,48

0.47

0.48

0,48

0.48

0,47

B/ Influence du froid imm�diat. suivi de passage � temp�rature ambiante

Apr�s la r�colte les plantains sont rapidement conserv�s au froid pendant 7, 14, 21 jours, puis expos�s � la temp�rature ambiante. On a constat� que la totalit� des doigts pour chacun des groupes de 3 lots a m�ri au bout de la m�me dur�e: 38 � 89 jours apr�s la r�colte, (Somme thermique 900�C) et 25 � 29 jours (somme thermique 1200�C). respectivement figures 17 et 19 en annexe.

Tableau 15: D�lais entre le passage � la temp�rature ambiante et l'apparition des premiers doigts m�rs (en jours).

Dur�es d'exposition pr�alable au froid 7 14 21
Somme thermique 900�C 5 6 4
Somme thermique 1200�C 2 2 2

Les valeurs plus �lev�es (mati�re s�che. brix et acidit�) semblent indiquer une meilleure �volution de la maturation lors du passage � la temp�rature ambiante. pour les 3 dur�es d'exposition pr�alables au froid mises en oeuvre (tableau 16).

Tableau 16: Caract�ristiques de la pulpe m�re au cours de la conservation � temp�rature ambiante, avec s�jour pr�alable au froid.

Dur�es d'exposition pr�alable au froid (jours 7 14 21
900�C
% mati�re s�che 1200�C
39,1

38,5

39,1

38

39,1

38

900�C
% brix 1200�C
31,4

34

31,2

34

31

33,8

900�C
1200�C
Acidit� (�quiv./litre) X 10
0,84

0,85

0,84

0,85

0,72

0,80


Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante