Back to Home Page of CD3WD Project or Back to list of CD3WD Publications

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante


Blian et perspectives de diffusion de la ma�siculture en zone de savane d'Afrique de l'Ouest

Jean-Louis FUSILLIER
D�partement des cultures annuelles, CIRAD, Montpellier, France

R�sum�. L'expansion du ma�s est intervenue � la fois dans son aire de culture traditionnelle, la zone de savane m�ridionale, et par diffusion vers le nord, en substitution au mil-sorgho qui constituait alors la c�r�ale principale. La diffusion du ma�s n'appara�t toutefois pas g�n�ralis�e � l'ensemble de la zone de savane d'Afrique de l'Ouest; elle accompagne g�n�ralement l'expansion du cotonnier. Les caract�res de productivit� et de pr�cocit� du ma�s ont motiv� l'int�r�t des producteurs, bien que le ma�s soit davantage risqu� que le mil-sorgho du fait de sa sensibilit� � la s�cheresse. Les soci�t�s d'encadrement du cotonnier ont encourag� la diffusion du ma�s au Mali, S�n�gal, Cameroun et C�te-d'Ivoire en le recommandant comme plante de rotation du cotonnier. Les actions d'intensification de la ma�siculture (promotion des semences am�lior�es et des engrais) ont abouti � des r�sultats limit�s, � l'exception notable du Mali. L'appui � l'�quipement des exploitations en mat�riel de culture attel�e appara�t comme la contribution la plus importante des soci�t�s cotonni�res au d�veloppement du ma�s. Le d�sengagement des soci�t�s cotonni�res de l'appui aux c�r�ales et la baisse de la r�mun�ration du coton pour les producteurs posent probl�me. La poursuite de la dynamique ma�sicole va d�pendre d'une part de la capacit� de nouveaux op�rateurs � prendre en charge les fonctions d'appui assur�es jusqu'ici par les soci�t�s cotonni�res, d'autre part de la capacit� des producteurs � financer l'intensification du ma�s, et de fa�on partielle l'�quipement des exploitations, par des ventes de ma�s. Ceci suppose un �largissement du march� du ma�s.

L'approvisionnement en c�r�ales est une pr�occupation majeure en Afrique de l'Ouest. L'attention est surtout focalis�e sur la croissance tendancielle des importations de riz et, en corollaire, sur la d�faillance de la production rizicole malgr� de co�teux investissements dans des am�nagements hydrauliques. Ce probl�me rizicole tend � masquer une dynamique positive au sein du secteur c�r�alier: le remarquable d�veloppement de la production de ma�s. Selon les donn�es de la FAO, la production de ma�s se serait �lev�e durant la p�riode 1974-1991 au rythme de 8,6 % par an dans les pays sah�liens (o� le ma�s �tait initialement peu pr�sent) et de 4,7 % par an dans les pays c�tiers (o� le ma�s est traditionnellement cultiv�). Ces taux sont nettement sup�rieurs � la croissance d�mographique qui avoisine les 3 % par an. Ils contrastent �galement avec l'accroissement de la production c�r�ali�re globale, de 3,3 % seulement dans les pays sah�liens et de 2,1 % dans les pays c�tiers.

On tentera en premier lieu de pr�ciser l'importance actuelle de la ma�siculture dans la zone de savane, principale aire de culture des c�r�ales, et les effets de cette expansion sur les syst�mes de culture. On examinera ensuite les bases de la dynamique ma�sicole: les qualit�s intrins�ques de la plante, les conditions de l'environnement �conomique et institutionnel. Enfin, on abordera les contraintes qui p�sent sur le d�veloppement futur du ma�s.

La production de ma�s estim�e par la FAO est la suivante (en milliers de tonnes)

  1974-1977 1988-1991
Pays sah�liens (du S�n�gal au Tchad) 211 667
Pays c�tiers (de la C�te-d'Ivoire au Nig�ria) 1 920 3 636

Des dynamiques diff�renci�es

Une approche statistique de l'�volution des productions c�r�ali�res et de leurs composantes (surfaces, rendements) bute classiquement sur le manque de fiabilit� des donn�es diffus�es par les administrations nationales ou la FAO. Le fait que l'on soit en pr�sence d'une production principalement autoconsomm�e dans les exploitations accro�t la difficult� de l'estimation. Ainsi, les donn�es de la FAO sur le ma�s ne paraissent significatives qu'� un niveau suffisamment agr�g� (r�gion regroupant plusieurs pays) et en dynamique de longue p�riode (10 � 20 ans). En restant � un niveau national, on constate parfois des �carts extr�mes entre les sources, qui �tent toute cr�dibilit� � une analyse quantitative.

Pour cerner les �volutions � un niveau sous-r�gional, une approche comparative de situations locales semble plus pertinente. On a pu rassembler des donn�es diachroniques d'assolement sur 10 terroirs. Ces derniers ne couvrent �videmment pas toute la diversit� de la zone de savane o� le ma�s se trouve adapt� au climat (pluviom�trie sup�rieure � 800 mm); toutefois, leur dispersion g�ographique permet de nuancer le ph�nom�ne d'expansion du ma�s souvent consid�r� comme g�n�ralis� � l'ensemble de la zone de savane.

On a caract�ris� la dynamique ma�sicole selon le crit�re de la place revenant au ma�s dans la sole c�r�ali�re. Une question importante est en effet celle de la substitution du ma�s au mil-sorgho. La surface sem�e en c�r�ales est g�n�ralement dict�e par le souci d'assurer l'autosuffisance de l'exploitation en tenant compte d'un al�a climatique tr�s important (les c�r�ales sont, rappelons-le, essentiellement cultiv�es en pluvial). La sole c�r�ali�re �tant ainsi fix�e selon les besoins vivriers de la famille (une norme de 250 kg de c�r�ales par personne est couramment admise), c'est � propos du choix de la c�r�ale (ma�s, mil, sorgho, plus rarement riz pluvial car ce dernier est davantage exigeant en eau) que s'exerce l'arbitrage du producteur. Trois dynamiques se distinguent.

Diffusion du ma�s et marginalisation du mil-sorgho

Dans les deux terroirs du nord de la C�te-d'Ivoire, repr�sentatifs de deux situations contrast�es en mati�re de niveau de m�canisation et de diffusion du cotonnier, on constate un m�me mouvement d'expansion du ma�s en culture pure. Le mil-sorgho �tait

Le terroir du Burkina Faso (Kourouma), plus au nord, est situ� dans la zone de culture traditionnelle du sorgho o� intervient maintenant une substitution du ma�s. Ce terroir pr�sente une particularit�: la m�canisation des exploitations y est bien avanc�e, la motorisation interm�diaire (tracteurs de faible puissance) a notamment �t� introduite au d�but des ann�es 1980. Les exploitations �quip�es en mat�riel de culture attel�e ou motoris�e privil�giant le ma�s dans leur assolement, on trouve de fa�on logique une forte pr�sence du ma�s d�s 1984 (figure 1).

Diffusion limit�e du ma�s et maintien du mil-sorgho

Les terroirs concern�s - sud du Mali, centre-ouest du Burkina Faso, centre du Togo - appartiennent � l'aire de culture traditionnelle du sorgho (pluviom�trie comprise entre 800 et 1 200 mm). Le ma�s �tait initialement connu mais sa culture n'occupait qu'une place marginale. Elle �tait g�n�ralement cantonn�e aux �champs de case�(voisinage imm�diat des exploitations, b�n�ficiant d'un entretien particulier et cultiv� de fa�on continue). La diffusion du ma�s correspond � un d�placement de la culture au sein des terroirs: l'introduction en �plein champ�, domaine du mil-sorgho.

L'exemple du terroir de Daboura montre que la diffusion du ma�s atteint des zones tr�s septentrionales. On constate aussi que l'expansion du ma�s intervient parfois sous forme associ�e au sorgho et non en culture pure (un cas au sud du Mali et un cas au Togo). Le trait le plus marquant de l'�volution des syst�mes de culture est l'expansion du cotonnier; la diffusion du ma�s appara�t comme une dynamique connexe (figure 2).

Absence de diffusion du ma�s

Les trois terroirs concern�s - �Terres neuves� du S�n�gal oriental, nord du Togo, sud du Tchad recouvrent des situations contrast�es. Au S�n�gal oriental, il s'agit d'une zone d'immigration o� les disponibilit�s fonci�res restent abondantes. En 1974, lors de l'installation des agriculteurs migrants, sous l'�gide d'un projet, le cotonnier et le ma�s avaient �t� propos�s par l'encadrement. Le rejet du �paquet technique coton-ma�s� semble tenir, en premi�re analyse, � l'existence d'une alternative plus r�mun�ratrice: la culture de l'arachide.

Figure 1. Diffusion du ma�s et marginalisation du mil-sorgho.

Figure 2. Diffusion limit�e du ma�s et maintien de la pr�pond�rance du mil-sorgho.

Au nord du Togo, l'introduction du cotonnier n'a pas �t� non plus couronn�e de succ�s, mais cela tient � de toutes autres raisons. Le terroir examin� supporte une forte pression d�mographique entra�nant une d�gradation des sols. Pour couvrir les besoins vivriers, il est n�cessaire d'accorder une part croissante � la soie c�r�ali�re. La non-apparition du ma�s doit �tre mise en relation avec la faible fertilit� des sols et le bas niveau d'�quipement des producteurs. Le bassin cotonnier du sud du Tchad se caract�rise par les pratiques tr�s extensives des producteurs. L'absence de perc�e du ma�s serait � rapprocher du faible niveau d'intensification des c�r�ales (figure 3).

Figure 3. Absence de diffusion du ma�s.

Les crit�res d'adoption du ma�s

L'avantage du ma�s par rapport au mil-sorgho tient en premier lieu � son caract�re productif: donnant un rendement nettement sup�rieur, le ma�s permet� g�n�ralement une productivit� du travail plus �lev�e, m�me si sa culture exige une charge de travail sensiblement plus lourde que celle du mil-sorgho (le mil-sorgho pouvant s'accommoder d'un moindre entretien).

Le caract�re productif du ma�s ne se manifeste toutefois pleinement qu'en conditions d'alimentation hydrique et de fertilisation adapt�es, plus contraignantes que pour le mil-sorgho. Les besoins en eau du ma�s varient selon la dur�e du cycle de la vari�t�; en zone soudanaise, il est admis que 600 � 900 mm d'eau bien r�partis sont n�cessaires. Sensible la s�cheresse, le ma�s appara�t donc comme une culture risqu�e. La seconde moiti� des ann�es 1980 est marqu�e par une am�lioration de la pluviosit� en zone soudanaise; on peut se demander si ce ph�nom�ne climatique n'a pas jou� un r�le important dans l'extension du ma�s vers le nord. Le ma�s est �galement exigeant en mati�re de fertilit� du sol; il est bien connu que la sup�riorit� du rendement (lu ma�s sur celui du sorgho s'affirme avec une fertilisation croissante. On constate ainsi fr�quemment une utilisation diff�renci�e de l'espace au sein des terroirs, les meilleurs sols �tant affect�s au ma�s et les plus pauvres au mil-sorgho.

L'emploi de vari�t�s am�lior�es de ma�s contribue � renforcer la sup�riorit� du ma�s. Il est vrai que la mise au point de ces vari�t�s a b�n�fici� du capital scientifique accumul� au cours d'un si�cle de recherches dans les pays industriels.

La figure 4 pr�sente les �carts de rendement entre ma�s et mil-sorgho obtenus dans les exploitations encadr�es par les soci�t�s cotonni�res, pour chacune des ann�es de 1983 �1991. Le rendement du mil-sorgho plafonne entre 1 et 1,2 t/ha (syst�mes irrigu�s except�s). Par contre, celui du ma�s se situe le plus fr�quemment entre 1,5 et 2,5 t/ha. Il faut pr�ciser que la culture du mil-sorgho consid�r�e ici ne re�oit pratiquement jamais de fumure, alors que pour le ma�s, la proportion de la surface encadr�e b�n�ficiant d'une fertilisation varie fortement selon le pays et l'ann�e (quasi nulle au centre-sud du Togo, de 20 � 50 %, au S�n�gal, de 50 � 70 % au Mali). Le graphe nuance aussi le caract�re risqu� de la ma�siculture, puisque le rendement moyen (en pluvial) n'appara�t jamais inf�rieur celui du mil-sorgho, m�me durant les ann�es s�ches. L'espace de r�f�rence au Mali et au Burkina Faso (subdivision r�gionale) est s�rement trop �tendu pour bien cerner l'aspect risque.

La pr�cocit� de certaines vari�t�s de ma�s (cycle de 90 jours) constitue un autre avantage important dans la zone soudanaise o� la p�riode de soudure alimentaire et financi�re est difficile � traverser pour une majorit� de ruraux. L'int�r�t pour la pr�cocit� s'est trouv� renforc� dans une grande partie de la zone confront�e depuis les ann�es 1970 � un raccourcissement ou une plus grande instabilit� de la saison pluvieuse. Consomm� en �pi vert, le ma�s est souvent la plante de soudure privil�gi�e. La commercialisation du ma�s d�s le mois de septembre peut att�nuer la contrainte de tr�sorerie qui se pose souvent de fa�on aigu� dans l'attente de la recette du coton. Il existe bien des vari�t�s de sorgho pr�coces, mais leur diffusion reste limit�e pour deux raisons principales. D'une part, elles sont souvent confront�es � des probl�mes de moisissure des grains, les panicules �tant compactes. D'autre part, elles r�pondent mal aux exigences qualitatives des consommateurs attach�s aux vari�t�s traditionnelles.

Figure 4. Rendements en ma�s et mil-sorgho des exploitations cotonni�res, 1984-1992.

Le soutien institutionnel

L'appui des soci�t�s cotonni�res � la ma�siculture

On a constat� pr�c�demment que l'expansion du ma�s co�ncide g�n�ralement avec celle du cotonnier. Les soci�t�s d'encadrement du cotonnier ont en effet jou� un r�le essentiel dans la diffusion du ma�s au Mali, au Cameroun et dans une moindre mesure en C�te-d'Ivoire et au S�n�gal. Dans ces pays, les soci�t�s cotonni�res, sous contr�le public, se sont vues confier une mission de d�veloppement des principales cultures de leur zone d'intervention qui couvre la majeure partie de la zone de savane (� pluviom�trie sup�rieure � 800 mm). Cela permettait en effet d'utiliser au co�t marginal l'important dispositif d'encadrement mis en place pour la culture cotonni�re, h�rit� de la p�riode coloniale.

Les c�r�ales �tant la base des syst�mes de culture, leur intensification constituait un volet essentiel, g�n�ralement lanc� � la fin des ann�es 1970. L'accroissement de la productivit� sur les c�r�ales r�pondait �videmment au souci des pouvoirs publics d'am�liorer l'approvisionnement des march�s urbains, voire d'int�grer les paysans dans une �conomie marchande nationale. Pour les soci�t�s cotonni�res dont l'objet central restait la promotion du cotonnier, une plus grande efficacit� de la production c�r�ali�re pr�sentait l'int�r�t d'autoriser une mobilisation de ressources suppl�mentaires en terre et en travail sur le coton sans compromettre la s�curit� alimentaire des exploitations. Les actions d'intensification des c�r�ales ont �t� dans une tr�s large mesure focalis�es sur le ma�s, compte tenu de ses potentialit�s productives. Ainsi, le ma�s a �t� recommand� comme plante de rotation du cotonnier, voire parfois impos�, l'acc�s � la culture cotonni�re �tant alors conditionn� par l'introduction d'une sole ma�s.

L'appui � la ma�siculture a recouvert de nombreux domaines, de fa�on diff�renci�e selon les p�riodes et les pays:

Pour les quatre pays susmentionn�s, les soci�t�s cotonni�res avaient pratiquement l'exclusive de l'encadrement des c�r�ales et de la distribution des intrants en zone de savane, au moins jusqu'en 1992. Les r�alisations de ces soci�t�s constituent donc de bons indicateurs du niveau d'intensification de la ma�sicuIture.

La distribution des intrants et le niveau d'intensification

Les semences constituent un intrant de premi�re importance, le facteur vari�tal �tant d�cisif pour le rendement. Paradoxalement, les soci�t�s cotonni�res ont assur� une diffusion limit�e de semences, � l'exception de la CIDT de C�te-d'Ivoire jusqu'en 1988 (figure 5). L'explication avanc�e est la faiblesse de la demande exprim�e par les producteurs. Il s'agit en effet de vari�t�s � pollinisation ouverte et les producteurs ont pr�f�r� en assurer eux-m�me le renouvellement. Cependant, les quantit�s diffus�es sont loin d'�tre suffisantes pour �viter une d�rive vari�tale, un retour � la puret� vari�tale �tant g�n�ralement consid�r� comme n�cessaire apr�s 4 � 5 ann�es. Le co�t des semences ne para�t pas �tre en cause, leur prix unitaire repr�sentant 2 � 4 fois celui du ma�s. Au cours des ann�es 1989-1991, les soci�t�s cotonni�res semblent avoir abandonn� la livraison de semences de ma�s, leur rapport d'activit� n'en faisant plus mention. Or, il n'est pas certain qu'une rel�ve ait �t� assur�e par des op�rateurs priv�s.

Figure 5. Semences de ma�s am�lior�es livr�es par les soci�t�s cotonni�res.

La distribution d'engrais est �galement un volet fondamental, sachant que l'expression de la potentialit� productive du ma�s suppose une bonne fertilit�. Les r�alisations sont tr�s in�gales selon les pays. L'indicateur disponible est la surface en �ma�s encadr� recevant des engrais, la dose �pandue pouvant� certes �tre variable (figures 6, 7, 8 et 9).

Au S�n�gal et au Cameroun, l'utilisation des engrais appara�t limit�e (moins de 10 000 ha en 1991) du fait d'abord de la faible extension de la surface en ma�s encadr�. On constate une progression rapide de la surface avec engrais au S�n�gal, contrairement au cas du Cameroun o� les engrais ont pourtant �t� subventionn�s et fournis � cr�dit jusqu'en 1991.

Le sud du Mali et le nord de la C�te-d'Ivoire constituent de grandes zones ma�sicoles, avec respectivement pr�s de 100 000 ha en ma�s encadr� actuellement (dont un tiers cultiv� en association avec le sorgho au Mali). Leur niveau d'intensification est contrast�.

En C�te-d'Ivoire, l'utilisation des engrais sur le ma�s n'appara�t pas attrayante pour les producteurs; seulement 15 % de la surface encadr�e re�oit des engrais (hormis les d�tournements peut �tre non n�gligeables de l'engrais pour cotonnier sur le ma�s) et cette proportion est en stagnation. Parmi les facteurs explicatifs, on trouve la relative abondance de terres qui permet encore un recours � la jach�re pour renouveler la fertilit�. De fa�on plus d�cisive intervient la rentabilit� incertaine des engrais en raison des difficult�s de commercialisation du ma�s, les d�bouch�s que repr�sentent les villes du Sud ayant �t� capt�s par une production situ�e en zone foresti�re. Enfin intervient aussi la contrainte de tr�sorerie des producteurs lorsque les engrais du ma�s sont c�d�s au comptant.

Au Mali, la progression du ma�s fertilis� est remarquable; on serait pass�, selon la CMDT, de 10 000 ha avec engrais en 1980 � 70 000 ha en 1992. La fumure organique est �galement r�pandue; 45 000 ha en auraient b�n�fici� en 1992. L'adoption de l'engrais a �t� initialement facilit�e par l'action de collecte du ma�s engag�e par la CMDT, pour le compte de l'office c�r�alier, et �pisodiquement par une l�g�re subvention aux engrais. Le niveau de prix auquel �tait garanti l'�coulement de la production de ma�s rendait l'utilisation des engrais tr�s rentable. Comme le montre la figure 10, 400 kg/ha de ma�s suffisaient pour couvrir la charge des engrais (avec une dose sensiblement moindre que celle recommand�e).

La liaison entre l'utilisation des engrais et les rapports de prix ma�s/engrais n'est toutefois pas �vidente. Le tassement de la surface en ma�s totale et avec engrais, constat� en 1986-1987, tient sans aucun doute � la rupture du contexte �conomique. En 1986 intervient en effet la lib�ralisation du march� c�r�alier qui conduit la CMDT � abandonner la collecte du ma�s, entra�nant une grande incertitude sur le prix du ma�s. Par ailleurs, le prix de l'engrais conna�t une forte hausse. La reprise de l'utilisation des engrais sur ma�s en 1988 est vraisemblablement stimul�e par le retournement � la baisse du prix de l'engrais. Cette baisse, dont le caract�re in�dit amplifie surement les effets, est rendue possible par une r�duction de la marge pr�lev�e par la CMDT. De 1990 � 1992, on constate paradoxalement une �volution du prix relatif ma�s/engrais d�favorable aux ma�siculteurs et une forte expansion du recours aux engrais. il est pourtant bien hasardeux d'attendre de l'�pandage d'engrais un gain de rendement en ma�s de plus de 500 kg/ha. Une r�action probable des producteurs est la r�duction des doses d'engrais; une enqu�te r�alis�e en 1993 enregistre en effet un niveau de fertilisation tr�s inf�rieur aux recommandations de la CMDT. Il s'av�re aussi que l'affectation de l'engrais du cotonnier sur le ma�s, non pris en compte dans les statistiques courantes de la CMDT est une pratique fr�quente. Cette derni�re tient au fait que seul l'engrais du cotonnier b�n�ficie d'un r�glement � cr�dit. Cela souligne l'importance de la contrainte de tr�sorerie; l'engrais du cotonnier est souvent pr�f�r� alors qu'il co�te 15 % plus cher que l'engrais pour c�r�ales.

Figure 6. Superficie en ma�s encadr�e par la CMDT (Mali) selon le mode de fumure.

Figure 7. Superficie en ma�s encadr�e par la CIDT (C�te-d'Ivoire) selon le mode de fumure.

Figure 8. Superficie en ma�s encadr�e par la SODEFITEX (S�n�gal) selon le mode de fumure.

Figure 9, Superficie en ma�s encadr�e par la SODECOTON (Cameroun) selon le mode de fumure.

Figure 10 Utilisation des engrais et rapport de prix ma�s/engrains au sud du Mali.

Le niveau d'utilisation des engrais se diff�rencie essentiellement selon les crit�res de dimension et d'�quipement des exploitations; l'emploi des engrais augmentant avec la dimension. Les plus grandes exploitations sont justement celles qui r�servent la plus grande part au cotonnier, on peut donc penser que les engrais pour le ma�s sont encore largement financ�s par les recettes du coton.

La diffusion des herbicides, lanc�e plus r�cemment que celle des engrais, est encore limit�e. Son d�veloppement est tr�s rapide au Mali et en C�te-d'Ivoire o� l'on est pass� en moins de dix ans de quelques milliers d'hectares de ma�s d�sherb� �, respectivement, 35 000 et 20 000 ha (figure 11).

Figure 11. Superficie encadr�e en ma�s avec herbicide.

La CMDT recommande 100 kg de complexe 15-15-15 et 150 kg d'ur�e. Or, une enqu�te aupr�s d'un �chantillon repr�sentatif de parcelles de ma�s de la zone CMDT enregistre les pratiques suivantes (GIRAUDY, 1993):

  Dose moyenne(kg/ha) Fr�quence(% du total des parcelles)
Complexe c�r�ales 15.15.15 46 38
Ur�e 72 60
Complexe coton 12.22.14.7.1 21 17

Utilisation des engrais selon le niveau d'�quipement des exploitations en pourcentage du total des parcelles de ma�s de chaque type d'exploitation (GIRAUDY, 1993):

  Exploitations Exploitations sans attelage avec attelage(s)
Complexe c�r�ales ou coton 23 % 60%
Ur�e 40 % 70 %

Au Mali, l'emploi des herbicides appara�t surtout li�, selon la CMDT, aux trois crit�res suivants: l'emploi des engrais, l'�quipement de l'exploitation, la dimension de la parcelle de ma�s 6. On constate en effet que les parcelles recevant moins de 100 kg/ha d'engrais ne sont pratiquement jamais d�sherb�es chimiquement. Les exploitations concern�es sont, de fa�on privil�gi�e, celles qui disposent d'�quipement de culture attel�e. Enfin, les plus grandes parcelles b�n�ficient beaucoup plus fr�quemment d'herbicide. Cela confirme l'opinion selon laquelle le recours � l'herbicide, permettant de desserrer la contrainte de main d'oeuvre importante qui se pose au niveau du sarclage, entre dans une strat�gie d'extension de la surface cultiv�e et non d'intensification.

Le rendement obtenu en ma�s constitue un indicateur synth�tique du niveau d'intensification. On trouve un niveau de rendement sup�rieur au S�n�gal et au Cameroun (figure 12), ce qui s'explique par la faiblesse des surfaces concern�es.

Figure 12. Rendement en ma�s des exploitations encadr�es par les soci�t�s cotonni�res.

Facteurs de l'utilisation de l'herbicide sur les parcelles de ma�s (GIRAUDY, 1993)

  Dose d'engrais �pandue en kg/ha
  0 <50 50 � 100 >100
Fr�quence des parcelles avec herbicide 1 % 4% 10% 30%
Nombre d'attelages de l'exploitation
0 1 2 >3
Fr�quence des parcelles avec herbicide 8% 15% 20% 17%
Dimension de la parcelle en ha
<1 1 � 2,5 >2,5  
Fr�quence des parcelles avec herbicide 8% 28% 34%  

Au Cameroun, la d�finition du ma�s �encadr� est restrictive; il s'agit du seul ma�s cultiv� avec des semences am�lior�es et des engrais.

Au Mali et dans une moindre mesure, au S�n�gal, l'objectif d'intensification de la ma�siculture a bien �t� atteint; on note une �l�vation des rendements en ma�s encadr�, parall�lement � une expansion de la surface encadr�e. En C�te-d'Ivoire en revanche, on enregistre une baisse significative du rendement; cette derni�re est s�rement � rapprocher de la faible utilisation des engrais. On peut toutefois consid�rer que les rendements en ma�s dans les exploitations non encadr�es sont� inf�rieurs, donc que la diffusion de l'encadrement des soci�t�s cotonni�res a bien permis une augmentation du rendement moyen pour l'ensemble de la zone de savane.

L'appui � la m�canisation des exploitations

Il s'agit certainement de la contribution la plus importante des soci�t�s cotonni�res pour la diffusion du ma�s. Les soci�tes cotonni�res ont apport� formation et cr�dit aux �quipements, et la culture du coton a g�n�ralement couvert seule, le remboursement de l'investissement. La culture attel�e a emport� un grand succ�s car elle permettait d'am�liorer la productivit� du travail tout en confortant la strat�gie paysanne la plus commune d'extension des cultures. Le ma�s en tant que plante de rotation privil�gi�e du cotonnier a pleinement b�n�fici� de l'�quipement des exploitations, comme le montrent les figures 13, 14, 15 et 16. On note que la CMDT du Mali consid�re comme surfaces de ma�s �encadr�es�, celles qui sont labour�es m�caniquement. En C�te-d'Ivoire, la d�finition est la plus large (ma�s des exploitations cotonni�res) et la culture manuelle tient encore autant d'importance que la culture attel�e.

La motorisation interm�diaire - avec tracteurs de faible puissance - introduite � la fin des ann�es 70, n'a connu qu'une diffusion tr�s limit�e. Son expansion est stopp�e d�s les ann�es 1986-1989 du fait d'une rentabilit� incertaine, l'investissement �tant ici trop lourd pour �tre r�cup�r� sur la seule recette du coton. De ce fait, la culture motoris�e du ma�s reste marginale, m�me si le ma�s constitue la c�r�ale privil�gi�e dans l'assolement des exploitations motoris�es.

La commercialisation et la transformation du ma�s

Les soci�t�s cotonni�res se sont int�ress�es � la commercialisation du ma�s dans une double perspective.

Il s'agissait d'abord de faire en sorte que la ma�siculture procure une r�mun�ration suffisante pour financer les intrants recommand�s. Par ailleurs, assurer la collecte du ma�s devait faciliter le recouvrement du cr�dit aux intrants. On trouvait g�n�ralement comme partenaire des soci�t�s cotonni�res, � l'aval, un organisme public du type office c�r�alier. Seule la CMDT a en fait collect� des quantit�s cons�quentes: jusqu'� 8 000 t en 1982 et 1985. Les autres collectaient annuellement moins de 1 000 t. La mise en œuvre des politiques de lib�ralisation du commerce c�r�alier suite � la crise des finances publiques dans la seconde moiti� des ann�es 1980, a amen� les soci�t�s cotonni�res � abandonner la collecte du ma�s. La fonction de collecte a parfois �t� transf�r�e avec succ�s � un niveau local � des groupements de producteurs initialement constitu�s autour du coton.

Au S�n�gal, au Mali et au Cameroun, les soci�t�s cotonni�res sont intervenues dans le domaine de la transformation du ma�s. La mouture manuelle du ma�s pr�sente une plus grande p�nibilit� que celle du mil et sorgho. Cette contrainte s'av�rant un obstacle majeur � la diffusion du ma�s, les soci�t�s cotonni�res ont particip� � l'�quipement des villages en moulins artisanaux. Au S�n�gal et au Mali, elles ont �galement apport� une assistance � des associations villageoises g�rant des unit�s de transformation semi-industrielles (les �mini-minoteries�).

Une dynamique confront�e � deux d�fis

Les soci�t�s cotonni�res sont confront�es depuis la fin des ann�es 1980 � une s�v�re baisse des cours du coton sur le march� international. Pour enrayer leurs d�ficits financiers, elles sont amen�es � recentrer leurs activit�s sur la seule production cotonni�re. Ainsi, les cultures vivri�res doivent supporter une r�duction consid�rable de l'appui en mati�re de vulgarisation de techniques, de cr�dit aux intrants, voire de logistique de distribution des intrants. Or, la rel�ve de ces fonctions essentielles est encore probl�matique. Le secteur priv� est peu d�velopp� et son intervention risque d'�tre limit�e aux seules zones les plus accessibles et les plus rentables, d�laissant une grande partie du milieu rural. Un secteur associatif de type groupements de producteur est en voie d'�mergence, mais se trouve confront� � un manque de repr�sentants form�s.

La crise cotonni�re se traduit au niveau des producteurs par une r�duction de la marge cotonni�re. En procurant une r�mun�ration d�croissante, la culture cotonni�re peut de moins en moins couvrir les charges d'intensification des autres cultures. La diffusion du ma�s � l'avenir devrait certainement s'inscrire dans une dynamique d'intensification; on a vu que l'avantage du ma�s par rapport aux autres c�r�ales r�side surtout dans sa r�ponse productive �lev�e � l'intensification. Il est n�cessaire que le ma�s b�n�ficie de d�bouch�s commerciaux �largis pour que sa culture finance ses propres charges d'intensification. L'�troitesse du march� du ma�s est soulign�e par la faiblesse de la part de la production de ma�s qui est commercialis�e: une enqu�te de la CMIDT du Mali l'�value � 20 % en 1992 dans la r�gion de Koutiala, qui figure pourtant parmi les plus avanc�es �conomiquement. Les exp�riences de transformation semi-industrielle du ma�s visant � accro�tre les d�bouch�s en proposant aux m�nag�res une farine toute pr�te n'ont pas �t� couronn�es de succ�s. Au Mali, un march� de 400 t seulement a pu �tre capt�, ce qui ne repr�sente que 10 % de la capacit� de production install�e.

Figure 13. Superficie encadr�e en ma�s par la CMDT (Mali) selon le mode de pr�paration du sol.

Figure 14. Superficie encadr�e en ma�s par la CIDT (C�te-d'Ivoire) selon le mode de pr�paration du sol.

Figure 15. Superficie encadr�e en ma�s par la SOFITEX (Burkina Faso) selon le mode de pr�paration du sol.

Figure 16. Superficie encadr�e en ma�s par la SODECOTON (Cameroun) selon le mode de pr�paration du sol.

Il r�sulte de cette �troitesse du march� une grande instabilit� des prix, la demande solvable �tant relativement rigide alors que l'offre se trouve soumise � des fluctuations consid�rables li�es aux al�as climatiques. L'�largissement des d�bouch�s devrait �galement contribuer � r�duire l'instabilit� des prix.

Au del� du probl�me de d�bouch� et d'obtention d'un prix r�mun�rateur pour le ma�s, les producteurs subissent dans leur majorit� une tr�s forte contrainte de tr�sorerie, renforc�e depuis la baisse de la marge du coton. L'acc�s � un cr�dit pour les intrants est une condition indispensable � la poursuite du mouvement d'intensification.

R�f�rences bibliographiques

AGEL C., YUNG J.-M., 1985. La fili�re ma�s au S�n�gal. Minist�re des Relations ext�rieures, 109 p.+ annexes.

BAR131ER B., 1993. Durabilit� des syst�mes agraires Mod�lisation technico-�conomique d'un village de la zone cotonni�re du Burkina Faso. Th�se de Master CIHEAM, 196 p.

BENHAMOU J., RAYMOND H., ZASLAVSKI J., 1983. Evaluation des fili�res coton et ma�s au Mali. Minist�re des Relations ext�rieures, 250 p.

BENOIT-CATIN M., KEBE D., 1992. Mod�lisation des �conomies locales ouest-africaines pour �valuer l'impact des mesures d'ajustement structurel: le cas du ma�s en zone cotonni�re du Mali. 29th EAAE Seminar, 8 p.

BENOIT M., 1977. Mutation agraire dans l'ouest de la Haute-Volta: le cas de Daboura. Cahiers ORSTOM, Sciences humaines, XIV(2):95-111.

BELEM P.C., 1985. Coton et syst�mes de production dans l'ouest du Burkina Faso. Th�se de Doctorat.

BIGOT Y., 1982. Le ma�s de rente dans l'extr�me nord de la C�te-d'Ivoire: opportunit�s de production, probl�mes de commercialisation. Montpellier, France, IRAT/CIRES.

BOUGHTON D., DE FRAHAN B.H., 1992. Agricultural research impact assessment: the case of maize technology adoption in southern Mali. IER, 58 p.

CIDT. Rapports annuels 1982 � 1991.

CIMMYT, 1991. CIMMYT, 1989-1990. R�alit� et tendances -Le ma�s dans le monde. Le potentiel ma�sicole de l'Afrique subsaharienne. CIMMYT, 71 p.

CMDT. Rapports annuels 1980 � 1992.

CMDT, 1989. Projet Mali Sud III. 13 volumes.

CMDT, 1992. Culture cotonni�re et autosuffisance alimentaire. Campagne 1991-1992.

CMDT, 1993. Etude des prix c�r�aliers en zones cotonni�res: le cas de la r�gion CMDT de Koutiala. 9 p. + annexes.

CMDT, GIRAUDY F., 1993. L'utilisation d'intrants sur les c�r�ales dans la zone Mali-Sud. 18 p.

CONTE S., FUSILLIER J.-L., 1993. Analyse �conomique de la fili�re ma�s au Cameroun. CAPP-USAID/FAC.

COSTE J., EGG J., 1991. Echanges c�r�aliers et politiques agricoles dans le sous-espace ouest (Gambie,

Guin�e, Guin�e-Bissau, Mali, Mauritanie, S�n�gal). INRA, IRAM, UNB/CILSS.

COUSINIE P., DJAGNI, 1989 � 1992. Rapports annuels -section d'agro-�conomie IRCT.

DELGADO et ai., 1987. La dynamique de la consommation et de la production de c�r�ales en Afrique de l'Ouest. S�minaire 15-17 juillet 1987. Dakar, S�n�gal, IFPRI/ISRA.

DUBOIS J.P., MILLEVILLE P., 1975. Op�ration Terres neuves. Projet pilote Koumpentoum-Maka. Etude d'accompagnement - rapport de fin de campagne 1974-1975. Dakar, S�n�gal, ORSTOM.

FAURE G., 1990. Pression fonci�re, mon�tarisation et individualisation des syst�mes de production en zone cotonni�re au Togo. Th�se de Doctorat en �conomie rurale.

FAURE G., 1992. Intensification et s�dentarisation des exploitations m�canis�es. Rapport annuel en agro�conomie, Campagne 1991-1992. INERA, 52 p.

FOK M., 1987. Un cas de recherche-d�veloppement en Afrique de l'Ouest, le projet ma�s en zone CMDT.

FREUD C., LEMOIGNE M., 1992. Projet de transformation artisanale des c�r�ales locales en zone Mali-Sud. Montpellier, France, CIRAD.

FUSILLIER J.-L., 1991. La fili�re ma�s en C�te-d'Ivoire. Un exemple d'adaptation spontan�e des appareils de production et de commercialisation � l'extension du march� int�rieur. Th�se de Doctorat en �conomie rurale. Universit� de Montpellier. 234 p.

KEBE DEMBA, 1989. Les relations agriculture-�levage et le devenir des syst�mes de production, Fons�bougou Sud-Mali. M�moire de DEA �Economie du d�veloppement agricole�, Montpellier. 64 p.+ annexes.

LE ROY X., 1992. Evolution des syst�mes agraires de deux communaut�s S�noufo du d�partement de Boundiali dans le nord de la C�te-d'Ivoire. ORSTOM, 26 p.

N'DIAME F., FALL A., 1989. Par quelle c�r�ale remplacer le riz? Quelques probl�mes de la culture du ma�s en Basse Casamance. Actes du Xe s�minaire d'�conomie et de sociologie, Montpellier, France,p. 443-453.

PERSOONS C., 1987. La m�canisation dans les exploitations agricoles d'un village du Mali-Sud: cons�quences �conomiques et sociales. M�moire de DAA, ENSAM, Montpellier, France, 70 p.+ annexes.

RAYMOND G., TCHILGUE Y., BELIAZI K., 1990. Enqu�te su suivi-�valuation 1989-1990. Trente villages zone soudanaise. ONDR/IRCT, 36 p.

SATEC, 1988. Etude de la fili�re ma�s au Nord-Cameroun. SODECOTON.

SILVESTRE A., MUCHNIK J., 1993. Quel regard sur la complexit� des innovations? La diffusion du ma�s au Nord-Cameroun. S�minaire CIRAD Innovations et soci�t�s, 13-16 septembre 1993, Montpellier, France, 18 P.

SODEFITEX. Rapports annuels.

SODECOTON. Rapports annuels d'activit�.

TERSIGUEL P., 1992. Boho-Kari, village Bwa. les effets de la m�canisation dans l'aire cotonni�re du Burkina Faso. Th�se de Doctorat de g�ographie. 528 p.


Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante