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Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

Contents — 19 sections
  1. Section 1
  2. Section 2
  3. PREFACE
  4. REMERCIEMENTS
  5. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  6. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  7. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  8. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  9. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  10. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  11. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  12. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  13. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  14. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  15. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  16. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  17. Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
  18. QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
  19. COUVERTURE ARRIERE
Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
1.1 N�cessit� d'une transformation des l�gumes
1.2 Strat�gie nationale
1.3 Importance du choix technologique
1.4 Choix des l�gumes � transformer
1.5 Choix des techniques de transformation
1.6 Effets sur l'environnement
1.7 Public concern� par le pr�sent dossier
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
2.1 G�n�ralit�s
2.2 Lavage
2.3 Pesage
2.4 Epluchage
2.5 Triage
2.6 Parage
2.7 Calibrage
2.8 D�coupage
2.9 R�page
2.10 Broyage
2.11 Pressage
2.12 Blanchiment ou pr�cuisson-refroidissement
2.13 Trempage dans un bain de conservation
2.14 D�gorgeage et �gouttage
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
3.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
3.2 Pr�traitements
3.3 S�chage
3.3.1 Principe et description
3.3.2 Mat�riel
3.3.3 Cas particuliers
3.4 Post-traitements
(introduction...)
3.4.1 Triage
3.4.2 Broyage
3.4.3 Tamisage
3.4.4 Emballage - conditionnement - stockage
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
4.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
4.2 Pr�traitements
4.3 Salage
4.3.1 Principe et description
4.3.2 Mat�riel
4.4 Post-traitements
(introduction...)
4.4.1 Conditionnement en petits volumes
4.4.2 Pasteurisation et refroidissement
4.4.3 Stockage
4.4.4 Dessalage dans le cas de conservation en milieu fortement sal�
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
5.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
5.2 Mise au vinaigre
5.2.1 Principe et description
5.2.2 Mat�riel
5.2.3 Cas particuliers
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
(introduction...)
6.1 Fermentation des l�gumes feuilles, fruits, racines et bulbes
6.1.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
6.1.2 Mise en fermentation
6.1.3 Post-traitements
6.2 Fermentation du manioc
6.2.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
6.2.2 Rouissage et fabrication des b�tons de manioc
6.2.3 Fabrication du gari
6.3 Fermentation du soja
(introduction...)
6.3.1 Le shoyu
6.3.2 Le tempeh
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
7.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
7.2 Pr�traitements
(introduction...)
7.2.1 Blanchiment
7.2.2 Remplissage des r�cipients
7.2.3 Jutage
7.2.4 Pr�chauffage
7.2.5 Fermeture des r�cipients
7.3 Appertisation
7.3.1 Principe et description
7.3.2 Mat�riel
7.3.3 Cas particuliers
7.4 Post-traitements
7.4.1 Principe et description
7.4.2 S�chage des r�cipients
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
8.1 G�n�ralit�s
8.2 Mat�riaux de conditionnement
8.2.1 Types d'emballages primaires
8.2.2 Comparaison des diff�rents types d'emballage
8.2.3 Utilisations possibles des diff�rents mat�riaux de conditionnement
8.3 Fermeture des r�cipients
8.3.1 Principe
8.3.2 Papiers et cartons
8.3.3 Mati�res plastiques
8.3.4 Verre
8.3.5 Textiles
8.3.6 Bo�tes m�talliques
8.3.7 Poteries et terre cuite
8.4 Etiquetage
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
9.1 Hygi�ne du personnel, propret� des locaux et des mati�res premi�res
9.2 Traitement de l'eau en fonction de son utilisation
9.3 Nettoyage des locaux et des appareils
9.3.1 Pr�cautions � prendre lors de la conception de l'usine
9.3.2 Principes de nettoyage
9.4 D�sinfection de l'eau et de l'appareillage
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
10.1 Effets sur la valeur nutritionnelle des produits finis
10.2 Effets sur l'environnement
(introduction...)
10.2.1 Recyclage des sous-produits solides
10.2.2 Recyclage des eaux r�siduaires (effluents)
10.3 Consommation �nerg�tique
10.4 Consommation en eau
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
11.1 Introduction
11.2 Etude de faisabilit�: dossier �conomique et technique
11.2.1 Introduction
11.2.2 Etude du march�
11.3 Estimation des co�ts de production
(introduction...)
11.3.1 Amortissement des b�timents et des mat�riels
11.3.2 Frais d'entretien et de r�paration
11.3.3 Co�t des intrants
11.3.4 Charges de personnel
11.3.5 Frais de gestion et d'administration
11.3.6 Immobilisations fonci�res
11.3.7 Fonds de roulement
11.3.8 Co�ts unitaires de production
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
12.1 Introduction
12.2 Exemple de conception et d'�valuation
(introduction...)
12.2.1 Sous-dossier technique
12.2.2 Sous-dossier �conomique
ANNEXES
ANNEXE I. GLOSSAIRE DE TERMES TECHNIQUES
ANNEXE II. TABLE DE CONVERSION D'UNITES
ANNEXE III. LISTE D'ORGANISMES ET D'INSTITUTS
ANNEXE IV. BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE V. QUESTIONNAIRE
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE
Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE



Programme
mondial
de l’emploi

Bureau
international
du Travail
Gen�ve


S�rie Technologie
Dossier technique n° 13

Pr�par� sous l'�gide du Bureau international du Travail et du Programme des Nations Unies pour l'environnement

Le Programme mondial de l'emploi de l'Organisation internationale du Travail a pour but d'encourager et d'aider les Etats Membres � adopter et � mettre en œuvre des politiques et des programmes d'action en vue de promouvoir le plein emploi productif et librement choisi et de lutter contre la pauvret�. Men� � l'aide d'un ensemble de moyens - recherche appliqu�e, conseils techniques, projets nationaux, �quipes r�gionales � l'oeuvre en Afrique, en Am�rique latine et en Asie -, il porte en particulier sur le d�veloppement des r�gions rurales, o� vit toujours la tr�s grande majorit� des populations pauvres et sous-employ�es, et sur les probl�mes du secteur urbain non structur�, en expansion rapide.

Face � la crise �conomique et � la mont�e du ch�mage qui ont marqu� les ann�es quatre-vingt, l'OIT, dans le cadre du Programme mondial de l'emploi, a engag� un dialogue suivi avec les partenaires sociaux et avec les autres organisations internationales sur les aspects sociaux de l'ajustement, avec le souci, qui inspire une grande partie de son travail d'analyse et de conseil, d'assurer une plus grande �quit� dans les programmes d'adaptation structurelle. Les activit�s portent notamment sur l'observation de l'�volution de l'emploi et de la pauvret�, la cr�ation directe d'emplois et de sources de revenus pour les cat�gories vuln�rables, l'�tude des rapports entre les interventions macro�conomiques et les interventions micro�conomiques, l'�volution technique, les probl�mes et les politiques du march� de l'emploi.

Gr�ce � cet ensemble d'activit�s, l'OIT peut aider les Etats Membres � r�am�nager leurs politiques et leurs plans d'action en vue d'�liminer la pauvret� et de promouvoir l'emploi productif.

Cet ouvrage fait partie des �tudes et des rapports publi�s dans le cadre du Programme mondial de l'emploi.

Copyright © Organisation internationale du Travail 1990

Les publications du Bureau international du Travail jouissent de la protection du droit d'auteur en vertu du protocole n° 2, annexe � la Convention universelle pour la protection du droit d'auteur. Toutefois, de courts passages pourront �tre reproduits sans autorisation, � la condition que leur source soit d�ment mentionn�e. Toute demande d'autorisation de reproduction ou de traduction devra �tre adress�e au Service des publications (Droits et licences),. Bureau international du Travail, CH-1211 Gen�ve 22, Suisse. Ces demandes seront toujours les bienvenues.

ISBN 92-2-206402-X
ISSN 0258-0462

Premi�re �dition 1990

Les d�signations utilis�es dans les publications du BIT, qui sont conformes � la pratique des Nations Unies, et la pr�sentation des donn�es qui y figurent n'impliquent de la part du Bureau international du Travail aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorit�s, ni quant au trac� de ses fronti�res.

Les articles, �tudes et autres textes sign�s n'engagent que leurs auteurs et leur publication ne signifie pas que le Bureau international du Travail souscrit aux opinions qui y sont exprim�es.

La mention ou la non-mention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou proc�d� commercial n'implique de la part du Bureau international du Travail aucune appr�ciation favorable ou d�favorable.

Les publications du Bureau international du Travail peuvent �tre obtenues dans les principales librairies ou aupr�s des bureaux locaux du BIT. On peut aussi se les procurer directement, de m�me qu'un catalogue ou une liste des nouvelles publications, � l'adresse suivante: Publications du BIT, Bureau international du Travail, CH-1211 Gen�ve 22, Suisse.

Imprim� par le Bureau international du Travail, Gen�ve, Suisse

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

PREFACE

Dans les pays en d�veloppement, le stockage et la transformation des produits alimentaires v�g�taux ou animaux ont une importance consid�rable, d'une part en raison du r�le �conomique et social qu'ils rev�tent en milieu rural et urbain o� ces activit�s constituent une source de revenus non n�gligeable, d'autre part en raison du r�le essentiel que ces activit�s jouent, aux plans nutritionnel et sanitaire, dans la strat�gie nationale d'autosuffisance alimentaire qui pr�occupe de nombreux gouvernements.

La transformation des produits alimentaires p�rissables en vue d'assurer leur conservation sur une longue p�riode est une pr�occupation humaine n�e avec la r�volution n�olithique. Plus r�cemment, c'est devenu une n�cessit� �conomique justifi�e, notamment, par la r�duction des pertes de nourriture qu'elle permet d'obtenir ainsi que par une n�cessit� sociale li�e au droit fondamental de l'homme moderne de disposer de nourriture en permanence et en quantit� suffisante. Par ailleurs, la possibilit� qu'offre la conservation des aliments d'affranchir l'agriculture des al�as climatiques et des fluctuations saisonni�res de production et de prix qui en d�coulent assure non seulement une meilleure stabilit� des march�s int�rieurs, mais elle permet �galement � certains pays d'exporter des surplus agricoles g�n�rateurs de devises n�gociables.

Le pr�sent dossier technique traite exclusivement des petites conserveries de l�gumes, bien que la plupart des entreprises aient en fait vocation pour transformer �galement des fruits. L�gumes et fruits sont en effet souvent indissociables ou compl�mentaires � plus d'un titre. Dans les deux cas, il s'agit d'un mat�riel v�g�tal � forte teneur en eau, donc particuli�rement biod�gradable sous l'action conjugu�e des insectes, des moisissures, des multisyst�mes enzymatiques et des temp�ratures �lev�es. Fruits et l�gumes sont en grande majorit� cultiv�s au niveau familial, quand il ne s'agit pas d'essences spontan�es faisant l'objet de cueillettes. Cette production g�ographiquement diffuse subit des pertes quantitatives et qualitatives consid�rables, souvent estim�es � 50 pour cent des r�coltes, dues en grande partie au caract�re saisonnier des r�coltes mais �galement aux mauvaises conditions de transport, de transformation et de commercialisation qui pr�valent dans de nombreux pays en d�veloppement.

Compl�mentaires, fruits et l�gumes le sont �galement au plan nutritionnel car ils constituent un suppl�ment indispensable des r�gimes de base constitu�s de c�r�ales et de f�culents relativement pauvres en vitamines et en sels min�raux divers. Ins�parables, fruits et l�gumes le sont d'autre part tr�s souvent en mati�re de transformation, non seulement du fait de la similitude des traitements technologiques qu'ils subissent et des �quipements n�cessaires � leur transformation, mais �galement par la possibilit� qu'offrent leurs calendriers respectifs de r�colte de maintenir une conserverie en activit� durant toute l'ann�e, avec tous les avantages socio-�conomiques que cela comporte.

Si plusieurs pays en d�veloppement ont bien r�ussi � maintenir un �quilibre n�cessaire entre l'implantation d'entreprises industrielles import�es et � haute intensit� de capital et le d�veloppement de petites et moyennes entreprises peu m�canis�es et peu sophistiqu�es, certains autres pays, par contre, �prouvent encore des difficult�s � d�finir une politique r�aliste de d�veloppement dans le secteur agro-industriel, la principale difficult� consistant � d�finir, pour une industrie donn�e, une �chelle de transformation adapt�e aux nombreuses contraintes impos�es par l'environnement.

En ce qui concerne les fruits et les l�gumes, leur transformation peut �tre envisag�e aussi bien au niveau de la mini-entreprise familiale qu'� celui de la grande industrie classique. Une prise de d�cision devra cependant prendre par priorit� en consid�ration la n�cessit� d'adapter la taille de l'entreprise au volume et au syst�me de production des mati�res premi�res en amont, ainsi qu'aux d�bouch�s potentiels offerts par le march� cibl� en aval, lui-m�me li� � l'�volution du pouvoir d'achat des consommateurs essentiellement citadins.

Une autre difficult� que rencontrent parfois les d�cideurs politiques et les responsables techniques du d�veloppement industriel est li�e au manque de connaissances techniques suffisantes pour orienter judicieusement une d�cision. La diffusion des informations techniques souhaitables vers les milieux concern�s (politiciens, cultivateurs, fonctionnaires, financiers, entrepreneurs) �tant trop souvent inexistante ou mal assur�e, le BIT a entrepris de publier et de diffuser largement une s�rie d'ouvrages techniques portant sur la promotion de petites et moyennes entreprises artisanales de transformation de diff�rents produits manufactur�s ou alimentaires; certains de ces ouvrages, d'acc�s facile, sont publi�s conjointement avec la FAO, l'ONUDI ou le PNUE.

Le pr�sent document, dont la publication a �t� rendue possible gr�ce � une subvention du Programme des Nations Unies pour l'environnement, d�crit des techniques de transformation relativement simples ne requ�rant aucun mat�riel automatis� ou sophistiqu�, dont la mise en application peut �tre envisag�e aussi bien au niveau de la petite entreprise familiale qu'� l'�chelon d'une moyenne entreprise � caract�re semi-industriel. Ce dossier technique fait partie d'une s�rie de huit publications sur le stockage et la transformation des produits alimentaires1. A l'instar des autres publications de la s�rie, il vise � familiariser les petits producteurs et entrepreneurs avec des proc�d�s et des techniques de production sp�cifiques de diff�rents produits afin de les aider � s�lectionner et � appliquer les m�thodes les mieux adapt�es aux conditions socio-�conomiques locales. Mais, contrairement � d'autres documents de la s�rie, ce dossier ne fournit pas de liste de fournisseurs d'�quipements, un grand nombre d'entre eux �tant repr�sent�s dans la plupart des pays en d�veloppement. Les lecteurs soucieux d'obtenir de plus amples informations sur les proc�d�s et mat�riels d�crits pourront s'adresser soit directement � des fournisseurs locaux, soit aux divers organismes et instituts dont la liste est donn�e en annexe.

1 Les dossiers publi�s ou en voie de publication en version fran�aise concernent le stockage du grain, la transformation de la viande de porc et de la viande de boeuf, la transformation des fruits, la mouture du ma�s et la transformation du poisson. L'extraction de l'huile d'arachide et de copra n'est actuellement disponible qu'en version anglaise.

Ce dossier technique donne des informations pr�cises et d�taill�es sur tous les modes de conservation classiques des l�gumes, exception faite des proc�d�s industriels tels que la cong�lation, la lyophilisation ou l'irradiation, trop on�reux et �nergivores et inapplicables � l'�chelon de transformation artisanale, seul pris en consid�ration ici.

Le chapitre 1 fait plus particuli�rement �tat des �l�ments techniques et socio-�conomiques � prendre en consid�ration en vue de d�finir une strat�gie nationale de d�veloppement dans ce secteur d'activit� ainsi qu'une �chelle de transformation adapt�e aux conditions particuli�res de chaque pays en d�veloppement, l'accent �tant mis sur l'int�r�t que rev�t le sous-syst�me artisanal pour la plupart d'entre eux. Ce chapitre s'adresse donc en priorit� aux d�cideurs politiques et aux investisseurs soucieux de valoriser au mieux les ressources dont ils disposent.

Les chapitres 2 � 8 int�resseront plus particuli�rement les responsables de la fabrication des conserves de l�gumes, quel que soit le niveau de transformation consid�r�, de la m�nag�re qui s�che des l�gumes destin�s � la consommation familiale � l'artisan qui fabrique des conserves appertis�es destin�es � la vente. Parmi ces chapitres techniques, deux traitent d'aspects g�n�raux de la conservation puisqu'ils d�crivent en d�tail:

- les pr�traitements que doivent subir, selon leur nature, les l�gumes avant d'�tre stabilis�s sous une forme ou sous une autre (chapitre 2);

- les divers modes de conditionnement - types d'emballages, mat�riaux utilis�s, syst�mes de fermeture, �tiquetage - utilis�s pour maintenir les l�gumes transform�s � l'abri des sources d'alt�ration du milieu ext�rieur (chapitre 8).

Les chapitres 3 � 6 constituent le corps de l'ouvrage; ils d�crivent avec minutie toutes les s�quences des diverses cha�nes possibles de transformation, en pr�cisant pour chacune d'elles le principe sur lequel elles se fondent, les mat�riels sp�cifiques qu'elles requi�rent et les cas particuliers qu'elles englobent. Sont ainsi trait�es successivement:

- la conservation par s�chage (chapitre 3), ancestrale et universellement pratiqu�e dans les pays chauds, qu'il s'agisse du s�chage naturel ou du s�chage artificiel par conduction ou convection, r�alis� dans diff�rentes structures de s�chage souvent construites en mat�riaux locaux;

- la conservation par le sel (chapitre 4) a l'aide de saumures fortes ou faibles et la conservation par le vinaigre (chapitre 5), deux proc�d�s relativement peu utilis�s dans les pays en d�veloppement pour des raisons d'acceptabilit� par les consommateurs;

- la conservation par fermentation (chapitre 6), tr�s largement utilis�e pour aromatiser et pr�server des produits amylac�s vari�s (c�r�ales, l�gumineuses, racines et tubercules), notamment pour fabriquer du “gari” � partir du manioc, en Afrique occidentale, ou des produits de fermentation tr�s �labor�s � partir du soja, comme le “shoyu” ou le “tempeh”, familiers au Sud-Est asiatique et dont les modes de fabrication sont indiqu�s;

- enfin, la conservation par appertisation (chapitre 7) ou st�rilisation par la chaleur, qui permet une conservation de longue dur�e, pour peu que le traitement ait �t� rigoureusement conduit et que le conditionnement en bo�tes ou en bocaux soit parfaitement �tanche.

L'hygi�ne et la propret� des hommes, du mat�riel et des locaux constituant un des facteurs essentiels de r�ussite en mati�re de conservation des fruits et l�gumes, le chapitre 9 fournit des pr�cisions utiles sur le traitement des eaux destin�es � divers usages ainsi que sur les modes de nettoyage et de d�sinfection des appareillages et des locaux. Par ailleurs, l'implantation d'une conserverie artisanale ou semi-industrielle ne peut laisser indiff�rents les pouvoirs publics, et notamment le l�gislateur, compte tenu des effets que l'entreprise peut avoir sur l'environnement. A cet �gard, le chapitre 10 traite de l'effet polluant de certains sous-produits et de leurs utilisations, des alt�rations nutritionnelles possibles dues aux divers traitements subis - pouvant aller jusqu'� des intoxications mortelles - ainsi que des probl�mes li�s � la consommation d'�nergie.

Les deux derniers chapitres de ce dossier int�resseront plus particuli�rement les futurs entrepreneurs d�sireux de cr�er une conserverie ainsi que les institutions financi�res puisqu'ils traitent respectivement:

- de la m�thodologie d'�tude des co�ts de production (chapitre 11), tous les facteurs � prendre en consid�ration dans l'�tablissement d'un dossier succinct de faisabilit� �tant pass�s en revue;

- de la conception d'une unit� de transformation (chapitre 12) r�alis�e � la lumi�re de la m�thodologie d�crite au chapitre pr�c�dent et illustr�e par un exemple chiffr� concret ayant une valeur indicative g�n�rale.

Un glossaire des termes techniques utilis�s figure � l'annexe I, et une table de conversion d'unit�s � l'annexe II. L'annexe III fournit une liste d'organismes et d'instituts auxquels les lecteurs int�ress�s pourront s'adresser pour obtenir de plus amples informations et �ventuellement des documents. Une bibliographie sommaire figure en annexe IV.

Les lecteurs souhaitant formuler des observations ou des commentaires sur le contenu de ce dossier pourront le faire en retournant le questionnaire joint au dossier (annexe V) au BIT. Leurs commentaires et observations seront pris en compte dans la pr�paration d'autres dossiers.

Ce dossier technique a �t� pr�par� par le Centre international de recherches agricoles pour le d�veloppement (CIRAD) de Montpellier et M. J. C. Miche (consultant du BIT) sous la direction de M. Allal, charg�, au sein du Service de la technologie et de l'emploi, de la pr�paration de la S�rie Technologie. M. Marcel Robert (consultant du BIT) a �galement largement contribu� � la pr�paration de cet ouvrage.

A. S. Bhalla
Chef du Service de la technologie et de l'emploi
D�partement de l'emploi et du d�veloppement

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

REMERCIEMENTS

La publication de ce dossier a �t� rendue possible gr�ce au concours du Programme des Nations Unies pour l'Environnement qui a financ� les services de l'auteur et � celui du Centre technique de coop�ration agricole et rurale (CTA) qui a financ� l'impression.

Le Bureau international du Travail exprime sa reconnaissance � ces deux organisations pour cette aide g�n�reuse.

Le Centre technique de coop�ration agricole et rurale (CTA) a �t� cr�� dans le cadre de la Convention de Lom� entre les Etats membres de la Communaut� europ�enne et les Etats du groupe ACP (Afrique-Cara�bes-Pacifique).

Il a pour mission d'offrir aux pays ACP un meilleur acc�s � l'information scientifique et technique, � la recherche, � la formation et aux innovations dans les domaines du d�veloppement agricole et rural et de la vulgarisation.

A ce titre, il r�alise des �tudes, organise des rencontres de sp�cialistes, r�alise et encourage publications et traductions d'ouvrages et met � la disposition des pays ACP son service d'information.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
1.1 N�cessit� d'une transformation des l�gumes
1.2 Strat�gie nationale
1.3 Importance du choix technologique
1.4 Choix des l�gumes � transformer
1.5 Choix des techniques de transformation
1.6 Effets sur l'environnement
1.7 Public concern� par le pr�sent dossier

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE

1.1 N�cessit� d'une transformation des l�gumes

Dans les pays en d�veloppement, les r�gimes alimentaires de la population peuvent se ramener essentiellement � deux types, selon l'origine de l'apport �nerg�tique:

- une alimentation � base de f�culents et de c�r�ales qui apporte 65 � 85 pour cent des calories (c'est le cas par exemple en Indon�sie, au Congo, au Br�sil, au Nig�ria, au Paraguay);

- une alimentation � base de c�r�ales qui repr�sente � elle seule 50 � 75 pour cent de l'apport �nerg�tique (comme au Bangladesh, au Maroc, au Mexique).

Les r�gimes en question pr�sentent non seulement un d�ficit calorique global du fait de la faible diversit� des aliments, mais �galement des carences et des d�s�quilibres souvent consid�rables. Un r�sum� de ces carences est fourni au tableau 1.

Ces r�gimes nutritionnels d�ficients pourraient �tre sensiblement am�lior�s par une diversification de l'alimentation, notamment par l'augmentation de la consommation de diff�rents types de l�gumes tels que:

- les tubercules et racines tub�reuses, riches en glucides et fortement �nerg�tiques;

- les graines de l�gumineuses, riches en prot�ines et en lipides, qui peuvent contribuer � limiter quantitativement et qualitativement le d�s�quilibre prot�ique;

- les l�gumes au sens strict, riches en sels min�raux et en vitamines, qui permettent de combler le manque en micronutriments des aliments de base (c�r�ales et f�culents). De plus, les fibres qu'ils contiennent facilitent la digestion.

Les l�gumes sont donc tr�s importants pour assurer l'�quilibre nutritionnel des populations des pays en d�veloppement, et la production mondiale de l�gumes se place au deuxi�me rang apr�s celle des c�r�ales.

Cependant, si un effort de production est particuli�rement souhaitable pour encourager la consommation de tels produits, il est tout aussi important, sinon plus, de s'efforcer d'assurer leur conservation non seulement en vue d'accro�tre les disponibilit�s destin�es � la consommation, mais �galement en vue de mieux pr�server les grandes qualit�s nutritionnelles de ces aliments.

En effet, si les pertes post-r�colte des l�gumes produits dans le monde restent extr�mement difficiles � pr�ciser, on sait cependant qu'elles sont consid�rables, surtout dans les pays chauds; la FAO les �value entre 20 et 50 pour cent des r�coltes.

Tableau 1. Types de carence dans les r�gimes alimentaires de base des pays en d�veloppement

Insuffisance de l'apport


R�gime � base de c�r�ales et f�culents

R�gime � base de c�r�ales

Prot�ique

quantitatif

Oui

Non


qualitatif

Oui

Oui

Vitaminique

A

Oui

Oui


B1

Oui

Oui


B2

Oui

Oui


C

Perte sensible par traitement des tubercules

Oui


PP

Variable selon c�r�ale et tubercule

Variable selon c�r�ale

Min�ral

Calcium (Ca)

Oui

Oui


Fer (Fe)

Non

Non

Ces pertes qualitatives et quantitatives sont dues � l'intervention de facteurs endog�nes ou exog�nes et peuvent �tre de nature physique ou biochimique:

- perte de poids due � la respiration de divers tubercules comme l'igname;

- perte ou gain de nutriments dus � la germination (tubercules, l�gumineuses);

- perte de qualit� sous l'action d'enzymes intrins�ques (manioc par exemple) ou d'origine microbienne (moisissures, levures, bact�ries).

Diff�rents facteurs concourent � accro�tre encore ces pertes; citons, entre autres:

- le caract�re saisonnier des r�coltes, qui entra�ne une saturation du march� et engendre des invendus qui sont perdus � moins qu'ils ne soient transform�s sous une forme moins alt�rable (par s�chage notamment);

- les attaques des pr�dateurs (oiseaux, insectes, rongeurs) qui profitent des mauvaises conditions de stockage des produits secs ou frais;

- l'urbanisation croissante des pays en d�veloppement et les mauvaises conditions de transport qui engendrent des pertes importantes le long des axes routiers entre r�gions productrices et consommatrices.

La transformation des l�gumes, r�alis�e en vue d'assurer leur conservation, n'a pas seulement une incidence �conomique en raison de la r�duction des pertes, mais elle entra�ne �galement des effets sociaux non n�gligeables, ne f�t-ce que par l'am�lioration possible des r�gimes alimentaires des classes sociales les plus vuln�rables.

1.2 Strat�gie nationale

Devant l'�ventail des orientations technologiques et des �chelles de production qui seront d�taill�es au paragraphe suivant et compte tenu des priorit�s nationales et r�gionales, les gouvernements doivent �tablir une strat�gie multidirectionnelle visant la satisfaction optimale des besoins de leur population.

On peut avoir, dans le cas des l�gumes, une cohabitation de plusieurs syst�mes de transformation destin�s � satisfaire des march�s diff�rents, comme les besoins des villes, l'alimentation des zones rurales ou l'exportation. Il est cependant n�cessaire de faire un choix pour d�terminer:

- la part des unit�s de production destin�e � l'exportation par rapport � celle des unit�s approvisionnant le march� local et leurs tailles respectives en vue d'�quilibrer la balance commerciale du pays;

- le degr� de relation avec les investisseurs �trangers;

- les produits � d�velopper en fonction des mod�les de consommation;

- une politique des prix p�riodiquement r�vis�e qui permette une accessibilit� des produits propos�s aux populations � faible revenu;

- une politique de l'emploi et une strat�gie d'am�nagement du territoire;

- l'organisation des circuits d'approvisionnement des produits frais et de distribution des produits transform�s;

- la strat�gie de commercialisation � d�ployer compte tenu de l'influence des collectivit�s comme march�-test pour le lancement des produits finis;

- l'aide � la recherche et au d�veloppement pour le perfectionnement des technologies appropri�es mises en place et les innovations dans ce domaine.

1.3 Importance du choix technologique

Le syst�me apr�s-r�colte est li� au syst�me de production puisqu'il assure un d�bouch� aux produits frais, stabilise ainsi la population agricole et l'incite � adapter sa production en quantit� et qualit� aux normes requises par les utilisateurs et les besoins du march�.

Ce syst�me est �galement reli�, en aval, au syst�me de consommation puisqu'il d�pend, pour un bon �coulement des produits finis, des habitudes alimentaires de la population et de ses revenus. Il peut amener une modification partielle du mode de consommation en proposant des produits nouveaux. Il est enfin assujetti � l'action des agents ext�rieurs au syst�me (Etat, soci�t�s, etc.).

Ce syst�me apr�s-r�colte, qui relie la production agricole � l'assiette du consommateur, inclut quatre sous-syst�mes caract�ris�s par des niveaux technologiques et des niveaux de commercialisation diff�rents:

- le sous-syst�me familial: il est le fait d'individus ou de groupes d'individus (familles) qui produisent pour leur propre consommation et commercialisent l'exc�dent en l'�tat ou apr�s l'avoir transform� en vue d'acqu�rir des revenus marginaux. L'�chelle de vente est r�duite au quartier, au village, et la technologie ne d�passe pas le stade du savoir-faire traditionnel;

- le sous-syst�me artisanal: le savoir-faire local est valoris� par une l�g�re m�canisation. La production est destin�e � la transformation qui procure des revenus et des emplois non forc�ment salari�s (il s'agit souvent d'une famille ou d'une famille �largie). Le circuit de distribution peut s'�tendre � plusieurs villages;

- le sous-syst�me mini ou semi-industriel: il fait appel � une technologie l�g�rement plus pouss�e, tenant compte de l'acquis technique traditionnel ou introduisant des techniques import�es en les adaptant aux conditions locales (exemple: mini-conserverie). Il utilise une main-d'oeuvre disponible sur place et non n�cessairement qualifi�e. L'�chelle de commercialisation touche les bourgs ruraux et la p�riph�rie urbaine;

- le sous-syst�me industriel: il utilise des technologies de pointe, le plus souvent import�es, � haute Intensit� de capital, et requiert une main-d'oeuvre sp�cialis�e. Il est souvent �tabli en zone urbaine ou portuaire et vise l'approvisionnement des villes et l'exportation. Quelques complexes int�gr�s, install�s en zone rurale, sont destin�s � l'approvisionnement des march�s urbains.

La strat�gie nationale consiste � faire la part de chacun de ces sous-syst�mes dans son �conomie en fonction des capacit�s de production des agriculteurs en amont et du type de structure existant en aval (nombre de consommateurs potentiels, niveau de revenu) et qui absorbera les produits, puisque les ensembles “production-transformation-consommation” d�pendent �troitement les uns des autres.

Or, le choix technologique d�pend de l'�chelle de transformation retenue, et ce choix technologique a lui-m�me des cons�quences socio-�conomiques bien particuli�res. Au vu de ces cons�quences, les sous-syst�mes artisanal et mini-industriel semblent apporter une r�ponse mieux appropri�e aux probl�mes des pays en d�veloppement, et cela pour les raisons suivantes:

- l'implantation, en zone rurale, d'unit�s de transformation orient�es vers le march� local engendre la cr�ation d'emplois directs n�cessitant une main-d'oeuvre peu qualifi�e et contribue � ralentir l'exode de la population vers les villes;

- l'existence de d�bouch�s stables pour des produits finis incite les paysans � accro�tre leur production agricole;

- la fixation du prix du produit transform� � un niveau donn� stable limite les fluctuations de prix entre les p�riodes de production et de p�nurie;

- le choix de techniques adapt�es au milieu, peu m�canis�es, faiblement exigeantes en capital, faisant appel au savoir-faire local et � des mati�res premi�res disponibles sur place, aboutit � la production d'aliments bon march�, � la port�e des populations � bas revenu et correspondant aux habitudes alimentaires locales;

- enfin, le sous-syst�me artisanal assure une certaine ind�pendance des pays en d�veloppement vis-�-vis des investisseurs �trangers, ceci � rencontre des entreprises agro-industrielles � forte intensit� de capital, orient�es vers les cultures de rente et l'exportation de produits tropicaux vers les march�s occidentaux.

Pour ces raisons, le pr�sent dossier technique se limite � l'�tude des techniques de transformation applicables � l'�chelle artisanale ou semi-industrielle et laisse de c�t� les techniques industrielles sur lesquelles de nombreux ouvrages sont disponibles.

Le recours � des techniques import�es n�cessite par ailleurs des capitaux et cr�e peu d'emplois. Les entreprises qui font usage de ces techniques r�orientent l'agriculture vers un syst�me de culture de rente � haute intensit� de capital sans tenir compte des besoins alimentaires de la population.

1.4 Choix des l�gumes � transformer

Le nombre des l�gumes pouvant �tre transform�s dans les pays en d�veloppement est consid�rable. Il est n�cessaire d'op�rer un choix selon les crit�res suivants:

- l�gumes produits en grande quantit� dans les pays en d�veloppement (r�gions tropicales ou semi-arides) en vue d'une consommation locale;

- � l'int�rieur d'une m�me cat�gorie de l�gumes (tubercules, l�gumineuses, graines, fruits, feuilles, bulbes, racines), on choisira les l�gumes les plus consomm�s dont le type de transformation est semblable � beaucoup d'autres;

- l�gumes dont le d�lai de conservation apr�s r�colte est court et la p�riode de maturit� limit�e dans le temps;

- l�gumes dont le prix apr�s transformation reste accessible aux groupes � bas revenu;

- l�gumes ayant une valeur nutritionnelle particuli�re.

Le tableau 2 regroupe les l�gumes choisis et leurs caract�ristiques.

D'autres l�gumes moins courants, mais largement consomm�s dans certains pays, sont �galement �tudi�s (patates douces, ignames, haricots, pois, choux, �pinards, poireaux, feuilles diverses, poivrons, piments, gombos, cornichons, aubergines, ail, navets, carottes, betteraves).

1.5 Choix des techniques de transformation

Ce dossier se limite volontairement � la transformation des l�gumes � l'�chelle artisanale ou semi-industrielle en vue d'obtenir des produits non p�rissables et accessibles aux tranches de population � faible revenu.

Les techniques choisies doivent r�pondre aux caract�ristiques suivantes: utilisation de la main-d'oeuvre et des mati�res premi�res locales, valorisation du savoir-faire traditionnel, co�ts d'investissement et de production peu �lev�s, mise en application rapide sans grande demande de main-d'oeuvre qualifi�e.

Tableau 2. Caract�ristiques de certains l�gumes

L�gumes

Apport nutritionnel

Difficult� de stockage

Consommation importante

Transformation applicable � de nombreux produits

calorique

prot�ique

vitaminique

min�ral




Manioc

X




X

X


Soja-pois

X

X

X

X

X



Tomates



X

X

X

X

X

Oignons



X

X

X

X

X

Haricots verts



X

X



X

Concombres








1.6 Effets sur l'environnement

Les cons�quences �cologiques et �nerg�tiques des technologies trait�es dans ce dossier font l'objet d'un chapitre distinct. Pour tirer le meilleur parti des ressources naturelles et des mati�res premi�res, il convient de consid�rer:

- la compatibilit� du processus de transformation avec l'�nergie disponible (renouvelable ou non) de la zone consid�r�e;

- le recyclage des d�chets en vue de l'alimentation animale, la fabrication des mat�riaux de construction, la production des combustibles (charbon de bois, alcool, m�thane), la production des engrais et les autres utilisations industrielles annexes sp�cifiques � certains produits (par exemple la colle fabriqu�e � partir de r�sidus de manioc);

- l'utilisation ou l'�puration des eaux us�es;

- dans le cadre de l'int�gration de la technologie au milieu humain, la valeur nutritionnelle des produits transform�s en tenant compte des carences en vitamines et �l�ments min�raux.

1.7 Public concern� par le pr�sent dossier

Par ses aspects techniques, mais �galement du fait des cons�quences socio-�conomiques qu'elle peut avoir, cette �tude sur la transformation des l�gumes s'adresse non seulement aux d�cideurs gouvernementaux responsables de la d�finition des strat�gies nationales, aux investisseurs locaux et aux artisans (fabricants de mat�riels), mais �galement aux producteurs qu'il est d'ailleurs souhaitable, pour une meilleure efficacit� du syst�me et au profit du d�veloppement rural, de regrouper en association avec les transformateurs.

Le tableau 3 r�sume les technologies utilis�es et les produits transform�s �tudi�s.

Tableau 3. L�gumes transform�s et techniques de transformation

Techniques de conservation

Tubercules

Graines

Feuilles

Fruits

Racines, bulbes

Par s�chage

Manioc
Patates douces
Ignames

Pois
Haricots

Choux
Feuilles diverses
Epinards
Poireaux

Tomates
Gombos
Poivrons
Piments
Haricots verts

Oignons
Carottes
Navets
Betteraves rouges

Par le sel
(avec ou sans pasteurisation)


Pois

Choux

Haricots verts
Gombos
Piments

Oignons
Carottes
Navets

Par le vinaigre
(avec ou sans pasteurisation)



Choux rouges

Concombres
Cornichons
Tomates vertes
Piments
Poivrons

Betteraves rouges

Par fermentation
(avec ou sans pasteurisation)

Manioc
(suivi d'un s�chage)

Soja

Feuilles diverses

Concombres
Cornichons
Tomates vertes
Haricots verts

Betteraves rouges
Oignons

Par appertisation

Patates douces

Haricots de Lima
Pois

Epinards

Poivrons
Tomates
Haricots verts
Gombos

Betteraves rouges
Carottes

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
2.1 G�n�ralit�s
2.2 Lavage
2.3 Pesage
2.4 Epluchage
2.5 Triage
2.6 Parage
2.7 Calibrage
2.8 D�coupage
2.9 R�page
2.10 Broyage
2.11 Pressage
2.12 Blanchiment ou pr�cuisson-refroidissement
2.13 Trempage dans un bain de conservation
2.14 D�gorgeage et �gouttage

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS

2.1 G�n�ralit�s

Les l�gumes qui arrivent sur le lieu de transformation doivent subir une pr�paration avant d'�tre soumis aux proc�d�s qui assureront leur conservation.

Cette pr�paration s'effectue en plusieurs �tapes, diff�rentes selon le l�gume et la technique de conservation choisie.

2.2 Lavage

Principe

Appliqu� d�s l'arriv�e des l�gumes � l'usine, le lavage permet d'�liminer grossi�rement les pierres et les d�chets terreux des l�gumes qui n�cessitent un �pluchage (cet �pluchage sera d'ailleurs suivi d'un lavage compl�mentaire). L'�pluchage doit �tre particuli�rement soign� pour les l�gumes qui ne subissent qu'un lavage. Celui-ci sera suivi d'un �gouttage.

Mat�riel

- Eau. La qualit� de l'eau importe peu, � moins qu'il ne s'agisse d'un lavage final; dans ce cas, elle doit �tre potable.

- Bac de lavage. Celui-ci doit �tre muni de paniers permettant une r�cup�ration facile. Ces paniers peuvent �tre fixes ou agit�s manuellement ou m�caniquement (figure 1).

- Laveur � jet puissant qui asperge les l�gumes dispos�s sur un tapis perfor� ou grillag�.

- Laveur � tambour rotatif asperg� par un syst�me de jets. La rotation est assur�e manuellement ou � l'aide d'un moteur (figure 2).

Dans le cas du bac, l'eau doit �tre chang�e r�guli�rement. Le lavage en tambour est g�n�ralement plus �conomique, tandis que le syst�me par aspersion sur tapis ou dans un tambour permet de traiter de plus grandes quantit�s de l�gumes.

Cas particuliers

Il est plus facile de laver les l�gumes peu fragiles (tubercules et racines tub�reuses, racines non tub�reuses (carottes, navets, betteraves, oignons)) dans un laveur � tambour, apr�s les avoir pr�alablement tremp�s dans un bac. Les l�gumes qui s'�crasent facilement seront nettoy�s par trempages successifs dans des bacs, sous l�g�re agitation.

2.3 Pesage

Le pesage permet de conna�tre la quantit� exacte de l�gumes arrivant � l'usine et de calculer la quantit� des ingr�dients de fabrication, g�n�ralement �valu�e en kilo par kilo de produit.


Figure 1. Bac de lavage � panier perfor�


Figure 2. Laveur � tambour rotatif actionn� � la main

2.4 Epluchage

Principe et description

L'�pluchage �limine les parties externes non comestibles des l�gumes. Il peut se faire:

- � la main sur le l�gume intact. L'op�ration est longue et entra�ne des pertes importantes, mais elle requiert peu de mat�riel;

- � la main, apr�s un traitement des l�gumes r�alis� soit � la chaleur humide (les l�gumes sont plong�s dans l'eau bouillante ou dans un bain de vapeur qui provoque apr�s refroidissement un d�tachement facile ou spontan� de la peau), soit � la chaleur s�che (les l�gumes sont grill�s sur une flamme et pel�s � la main);

- � la main, apr�s passage des l�gumes dans une solution alcaline: le bain alcalin est g�n�ralement bouillant et contient entre 5 et 20 pour cent de soude (5 � 20 kg de soude pour 100 kg de solution). Les l�gumes doivent �tre ensuite soigneusement rinc�s pour �liminer toute trace de soude susceptible de compromettre leur conservation ult�rieure. Il est donc pr�f�rable d'utiliser les autres m�thodes d'�pluchage;

- par voie m�canique: cette m�thode n'est applicable qu'aux racines et tubercules, peu sensibles � l'�crasement. Elle s'accompagne d'une aspersion d'eau qui assure l'�limination des �pluchures. Elle pr�sente l'inconv�nient de ne pas atteindre les parties concaves, qui doivent �tre �pluch�es � la main.

Mat�riel

a) Op�ration manuelle

- couteau simple (en acier inoxydable de pr�f�rence, certains l�gumes r�agissant au contact des mat�riaux ferreux);

- couteaux am�lior�s (figures 3 a, b et c).

b) Op�ration manuelle apr�s traitement

- couteaux divers (figure 3 d);

- r�cipients de cuisson: marmites pour cuisson � l'air libre, avec filet ou panier int�rieur (cuisson � l'eau) ou marmites avec couvercle (autoclaves) avec filet ou panier int�rieur (cuisson � la vapeur). Dans le cas d'un traitement � la soude, le mat�riel destin� � contenir la soude dilu�e bouillante doit r�sister � un tel traitement (acier inoxydable);

- mat�riel de grillage: cylindre grillag� rotatif, chauff� directement � la flamme.

c) Op�ration m�canique

- cylindre dont le fond est constitu� par un disque tournant qui provoque un mouvement ondulatoire et rotatoire (900 tours/mn) et dont les parois verticales sont constitu�es d'un mat�riau abrasif (fonte �meris�e). Des aspersions d'eau �liminent les d�chets issus de l'�pluchage;

- b�tonni�re: cylindre horizontal tournant � 40 tours/mn. Un rev�tement interne abrasif ou des lames de bois assurent une abrasion des l�gumes, accentu�e par un frottement des l�gumes entre eux. Une alimentation en eau (aspersion ou pompe) assure l'�vacuation des d�chets;

- �plucheuse � couteaux cylindriques �tudi�e sp�cialement pour le manioc mais adaptable �ventuellement � d'autres l�gumes (figure 5): un cylindre est muni de couteaux longitudinaux, l'autre d'une surface rugueuse. Les couteaux sont espac�s de 15 mm et inclin�s � 15°. Un moteur de 1 CV tournant � 1.425 tours/mn entra�ne la rotation des cylindres en sens inverse;

- �plucheuse broyeuse (sp�cifique au manioc) (figure 6) constitu�e par un poste de coupe qui coupe les racines longitudinalement en 4 morceaux et d'un poste de s�paration �corce-pulpe, constitu� d'un cylindre sup�rieur (lisse et plein) qui �crase la racine coup�e contre un cylindre inf�rieur alv�ol� qui s�pare la pulpe sous forme de d�.


Figure 3 a et b. Couteaux � �plucher racines et tubercules


Figure 3 c et d. Couteau � peler et couteau � �trognonner fruits et l�gumes


Figure 4. Eplucheuse type b�tonni�re


Figure 5. Eplucheuse � couteaux cylindriques sp�ciale pour le manioc - D�tail des cylindres � couteaux


Figure 5. Eplucheuse � couteaux cylindriques sp�ciale pour le manioc - Vue lat�rale


Figure 6. Eplucheuse broyeuse � manioc, type Bertin

Le tableau 4 r�sume les diverses caract�ristiques d'�pluchage du manioc.

Cas particuliers

Ils sont r�sum�s dans le tableau 5.

2.5 Triage

Il a pour but de trier les produits d�fectueux (pourris, pas assez m�rs ou �cras�s). Il s'effectue manuellement sur une table de triage et peut �tre r�alis� pendant le parage.

Les �carts de triage sont r�colt�s dans des bacs.

2.6 Parage

Il permet d'�liminer les trognons, racines, parties endommag�es ou insuffisamment m�res, queues et fils. Il se fait uniquement � la main � l'aide de couteaux bien aff�t�s en acier inoxydable ou de couteaux am�lior�s (figure 3 d) sur des tables de parage. Les d�chets sont recueillis dans des bacs. Les parties devant �tre �limin�es chez certains l�gumes sont mentionn�es � titre d'exemple dans le tableau 6.

Tableau 4. Comparaison des diff�rents proc�d�s d'�pluchage du manioc

Epluchage

Productivit� horaire

Nombre de personnes

Productivit� par personne

Rendement

Racines �pluch�es

Consommation en �nergie

Consommation en eau


(kg/h)

(p)

(kg/h/p)

(%)

(kg/h/p)

(kWh/100 kg)

(1/100 kg)

Couteau de cuisine

22

1

22

80

17,6

0

0

B�tonni�re

120

1

120

72

86,4

0,61

40

Eplucheuse � couteaux cylindriques:









- racines non tri�es

165

1

165

84

118,5

0,44

0


- racines tri�es

185

2

93

79,6

74

0,40

0

Eplucheuse broyeuse

800

4

200

73

146

0,46

0

Source: Vinck, D., 1982.

Tableau 5. Modes d'�pluchage des l�gumes

L�gumes

Epluchage manuel

Epluchage m�canique


Direct

Apr�s traitement � la chaleur

Apr�s grillage

Apr�s traitement alcalin


Patates douces

X

115,6°C (9-12 mn)


100°C (soude 15-20%) (6-8 mn)

X

Ignames

X

X


100°C (soude � 10%)

X

Manioc

X




X

Pois - Haricots

X





Soja


X




Feuilles

X





Tomates


100°C (30-60s)




Poivrons



X



Carottes

X



100°C (soude � 5 ou 10%)

Apr�s blanchiment

Navets-Choux-navets

X





Betteraves

X

X



X

Oignons

X


X


X

Tableau 6. Parties �limin�es lors du parage

L�gumes

Parties � �liminer

Tubercules et racines

Extr�mit�s


Choux

Feuilles ext�rieures et trognon

Poireaux

Racines

Epinards et autres feuilles

Grosses nervures


Tomates

Trognon

Gombos

Extr�mit�s

Poivrons

Coeur et cloisons

Haricots verts

Extr�mit�s et fils


Oignons et navets

Fanes et racines

Betteraves

Extr�mit�s (apr�s cuisson)

2.7 Calibrage

Principe et description

Le calibrage consiste � trier les l�gumes selon leur taille pour les r�partir en lots homog�nes.

L'homog�n�it� de taille est importante dans certains cas de traitement de conservation qui font intervenir des transferts de mati�re (eau, sel, acide) ou de chaleur. Le calibrage s'effectue sur des produits entiers, qui ne sont pas destin�s � subir ult�rieurement des r�ductions de taille (d�coupage, r�page). Le calibrage des produits coup�s se fait en m�me temps que leur d�coupage. Il peut se faire par une mise en mouvement manuelle ou m�canique du produit ou de l'appareil de calibrage.

Mat�riel

La plupart des appareils de calibrage peuvent fonctionner manuellement ou m�caniquement selon le m�me principe:

- calibreuse � vibrations: il s'agit d'un tamis pos� sur un cadre secou� manuellement ou m�caniquement. Des tamis de diam�tres diff�rents peuvent �tre superpos�s pour r�partir les l�gumes de diff�rents calibres en une seule op�ration;

- calibreuse � tambour rotatif (figure 8): un cylindre rotatif � axe l�g�rement inclin� est perfor� de trous ou de fentes de calibres croissants par lesquels passent les l�gumes. Les l�gumes fragiles sont calibr�s par vibration, les autres dans un tambour rotatif.


Figure 7. Evidoir � poivrons


Figure 8. Calibreuse � tambour rotatif

2.8 D�coupage

Principe et description

Le d�coupage a pour but de r�duire la taille des l�gumes de fa�on � faciliter la migration de l'eau au cours du s�chage, la p�n�tration de sel ou d'acide ainsi que les transferts de chaleur � l'appertisation. En r�duisant l'�paisseur des morceaux, on diminue la dur�e du traitement, ce qui assure dans bien des cas une meilleure conservation des qualit�s organoleptiques et nutritionnelles des l�gumes.

Pour un traitement homog�ne, il importe que la taille des morceaux soit sensiblement la m�me et que ceux-ci soient bien s�par�s les uns des autres.

Mat�riel

- couteau en acier inoxydable;

- plaque � lames multiples, type tranche-tomates;

- tranche-l�gumes (figure 9) constitu� d'une lame tranchante fix�e sur un support de bois;

- disque tranchant entra�n� par un moteur plac� � la base d'un collecteur contenant les l�gumes;

- cylindre rotatif muni longitudinalement de lames qui coupent les l�gumes provenant d'une tr�mie (figure 10).

Cas particuliers

Ces diff�rents types de mat�riel ne sont pas utilisables pour tous les l�gumes. Le tableau 7 r�sume les possibilit�s et indique la taille des cossettes � r�aliser.


Figure 9. Tranche-l�gumes


Figure 10. Trancheuse m�canique � cylindre

Tableau 7. D�tails concernant le d�coupage des l�gumes

L�gumes

Mat�riel utilis�

Taille des cossettes (�paisseur en mm)


Couteau

Plaque � lames multiples

Tranche-l�gumes

Disque tranchant

Cylindre rotatif


Patates douces

X


X

X

X

2-3

Ignames

X


X

X

X

5

Manioc

X


X

X

X


Choux

X





5

Poireaux

X





3

Epinards

X






Tomates

X

X




7-10

Gombos

X






Poivrons

X





5

Haricots verts

X





20 (longueur)

Piments

X






Carottes

X



X


5-6

Oignons

X



X


4

Navets

X



X



Betteraves

X



X


2-3

2.9 R�page

Principe et description

Le r�page a pour but de r�duire consid�rablement la taille des l�gumes � traiter, les morceaux n'�tant plus s�parables les uns des autres. Il est pratiqu� essentiellement sur des l�gumes fermes comme les racines, les tubercules et les bulbes.

Mat�riel

- r�pe manuelle (morceau de t�le perfor�e artisanalement � l'aide d'un clou); les pertes sont toutefois importantes et le danger de se blesser les doigts �vident;

- r�pe � cylindre perfor�, entra�n� par un moteur, d'un rendement de 250 � 1.000 kg de manioc/heure/personne (figure 11);

- r�pe � cylindre muni de lames longitudinales (figure 12). L'absence d'alv�oles facilite le nettoyage. Le rendement est d'environ 500 kg de manioc/heure/personne;

- r�pe artisanale � p�dalier (figure 13). Un disque de bois entra�n� par un p�dalier est muni de morceaux de lames en dents de scie. Exempte d'alv�oles, cette r�pe est facile � nettoyer;

- r�pe � disque entra�n�e par un moteur (figure 14). Le disque est perfor�, ce qui le rend difficile � nettoyer. Le rendement est de quelques centaines de kilos de manioc par heure et par personne.

On enregistre les pertes les plus fortes dans le cas du r�page manuel; toutefois, les autres syst�mes peuvent �galement laisser passer de gros morceaux de l�gumes non r�p�s dans certains cas. L'entretien se r�v�le plus facile pour les r�pes � lames (r�pe � p�dalier ou � cylindre muni de lames). Les r�pes � cylindre et � disque n�cessitent un moteur de 2 � 3 CV.


Figure 11. R�pe � cylindre perfor�


Figure 12. R�pe � cylindre muni de lames longitudinales


Figure 13. R�pe � p�dalier


Figure 14. R�pe � disque � moteur

2.10 Broyage

Principe et description

Le broyage est effectu� soit pr�alablement au s�chage, pour faciliter la d�shydratation, soit en tant que post-traitement du s�chage, pour transformer les produits s�ch�s en poudre.

Le broyage r�alis� sur le produit humide concerne essentiellement le manioc, encore que celui-ci puisse �tre s�ch� sous forme de cossettes, puis r�duit en poudre une fois d�shydrat�.

Mat�riel

Le broyage manuel est effectu� au pilon et mortier.

Il existe essentiellement 4 types de broyeurs m�caniques, dont certains sont peu utilisables pour les produits humides (voir le chapitre 3). Ces produits peuvent �tre r�duits � l'�tat de p�te � l'aide de:

- broyeurs � marteaux (figure 15): plusieurs jeux de marteaux (jusqu'� 6) sont dispos�s radialement sur un rotor qui tourne � 1000-1500 tours/mn dans un carter muni d'une grille perfor�e semi-circulaire tenant lieu d'“enclume”. Les perforations de ces grilles interchangeables varient entre 3 et 5 mm de diam�tre. Ce type de broyeur pr�sente l'avantage d'une grande robustesse; il peut r�sister aux pierres et aux cailloux et �tre fabriqu� localement;

- broyeurs � couteaux: � la diff�rence des broyeurs pr�c�dents, ces appareils sont munis d'une multitude de lames bien aiguis�es fix�es sur un rotor tournant � 1.000 tours/mn environ.


Figure 15. Principe de fonctionnement du broyeur � marteaux

2.11 Pressage

Principe et description

Le pressage s'applique plus particuli�rement au manioc ayant subi un rouissage ou � la pulpe de manioc en cours de fermentation. Il a pour but d'�liminer une partie de l'eau en comprimant le produit, de fa�on � acc�l�rer l'�tape suivante de s�chage proprement dit.

Il s'effectue sur des racines rouies enti�res, r�p�es, broy�es ou sous forme de cossettes et doit �tre suivi d'un �mottage manuel pour faciliter le s�chage.

Mat�riel

De nombreux syst�mes de pressage existent, certains tr�s artisanaux, d'autres plus �labor�s:

- pressage par torsion d'un sac en fibres textiles tiss�es ou tress�es contenant la mati�re � presser (figure 16). Ce syst�me ne peut �tre utilis� que pour de tr�s petites quantit�s au niveau familial;

- pressage de pulpe en sacs dispos�s dans un panier sous une charge de grosses pierres.

Ces deux syst�mes pr�sentent l'avantage d'�tre tr�s simples et de n'employer que des mat�riaux locaux.

- pressage de sacs contenant le produit et dispos�s entre des planches maintenues au moyen de cordages (figure 17). Comme les syst�mes pr�c�dents, il est tr�s facile � installer, mais moins ais� � mettre en oeuvre;

- presse � levier (figure 18): un levier soumis � un poids provoque la descente du plateau qui comprime les sacs de produits dispos�s en dessous;

- presse � vis (figure 19) ou � oreillons: par un syst�me de manivelle et un pas de vis, on force un plateau contre la masse � presser.

La presse � levier et la presse � vis sont deux syst�mes qui utilisent la force humaine et sont plus efficaces que les pr�c�dents. Les op�rations de chargement et d�chargement des sacs subsistent toutefois. Chaque cycle de fonctionnement dure environ une heure.

- presse hydraulique (figure 20): un piston central, actionn� par une pompe � huile ou � eau, provoque le d�placement d'un plateau qui applique une forte pression sur les sacs contenant la mati�re � presser. Le produit est press� en une ou deux fois, et chaque cycle dure environ 20 � 30 mn. Avec un moteur de 4 CV, une telle presse peut traiter 1.500 kg de manioc par heure, avec un taux d'extraction sup�rieur � 40 pour cent, le taux d'extraction �tant d�fini par la relation: quantit� de liquide extrait/quantit� de produit;

- presse centrifuge (figure 21): la force centrifuge r�sultant de la rotation du tambour applique fortement la masse contre les parois perfor�es de celui-ci; cette pression provoque une exsudation du jus qui s'�chappe au travers des parois perfor�es recouvertes d'un tamis en toile m�tallique;

- presse � rouleaux (figure 22): la pulpe � presser est amen�e manuellement entre deux rouleaux tournant en sens inverse et munis d'une gaine en caoutchouc de fa�on � �tre jointifs; prise entre ces rouleaux, la masse est �cras�e et le jus s�par�. Ce syst�me fonctionne en continu et n�cessite une personne pour assurer une alimentation r�guli�re. Les cylindres sont entra�n�s par un moteur de 5 CV.


Figure 16. Pressage par torsion d'un sac


Figure 17. Pressage de sacs entre planches


Figure 18. Presse � levier


Figure 19. Presse � vis


Figure 20. Presse hydraulique


Figure 21. Presse centrifuge


Figure 22. Presse � rouleaux

2.12 Blanchiment ou pr�cuisson-refroidissement

Principe et description

a) Blanchiment

Le blanchiment vise � inhiber les actions enzymatiques susceptibles de provoquer une alt�ration du produit pendant ou apr�s le traitement de conservation.

Il consiste en un traitement rapide � la chaleur et peut �tre r�alis� suivant deux m�thodes:

- le blanchiment � l'eau: on immerge les l�gumes dans de l'eau bouillante de fa�on � ce qu'ils soient totalement recouverts. Il est n�cessaire d'employer environ 10 litres d'eau par kg de l�gumes; cette eau peut en g�n�ral �tre r�utilis�e jusqu'� 5 ou 6 fois. Elle doit satisfaire � certaines exigences physico-chimiques et microbiologiques;

- le blanchiment � la vapeur: les l�gumes sont plong�s dans une atmosph�re de vapeur cr��e par l'�bullition d'un certain volume d'eau au fond du r�cipient. Ils sont dispos�s dans un treillis m�tallique en couches de faible �paisseur et non tass�es de fa�on � �tre soumis uniform�ment � l'action de la vapeur.

Chacune de ces techniques poss�de ses avantages et ses inconv�nients, r�sum�s au tableau 8. Le choix de la technique d�pend des conditions locales et du produit lui-m�me.

Le blanchiment doit n�cessairement �tre suivi d'un refroidissement imm�diat, r�alis� par immersion dans un bac d'eau courante ou par pulv�risation, de fa�on � �viter une surcuisson des l�gumes et une perte importante de vitamines.

b) Pr�cuisson

Il s'agit en fait d'un blanchiment prolong� qui, en plus des avantages du blanchiment, assure un ramollissement de la texture du l�gume.

Ce traitement est r�alis� de la m�me fa�on que le blanchiment, selon les deux m�thodes possibles, mais pendant un laps de temps sensiblement plus long.

Mat�riel

La diff�rence entre l'�chelle artisanale et semi-industrielle, pour cette op�ration, ne r�side en fait que dans le dimensionnement du mat�riel; celui-ci est en effet semblable dans son principe, et comprend:

- un panier ou treillis m�tallique (figure 23), ne comportant ni fer ni cuivre, muni d'un syst�me de soul�vement pour les grandes capacit�s. Dans le cas des unit�s artisanales, le panier peut �tre fabriqu� en mat�riaux locaux (osier par exemple);

- un r�cipient de cuisson, muni ou non d'un couvercle. Ce dernier est cependant n�cessaire, dans le cas d'un blanchiment ou d'une cuisson � la vapeur, pour maintenir une atmosph�re suffisamment riche en vapeur et �viter un refroidissement des l�gumes au contact de l'air;

- des bacs aliment�s en eau courante, tr�s r�guli�rement nettoy�s, destin�s � assurer le refroidissement des l�gumes;

- des tapis grillag�s surmont�s d'une rampe d'aspersion, �galement pour le refroidissement.

Tableau 8. Avantages et inconv�nients respectifs du blanchiment � l'eau ou � la vapeur

Proc�d�

Avantages

Inconv�nients

Blanchiment � l'eau

Simplicit� du mat�riel, co�ts d'achat et d'entretien peu �lev�s

Bonne connaissance du traitement � appliquer

Valeur �lev�e du coefficient d'�change thermique entre l'eau et le produit, donc temps de blanchiment plus court

Lavage simultan� du produit

Possibilit� de r�gler la temp�rature

Capacit� importante pour un encombrement r�duit

Emploi d'eau en grande quantit� et � temp�rature �lev�e, donc:

- grande consommation d'�nergie
- beaucoup d'effluents

Pertes d'�l�ments nutritifs par dissolution dans l'eau de blanchiment

Blanchiment � la vapeur

Faible quantit� d'eau � utiliser, donc:

- consommation d'�nergie moindre
- faible quantit� d'effluents

R�tention de constituants solubles (mais elle n'est que momentan�e)

Difficult� de nettoyage du treillis m�tallique

Difficult� d'obtenir un traitement uniforme

Valeur peu �lev�e du coefficient d'�change thermique, donc temps de blanchiment plus long

Temp�rature de travail unique

Encombrement important pour une capacit� r�duite (faible �paisseur des couches de produits)

Cas particuliers

Le bain de blanchiment contient parfois certains produits pouvant agir sur la conservation des produits (sel, bicarbonate de soude). Ces produits, ainsi que les temps de blanchiment, d�pendent de la technique de conservation choisie. Les pr�cisions concernant chaque cat�gorie de l�gumes seront apport�es dans les chapitres correspondants.

2.13 Trempage dans un bain de conservation

Principe et description

Cette op�ration est uniquement r�alis�e avant le s�chage en vue d'�viter les alt�rations de couleur, d'ar�me ou de texture susceptibles d'�tre engendr�es par une longue exposition des l�gumes � des temp�ratures de 30 � 50°C ou plus.


Figure 23. Blanchisseur � panier m�tallique relevable

A cette fin, on plonge les l�gumes, imm�diatement avant le s�chage, dans un bain contenant des agents de conservation tels que l'anhydride sulfureux (SO2), le chlorure de sodium (NaCl) ou les deux en combinaison.

Apr�s le temps d'immersion n�cessaire, on laisse le produit s'�goutter naturellement, hors du bain. Ce dernier peut �tre r�utilis� � plusieurs reprises, � condition de r�ajuster sa concentration en agent de conservation.

Mat�riel

Il comprend un r�cipient quelconque et un filet (en tissu ou en m�tal) pouvant �tre suspendu pour permettre l'�gouttage. Les mat�riels en cuivre ou en fer sont proscrits.

Cas particuliers

La concentration du bain et les temps de trempage sont indiqu�s au tableau 9.

2.14 D�gorgeage et �gouttage

Principe et description

Cette op�ration est r�alis�e seulement avant la mise au vinaigre des l�gumes. Elle a pour but d'�liminer partiellement l'eau contenue dans les l�gumes et d'�viter ult�rieurement une dilution pr�judiciable du vinaigre.

Le d�gorgeage s'effectue en maintenant les l�gumes pendant un temps plus ou moins long en milieu sal�. La quantit� de sel utilis�e doit �tre suffisante pour recouvrir les l�gumes dispos�s en couches.

Le sel est ensuite �limin� et le l�gume mis � �goutter soigneusement.

Mat�riel

R�cipient quelconque et filet d'�gouttage (� l'exclusion d'un mat�riel en fer ou en cuivre).

Cas particuliers

Les temps de d�gorgeage pour les l�gumes n�cessitant ce traitement sont d�taill�s dans le tableau 10.

Tableau 9. R�alisation du trempage dans un bain de conservation

L�gumes

Agents de conservation


Anhydride sulfureux (SO2) (apport� par du m�tabisulfite)

Chlorure de sodium (NaCl)


Temps (mn)

Quantit� � ajouter (g/l)

Temps (mn)

Quantit� � ajouter (g/l)

Patates douces

1

12



Choux

1

12



Tomates

3

9

3

100

Gombos

1

12



Poivrons

1

3



Haricots verts

1

12



Carottes

1

12



Oignons



5

50

Navets-Choux-navets

1

12



Tableau 10. Temps de d�gorgeage des l�gumes avant mise au vinaigre

L�gumes

Temps (en heures)

Concombres

12

Cornichons

24 (apr�s agitation dans un sac contenant du sel)

Tomates vertes

12

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
3.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
3.2 Pr�traitements
3.3 S�chage
3.3.1 Principe et description
3.3.2 Mat�riel
3.3.3 Cas particuliers
3.4 Post-traitements
(introduction...)
3.4.1 Triage
3.4.2 Broyage
3.4.3 Tamisage
3.4.4 Emballage - conditionnement - stockage

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE

3.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production

Le s�chage, ou d�shydratation, consiste � �liminer l'eau contenue dans les l�gumes jusqu'� obtention d'une teneur en eau compatible avec une conservation � long terme. Cette teneur r�siduelle doit �tre g�n�ralement comprise entre 5 et 15 pour cent d'eau.

L'op�ration de s�chage doit �tre pr�c�d�e et suivie de toute une s�rie de traitements appliqu�s dans le but de faciliter le s�chage et d'obtenir une bonne qualit� hygi�nique et organoleptique des l�gumes s�ch�s. Le tableau 11 pr�cise les diverses �tapes des processus de transformation par s�chage appliqu�s � diff�rents l�gumes.

A l'int�rieur de cette ligne de fabrication g�n�rale, chaque �tape doit �tre compatible, en termes de quantit� de l�gumes trait�s par heure, avec celle qui la pr�c�de ou la suit, de fa�on � �viter que des postes ne soient surcharg�s ou fonctionnent � vide.

Les s�choirs propos�s peuvent traiter, en 24 heures, des quantit�s allant de 50 kg � plusieurs tonnes, les plus fortes capacit�s �tant obtenues gr�ce � des s�choirs chauff�s au combustible.

On peut r�sumer ces op�rations successives par le sch�ma de la figure 24.

Figure 24. Sch�ma g�n�ral de conservation par s�chage

Lavage
¯
Pesage
¯
Epluchage
Triage
Lavage
¯
D�coupage ou r�page
ou broyage
¯
Blanchiment ou pr�cuisson
Refroidissement
¯
Trempage dans un bain de conservation
Egouttage
¯

S�chage

¯
Triage
¯
Broyage
¯
Tamisage
¯
Conditionnement

Tableau 11. Etapes dans la pr�paration de divers l�gumes s�ch�s

L�gumes

Pr�paration

Blanchiment
Refroidissement

Trempage dans conservateur
Egouttage

S�chage

Triage

Broyage

Tamisage

Emballage

Patates douces

1. Laver
2. Eplucher et laver
3. D�couper

X

X

X

X

(X)

(X)

X

Ignames

- id. -

X

X

X

X

(X)

(X)

X

Manioc

1. Laver
(2. Rouir)
3. Ecorcer
4. D�couper ou r�per
5. Presser



X

X

(X)

(X)

X

Pois Haricots

1. Laver
2. Ecosser
3. Laver

X


X

X

(X)

(X)

X

Choux

1. Parer
2. D�couper
3. Laver

X

X

X

X



X

Poireaux

1. Parer
2. Laver
3. D�couper



X

X

(X)

(X)

X

Epinards et autres feuilles

1. Laver
2. Couper

X


X

X



X

Tomates

1. Laver
2. Etrognonner
3. D�couper


X

X

X

(X)

(X)

X

Gombos

1. Laver
2. Parer
3. Couper

Laver soigneusement
X

X

X

X

(X)

(X)

X

Poivrons

1. Laver
2. Parer
3. D�couper


X

X

X



X

Piments

1. Laver
2. Parer



X

X

(X)

(X)

X

Haricots verts

1. Laver
2. Parer
3. Couper

X

X

X

X



X

Carottes

1. Parer
2. Laver
3. Eplucher et laver
4. D�couper

X

X

X

X



X

Oignons

1. Parer
2. Eplucher
3. Laver
4. D�couper


X

X

X

(X)

(X)

X

Navets

1. Parer
2. Laver
3. Eplucher et laver
4. D�couper

X

X

X

X



X

Betteraves rouges

1. Laver
2. Parer
3. Cuire
4. Refroidir
5. Parer
6. D�couper

X
Avant parage et d�coupage


X

X



X

3.2 Pr�traitements

Les pr�traitements �num�r�s dans le tableau 11 pour chaque l�gume ont �t� �tudi�s au chapitre 2. Il convient cependant de pr�ciser trois points:

a) les vari�t�s am�res de manioc contiennent une substance toxique, l'acide cyanhydrique, qu'il convient d'�liminer par rouissage: on immerge, � cet effet, les racines dans de l'eau stagnante ou courante pendant deux � trois jours;

b) en ce qui concerne le blanchiment des l�gumes avant s�chage, le tableau 12 indique les proc�d�s de blanchiment � l'eau bouillante ou � la vapeur, les additifs �ventuellement utilis�s ainsi que les temps de traitement n�cessaires;

c) dans le cas du gombo, il est n�cessaire, au cours du refroidissement dans un bain, de bien �liminer les mucosit�s au cours du blanchiment.

Tableau 12. Blanchiment des l�gumes avant s�chage

L�gumes

Blanchiment � l'eau bouillante

Blanchiment ou cuisson � la vapeur


Temps (mn)

Concentration en bicarbonate de sodium (g/l)

Concentration en sel (g/l)

Temps (mn)

Patates douces

5



8

Ignames

6 � 8 (� 60°C)




Pois et haricots




10

Choux

3

10


5

Epinards et autres feuilles

3


30


Gombos

6

10



Haricots verts

4 � 6

10



Carottes

4 � 6




Navets

4 � 6




Betteraves rouges




30 � 45

3.3 S�chage

3.3.1 Principe et description

Du fait de la diminution de la teneur en eau dans les tissus cellulaires des v�g�taux, les r�actions de d�gradations biochimiques et microbiennes sont inhib�es car elles ne peuvent avoir lieu qu'� partir d'un certain seuil d'activit� de l'eau. Pour que cette inhibition soit durable et totale, le s�chage devra �tre suffisamment pouss� tandis que le stockage devra emp�cher toute r�humidification du produit.

M�thodes de s�chage

L'une des fa�ons de proc�der � l'�limination de l'eau du produit consiste � provoquer son �vaporation gr�ce � un apport de chaleur qui peut �tre r�alis�:

- par rayonnement: les rayons, solaires dans le cas qui nous pr�occupe, provoquent un r�chauffement direct du produit;

- par convection: de l'air entourant le produit se trouve � une temp�rature plus �lev�e que le produit;

- par conduction: le produit est r�chauff� par un contact direct avec une surface chaude.

Types de s�choirs

Traditionnellement, dans les pays chauds, le s�chage est r�alis� par exposition directe au soleil des produits �tal�s sur le sol; il s'agit d'un s�chage par rayonnement et convection, tr�s �conomique, mais pr�sentant cependant des inconv�nients consid�rables quant � la qualit� nutritionnelle et hygi�nique des produits s�ch�s:

- d�gradation des vitamines;
- d�pigmentation des l�gumes;
- brunissement;
- contamination par la poussi�re ambiante;
- contamination due aux insectes, aux rongeurs, etc.

Il convient donc de pr�f�rer, autant que possible, d'autres m�thodes am�lior�es permettant d'�viter au moins certains de ces aspects n�gatifs.

Diff�rents types de s�choirs am�lior�s existent, qui peuvent �tre r�partis en trois cat�gories:

a) S�choirs naturels am�lior�s. L'�nergie solaire est directement utilis�e pour chauffer l'air ambiant, sans qu'il existe de syst�me de captage et de concentration de cette �nergie. Les produits sont plac�s soit au soleil (s�chage par convection et rayonnement), soit � l'ombre (s�chage par convection uniquement), mais dans tous les cas ils sont sur�lev�s par rapport au sol de fa�on � faciliter la ventilation naturelle.

b) S�choirs solaires. L'�nergie solaire est capt�e � l'aide de dispositifs particuliers, appel�s capteurs, qui permettent d'obtenir de l'air plus chaud que dans le cas pr�c�dent. Les produits sont plac�s dans une chambre de s�chage aliment�e par cet air chauff�, et peuvent �tre soit expos�s eux-m�mes au soleil (s�chage par convection et rayonnement), soit dispos�s � l'ombre (s�chage par convection).

c) S�choirs � combustion. L'�nergie produite par la combustion du bois, de d�chets organiques, de gaz, fuel, etc. est utilis�e pour provoquer soit un r�chauffement de l'air qui entre en contact avec le produit, soit une �l�vation de temp�rature du produit dispos� sur une surface chaude (s�chage par conduction).

Comparaison des trois types de s�choir

Chacun de ces types pr�sente des avantages et des inconv�nients, r�pertori�s au tableau 13, qu'il convient de conna�tre. Cependant, le choix d'un type de s�choir doit n�cessairement s'accompagner d'une ma�trise r�elle de la technique pour obtenir une bonne qualit� du produit s�ch�: s�chage uniforme, s�chage jusqu'� une teneur en eau suffisamment faible, s�chage r�alis� de fa�on � respecter les contraintes biologiques et biochimiques des produits.

Tableau 13. Comparaison des trois types de s�choir


Avantages

Inconv�nients

S�choirs naturels am�lior�s

Grande capacit� de s�chage si beaucoup de surface disponible

Co�t de construction tr�s faible

Co�t de fonctionnement nul (main-d'oeuvre except�e)

Contamination par la poussi�re, les insectes, etc.

Exigences climatiques (climat chaud et r�gion vent�e)

Produit plac� � l'ombre

Qualit� nutritionnelle du produit conserv�e

N�cessite une bonne ventilation naturelle pour �viter des temps de s�chage trop longs et les d�gradations qui en d�couleraient

Produit expos� au soleil

S�chage rapide si bonne ventilation naturelle associ�e

Polyvalence

Pertes nutritionnelles (d�gradation vitaminique et pigmentaire, brunissement)

S�choirs solaires

Aucune contamination (poussi�res, insectes, rongeurs)

Protection en cas de pluie subite

Effet de serre des capteurs, qui augmentent la temp�rature de l'air

Co�t de fonctionnement nul (main-d'oeuvre except�e)

N�cessite un syst�me de ventilation ou de circulation d'air efficace

Capacit� souvent faible

D�pendance climatique (moindre, cependant, que dans le cas des s�choirs naturels)

Syst�me direct

S�chage rapide

Risque de temp�ratures trop �lev�es si mauvaise surveillance, d'o� un produit br�l�

Pertes nutritionnelles

Syst�me indirect

Aucune perte nutritionnelle

Polyvalence

Plus lent que le syst�me direct

N�cessit� d'effectuer une rotation des plateaux pour assurer l'homog�n�it� du s�chage

S�choirs � combustible

Aucune contamination (poussi�re, insectes, rongeurs)

Pas d'exigences climatiques

Possibilit� de capacit� tr�s variable et adaptable

N�cessit� d'approvisionnement en combustible, d'o� un co�t de fonctionnement qui peut �tre �lev�

Convection

Polyvalence

Bon respect des qualit�s nutritionnelles

Syst�me de ventilation obligatoire

Conduction

Tr�s rapide

Modifie consid�rablement le produit (grillage, cuisson)

N�faste pour les qualit�s nutritionnelles

Utilisable seulement pour les produits peu fragiles

Agitation obligatoire

3.3.2 Mat�riel

Diff�rents s�choirs sont d�crits dans les paragraphes suivants, tandis que leurs caract�ristiques sont indiqu�es aux tableaux 14 (s�choirs naturels am�lior�s et s�choirs solaires) et 16 (s�choirs � combustible).

S�choirs naturels am�lior�s

a) S�choir � crib abrit� (figure 25)

Un cadre de bois, portant un double treillis m�tallique ou un filet, est dispos� perpendiculairement � la direction des vents dominants et abrit� des intemp�ries par un toit. Le produit est plac� entre les deux treillis et forme une couche d'une �paisseur d'environ 15 cm.

Le chargement d'un tel s�choir est malais�; par contre, un syst�me peut �tre mis au point pour faciliter le d�chargement (voir la figure 26).

Un volet m�tallique ou en bois, horizontal, retient le produit � la base du s�choir pendant le s�chage et coulisse par l'interm�diaire d'un rail pour lib�rer le produit sec qui s'�coule sur un plan inclin� lors du d�chargement.

b) S�choir � claies sur rails (figure 27)

Les produits sont �tal�s sur des plateaux superpos�s, dont le fond est constitu� d'un treillis m�tallique ou d'un filet; ces plateaux peuvent coulisser sur des rails de fa�on � pouvoir �tre mis sous abri en cas de pluie. La sur�l�vation des plateaux par rapport au sol facilite les manutentions et assure une bonne circulation de l'air.

S�choirs solaires

a) S�choir case: syst�me direct (figure 28)

Le produit, dispos� sur une �paisseur maximale de 10 cm, est �tal� sur un treillis m�tallique ou un filet situ� � l'int�rieur d'une cage de bois ouverte aux deux extr�mit�s pour laisser passer l'air et recouverte d'un mat�riau transparent (verre, ac�tate de cellulose) permettant le passage du rayonnement solaire.

L'inclinaison du s�choir permet une meilleure orientation par rapport au soleil et augmente l'efficacit� de l'appareil; elle ne doit cependant pas d�passer 30° pour �viter que le produit s'accumule dans la partie basse malgr� la pr�sence de plots de retenue.

b) S�choir armoire: syst�me indirect (figure 29)

L'air ambiant circule dans un capteur solaire plan o� il est r�chauff� avant de p�n�trer dans une enceinte isol�e thermiquement o� les produits � s�cher, dispos�s sur des claies superpos�es, sont progressivement s�ch�s par l'air chaud qui les traverse.

Le capteur plan (figure 30) est constitu� de plusieurs trav�es form�es d'un vitrage, d'un absorbeur (t�le m�tallique pliss�e), d'une couche de b�ton et d'un remblai de sable sec servant d'isolant.


Figure 25. S�choir � crib abrit�


Figure 26. Syst�me de d�chargement du crib


Figure 27. S�choirs � claies superpos�es coulissant sur rails


Figure 28. S�choir case


Figure 29. S�choir indirect: armoire � capteur plan (coupe longitudinale)


Figure 30. S�choir indirect: coupe transversale d'une trav�e de capteur

(Source: Aveert, C., 1981)

Tableau 14. Caract�ristiques des s�choirs naturels am�lior�s et solaires

S�choir

Types de produits pouvant �tre s�ch�s

Exigences de climat et de localisation

Mat�riaux de construction

Dimensions

Capacit� de remplissage

Exemple de temps de s�chage pour un produit

Capacit� globale (s�chage en 24h)

Remarques

S�choir � crib (figures 25 et 26)

Produits peu sensibles � l'�crasement:

- tubercules
- racines tub�reuses

- racines

Humidit� relative inf�rieure � 60%; vitesse du vent sup�rieure � 4 m/s

Bois
Treillis m�tallique ou filet
Profil�s m�talliques

Haut. 2,0 m
Larg. 1,5 m
Larg. des poteaux: 2,6 m

600 kg/m3, soit 300 kg environ (�paisseur 15 cm)

Manioc: 3 jours, si:

temp�rat. = 30°C
humidit� = 60%
vitesse du vent = 4 m/s

Manioc: 3 jours

Le fond risque de s�cher plus lentement. Il doit �tre plac� � 0,5 m au moins du sol

S�choir � claies sur rails (figure 27)

Tous produits en �paisseur variable

Saison s�che correspondant aux p�riodes de r�colte
R�gions �quatoriales de pr�f�rence

T�le ondul�e pour le toit
Bois
Treillis ou filet

Claies de 2 m2 environ (5 claies par module)

20 � 50 kg/m2 (graines sur couche de 30 cm), soit 200 � 300 kg ou moins de 6 kg/m (l�gumes), soit 60 kg

L�gumes: 1 � 3 jours 2

Graines: 20 � 40 kg

Possibilit� d'utilisation pour des produits plus fragiles, en chargeant moins les claies (moindre �paisseur). Si �talement sur de grandes �paisseurs, n�cessit� d'agitation r�guli�re des l�gumes

S�choir case, syst�me direct (figure 28)

Graines

Pr�f�rence aux climats ensoleill�s l�g�rement vent�s

Ac�tate de cellulose
Bois
Treillis ou filet ou plaque perfor�e peinte en noir
Ventilateur (0,25 m3/mn)

0,61 × 1,22 m

13 � 30 kg/m2 (couche de 2,5-5 cm d'�paisseur), soit 9-20 kg

Graines: 23 kg en neuf heures

30 � 50 kg

Inclinaison: 10° dans les r�gions �quatoriales, 30° au maximum quand on s'�carte de l'�quateur

S�choir armoire, syst�me indirect (figures 29 et 30)

Tous produits


T�le aluminium pliss�e
Vitrage
B�ton
Bois et treillis pour claie


250 kg en deux jours

125 kg

Possibilit� d'utiliser un ventilateur. N�cessit� d'effectuer une rotation des claies pour assurer un s�chage total des claies sup�rieures

S�choir armoire � ventilation �olienne (figure 31)

Tous produits


Film plastique transparent
Planche ou plaque peinte en noir
Bois et treillis pour claie
Autogire

1,22 × 0,83 × 3,25 m
Plateaux de 0,5 × 1 m

10 plateaux sur 5 �tages: 5-15 kg/m2

Quelques heures

100 � 200 kg

Ajustement possible de la temp�rature en diminuant ou augmentant l'a�ration

c) S�choir armoire � ventilation �olienne (figure 31)

Dans ce syst�me mixte, l'air est chauff� par des capteurs plans ext�rieurs tels que d�crits pr�c�demment, par passage dans une enceinte de s�chage solaire comportant des parois vitr�es sur trois de ses c�t�s, la paroi expos�e au nord, faite de mat�riau isolant, �tant peinte en noir.

La ventilation est assur�e par un ventilateur autogire plac� � l'extr�mit� d'une chemin�e et fonctionnant sous l'action ascendante de l'air.

Ce syst�me permet un s�chage plus rapide mais pr�sente les inconv�nients du s�chage direct (voir le tableau 13).

S�choirs � combustible

1. S�choirs � convection

Ces s�choirs peuvent �tre class�s de la fa�on suivante en fonction du type de disposition du produit et du mode d'agitation (tableau 15).

Tableau 15. Classification des s�choirs � convection fonctionnant avec des combustibles

Produit immobile

Grande �paisseur de produit (une seule couche) 10-30 cm

Faible �paisseur (plusieurs couches)

Ventilation de haut en bas

Touraille


1-5 cm

Ventilation tangentielle

Armoire


5-10 cm

Ventilation transversale

Armoire

Produit mobile


Ventilation horizontale � contre-courant

Tambour

a) Touraille

Ce syst�me, tr�s simple, consiste � insuffler de l'air chaud � travers une masse de produit dispos�e sur une grande �paisseur (figure 32).

L'importance de la couche n�cessite un syst�me de ventilation puissant; un dispositif de recyclage peut �tre mis en place pour �viter des pertes de chaleur exag�r�es. Une agitation p�riodique des produits est �galement n�cessaire pour assurer l'homog�n�it� du s�chage.

L'avantage de ce syst�me r�side dans le fait qu'il peut s'adapter � des capacit�s tr�s variables (figure 33), qu'il peut �tre construit de fa�on artisanale avec des mat�riaux locaux et qu'il peut utiliser des combustibles locaux (figures 34 et 35).


Figure 31. S�choir mixte � ventilation �olienne - a) Vue de face

(Source: Brace Research Institute, 1975)


Figure 31. S�choir mixte � ventilation �olienne - b) Vue lat�rale

(Source: Brace Research Institute, 1975)


Figure 32. Tourailles mont�es en s�rie

(Source: Kneule, 1959)


Figure 33. Hydrotouraille � recyclage d'air chaud

(Source: Kneule, 1961)


Figure 34. S�choir touraille type IRAT

(Source: Gret, fiche T 301)


Figure 35. S�choir touraille ERLS

(Source: Gret, fiche T 359)

b) Armoire ou �tuve (figures 36 et 37)

Les produits sont �tal�s en faible �paisseur sur des plateaux ou des claies (g�n�ralement de 0,5-1 m2 de surface) dispos�s dans une enceinte o� circule de l'air chaud. L'enceinte est appel�e “armoire” si elle est petite, et “�tuve” lorsqu'une personne peut y p�n�trer pour d�charger les claies.

Les claies sont constitu�es d'armatures de bois ou de m�tal et d'un fond en treillis, filet ou t�le perfor�e, cette derni�re pr�sentant cependant des risques de surchauffe du produit.

L'air chaud, puls� par des ventilateurs, peut soit l�cher le produit (figure 36 a), soit le traverser (figures 36 b et c); dans ce dernier cas, la capacit� de s�chage de l'appareil est beaucoup plus importante.

Le syst�me utilisant une ventilation ascendante assure un meilleur s�chage des claies inf�rieures: en effet, � leur contact, l'air chaud se charge d'humidit� et sa capacit� d'�vaporation est moindre pour les claies sup�rieures. Il est donc n�cessaire d'effectuer une rotation des claies vers le milieu du s�chage.

L'int�r�t de ce type de s�choir tient � sa polyvalence et � sa capacit� extr�mement variable selon le nombre de claies et leurs dimensions.

Il peut �galement �tre construit avec des mat�riaux locaux (figure 37): t�le, b�ton, bois, f�ts de r�cup�ration de 20 � 200 litres, grillage grossier ou plus fin.

c) Tambour (figure 38)

Un tel s�choir est constitu� d'un cylindre rotatif entra�n� par un moteur et muni d'ailettes int�rieures. Une alimentation en air chaud assure le s�chage des l�gumes, le contact entre l'air et le produit �tant r�alis� gr�ce � l'agitation continue de celui-ci sous l'action de la rotation du cylindre.

Ce syst�me assure un s�chage tr�s rapide du fait de l'agitation ininterrompue du produit � s�cher; il pr�sente n�anmoins l'inconv�nient de briser le produit au cours du s�chage.

2. S�choirs � conduction

Le produit est en contact direct avec une surface chaude qui peut �tre un cylindre ou un demi-cylindre m�tallique (s�choir type auge) (figure 39), ou encore une surface plane m�tallique (s�choir type air).

L'agitation du produit, indispensable pour �viter sa surchauffe, est r�alis�e soit par la rotation du s�choir dans le cas d'un cylindre, soit par la rotation d'un axe int�rieur muni de palettes raclant la surface int�rieure du cylindre ou de l'auge.

En ce qui concerne les aires de s�chage, l'agitation est produite soit manuellement, soit m�caniquement � l'aide de r�teaux dispos�s sur un axe rotatif.

Dans tous les types de s�choirs � conduction, on effectue le chauffage de la surface de contact soit directement � feu nu, soit indirectement par de la vapeur.


Figure 36. Modes de circulation de l'air dans une �tuve - a) circulation tangentielle

(Source: Kneule, 1964)


Figure 36. Modes de circulation de l'air dans une �tuve - b) circulation tangentielle descendante

(Source: Kneule, 1964)


Figure 36. Modes de circulation de l'air dans une �tuve - c) circulation transversale ascendante

(Source: Kneule, 1964)


Figure 37. S�choir type �tuve de Tonga - Vue de dessus

(Source: B.E. Grenwood, 1976)


Figure 37. S�choir type �tuve de Tonga - Exemple de combustible: coques de noix de coco

(Source: B.E. Grenwood, 1976)


Figure 37. S�choir type �tuve de Tonga - Vue de profil

(Source: B.E. Grenwood, 1976)


Figure 38. S�choir tambour - Coupe longitudinale


Figure 38. S�choir tambour - Coupes transversales montrant diff�rentes dispositions des ailettes int�rieures


Figure 39. S�choir cylindre � conduction

Tableau 16. Caract�ristiques des s�choirs utilisant un combustible


Tonnages possibles par 24 heures (kg de produits frais)

Principe de fonctionnement

Capacit� d'�vaporation (kg d'eau �vapor�e/m2/h)

Capacit� de s�chage (kg de produits frais/m2/h)

Vitesse de l'air chaud (m/s)

Utilisation d'�nergie autre que pour la production de chaleur

Touraille et claie

1 m2 (�paisseur 10-30 cm) 100-500 kg

Grande �paisseur de produit s�ch� par air chaud de bas en haut. Un seul �tage

3-10

3-10


Ventilation

Armoire (ventilation horizontale)

20 claies de 75 × 75 cm (soit 10 m2 environ) 20-300 kg

Petites �paisseurs de produit dispos� sur claies. L'air chaud l�che la surface. Plusieurs �tages

0,1-1

0,1-1,5

1-10

Ventilation

Armoire (ventilation verticale)

Idem. 200-3.000 kg

Idem. L'air chaud traverse le produit

1-10

1,5-15

0,6-1

Ventilation

Tambour (convection)

(1 m3) 120-1.200 kg

Produit en mouvement dans le cylindre rotatif. Circuit d'air chaud � l'int�rieur du cylindre. Agitation continue

5-30 (par m3)

5-50

0,3-3

Ventilation et rotation du tambour (2 tours/mn)

Auge ou aire de s�chage (conduction)

(Surface de contact 1 m2) 20-100 kg

Produit en contact direct avec la surface chaude. Agitation continue

0,5-15

0,5-1,5


Agitation m�canique par rotation


Consommation de vapeur pour la production de chaleur (kg vap/kg d'eau �vapor�e)

Consommation �nerg�tique annexe (kWh/kg d'eau �vapor�e)

Types de produits utilisables

Remarques

Exemple de construction artisanale fonctionnant suivant le m�me principe, mais n'ayant pas obligatoirement les m�mes caract�ristiques

Touraille et claie



Produits non collants, insensibles � l'�crasement

N�cessit� d'agitation manuelle de la couche

S�choir IRAT: (CIRAD, BP 5035, 34032 Montpellier Cedex/France) 6 m2 de plate-forme de s�chage. Combustible: bois ou bourres de coques (dimension totale approximative = 3 × 3 × 3 m)
S�choir ERLS: (Institute for Agricultural Research, Ahmadu Bello University/Samaru/Nig�ria) 7,5 m2 de plate-forme de s�chage Combustible: bois sec ou fuel (dimension totale avec abri = 4,6 × 9,15 × 2,15m)

Armoire (ventilation horizontale)

2-3

0,5-5

Polyvalent

Risque de surchauffe en surface. Fin de s�chage longue


Armoire (ventilation verticale)

1,2-1,5

0,3-0,6

Polyvalent

N�cessit� d'effectuer la rotation des claies si l'air circule de bas en haut

S�choir Tonga: 3 × 15 claies de 0,90 × 1,80 m, combustible: bois sec, d�chets... (dimension totale = 6,2 × 2,1 × 2 m)

Tambour (convection)

0,9-2

0,7-10

Produits non collants en morceaux ou en poudre

R�duction des produits en miettes ou en poudre


Auge ou aire de s�chage (conduction)

0,8-2,5


Produits pouvant subir grillage ou cuisson, peu sensibles � l'�miettage

Possibilit� d'agitation manuelle du produit


Compte tenu des difficult�s de r�glage de la temp�rature et des possibilit�s de grillage si l'agitation est insuffisante ou si le produit adh�re � la surface, ce type de s�chage, simple dans son principe, est cependant d�licat � r�aliser si l'on veut garder au produit toutes ses qualit�s organoleptiques et nutritionnelles.

3.3.3 Cas particuliers

Certains l�gumes ne peuvent �tre s�ch�s indiff�remment avec tous les appareils pr�cit�s en raison de leur teneur en eau initiale ou de leur trop grande fragilit�. Les m�thodes de s�chage possibles, les quantit�s � traiter dans un m�me lot, les temp�ratures et les temps de s�chage applicables sont pr�cis�s dans le tableau 17.

Tableau 17. Modes de s�chage des l�gumes

L�gumes

Taux de s�chage = poids de mati�re/poids de produit sec

S�choir utilisant l'�nergie solaire

S�choirs utilisant des combustibles



Exposition directe

Sans exposition directe

Par convection

Par conduction





Touraille ou tambour

Armoire ou �tuve


Patates douces Ignames

4

X

X

X

X
Moins de 71°C


Manioc


X

X

Cossette

Cossette

Broyat

Pois et haricots

2-5

X

X

X

X
Entre 45 et 60°C


Choux

18


X


X
5 kg/m2 entre 40 et 60°C


Poireaux

10-12

X

X


X


Epinards

14


X


X


Tomates

16

X

Attention aux moisissures


X
7 kg/m2: ventilation tangentielle 15 kg/m2: ventilation transversale entre 60 et 80°C


Gombos

10-12


X
5,5 kg/m2


X
Moins de 60°C


Poivrons, piments

11-14


X


X
Entre 40 et 70°C


Haricots verts

7-10


X


X
Entre 45 et 60°C


Carottes

12

X
5,5 kg/m2

X


X
10-15 kg/m2 entre 85 et 90°C puis 45°C


Oignons

9

X

X


X
5 kg/m2: ventilation tangentielle 30 kg/m2: ventilation transversale entre 50 et 75°C


Navets


X

X

X

X


Betteraves rouges

12

X

X


X
Entre 50 et 65°C


3.4 Post-traitements

Apr�s s�chage, le produit doit subir quelques op�rations destin�es � le rendre commercialisable et acceptable par la population. Certaines de ces op�rations sont facultatives (broyage), d'autres obligatoires (triage, tamisage, conditionnement).

3.4.1 Triage

Principe et description

Apr�s le s�chage, le triage a pour but d'�liminer les �l�ments partiellement br�l�s; il est surtout n�cessaire apr�s s�chage au soleil ou sur une surface chaude. Il est effectu� manuellement.

Mat�riel

Voir le chapitre 2, section 2.5.

3.4.2 Broyage

Principe et description

Ce traitement facultatif est appliqu� aux produits destin�s � �tre commercialis�s sous forme de poudre. La nature des produits concern�s d�pend essentiellement des habitudes alimentaires locales, tous les l�gumes pouvant �tre broy�s � condition d'�tre suffisamment secs (teneur en humidit� de l'ordre de 5 pour cent).

Le broyage peut �tre accompli manuellement ou m�caniquement.

Mat�riel

- pilon et mortier (manuellement);

- broyeur � marteaux;

- broyeur � cylindres: deux cylindres lisses, tournant en sens inverse et � des vitesses diff�rentes, conduisent � l'�crasement des produits introduits dans leur zone de contact. Si l'�cartement des cylindres est r�glable, on peut modifier la taille des granules obtenus;

- broyeur � meules (figure 40) utilis� pour broyer entre deux pierres, dont l'une est mobile, des produits particuli�rement durs comme les graines de l�gumineuses.

3.4.3 Tamisage

Principe et description

Il s'effectue sur des produits broy�s ou non broy�s de fa�on � �liminer les particules plus fines (cas des produits non broy�s) ou plus grosses (produits broy�s). Dans ce dernier cas, les particules plus grosses sont achemin�es vers un broyage suppl�mentaire.

Mat�riel

On utilise des tamis d'ouverture de maille variable suivant les produits, constitu�s de fils m�talliques ou de fibres naturelles ou synth�tiques. Ces tamis doivent �tre constamment anim�s d'un mouvement de va-et-vient obtenu soit manuellement (dans le cas de tamis de petite taille), soit m�caniquement (pour des tamisages de plus grande capacit�).

3.4.4 Emballage - conditionnement - stockage

Ces questions sont trait�es plus sp�cifiquement au chapitre 8; il est toutefois n�cessaire de pr�ciser que les r�cipients destin�s � recevoir des produits s�ch�s doivent satisfaire � quelques conditions bien particuli�res:

- r�sistance au choc (sauf pour les mat�riaux destin�s � contenir des produits en poudre);

- fermeture efficace contre l'�coulement du produit;

- protection contre la r�hydratation;

- si possible, opacit�.

On peut donc utiliser les mat�riaux suivants:

- sacs de coton ou de jute pour conserver des produits non fragiles dans un environnement sec;

- r�cipients en terre ou en verre (ce dernier mat�riau est trop cher par rapport � son contenu);

- sachets en plastique.

Dans certains cas, pour �viter l'humidification des produits, on les conserve dans l'huile (piments, tomates, etc.). Le stockage doit si possible �tre effectu� en un lieu ombrag� et sec.


Figure 40. Broyeur � meules - Vue g�n�rale


Figure 40. Broyeur � meules - Coupe verticale

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
4.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
4.2 Pr�traitements
4.3 Salage
4.3.1 Principe et description
4.3.2 Mat�riel
4.4 Post-traitements
(introduction...)
4.4.1 Conditionnement en petits volumes
4.4.2 Pasteurisation et refroidissement
4.4.3 Stockage
4.4.4 Dessalage dans le cas de conservation en milieu fortement sal�

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL

4.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production

La conservation par le sel consiste � modifier le milieu qui environne les l�gumes: un taux de sel tr�s �lev�, conjugu� � un traitement pr�alable � la chaleur (blanchiment), inhibe la croissance des micro-organismes pathog�nes et inactive les syst�mes enzymatiques responsables de la destruction de la structure des l�gumes; de cette mani�re, ceux-ci sont ensuite en �tat de se conserver pendant de longs mois.

Si la teneur en sel est trop faible, une pasteurisation (traitement par la chaleur � 70 ou 100°C pendant plusieurs minutes), associ�e � une acidification par addition de vinaigre, s'av�re n�cessaire pour assurer une conservation � long terme. Par contre, en l'absence de pasteurisation, il se produit une fermentation qui modifie la texture et le go�t du produit. Cette derni�re possibilit� est envisag�e au chapitre 6.

Le salage proprement dit peut se faire soit � sec, soit par immersion des l�gumes dans une saumure pr�alablement pr�par�e. Dans les deux cas, les l�gumes doivent �tre auparavant soumis � diverses op�rations de pr�paration. Quant au stockage, il peut avoir lieu en f�ts ou en unit�s de petit volume dans le cas de la pasteurisation.

Un sch�ma g�n�ral du proc�d� de conservation par le sel est donn� � la figure 41. Tous les traitements et tous les syst�mes de conditionnement ne s'appliquent pas � l'ensemble des l�gumes. Le tableau 18 pr�cise les conditions de traitement de chacun d'eux.

Une m�canisation l�g�re de certaines op�rations de conservation par le sel est difficile � mettre au point si l'on veut �viter une automatisation trop pouss�e. Ce proc�d� de conservation semble donc bien adapt� aux conditions de transformation artisanale enti�rement manuelles. Cependant, il importe de prendre quelques pr�cautions avant d'envisager l'implantation d'une unit� de production, et notamment de savoir:

- que cette technique est forte consommatrice de sel, bien qu'une grande diff�rence existe entre une saumure forte et une saumure faible. Il est donc n�cessaire de pouvoir disposer d'une quantit� importante de sel bon march� pour que le prix du produit fini reste accessible. Ce sel doit �galement �tre tr�s pur pour �tre efficace. Il doit contenir au moins 99 pour cent de chlorure de sodium (NaCl). Le sel doit �tre pauvre en fer (qui entra�ne une d�coloration ou un brunissement par r�action avec les tanins), en calcium (qui produit un pr�cipit� blanc lors de la pasteurisation) et en sulfate de magn�sium et de sodium (qui conf�re de l'amertume au produit). On peut �liminer le fer et le calcium en faisant bouillir la saumure et en filtrant le d�p�t qui s'est form�;

- si ce genre de produit est accept� par la population locale; en effet, le go�t du l�gume est fortement modifi�, surtout quand la teneur en sel est importante et requiert un dessalage.


Figure 41. Sch�ma g�n�ral de conservation par le sel

Tableau 18. Conservation par salage: �tapes successives pour diff�rents l�gumes

Op�rations

Graines

Fruits

Bulbes et racines

Feuilles


Pois

Piments

Haricots

Gombos

Oignons

Carottes

Navets

Choux

Lavage

X

X

X

X

X

X

X

X

Ecossage ou �pluchage

X




X

X

X


Parage

X

X

X

X

X

X

X

X

Calibrage

X

X

X


X

X




Pesage

X

X

X

X

X

X

X

X

X

D�coupage


(X)


X

X

X

X

X

X

Blanchiment
Refroidissement
Egouttage

X


X

X

X



X

X

X

Salage (forte concentration)

Sel





X







Saumure

X


X



X





Salage (faible concentration)

Saumure


X


X



X

X

X

X

Stockage en f�ts


X


X


X

X





Conditionnement en petits volumes

imm�diatement


X


X



X

X

X

X


� volont�, apr�s stockage

X


X


X

X





Pasteurisation



X


X



X

X

X

X

4.2 Pr�traitements

Les seuls compl�ments � apporter au chapitre 2 concernent l'�tape de blanchiment qui s'effectue par une immersion de trois minutes dans l'eau bouillante.

Dans le cas du gombo, il est n�cessaire de bien laver le fruit pour enlever les mucosit�s r�sultant du blanchiment.

4.3 Salage

4.3.1 Principe et description

Comme on l'a vu aux chapitres pr�c�dents, le salage peut s'effectuer de plusieurs fa�ons. Chacun des proc�d�s mentionn�s au tableau 19 conduit � l'obtention de produits finis sensiblement diff�rents et pr�sente des avantages et des inconv�nients dont la comparaison est donn�e au tableau 20.

Le choix du proc�d� doit �tre fond� sur des consid�rations locales telles que les disponibilit�s en sel de qualit�, en vinaigre d'une acidit� suffisante et en combustible pour la cuisson et la pasteurisation, ainsi que sur les habitudes alimentaires de la population.

Tableau 19. Caract�ristiques des proc�d�s de salage

Salage � sec

Salage en saumure forte

Salage en saumure faible

25% de sel sec (par rapport au poids des l�gumes frais)

40% de sel (en poids) dans la saumure

2 � 5% de sel (en poids) dans la saumure
+ 3-20% de vinaigre et 0,5-3% de sucre

Deux �tapes de fabrication - dur�e 24 heures

Une seule �tape de fabrication

Une �tape de fabrication
+ pasteurisation

Stockage en f�ts

Stockage en f�ts

Stockage en petits volumes

Produit final: tr�s sal�

Produit final: tr�s sal�

Produit final: peu sal�, d'acidit� faible � forte

Utilisation: produit n�cessairement dessal�

- consommation

- conservation dans vinaigre


+ pasteurisation

Utilisation: comme dans le salage � sec

Utilisation: consommation sans traitement ult�rieur

Tableau 20. Comparaison des proc�d�s de salage


Salage � sec ou en saumure forte

Salage en saumure faible

Avantages

Tr�s facile � mettre en oeuvre

Pas d'�quipements sp�ciaux

Pas de d�pense �nerg�tique (ni cuisson, ni pasteurisation)

Pas de perte de nutriments, puisque dessalage inutile

Utilisation facile pour le consommateur

Faible consommation de sel

Inconv�nients

N�cessit� de dessalage impliquant des pertes de nutriments dans l'eau de dessalage

Multiplicit� des op�rations avant consommation (par l'utilisateur)

Grande consommation de sel, perdu ensuite par dessalage

Mat�riel de conditionnement devant �tre compatible avec une pasteurisation, donc plus cher

Pasteurisation et cuisson du vinaigre, donc d�pense �nerg�tique

Utilisation de vinaigre dont l'acidit� doit �tre suffisante

Pour assurer une conservation de longue dur�e, il convient que le salage s'effectue suivant un protocole bien pr�cis:

a) Salage � sec

- prendre 2 kg de sel de bonne qualit� pour 10 kg de l�gumes;

- au fond du f�t, �taler une couche de sel de 2,5 cm d'�paisseur, puis une couche de l�gumes de la m�me �paisseur, puis une couche de sel l�g�rement plus importante que la pr�c�dente, etc.;

- verser tout le sel restant sur la derni�re couche de l�gumes;

- �taler deux � trois couches de tissu;

- placer un couvercle en bois sur lequel on posera des poids;

- attendre 24 heures.

Si la quantit� de saumure form�e ne recouvre pas la totalit� des l�gumes, compl�ter en ajoutant un m�lange constitu� de 200 g de sel par litre d'eau. Des bulles se produisent (remont�e de gaz contenu dans les l�gumes par suite de la compression). Attendre la disparition des bulles et stocker (voir ci-apr�s la section 4.4.3).

b) Salage en saumure forte

- placer les l�gumes dans un f�t propre;

- couvrir de deux ou trois �paisseurs de linge propre;

- placer un couvercle sur lequel on posera des poids;

- pr�parer une saumure forte (400 g de sel par litre d'eau) et remuer vigoureusement (le sel ne se dissout pas compl�tement);

- couvrir avec cette saumure jusqu'au couvercle;

- stocker en emp�chant la formation d'�cume (voir ci-apr�s la section 4.4.3).

c) Salage en saumure faible

Saumure A

- pr�parer un litre de saumure contenant 950 g d'eau, 30 g de vinaigre et 20 g de sel; faire bouillir ce m�lange;

- mettre les l�gumes en bocaux;

- recouvrir les l�gumes avec la saumure chaude;

- fermer les bocaux.

Pour assurer une protection totale des l�gumes ainsi conditionn�s, cette m�thode doit obligatoirement �tre suivie d'une pasteurisation r�alis�e imm�diatement apr�s remplissage des bocaux avec la saumure chaude.

Saumure B

On peut �galement utiliser une saumure constitu�e de 53 g de sel, 5 � 30 g de sucre et 200 � 300 ml de vinaigre par litre.

4.3.2 Mat�riel

Il faut disposer:

- de tissu propre (gaze, �tamine, mousseline);

- de poids pour maintenir les l�gumes immerg�s dans la saumure (briques, pierres, blocs de ciment pr�alablement enduits de paraffine);

- d'un couvercle en bois (en une seule pi�ce ou en plusieurs morceaux espac�s et r�unis par des tasseaux);

- d'un f�t de 20 � 200 l en plastique rigide, en bois (assembl� avec des chevilles ou des clous prot�g�s) ou en terre cuite, pr�alablement lav� � la vapeur ou � l'eau bouillante;

- de paraffine pour “souder” les couvercles, emp�cher l'�vaporation et prot�ger les accessoires (poids, clous, etc.);

- d'une marmite de cuisson �maill�e, en acier inoxydable ou en aluminium;

- de petits r�cipients pour la pasteurisation.

Le tableau 21 indique les m�thodes qui peuvent s'appliquer � chaque l�gume.

Tableau 21. Choix du proc�d� de salage selon le type de l�gume

L�gumes

Proc�d�


Salage � sec

Salage en saumure forte

Salage en saumure faible

Haricots et pois de Lima

X

X


Choux



X

Haricots verts

X

X

X

Gombos

X



Piments



X

Carottes



X

Oignons


X

X

Navets



X

4.4 Post-traitements

Selon les proc�d�s de salage mis en oeuvre, les post-traitements peuvent inclure le conditionnement en petits volumes, la pasteurisation, le stockage ou le dessalage.

4.4.1 Conditionnement en petits volumes

Il s'agit de la r�partition des l�gumes dans des r�cipients dont la taille permet la commercialisation. Pour les produits conserv�s en milieu fortement sal�, le conditionnement s'effectue apr�s stockage dans des r�cipients en terre cuite, en verre ou en plastique (sachets thermoscell�s). Les produits conserv�s en milieu faiblement sal� doivent subir une pasteurisation imm�diatement apr�s le remplissage. Pour r�aliser une bonne pasteurisation, il faut utiliser des r�cipients de faible volume (afin d'assurer une p�n�tration rapide de la chaleur) r�sistant aux temp�ratures �lev�es (qui peuvent atteindre 100°C). Le mat�riel doit avoir les caract�ristiques suivantes:

- r�sistance aux temp�ratures �lev�es et aux chocs m�caniques;
- r�sistance minimale aux transferts thermiques;
- possibilit� de fermeture herm�tique;
- pas de r�action physico-chimique avec la saumure.

Seuls le verre et le plastique r�pondent � ces exigences: le verre sous forme de bocaux munis de joints de caoutchouc ou de flacons capsul�s, le plastique sous forme de sachets thermosoudables. Ces deux modes de conditionnement augmentent toutefois sensiblement le prix du produit fini.

4.4.2 Pasteurisation et refroidissement

La pasteurisation est un traitement thermique l�ger qui s'applique � des produits d�j� partiellement prot�g�s de la contamination microbiologique du fait de leur forte teneur en sel et de leur acidit� �lev�e. La temp�rature de pasteurisation ne d�passant pas 100°C, l'op�ration peut s'effectuer � l'air libre. La pasteurisation doit �tre r�alis�e imm�diatement apr�s la fermeture des r�cipients remplis de saumure chaude, selon des bar�mes diff�rents suivant la composition de la saumure employ�e:

- avec la saumure A: eau bouillante, 30 mn;
- avec la saumure B: eau � 73°C, 30 mn.

Pour faciliter la p�n�tration de la chaleur � l'int�rieur du produit, il est pr�f�rable d'employer des l�gumes coup�s en morceaux, � moins qu'ils ne soient de petite taille (cas des oignons, par exemple).

La pasteurisation est suivie d'un refroidissement progressif pour �viter la surcuisson; un refroidissement brutal risquerait de faire exploser les bocaux en verre. Des marmites ou bacs de st�rilisation sont employ�s � cette fin. Le chauffage de l'eau peut se faire � feu nu ou � la vapeur.

Pour un syst�me comportant une charge d'environ 250 kg de produit, il faut:

- 0,7-1 m3 d'eau;
- 50 kg de vapeur, pour une dur�e de pasteurisation de 30 mn.

4.4.3 Stockage

Le stockage en f�ts des l�gumes sal�s ne pose pas de gros probl�mes. Cependant, afin d'�viter la formation d'�cume � la surface de la saumure, on peut utiliser l'une ou l'autre des m�thodes suivantes:

- couvrir la surface avec de la paraffine tr�s chaude;

- placer un couvercle perc� d'un trou et finir le remplissage par ce trou, v�rifier le niveau � intervalles r�guliers et compl�ter avec une saumure � 25 pour cent (250 g/l);

- recouvrir avec de l'huile (coton ou huile min�rale neutre). Il faut toutefois �liminer l'huile par siphonnage avant la consommation;

- laisser cristalliser le sel � la surface, ce qui assure une isolation du produit.

Le hangar de stockage doit �tre propre et frais, bien que les l�gumes en saumure forte puissent supporter une temp�rature �lev�e et que les l�gumes en saumure faible ne craignent plus les contaminations.

4.4.4 Dessalage dans le cas de conservation en milieu fortement sal�

Le dessalage s'effectue juste avant la consommation du produit ou avant la mise en bocaux dans du vinaigre suivie d'une pasteurisation. Il peut �tre r�alis�:

- � chaud: couvrir les l�gumes d'eau chaude et porter � 45-55°C pendant 10 � 14 heures, renouveler l'eau de trempage, conserver quelques heures � 45-55°C, effectuer un troisi�me trempage avec de l'eau contenant �ventuellement 450 g d'alun de sodium (pour raffermir) et 56,7 g de turmeric (pour recolorer) pour 100 litres d'eau;

- � froid puis � chaud: tremper le produit pendant un jour ou deux dans de l'eau froide chang�e deux � trois fois par jour; laisser 10 � 12 heures dans un bain � 45-55°C;

- � froid: tremper plusieurs jours dans des bains d'eau froide r�guli�rement renouvel�e.

Pour le dessalage, on utilise des bassines en �mail, en acier inoxydable, en mati�re plastique ou en terre cuite.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
5.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
5.2 Mise au vinaigre
5.2.1 Principe et description
5.2.2 Mat�riel
5.2.3 Cas particuliers

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE

5.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production

La conservation par le vinaigre consiste � augmenter l'acidit� du milieu dans lequel est plong� le l�gume. En augmentant cette acidit�, c'est-�-dire en diminuant le pH, on inhibe la croissance des micro-organismes qui provoquent la d�t�rioration du produit.

Il importe de s'assurer de la bonne qualit� du vinaigre employ� et de la capacit� de conservation des produits consid�r�s. Si ceux-ci se conservent tr�s bien dans les pays � climat temp�r�, ils peuvent n�cessiter un traitement suppl�mentaire de pasteurisation en pays chauds.

Le sch�ma g�n�ral de conservation par le vinaigre est illustr� � la figure 42, tandis que les lignes particuli�res de fabrication propres � chaque l�gume sont pr�cis�es au tableau 22.

Figure 42. Sch�ma g�n�ral de conservation par le vinaigre

Lavage

Parage
¯
Cuisson
¯
Epluchage
¯
D�coupage
¯
D�gorgeage et �gouttage
¯

Mise au vinaigre et conditionnement

¯
Pasteurisation
¯
Refroidissement
¯
Stockage

On peut �galement appliquer un tel traitement � des l�gumes qui ont �t� rapidement stock�s en milieu tr�s sal� apr�s une r�colte abondante. En p�riode plus calme, on peut les transformer en produits directement consommables en les dessalant puis en les conditionnant dans du vinaigre avant pasteurisation. Cette m�thode simple peut �tre utilis�e � 1 �chelle artisanale, la seule condition �tant de pouvoir disposer d'un vinaigre de bonne qualit� et bon march�.

Tableau 22. Lignes de fabrication propres � divers l�gumes


Concombres

Cornichons

Tomates vertes

Piments

Poivrons

Betteraves rouges

Choux rouges

Pr�traitements

1. Lavage
2. Epluchage
3. D�coupage

1. Brossage

1. Lavage
2. Equeutage
3. D�coupage

1. Lavage
2. S�chage
3. Parage

1. Lavage
2. S�chage
3. Parage
4. D�coupage

1. Lavage
2. Brossage
3. Cuisson
4. Epluchage
5. D�coupage

1. D�coupage
2. Lavage

D�gorgeage et �gouttage

X

X

X





Mise au vinaigre









- en une seule �tape

X

X

X



X



- en plusieurs �tapes




X

X


X

Conditionnement apr�s mise au vinaigre



X





Pasteurisation

X

X

X

X

X

X

X

5.2 Mise au vinaigre

5.2.1 Principe et description

Cette op�ration, qui consiste � mettre en pr�sence diff�rents ingr�dients de fabrication, doit s'accompagner de certaines pr�cautions:

- l'eau employ�e doit �tre pr�alablement d�barrass�e de son calcaire par une �bullition suivie d'un repos et d'une d�cantation ou d'une filtration;

- le vinaigre utilis� doit contenir au minimum 6 grammes d'acide ac�tique pour 100 ml de vinaigre, et parfois plus (8 grammes dans le cas des cornichons).

La mise au vinaigre est r�alis�e selon diff�rentes m�thodes qui varient en fonction:

- de la cuisson ou non du vinaigre (qui provoque une l�g�re concentration et une d�sa�ration);

- de la temp�rature d'utilisation du vinaigre;

- du nombre d'�tapes;

- de la dilution �ventuelle du vinaigre;

- de son aromatisation.

5.2.2 Mat�riel

On utilise pour cette op�ration:

- une bassine de cuisson pour le vinaigre (en �mail, en aluminium ou en acier inoxydable);

- une louche et un entonnoir en plastique;

- un syst�me de juteuse, r�servoir muni d'un robinet plac� au-dessus du r�cipient � remplir;

- des r�cipients de conditionnement. Ceux-ci doivent r�sister � une temp�rature de l'ordre de 100°C et � une forte acidit�; on utilise en g�n�ral le verre.

5.2.3 Cas particuliers

Concombres:

- mettre les l�gumes en bocaux;


- remplir de vinaigre bouillant additionn� de son volume d'eau.

Cornichons:

- mettre en bocaux;


- remplir avec du vinaigre � 8 g d'acide ac�tique pour 100 ml de vinaigre.

Tomates vertes:

- faire bouillir une solution avec les �pices pendant 2 mn (0,5 l/kg de l�gumes);


- verser � chaud sur les tomates;


- refroidir avant conditionnement.

Poivrons et piments:

- mettre en bocaux;


- ajouter le vinaigre;


- laisser mac�rer 15 jours environ;


- �goutter;


- remplacer le vinaigre par du vinaigre neuf pr�alablement �pic�.

Betteraves rouges:

- mettre en bocaux (apr�s cuisson pendant 2 heures dans une solution de sel � 2 pour cent);


- couvrir de vinaigre pr�alablement bouilli et sal� (15-20 g/l).

Choux rouges:

- placer dans les bocaux;


- remplir avec du vinaigre � 100°C;


- apr�s 8 � 10 jours, retirer le vinaigre et le faire bouillir;


- refroidir le vinaigre;


- verser le vinaigre sur les l�gumes.

Apr�s fermeture, les bocaux seront pasteuris�s puis refroidis, comme indiqu� au chapitre pr�c�dent, section 4.4.2

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
(introduction...)
6.1 Fermentation des l�gumes feuilles, fruits, racines et bulbes
6.1.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
6.1.2 Mise en fermentation
6.1.3 Post-traitements
6.2 Fermentation du manioc
6.2.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
6.2.2 Rouissage et fabrication des b�tons de manioc
6.2.3 Fabrication du gari
6.3 Fermentation du soja
(introduction...)
6.3.1 Le shoyu
6.3.2 Le tempeh

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 6 - FERMENTATION

On appelle fermentation les modifications chimiques subies par les l�gumes sous l'action de micro-organismes vivants tels que les moisissures, les levures ou les bact�ries. Ce chapitre, divis� en trois parties, traitera successivement de:

- la fermentation naturelle spontan�e, r�alis�e en milieu saum�tre acidifi� par du vinaigre (cas des l�gumes feuilles, fruits, racines et bulbes);

- la fermentation naturelle en milieu aqueux (rouissage) ou en milieu semi-hydrat� (manioc r�p�);

- la fermentation provoqu�e par inoculation d'une souche microbienne sp�cifique responsable de la transformation d�sir�e (cas du soja).

6.1 Fermentation des l�gumes feuilles, fruits, racines et bulbes

6.1.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production

La fermentation de ces l�gumes apporte des modifications:

- de texture: cette derni�re se ramollit consid�rablement du fait d'un changement de la structure fibreuse;

- de couleur: celle-ci s'att�nue;

- d'acidit�: celle-ci augmente de fa�on tr�s sensible et assure une meilleure conservation.

Les conditions de fabrication sont essentielles pour assurer une bonne fermentation et conf�rer ainsi au produit les caract�ristiques organoleptiques d�sir�es et un degr� de conservation suffisant. Ces conditions sont d�taill�es au tableau 23.

Le sch�ma illustr� � la figure 43 peut varier en fonction de l'esp�ce de l�gume trait�e, tant au niveau des pr�traitements appliqu�s qu'� celui de la technique de fermentation mise en oeuvre et des transformations post�rieures � la fermentation.

Ce genre de transformation, r�alisable au niveau artisanal ou semi-industriel, est relativement facile � effectuer compte tenu de la simplicit� du mat�riel utilis�, mais il faut prendre des pr�cautions pour �viter les accidents de fermentation et les pertes dues � une d�gradation incontr�l�e.

Les r�serves �mises au chapitre 4 quant � la possibilit� d'implanter des unit�s de transformation des l�gumes par salage sont �galement valables dans le cas de la conservation par fermentation.


Figure 43. Proc�d� g�n�ral de fermentation des l�gumes feuilles, fruits, racines et bulbes

6.1.2 Mise en fermentation

La fermentation en solution saline ne peut se produire que dans certaines conditions bien d�termin�es. Ainsi, lorsque la concentration en sel est de 10 pour cent, il y a d�veloppement d'un certain type de bact�ries seulement et destruction concomitante d'autres bact�ries nuisibles.

La mise en fermentation s'effectue en utilisant:

- soit du sel sec;
- soit du sel en solution, en pr�sence ou non de vinaigre.

L'acidit� du produit augmente avec la croissance bact�rienne, ce qui contribue simultan�ment � accro�tre l'aptitude � la conservation.

Quand l'accroissement de l'acidit� est jug� suffisant, on arr�te la fermentation en appliquant un traitement thermique (pasteurisation) ou en augmentant fortement la teneur en sel.

Tableau 23. D�tail des conditions de fabrication de conserves par fermentation

Op�rations

L�gumes


Feuilles diverses

Tomates vertes

Haricots verts

Concombres

Cornichons

Betteraves

Oignons

Pr�traitements

1. Lavage
2. Parage

1. Lavage
2. Equeutage
3. D�coupage

1. Lavage
2. Equeutage et effilage

1. Lavage
2. Epluchage
3. D�coupage

1. Lavage
2. Brossage

1. Lavage
2. Brossage
3. Cuisson
4. Epluchage
5. D�coupage

1. Lavage
2. Epluchage
3. Pr�trempage (facultatif)

Mise en fermentation

Salage � sec

Salage par saumure

Arr�t de la fermentation

Par pasteurisation

Par augmentation de la teneur en sel

Conditionnement

Avant stockage

Apr�s stockage

a) Fermentation avec du sel sec

- pr�parer une quantit� de sel �gale � 2,5-5 pour cent du poids des l�gumes;

- placer environ 2,5 cm de l�gumes au fond du f�t;

- saupoudrer de sel;

- placer une deuxi�me couche de l�gumes;

- la recouvrir avec un peu plus de sel que pr�c�demment;

- r�p�ter ces op�rations en augmentant chaque fois la dose de sel;

- finir par une couche de sel;

- couvrir avec deux � trois couches de tissu propre;

- placer un couvercle de bois recouvert d'un poids pour maintenir les l�gumes immerg�s;

- au bout de 24 � 48 heures, on observe un d�but de d�gagement gazeux; laisser fermenter;

- quand la fermentation est achev�e, conditionner en petits volumes pour pasteuriser (au bout de 4 � 10 jours si la temp�rature est �lev�e).

b) Fermentation en saumure (arr�t par pasteurisation)

- placer les l�gumes dans un f�t jusqu'� 7-10 cm du haut du f�t;
- pr�parer la saumure (1 l d'eau et 100 g de sel);
- recouvrir les l�gumes de cette saumure;
- ajouter 100 g de sel sec par kg de l�gumes;
- couvrir comme dans la m�thode pr�c�dente;
- la fermentation d�bute apr�s 24 � 48 heures. Laisser fermenter une semaine;
- rajouter 50 g de sel pour 10 kg de l�gumes;
- r�p�ter l'adjonction hebdomadaire de sel pendant 10 semaines;
- stocker.

6.1.3 Post-traitements

Ce sont le conditionnement en petits volumes, la pasteurisation (facultative suivant le mode d'arr�t de la fermentation) et le stockage.

a) Conditionnement

Celui-ci a lieu soit imm�diatement apr�s la fin de la fermentation pour stopper celle-ci gr�ce � une pasteurisation, soit apr�s une p�riode de stockage plus ou moins longue en f�ts apr�s que la fermentation a �t� arr�t�e par accroissement de la teneur en sel. On conditionne dans des r�cipients en verre ou en plastique thermosoud�, chimiquement inerte en milieu hypersal�.

b) Pasteurisation

On l'effectue soit sur des l�gumes dont on veut arr�ter la fermentation, soit sur des l�gumes dont la fermentation a �t� progressivement interrompue par adjonction progressive de sel et que l'on reconditionne apr�s stockage en f�ts dans des solutions moins sal�es. Pour assurer la bonne conservation de ces produits, une pasteurisation est n�cessaire. Il faut:

- dessaler;

- mettre dans des r�cipients ad�quats;

- verser dans ces r�cipients une saumure faible constitu�e d'eau additionn�e de 53 g de sel, 250 ml de vinaigre et 5-30 g de sucre par litre;

- effectuer ce jutage � chaud (88°C);

- fermer herm�tiquement les r�cipients;

- pasteuriser.

La pasteurisation s'effectue dans les deux cas dans de l'eau bouillante. Elle dure environ 20 mn pour le premier type de produit et environ 10 mn pour le second, quand le jutage est fait � chaud.

c) Stockage

Il est r�alis� en f�ts pour les l�gumes contenus dans une saumure tr�s riche en sel et fortement acide du fait de la fermentation. Il faut alors �viter la formation d'�cume en surface pour obtenir de bonnes conditions de stockage, comme on l'a not� au chapitre 4, section 4.4.3.

6.2 Fermentation du manioc

6.2.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production

On distingue couramment deux grands groupes de manioc, sans que la fronti�re qui les s�pare soit nettement marqu�e:

- le manioc doux, dont la teneur en glucosides cyanog�n�tiques est faible;

- le manioc amer, � forte teneur en acide cyanhydrique (HCN), qui doit �tre d�toxiqu� avant consommation.

Ces maniocs donnent lieu � un grand nombre de transformations r�alis�es au niveau traditionnel villageois, essentiellement en Am�rique latine et en Afrique. Nous ne traiterons ici que de la d�toxication du manioc amer par fermentation, en prenant comme exemple la pr�paration de deux produits de grande consommation en Afrique:

- le b�ton de manioc issu de manioc roui, tr�s populaire en Afrique centrale;

- le “gari”, consomm� de la Guin�e au Cameroun dans plusieurs pays d'Afrique occidentale, qui est une sorte de couscous de manioc ferment� et s�ch�.

Seul le gari peut �tre actuellement produit � l'�chelon semi-industriel.

6.2.2 Rouissage et fabrication des b�tons de manioc

La figure 44 donne la s�quence des op�rations enti�rement manuelles relatives � la pr�paration des b�tons de manioc au Cameroun (la pr�paration de boules nomm�es “chikouangue” au Za�re et au Congo est l�g�rement plus compliqu�e).

Le rouissage consiste � laisser fermenter les racines enti�res de manioc dans de l'eau pendant 2-5 jours. Plusieurs m�thodes de rouissage sont utilis�es, li�es aux habitudes et aux contingences locales, notamment en ce qui concerne la disponibilit� en eau: rouissage avant ou apr�s �pluchage, en eau courante ou en eau stagnante, en rivi�re ou en f�t. Chaque m�thode pr�sente des avantages et des d�savantages r�pertori�s au tableau 24.


Figure 44. Pr�paration des b�tons de manioc

D'une mani�re g�n�rale, la fermentation - donc la d�toxication - est plus rapide dans de l'eau stagnante et si la temp�rature de l'eau de rouissage est relativement �lev�e. Les pertes de nutriments concernent essentiellement les vitamines et les sels min�raux et, dans une moindre mesure, les prot�ines solubles (rouissage sans �corce). Outre la d�toxication, les fermentations lactiques et butyriques ont pour avantage de favoriser le d�veloppement de riboflavine (vitamine B2) dans des proportions importantes.

La quantit� d'eau n�cessaire pour rouir une tonne de racines de manioc est comprise entre 1 et 2 m3.

Tableau 24. Comparaison de diff�rentes m�thodes de rouissage du manioc

M�thode

Avantages

D�savantages

Avant �pluchage

Epluchage plus facile
Pertes de nutriments r�duites

Fermentation et d�toxication plus lentes

Apr�s �pluchage

D�fibrage facile
D�toxication plus rapide

Epluchage plus laborieux
Pertes de nutriments �lev�es

Eau courante

Pollution r�duite

Perte de nutriments
Fermentation lente

Eau stagnante (marigot)

Pertes de nutriments r�duites
Fermentation plus rapide

Pollution

Eau stagnante (f�t)

Pertes de nutriments r�duites
Economie d'eau
Fermentation rapide

Transport d'eau laborieux
Odeurs

A l'exception d'une petite entreprise du Cameroun �quip�e de mat�riel de charcuterie import�, la fabrication des b�tons de manioc est enti�rement manuelle et constitue une source de revenus non n�gligeable pour un nombre �lev� de femmes qui vendent les b�tons envelopp�s dans des feuilles de bananier et soigneusement ficel�s avec une liane mince avant cuisson. Leur dur�e de conservation n'exc�de pas deux ou trois jours; au-del�, les risques de contamination par des micro-organismes, notamment par des moisissures, s'accro�t consid�rablement et les b�tons deviennent plus fermes et plus cassants par d�shydratation et r�trogradation de l'amidon.

6.2.3 Fabrication du gari

Contrairement � ce qui vient d'�tre dit, le gari peut �tre fabriqu� non seulement � l'�chelon familial, mais �galement dans des entreprises artisanales semi-m�canis�es d'une capacit� horaire de 400-500 kg de racines, voire dans des unit�s industrielles plus importantes pouvant traiter 2.000-2.500 kg de racines par heure.

a) Fabrication traditionnelle au niveau familial

Le sch�ma de pr�paration traditionnelle du gari est illustr� � la figure 45. Le bilan mati�res et les temps de travaux qui sont indiqu�s dans la figure ne constituent que des ordres de grandeur qui peuvent varier en fonction des vari�t�s de manioc utilis�es, de leur date de r�colte, de l'exp�rience des op�rateurs, etc.

R�alis�e de fa�on enti�rement manuelle, la fabrication du gari est longue et fastidieuse. Il faut en effet compter 950-1.000 heures de travail pour produire une tonne de gari (voir la figure 45), cette quantit� pouvant repr�senter la fabrication annuelle familiale au Nig�ria, o� 70-80 pour cent de la production de manioc sont transform�s en gari.

A ce niveau, la fabrication du gari requiert peu de mat�riel de fabrication locale:

- �pluchage: couteau ou machette;

- r�page: feuille de t�le perfor�e clou�e sur un cadre de bois (ces r�pes provoquent fr�quemment des blessures aux doigts et aux mains);

- pressage: la pulpe est mise dans des sacs de r�cup�ration en coton ou en fibres synth�tiques qui sont plac�es soit dans une corbeille sous un couvercle charg� de pierres, soit dans des presses � levier sp�cialement construites en bois. Mais d'autres syst�mes existent �galement (voir le chapitre 2, section 2.11);

- garification: po�le en fonte, en t�le ou en terre cuite d'environ 60 cm de diam�tre pos�e sur un petit foyer en terre ferm� sur trois c�t�s (voir la figure 46);

- tamisage: tamis traditionnels en fibres v�g�tales;

- manutention: cuvettes �maill�es de diff�rentes capacit�s.

La fermentation naturelle qui accompagne le pressage peut durer 2-5 jours selon les conditions locales et le degr� d'acidit� du gari exig� par les consommateurs.

La garification proprement dite, toujours r�alis�e par des femmes exp�riment�es, consiste � toaster l�g�rement, sous agitation constante avec une palette en bois, les fins granul�s de pulpe press�e et tamis�e dans une po�le pr�alablement huil�e ou non avec de l'huile de palme. Les parois de la po�le peuvent atteindre 120°C ou plus, tandis que la masse de pulpe atteint 80-85°C, une temp�rature suffisante pour provoquer la g�lification partielle de l'amidon dans un premier temps, puis le s�chage. La garification r�alis�e par lots successifs de 2-3 kg de pulpe press�e dure environ 20-35 mn. La chaleur et la fum�e du foyer rendent les conditions de travail tr�s p�nibles.

Vendu � des grossistes ou au d�tail sur les march�s locaux, le gari constitue une source non n�gligeable de revenu en milieu rural. La commercialisation se fait en sacs. Bien s�ch�, � 8-10 pour cent d'humidit� r�siduelle, le gari peut se conserver pendant des mois � l'abri de l'humidit�; en pratique, toutefois, la demande �tant g�n�ralement plus forte que l'offre, les femmes interrompent le s�chage lorsque l'humidit� r�siduelle est plus �lev�e (13-18 pour cent).

b) Fabrication familiale am�lior�e

La p�nibilit� de certains travaux peut �tre grandement r�duite par l'introduction d'une l�g�re m�canisation et d'appareils plus performants, notamment au niveau du r�page, du pressage et de la garification.


Figure 45. Fabrication traditionnelle du gari (Bilan mati�res)

M = masse (kg)
MS = mati�re s�che (kg)
H = humidit� du produit (%)
t = tonne m�trique

1 Ce r�sultat s'obtient de la mani�re suivante: il faut 21,3 heures de travail pour obtenir 22 kg de gari � partir de 100 kg de racines, soit

, ou encore 968 h/t de gari.

R�page

Toute une s�rie de r�pes plus ou moins performantes, construites localement par de petits artisans avec des mat�riaux de r�cup�ration, existent et connaissent un succ�s certain par les services qu'elles rendent. Certaines sont fixes, d'autres mont�es sur des ch�ssis �quip�s de roues et peuvent �tre ainsi transport�es d'un village � l'autre ou d'un quartier urbain � l'autre.

Quelques mod�les de r�pes sont illustr�s au chapitre 2, section 2.9; les plus couramment utilis�es sont les r�pes � cylindre de bois recouvertes d'une t�le perfor�e et les r�pes � disque horizontal. Elles sont actionn�es par de petits moteurs diesel de 3-5 CV import�s de divers pays (France, Royaume-Uni, Japon).

Le prix et la capacit� de r�page trop �lev�s interdisent l'emploi des r�pes � moteur au niveau familial, mais celles-ci sont utilis�es � fa�on par leur propri�taire dans les villages et les quartiers urbains.

Au lieu de durer une heure, le r�page de 10-15 kg de racines pel�es ne prend qu'une ou deux minutes, ce qui justifie les longs trajets que certaines femmes consentent � faire pour faire r�per m�caniquement leur manioc.

Pressage

Les presses am�lior�es en m�tal, du type presse � vis de reliure, qui peuvent �tre fabriqu�es sur place par des m�caniciens ou des forgerons, ne sont utilis�es que pour parachever le pressage pendant environ une heure, en fin de fermentation, celle-ci �tant r�alis�e de mani�re traditionnelle dans des sacs plac�s dans des paniers, sous un couvercle charg� de pierres. Les fortes pressions exerc�es par ces presses � vis actionn�es manuellement permettent d'obtenir une pulpe moins hydrat�e, donc moins longue � toaster et � s�cher.

Une presse permet, selon sa capacit�, de traiter la production journali�re d'un village ou d'une coop�rative de fabrication de gari. Les presses hydrauliques ou les centrifugeuses illustr�es au chapitre 2, section 2.11, ne sont jamais utilis�es au niveau villageois en Afrique occidentale o� l'on consomme le gari.

Garification

Au niveau villageois traditionnel, o� la fabrication du gari est une affaire individuelle, on peut �ventuellement envisager d'accro�tre l�g�rement la surface des po�les de garification (les doubler au maximum) pour permettre de les charger davantage et de r�duire ainsi la dur�e des travaux journaliers de garification. Une femme assise � c�t� de la po�le doit n�anmoins pouvoir atteindre toute la surface de chauffe sans avoir � se pencher trop. Au lieu d'�tre concave et ronde, la po�le peut �tre plate et rectangulaire, d'une surface de 0,5 m2, par exemple, et reposer sur un muret de briques ferm� sur trois c�t�s et servant de foyer (figure 46).

Une am�lioration consid�rable consiste � munir les foyers de garification d'une chemin�e, m�me rudimentaire, de fa�on � �vacuer la fum�e au-dessus d'un toit ou au-del� d'un muret le long duquel les foyers individuels traditionnels ou am�lior�s peuvent �tre align�s.


Figure 46. Foyers traditionnels et foyer am�lior� de garification - Foyers traditionnels


Figure 46. Foyers traditionnels et foyer am�lior� de garification - Foyer am�lior�

c) Fabrication artisanale semi-m�canis�e

D�s lors qu'un groupement de paysans souhaite accro�tre sa production de gari pour la porter � quelques centaines de kilos par jour, il faut soit multiplier le mat�riel traditionnel ou am�lior� que l'on vient de d�crire, soit accro�tre la capacit� de ces appareils et m�caniser un plus grand nombre d'op�rations. Le choix des mat�riels sp�cialement con�us pour transformer le manioc en gari est tr�s limit�. La figure 47 regroupe un ensemble d'appareils actionn�s m�caniquement ou manuellement, construits au Lib�ria par la Soci�t� Wahdwa et con�us pour produire 125 kg de gari par heure. Certains de ces appareils, comme la peleuse, la r�pe et le broyeur, sont entra�n�s par des moteurs � combustion ou �lectriques, tandis que les autres appareils (tamis, calibreuse et foyer de garification) peuvent �tre actionn�s manuellement ou m�caniquement. Selon les cas, l'ensemble de ce mat�riel peut co�ter 35.000 � 40.000 dollars (valeur mars 1985). Ce prix s'entend c.a.f.1 port de l'Afrique occidentale.

1 Co�t, assurance, fret (on dit aussi c.i.f.). Tous les frais de transport et d'assurance sont compris dans le prix de la marchandise livr�e au port de destination.

Figure 47. Mat�riel semi-industriel de fabrication de gari (Wahdwa, Agrico, Lib�ria)


Eplucheuse


Calibreuse


Presse


Tamis


R�pe


Foyer


Broyeur

Un atelier artisanal ne pourra s'�quiper que de certains appareils et choisir par exemple d'�plucher les racines � la main, garantissant ainsi une meilleure qualit� du gari. Peu d'ateliers de ce type fonctionnent encore en Afrique occidentale, mais des informations s'y rapportant pourront �tre fournies par l'Institut national des plantes � tubercules (INTD) � Lom�, au Togo.

Par ailleurs, une firme du Nig�ria, Fabrico, construit �galement un mat�riel de fabrication artisanale du gari, notamment des fours de garification chauff�s au bois ou au charbon, compos�s d'un demi-cylindre de 4 m de long formant auge dans lequel des pales m�talliques dispos�es sur un axe actionn� par un motor�ducteur brassent le gari et le font avancer lentement jusqu'� l'extr�mit� du cylindre. Quatre tiroirs coulissants mont�s sur rails sont plac�s sous le demi-cylindre ferm� par un couvercle et constituent quatre foyers de combustion s�par�s reli�s � une chemin�e commune. Ce syst�me, d'un r�glage difficile, a la r�putation de br�ler le gari et semble abandonn� au profit des foyers traditionnels dans les quelques ateliers nig�rians o� ils sont install�s.

d) Fabrication industrielle du gari

Eu �gard � l'importance �conomique du gari en Afrique occidentale, des efforts consid�rables ont �t� faits dans les ann�es 1970-1980 pour m�caniser la production de manioc et industrialiser la fabrication du gari, notamment au Nig�ria et en C�te d'Ivoire. Plusieurs usines ayant une capacit� nominale de traitement de 2.000-2.500 kg de racines � l'heure ont �t� mont�es et produisent du gari avec plus ou moins de succ�s. Il semble que le constructeur de ce mat�riel con�u au Federal Institute of Industrial Research, Lagos, Nig�ria - la soci�t� britannique Newell Dunford (Surditon, Royaume Uni) - a interrompu ce programme de fabrication dont le point faible majeur est l'�pluchage des racines, qui doit �tre r�alis� traditionnellement � la main par une �quipe constitu�e de nombreuses femmes.

L'�pluchage m�canique du manioc posait en effet, jusqu'en 1983-84, un probl�me difficile, car aucun des syst�mes d'�pluchage existant jusqu'alors, � savoir:

- les �plucheuses � tambour type b�tonni�re ou � couteaux cylindriques illustr�es aux figures 4 et 5 du chapitre 2;

- les �plucheuses “Bertin”, illustr�es � la figure 6, utilis�es dans une usine de foufou (farine ferment�e de manioc) au Congo; et

- les �plucheuses par brassage sous eau “type betterave” utilis�es par la soci�t� Maquina d'Andr�a pour la fabrication industrielle de farine de manioc au Br�sil ou de gari au Nig�ria,

ne donnait satisfaction: soit on ne parvenait pas � �liminer le phelloderme ligneux situ� sous le p�riderme brun, ce qui donnait un gari de mauvaise qualit�, soit les pertes � l'�pluchage �taient trop �lev�es.

Seule la Soci�t� ivoirienne de technologie tropicale (I2T) � Abidjan, en C�te d'Ivoire, semble avoir r�solu le probl�me par la mise au point d'un syst�me original d'�pluchage � sec sur tambours anim�s de vitesses diff�rentes suivi de tamisage et de centrifugation.


Figure 48. Bilan mati�res d'une ligne de fabrication de farine de manioc (proc�d� I2T)

Le sch�ma de fabrication d'une farine de manioc utilisant le proc�d� d'�pluchage-affinage d�crit ci-dessus et mis en oeuvre � Toumodi, en C�te d'Ivoire, est illustr� par la figure 48. Ce proc�d� offre une possibilit� d'�pluchage m�canique du manioc � un �chelon semi-industriel ou industriel.

6.3 Fermentation du soja

Le soja repr�sente un produit int�ressant du point de vue nutritionnel et offre de nombreuses possibilit�s de transformation. La fermentation est obtenue par inoculation de souches microbiennes pr�cultiv�es sur des graines de soja pr�par�es. Parmi les nombreux produits d�riv�s du soja, seuls le shoyu et le tempeh sont pr�sent�s dans ce dossier. Le mode de fabrication de ces deux produits est sensiblement diff�rent.

6.3.1 Le shoyu

Ce produit, qui sert d'assaisonnement, se pr�sente sous forme liquide et est obtenu par fermentation simultan�e de graines de soja et de c�r�ales (g�n�ralement du bl�) en milieu sal�.

a) Pr�paration

- faire griller les grains de bl� et les �craser grossi�rement;
- mettre les graines de soja � tremper 10 � 12 h � temp�rature ambiante;
- �liminer l'eau et faire cuire en autoclave � 120°C pendant une heure, puis d�cortiquer;
- m�langer en quantit�s �gales bl� et soja;
- effectuer sur du riz une pr�culture d'Aspergillus oryzae et A. sojae.

b) Fermentation

- m�langer, � raison de 0,1-0,2 pour cent, l'inoculum et le produit � base de soja et de riz et r�partir dans des baquets de 5 cm de profondeur;

- stocker � 30°C dans des conditions de teneur en CO2 et de circulation d'air homog�nes et remuer p�riodiquement;

- apr�s 72 heures, ajouter le m�me volume de saumure � 17-18 pour cent de sel;

- ajouter des souches de Saccharomyces rouxii, Torulopsis, Pediococcus sojae pour acc�l�rer la fermentation;

- agiter p�riodiquement. A ce stade, la temp�rature de stockage a une grande incidence sur la dur�e de la fermentation: celle-ci dure en g�n�ral un an, mais peut �tre r�duite si le m�lange est stock� pendant un mois � 15°C, puis quatre mois � 28°C, puis un mois � 15°C;

- presser pour recueillir le jus, embouteiller et pasteuriser � 70-80°C pendant 30 mn.

6.3.2 Le tempeh

Le tempeh est un aliment � part enti�re. Il est caract�ris� par une forte teneur en prot�ines et un prix peu �lev�. C'est un aliment de base pour les populations qui ont un r�gime pauvre en prot�ines.

Il diff�re du shoyu par le fait qu'il est fabriqu� � partir de soja exclusivement et qu'il est conserv� par s�chage.

a) Mode de fabrication ordinaire (ou traditionnel)

- d�cortiquer les graines de soja (soit directement, soit apr�s les avoir �bouillant�es);

- tremper une nuit � 25°C;

- porter � �bullition dans de l'eau pendant 30 mn;

- �liminer l'eau;

- s�cher la surface des graines;

- ajouter un ferment (du tempeh ou une pr�paration commerciale);

- emballer dans des feuilles de bananier;

- laisser fermenter 1-2 jours � temp�rature ambiante;

- blanchir quelques minutes;

- s�cher � 93°C pendant 90-120 mn ou plus longtemps au soleil.

b) Mode de fabrication am�lior�

- d�cortiquer et �craser simultan�ment en 4-5 morceaux;
- tremper dans de l'eau � 25°C pendant 30 mn;
- porter � �bullition pendant 30 mn;
- �liminer l'eau, puis refroidir;
- inoculer avec Rhizopus oligosporus pr�par� s�par�ment;
- emballer herm�tiquement;
- laisser fermenter � 30-31°C pendant 20 heures.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
7.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production
7.2 Pr�traitements
(introduction...)
7.2.1 Blanchiment
7.2.2 Remplissage des r�cipients
7.2.3 Jutage
7.2.4 Pr�chauffage
7.2.5 Fermeture des r�cipients
7.3 Appertisation
7.3.1 Principe et description
7.3.2 Mat�riel
7.3.3 Cas particuliers
7.4 Post-traitements
7.4.1 Principe et description
7.4.2 S�chage des r�cipients

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION

7.1 Proc�d� g�n�ral et �chelles de production

L'un des moyens les plus couramment employ�s pour pr�server de la contamination bact�rienne les aliments en g�n�ral et les l�gumes en particulier est de les traiter par la chaleur.

Un tel traitement, combinant une temp�rature �lev�e et un temps de chauffage ad�quat, permet une destruction plus ou moins totale des microbes, mais ne peut assurer une bonne conservation du produit que si ce dernier est � l'abri d'une recontamination. Deux proc�d�s peuvent �tre envisag�s:

- conditionner les l�gumes de fa�on herm�tique, puis leur appliquer le traitement thermique;

- chauffer le produit en vrac ou en petit volume, puis effectuer le conditionnement dans un environnement totalement aseptique.

Cette deuxi�me m�thode, utilis�e essentiellement pour les liquides et qui n�cessite un �quipement plus sophistiqu�, n'est pas comment�e dans ce dossier technique. Par contre, la premi�re m�thode, appel�e appertisation, est pr�sent�e ci-apr�s de mani�re d�taill�e.

Comme dans les autres traitements de conservation, le l�gume doit subir une pr�paration qui le rend consommable apr�s appertisation, sans autre forme de traitement.

Le sch�ma g�n�ral de la figure 49 r�sume la succession des op�rations applicables � tous les l�gumes.

L'appertisation n�cessite l'emploi d'un autoclave (sauf pour les l�gumes tels que la tomate et le poivron). Cet appareil, qui est un r�cipient m�tallique herm�tiquement clos dans lequel on op�re une cuisson ou une st�rilisation par la vapeur sous pression, ne peut �tre construit artisanalement; un investissement de base est donc n�cessaire. En outre, la personne responsable d'appliquer au niveau semi-industriel cette technique, qui exige quelques pr�cautions, doit avoir une formation de base suffisante. Le proc�d� pr�sente toutefois l'avantage de pouvoir s'appliquer � la fois � l'�chelon familial (sur quelques kilos de l�gumes par jour qui peuvent �tre st�rilis�s dans une grosse marmite-vapeur du commerce ou dans de petits autoclaves) et � l'�chelon artisanal (50 � 100 kg/jour) et semi-industriel (500-2.000 ou 3.000 kg/jour) sans que les modalit�s de r�alisation soient fondamentalement diff�rentes.

7.2 Pr�traitements

Les op�rations suppl�mentaires � envisager par rapport aux pr�traitements d�crits au chapitre 2 sont l'embo�tage, le jutage, le pr�chauffage et la fermeture des bo�tes.

Figure 49. Sch�ma g�n�ral d'appertisation des l�gumes

R�ception
¯
Lavage
Calibrage
Parage
Triage
Epluchage ou �cossage
D�coupage
¯
Blanchiment
¯
Refroidissement
¯
Embo�tage
¯
Jutage � chaud ou � froid
¯
Pr�chauffage
¯
Fermeture des bo�tes
ou bocaux
¯
Appertisation
¯
Refroidissement

7.2.1 Blanchiment

Les modalit�s de blanchiment sont indiqu�es au tableau 26 ci-apr�s.

7.2.2 Remplissage des r�cipients

Le remplissage des r�cipients (bo�tes ou bocaux) doit �tre effectu� avec soin, car le liquide de remplissage, port� de 20 � 120°C, augmente l�g�rement de volume et peut engendrer une pression int�rieure consid�rable qui fragilise les points faibles des r�cipients. Il importe donc de laisser un espace libre de 5-10 pour cent lors du remplissage. Si, au contraire, un espace trop grand est laiss�, le m�tal peut se corroder sous l'action de l'oxyg�ne, les l�gumes peuvent se d�t�riorer et la st�rilisation peut ne pas �tre satisfaisante.

Le mat�riel n�cessaire au remplissage manuel et � la pes�e simultan�e des bo�tes comprend:

- des gants de caoutchouc;

- une louche;

- une table de remplissage;

- un mat�riel de pes�e;

- des r�cipients capables de r�sister � des temp�ratures sup�rieures � 100°C (bo�tes m�talliques, bocaux de formats diff�rents selon les pays).

Tableau 25. Conservation des l�gumes par appertisation

Op�rations

Tubercules

Graines

Feuilles

Fruits

Racines et bulbes


Patates douces

Haricots de Lima Pois

Epinards

Poivrons Tomates

Haricots verts

Gombos

Betteraves rouges

Carottes

Lavage

1. Lavage

1. Lavage

1. Triage

1. Lavage

1. Lavage

1. Lavage

Calibrage

2. Parage

2. Ecossage

2. Lavage

2. Triage

2. Parage

2. Calibrage

2. Calibrage

Parage

3. Epluchage

3. Lavage


3. Calibrage

3. Calibrage

3. Triage

2b. Pr�cuisson


Triage

4. D�coupage

4. Calibrage


4. Parage



3. Epluchage

Epluchage


5. Triage


5. Epluchage



4. Triage et parage

D�coupage


6. Parage (sauf pois)





5. D�coupage







6. Lavage


Cuisson ou blanchiment

Cuisson

Blanchiment

Blanchiment


Blanchiment

Blanchiment puis parage


Blanchiment

Embo�tage

X

X

X

X

X

X

Jutage � chaud

X

X

X


X

X

Pr�chauffage

X


X

X

X

X


Fermeture � chaud

X

X

X

X

X

X

Traitement thermique et refroidissement

St�rilisation

St�rilisation

St�rilisation

Pasteurisation

St�rilisation

St�rilisation

Tableau 26. Blanchiment avant appertisation

L�gumes

Temp�rature de blanchiment

Temps de blanchiment

Patates douces

115,6°C (vapeur)

9-12 mn

Ignames

100°C

8-10 mn

Pois

100°C

2-5 mn

Haricots de Lima

87-95°C

3 mn

Epinards

71-77°C

6 mn

Gombos

100°C

1,5-2 mn

Carottes

88°C

2-4 mn

Le remplissage � chaud doit s'effectuer le plus rapidement possible pour �viter que la temp�rature baisse avant la fermeture des r�cipients. Il est important de mobiliser le plus de personnel possible pour cette op�ration.

Pour certains l�gumes (visqueux ou ayant tendance � s'agglom�rer), le produit ne doit pas �tre tass�.

Tableau 27. Remplissage avant appertisation

L�gumes

Forme de la bo�te

Poids net maximal (g)

Epinards

Bo�te no 1

226,8


Bo�te no 2

441


Bo�te no 2 1/2

595


Bo�te no 10

1.984,5

Tomates enti�res pel�es

Bo�te no 2 1/2

793,8


Bo�te no 3

935,55


Bo�te no 10

2.920

7.2.3 Jutage

La plupart des l�gumes sont additionn�s d'un liquide de recouvrement qui a plusieurs r�les:

- conf�rer une certaine saveur;
- attendrir le produit;
- r�duire la dur�e de l'appertisation en facilitant les transferts thermiques;
- diminuer les r�actions d'oxydation.

Ce proc�d� pr�sente toutefois l'inconv�nient de dissoudre certains �l�ments nutritifs qui sont perdus lorsque l'on jette le liquide, qui est g�n�ralement une saumure l�g�re contenant 2 pour cent de sel et � laquelle on peut ajouter du sucre ou du vinaigre.

Le sel utilis� doit �ventuellement �tre purifi� (comme indiqu� au chapitre 4, section 4.1). Avant jutage, la saumure est pr�alablement bouillie pour �liminer l'air qu'elle contient, puis elle est vers�e � temp�rature �lev�e (80°C) jusqu'� atteindre la limite de remplissage (il doit subsister un espace libre d'environ 8 pour cent). Le mat�riel n�cessaire est le suivant:

- une bassine de cuisson pour chauffer la saumure;

- une juteuse manuelle (� la louche) ou am�lior�e (syst�me de r�servoir muni d'un robinet plac� au-dessus de la table de jutage).

Tableau 28. Composition du liquide de conditionnement

Liquide de conditionnement

Nature des l�gumes appertis�s

Saumure � 2% de sel (20 g de sel/l)

Haricots de Lima - Epinards - Gombos - Haricots verts - Carottes - Betteraves rouges

Saumure � 2% de sel (20 g de sel/l) et 4% de sucre (40 g de sucre/l)

Petits pois

Eau

Patates douces

On ajoute � certains l�gumes (poivrons, tomates) de l'acide citrique pour ramener le pH � un niveau inf�rieur � 4,3, de fa�on � rendre suffisant un traitement � 100°C (c'est alors une pasteurisation).

Dans le cas des tomates, on utilise comme liquide de recouvrement du jus de tomates pur additionn� de sel (5 g/l) et d'acide citrique dont la quantit� est � d�terminer sur place; cet acide citrique peut �tre remplac� par du vinaigre ou du citron sur les bases suivantes:

- 1 g d'acide citrique �quivaut � 10 � 15 ml de vinaigre;
- 1 g d'acide citrique �quivaut au jus d'un citron.

7.2.4 Pr�chauffage

Le pr�chauffage effectu� avant la fermeture des r�cipients vise �:

- compl�ter le blanchiment en �liminant les gaz contenus dans les tissus des l�gumes;

- provoquer un d�gazage accentu� des liquides de couverture;

- dilater l'air contenu dans l'espace libre. Cet effet est particuli�rement int�ressant dans le cas des bocaux de verre; le vide relatif qui en r�sulte apr�s refroidissement contribue � assurer l'�tanch�it� de la fermeture.

L'�limination ou la dilatation des gaz, suivie d'une fermeture des r�cipients, permet d'�viter une dilatation trop importante en cours de traitement chimique; les r�cipients sont donc soumis � une pression interne moins forte, ce qui diminue les risques de d�formation et d'�clatement. Par ailleurs, le refroidissement cr�e une l�g�re d�pression � l'int�rieur des bocaux de verre, ce qui am�liore leur �tanch�it�.

On se sert d'un bac peu profond contenant de l'eau tr�s chaude dans laquelle on place les bo�tes. L'eau est chauff�e � feu nu (petite �chelle) ou par circulation de serpentins de vapeur (�chelle semi-industrielle).

Les temps de pr�chauffage indiqu�s au tableau 29 ne sont qu'indicatifs; ils d�pendent surtout de la taille des r�cipients consid�r�s.

Tableau 29. Exemples de conditions de pr�chauffage

L�gumes

Temp�rature de pr�chauffage

Temps

Patates douces

85-93,3°C

18 mn

Epinards

70°C

10-15 mn

Tomates

85-95°C

3-10 mn

Poivrons

93-100°C

12-15 mn

Gombos

100°C

4-10 mn

Haricots verts

100°C

5 mn

Carottes

100°C

Temps suffisant pour atteindre au moins 65°C � coeur

Betteraves rouges

85-90°C

Idem

7.2.5 Fermeture des r�cipients

La dur�e de conservation d�pend de la qualit� de la fermeture. Celle-ci doit avoir lieu le plus t�t possible apr�s le pr�chauffage des r�cipients et avant leur refroidissement. Les r�cipients sont ensuite dispos�s dans un panier qui sera plac� dans l'autoclave.

7.3 Appertisation

7.3.1 Principe et description

L'appertisation est caract�ris�e par un couple temps-temp�rature appel� “bar�me de st�rilisation”: la temp�rature est mesur�e dans l'enceinte de st�rilisation et le temps est celui pendant lequel le produit est soumis � la temp�rature de st�rilisation. On peut modifier le temps de st�rilisation ou la temp�rature pour obtenir un m�me taux de destruction des micro-organismes.

Chaque l�gume constituant un cas particulier, il est n�cessaire, dans une conserverie polyvalente, d'utiliser des bar�mes de st�rilisation diff�rents. La temp�rature d'appertisation est g�n�ralement fix�e � 115°C et le temps de traitement varie selon:

- le pH du produit: le pH des l�gumes varie entre 4,5 et 6,5 (figure 50). Suivant leur composition min�rale, le pH peut �tre modifi� au cours du traitement thermique. Le bar�me de st�rilisation doit �tre plus �lev� pour les produits dont le pH est proche de 7;


Figure 50. pH de quelques l�gumes

- la texture du produit: le temps de st�rilisation est compt� � partir du moment o� le milieu chauffant atteint la temp�rature d�sir�e. La p�riode �coul�e entre le d�but du traitement et le moment o� la temp�rature atteint le niveau souhait� d�pend de la vitesse de p�n�tration de la chaleur. Si le produit est liquide, cette vitesse est �lev�e; si le produit est plus p�teux ou plus solide, cette vitesse diminue et une grande diff�rence de temp�ratures existe entre la p�riph�rie et le coeur du produit. Il faudra donc chauffer plus longtemps pour que le coeur du produit atteigne la temp�rature d�sir�e;

- la nature du produit: le sucre et les sels contenus dans les l�gumes � diff�rentes concentrations freinent la transmission de chaleur. Il en est de m�me pour l'amidon qui a tendance � former un empois qui augmente la viscosit� du produit;

- le volume des r�cipients: la dur�e de la st�rilisation d�pend beaucoup du volume du r�cipient. La temp�rature � coeur est atteinte apr�s un temps de chauffage d'autant plus long que la distance entre le milieu chauffant et le centre du r�cipient est plus �lev�e. Ainsi, dans le cas de bo�tes de formes similaires mais de capacit�s diff�rentes, le temps n�cessaire pour que le coeur de la bo�te atteigne la temp�rature de st�rilisation est proportionnel au carr� du rayon. On peut donc extrapoler les temps de st�rilisation d�termin�s exp�rimentalement pour un format bien d�fini;

- les conditions de travail: pour des produits p�teux ou semi-solides dans lesquels la chaleur p�n�tre tr�s lentement, la temp�rature initiale du traitement est importante. Plus cette temp�rature initiale est �lev�e, plus le traitement sera efficace. Le pr�chauffage des produits avant st�rilisation r�pond pr�cis�ment � ce but. Il est cependant inutile de pr�chauffer les produits liquides;

- l'�tat de fra�cheur des produits: les l�gumes susceptibles de fermenter doivent �tre mis en conserve le jour m�me de leur r�colte.

L'appertisation est r�alis�e soit avec de l'eau chauff�e sous pression, soit � la vapeur. Les avantages et les inconv�nients de ces deux techniques sont compar�s dans le tableau 30.

Tableau 30. Comparaison des techniques d'appertisation


Eau chauff�e sous pression

Vapeur

Avantages

Applicable aux r�cipients fragiles
Maniement simple, surtout quand on chauffe � feu nu

Economie d'�nergie

Inconv�nients

Consommation d'�nergie importante

Risque de poche d'air entra�nant une h�t�rog�n�it� du traitement
Refroidissement d�licat � mettre en oeuvre
Conduite d�licate

7.3.2 Mat�riel

On peut utiliser soit un autoclave dont le milieu chauffant est l'eau elle-m�me, chauff�e � feu nu ou � la vapeur, soit un autoclave dont le milieu chauffant est la vapeur. Ces appareils sont des cuves cylindriques en acier de forte �paisseur, munies d'un couvercle fermant herm�tiquement gr�ce � un joint de caoutchouc et � des boulons de fermeture. Un contrepoids est ajout� au couvercle pour faciliter son ouverture. A l'instar des g�n�rateurs de vapeur appel�s � supporter des pressions �lev�es, les autoclaves doivent �tre �prouv�s (timbr�s) par les services officiels comp�tents.

Un dispositif de s�curit� comprenant:

- une soupage r�gl�e � la pression limite autoris�e,
- un robinet d'�vacuation de la vapeur,
- un manom�tre, et
- un dispositif de purge

est indispensable. Des accessoires tels que paniers de chargement en t�le perfor�e et thermom�tres � mercure peuvent �tre utilis�s. La pr�sence d'une voie de roulement au-dessus de l'autoclave permet le d�placement du palan servant � la charge et � la d�charge des cuves. La capacit� des autoclaves peut varier de 20 kg � plusieurs centaines de kilos (figures 51 et 52). Pour 400 bo�tes 4/4 ou 60 bo�tes 5/1, on utilisera un autoclave d'une hauteur totale de 1,8 m (diam�tre 1 m, hauteur utile 1 m), dont la d�pense �nerg�tique sera de 200-300 kg de vapeur par charge et la consommation d'eau, de 1-2 m3.


Figure 51. Autoclave � feu nu de faible capacit�


Figure 52. Autoclave � vapeur, de grande capacit�

La mise en place des r�cipients (bo�tes, flacons, bocaux) dans le panier de l'autoclave doit �tre faite avec soin. Une disposition en vrac assure une meilleure homog�n�it� du chauffage mais diminue la capacit� de l'autoclave. On peut �galement disposer les r�cipients en quinconce, mais jamais de fa�on r�guli�re.

7.3.3 Cas particuliers

Les bar�mes de st�rilisation indiqu�s aux tableaux 31 et 32 ont �t� �tablis pour des cas tr�s pr�cis (nature et format du r�cipient, taille des l�gumes ou des morceaux, temp�rature initiale de l'op�ration); ils s'appliquent � des traitements en autoclave non soumis � agitation.

Si les conditions de r�alisation de la st�rilisation ne sont pas rigoureusement identiques � celles indiqu�es, ces bar�mes de st�rilisation ne doivent en aucun cas �tre appliqu�s: il faut en effet �viter � tout prix des d�fauts de st�rilisation dont les cons�quences peuvent �tre graves.

7.4 Post-traitements

7.4.1 Principe et description

Le refroidissement des bo�tes � la sortie de l'autoclave est une op�ration qui conditionne la qualit� des conserves. Un refroidissement rapide est pr�f�rable � un refroidissement lent, et cela pour deux raisons:

- la chute brutale de la temp�rature peut provoquer la destruction des micro-organismes qui auraient pu r�sister au traitement thermique;

- un refroidissement rapide pr�serve mieux la qualit� gustative et nutritionnelle des l�gumes appertis�s.

Tableau 31. Bar�me de st�rilisation des l�gumes en bo�tes m�talliques

L�gumes

Format de la bo�te

Temp�rature initiale de l'autoclave (°C)

Temp�rature de st�rilisation (°C)

Temps de st�rilisation (mn)

Patates douces

no 1

65,6

115,6

65



82,2

115,6

60


no 2

65,6

115,6

110



82,2

115,6

85


no 2 1/2

65,6

115,6

110



82,2

115,6

95

Pois

no 2 et au-dessous

21,1

115,6

36



21,1

121,1

16



60

115,6

35



60

121,1

16


no 3

21,1

115,6

50



21,1

121,1

22



60

115,6

45



60

121,1

20


no 10

21,1

115,6

55



21,1

121,1

25



60

115,6

50



60

121,1

23

Haricots de Lima

no 2 et moins

60

121,1

18



60

115,6

35



21,1

121,1

20



21,1

115,6

40


no 3

60

115,6

50



21,1

115,6

55


no 10

60

121,1

30



21,1

121,1

35

Epinards

no 1

60

122,4

40


no 2

60

122,4

60


no 2 1/2

60

122,4

70


no 10

60

122,4

80

Tomates

no 2 1/2

70

100

25


no 3

70

100

30

Poivrons

no 2

70

100

30

Piments

no 2 1/2

70

100

30

Gombos

no 2

60

115,5

30


no 2 1/2

60

115,5

35


no 10

60

115,5

50

Haricots verts

no 2

21,1

115,6

21




121,1

12



50

115,6

20




121,1

20


no 2 1/2

21,1

115,6

26




121,1

15



50

115,6

25




121,1

14


no 10

21,1

115,6

37




121,1

22



50

115,6

35




121,1

20

Carottes

no 2 1/2 et au-dessous

21,1

115,6

35



21,1

121,1

23



60

115,6

30



60

121,1

20


no 10 (carottes enti�res)

21,1

115,6

45



21,1

121,1

30



60

115,6

40



60

121,1

25


no 10 (carottes coup�es en tranches)

21,1

115,6

50



21,1

121,1

35



60

115,6

45



60

121,1

30

Betteraves

no 2 1/2 et au-dessous

60

115,6

30



21

115,6

35


no 10

60

115,6

45

Pour refroidir, on peut utiliser deux m�thodes:

- l'immersion dans des bacs avec circulation continue sur un tapis;
- la pulv�risation d'eau sur les bo�tes circulant sur un tapis roulant.

Ce dernier proc�d� est plus rapide et plus efficace que le pr�c�dent.

Tableau 32. Bar�me de st�rilisation des l�gumes en bocaux de verre

L�gumes

Format du bocal (diam�tre × hauteur)

Temp�rature initiale de l'autoclave

Temp�rature de st�rilisation

Temps de st�rilisation


(mm)

(°C)

(°C)

(mn)

Haricots de Lima

99,4 × 134,8

60

115,6

25


131,5 × 135,8

60

115,6

30

Petits pois

99,4 × 134,8

60

115,6

45

Carottes

99,4 × 134,8

60

115,6

30


131,5 × 135,8

60

115,6

30

Betteraves

99,4 × 134,8

60

115,6

35


131,5 × 135,8

60

115,6

40

Une d�compression lente et progressive doit �tre r�alis�e dans l'autoclave avant de retirer les bo�tes pour �viter de les endommager, ce qui s'oppose, � premi�re vue, � la recherche d'un refroidissement aussi rapide que possible. Il existe cependant un dispositif permettant de r�aliser simultan�ment une d�tente progressive et un refroidissement acc�l�r� des bo�tes: il s'agit d'un refroidissement dans de l'eau sous pression.

7.4.2 S�chage des r�cipients

Les r�cipients qui ont �t� refroidis dans l'eau en sortent mouill�s. Leur stockage dans cet �tat provoquerait la corrosion des bo�tes m�talliques: il est donc indispensable de les s�cher avant stockage. De plus, un s�chage rapide est n�cessaire pour permettre le collage des �tiquettes aussit�t apr�s la fabrication, afin d'�viter des erreurs d'�tiquetage.

Aux �chelles consid�r�es, un s�chage naturel � l'air s'av�re suffisant. A cette fin, il suffit d'am�nager une aire de s�chage (tapis ou claies sur�lev�s) dans un endroit bien ventil�.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
8.1 G�n�ralit�s
8.2 Mat�riaux de conditionnement
8.2.1 Types d'emballages primaires
8.2.2 Comparaison des diff�rents types d'emballage
8.2.3 Utilisations possibles des diff�rents mat�riaux de conditionnement
8.3 Fermeture des r�cipients
8.3.1 Principe
8.3.2 Papiers et cartons
8.3.3 Mati�res plastiques
8.3.4 Verre
8.3.5 Textiles
8.3.6 Bo�tes m�talliques
8.3.7 Poteries et terre cuite
8.4 Etiquetage

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT

8.1 G�n�ralit�s

a) D�finition

On distingue trois types de conditionnement:

- l'emballage primaire, en contact direct avec le produit (bo�tes, bocaux, bouteilles, etc.);

- l'emballage secondaire, permettant le groupage des emballages primaires (cartons);

- l'emballage tertiaire, facilitant la manutention des emballages secondaires (palettes, conteneurs).

Le pr�sent chapitre traite uniquement de l'emballage primaire, qui joue un r�le essentiel dans la conservation du produit.

b) But du conditionnement primaire

Le conditionnement, r�alis� avant ou apr�s le traitement destin� � assurer la conservation des produits, est n�cessaire pour plusieurs raisons; il doit:

- pr�server l'effet b�n�fique du traitement de conservation et �viter ainsi soit une r�hydratation du produit (dans le cas o� il a �t� s�ch�), soit une recontamination du produit (quand il a �t� pasteuris� ou st�rilis�);

- prot�ger de l'environnement ext�rieur, en particulier dresser une barri�re physique contre les chocs m�caniques, les d�pr�dateurs, la poussi�re, la lumi�re et l'oxyg�ne �ventuellement;

- constituer un r�cipient s�r, c'est-�-dire pouvant �tre clos sans pr�senter de fuites.

c) Caract�ristiques des emballages primaires

Les buts recherch�s lors du conditionnement d�finissent certaines exigences relatives aux mat�riaux d'emballage primaire (tableau 33). Certaines d'entre elles sont obligatoires et communes � tous les mat�riaux d'emballage; d'autres sont au contraire facultatives et d�pendent du traitement de conservation effectu�.

Il est important de noter que le choix du mat�riau de conditionnement d�pend, dans une large mesure, de la nature du produit � emballer et de la technique de conservation mise en oeuvre. Apr�s avoir subi un traitement, le produit � conditionner peut en effet pr�senter une protection naturelle vis-�-vis de certains risques tout en �tant particuli�rement sensible � d'autres. Par exemple, un produit s�ch� en poudre est insensible � l'�crasement, d'o� l'inutilit� d'un mat�riau rigide; par contre, il craint la r�hydratation.

Tableau 33. Exigences � remplir pour les mat�riaux d'emballage primaire

Caract�ristiques obligatoires

Caract�ristiques facultatives

- Solidit�
- Imperm�abilit� aux liquides
- Fermeture emp�chant l'�coulement du produit
- Inertie vis-�-vis du produit (pas de r�action chimique � son contact)
- Co�t peu �lev� par rapport � celui du contenu

- Rigidit�
- Imperm�abilit� aux gaz
- Fermeture herm�tique
- Opacit�

8.2 Mat�riaux de conditionnement

8.2.1 Types d'emballages primaires

a) Papier et carton

Le papier est constitu� par un enchev�trement de fibres cellulosiques auquel on a parfois ajout� certains ingr�dients (charges, colles, colorants). Il est caract�ris� par une force variable (la force du papier est d�finie par son poids par unit� de surface: elle est comprise entre 16 et 1.000 g/m2, les valeurs les plus �lev�es �tant celles du carton, � partir de 200-300 g/m2).

Le papier, naturel ou modifi�, sert g�n�ralement d'emballage primaire, alors que le carton est davantage, mais non exclusivement, utilis� comme suremballage.

Le papier et le carton pr�sentent � l'origine une forte porosit� qu'il est cependant possible de combattre par diff�rents moyens:

- combinaison de mat�riaux diff�rents dont l'un est imperm�able, formant ainsi des mat�riaux d'emballage complexes. On utilise par exemple l'aluminium ou le poly�thyl�ne;

- affinage du carton;

- impr�gnation du papier ou du carton;

- enduction des papiers par une couche de plastique;

- contrecoll�s papier/papier;

- cartons ondul�s;

- cartons compacts, etc.

Ces diff�rents types d'emballage peuvent �tre utilis�s sous plusieurs formes: sacs en papier de petite contenance, de grande contenance allant jusqu'� 50 kg, ou bo�tes en carton pliantes avec rabats jointifs. Les bo�tes en carton peuvent �galement servir � regrouper les unit�s de conditionnement de taille inf�rieure (emballage secondaire).

b) Mati�res plastiques

Les caract�ristiques des mati�res plastiques d�pendent consid�rablement de leur composition chimique (tableau 34). On peut multiplier les possibilit�s offertes par les mati�res plastiques en combinant les mati�res primaires cit�es dans le tableau. On r�alise ainsi des associations:

- ac�tate de cellulose et chlorhydrate de caoutchouc; on obtient de cette fa�on un mat�riau transparent, stable, r�sistant � l'humidit� et facilement soudable;

- textile, poly�thyl�ne et papier fort: ensemble tr�s durable et r�sistant � la vapeur d'eau;

- cellophane et chlorhydrate de caoutchouc.

c) Verre

Le verre, dont le mat�riau de base est le sable quartzeux, est tr�s utilis� sous forme de bouteilles, de flacons et de bocaux pour conditionner de nombreux produits alimentaires.

d) Textiles

Le textile le plus utilis� est le jute, mais on emploie �galement du coton, du chanvre et du lin. Comme le papier et le carton, ces fibres peuvent �tre impr�gn�es de fa�on � augmenter leur imperm�abilit� et leur r�sistance aux moisissures et � la flamme.

e) M�taux

Les mat�riaux m�talliques utilis�s sont le fer-blanc (constitu� par une feuille d'acier doux recouverte d'une couche d'�tain sur ses deux faces) et l'aluminium.

- Fer-blanc: les diff�rentes cat�gories de fer-blanc se distinguent par leur teneur en �tain, le mode d'application de l'�tain et la duret� de l'acier. Ce mat�riau �tant en lui-m�me sensible � la corrosion, il est n�cessaire de respecter certaines consignes de fabrication ou d'utilisation (tableau 35). Le fer-blanc est utilis� sous forme de bo�tes obtenues par enroulement d'une plaque de fer-blanc et soudure. Le fond peut �tre soit soud�, soit serti.

- Aluminium: l'aluminium a des applications tr�s diff�rentes: utilis� sous forme de sachets en feuilles tr�s minces, il assure une protection directe des aliments, les sachets �tant regroup�s dans des emballages en carton, papier ou plastique. L'aluminium est peu utilis� sous forme de bo�tes, en raison de son co�t �lev�.

f) Terre cuite

La fabrication doit assurer une �tanch�it� � l'eau.

Tableau 34. Caract�ristiques des principales mati�res plastiques utilis�es

Caract�ristiques

Ac�tate de cellulose

Chlorhydrate de caoutchouc

Chlorure de polyvinyle

M�langes de polyvinyle

Poly�thyl�ne

Polyester

Polyamide

Cellophane

Transparence

+

+

+


-



+

Imperm�abilit� aux gaz (O2, N2, CO2)

+

+

+

+

+

+

+

+ si s�che
± si humide

Imperm�abilit� � la vapeur d'eau

+

-

+

+

+

+

±

+ si s�che
± si humide

R�sistance m�canique

+

±

±

±

±

+

+

±

R�sistance chimique (au contact des produits alimentaires)

Bonne pour les graisses et huiles

Bonne

Bonne

Bonne pour les graisses et huiles

Inerte aux solvants, faible pour les graisses et les huiles

Bonne pour les acides, alcalis, graisses et solvants

+

Bonne pour les graisses, huiles, solvants organiques. Faible pour les alcalis et les acides

R�sistance thermique

Bonne entre -15 et +150°C

Bonne au-dessous de 30°C

Ramollissement au-dessus de 130°C

Bonne

Bonne entre -15 et + 85°C

Bonne entre -30 et +250°C

Bonne � moins de 110°C

Inflammable

Utilisation principale

Feuilles et films

Jouets-bouchons, films

Feuilles et bouteilles

Films pour doubler des cartons, etc.

Feuilles, sachets, films r�tractables, bouteilles

Films

Feuilles, sachets

Feuilles, films

Tableau 35. Corrosion des r�cipients en fer-blanc et pr�cautions � prendre

Localisation de la corrosion

Cons�quences de la corrosion

Causes de la corrosion

Pr�cautions � prendre

Corrosion externe

Rouille, perforation

Contact m�tal-air humide ou eau

S�cher suffisamment apr�s utilisation. Stocker � l'abri de l'humidit�


Rouille, perforation

Contact entre m�taux


Corrosion interne

Dissolution partielle des m�taux, d�gagement d'hydrog�ne, bombement, �clatement du r�cipient

Acidit� du contenu

Utiliser des bo�tes comportant un vernis de protection

8.2.2 Comparaison des diff�rents types d'emballage

Certains compl�ments aux indications fournies par le tableau 36 s'av�rent n�cessaires, notamment en ce qui concerne les emballages en verre ou en m�tal.

Le rapport “co�t du contenant/co�t du contenu” d�finit la rentabilit� d'un mode de conditionnement. Or ce rapport est nettement plus �lev� dans le cas des r�cipients en verre que pour des bo�tes m�talliques.

Toutefois, le mode de fermeture des r�cipients en verre permet une r�utilisation du m�me r�cipient un certain nombre de fois, ce qui n'est pas le cas des bo�tes m�talliques dont l'ouverture entra�ne la destruction. La mise en place d'un syst�me de consigne et de r�cup�ration des r�cipients en verre peut donc rendre ce type de conditionnement comp�titif par rapport aux bo�tes m�talliques. Pour s'en assurer, il faut, dans chaque cas, r�aliser un bilan �valuant:

- le nombre de r�utilisations possibles pour un m�me r�cipient;

- l'importance des pertes (casse, non-retour);

- l'�tendue du march�: plus le march� sera regroup�, plus le syst�me de collecte sera facilit�;

- le co�t de la r�cup�ration (v�hicules, personnels, lavage des bocaux).

D'autre part, le rapport “co�t du contenant/co�t du contenu” dont il vient d'�tre question peut �tre artificiellement abaiss� en utilisant des r�cipients de grande taille. Ce mode de conditionnement risque cependant de ne trouver que peu d'acheteurs. N�anmoins, dans le cas d'un produit peu p�rissable, il est possible de vendre successivement le contenu d'un grand r�cipient � diff�rents clients, � condition toutefois de respecter les consignes alimentaires d'hygi�ne et le faible d�lai d'�coulement du produit.

Tableau 36. Caract�ristiques des diff�rents types d'emballage

Nature des emballages

Formes

Applications

Avantages

Inconv�nients

Souples

Papiers et cartons souples (enduits ou non)

Sachets, bo�tes

Produits secs

Encombrement minimal � vide
Absence de toxicit�
L�g�ret�
Fermeture facile
Faible co�t

Perm�abilit� aux gaz, � l'humidit�, aux odeurs (si non enduits)
Si enduits, rupture de l'enduction aux plis

Mati�res plastiques souples (cellophane et ac�tate de cellulose)

Sachets


Encombrement minimal � vide
L�g�ret�

Fermeture herm�tique n�cessitant un appareillage sp�cifique et cher




Variables suivant les plastiques (voir le tableau 34)

Mat�riaux composites (plastique-plastique ou plastique-aluminium)

Sachets

Diverses

Encombrement minimal � vide
L�g�ret�
Bonne inertie chimique
Imperm�able aux micro-organismes
Plus grande r�sistance m�canique que les mat�riaux simples

Co�t �lev�
Fermeture herm�tique n�cessitant un appareillage sp�cifique et cher
Utilisation d�licate pour les traitements thermiques (pression interne �lev�e)
Importation n�cessaire

Textiles

Sacs, sachets


Encombrement minimal � vide
L�g�ret�
Fabrication locale possible
Faible co�t

Perm�abilit� aux gaz, odeurs et eau
D�formation sous les chocs

Rigides

Verre

Bocaux, flacons, bouteilles

Produits liquides ou p�teux, ou solides dans un milieu liquide

Conditionnement herm�tique possible avec ou sans appareil de conditionnement
R�sistance � des traitements thermiques importants
Imperm�abilit� aux gaz, odeurs, humidit�, micro-organismes
Possibilit� de voir le contenu
Inertie chimique

Encombrement et poids � vide �lev�s
Fragilit� aux chocs m�caniques et thermiques
Prix �lev�
Transparence
N�cessit� d'un syst�me de consigne qui s'accompagne n�cessairement de pertes

Mati�res plastiques (poly�thyl�ne ou chlorure de polyvinyle)

Bouteilles

Boissons, liquides alimentaires

L�g�ret�
Solidit�

Encombrement � vide important
Non biod�gradable




Variables selon les plastiques (voir le tableau 34)

M�tal

Bo�tes

Diverses

Rigidit� et solidit�
Imperm�abilit� aux gaz, odeurs, humidit� et micro-organismes
Traitement thermique possible
Protection contre la lumi�re

N�cessit� d'un appareil de fermeture de maniement d�licat
Encombrement et poids � vide �lev�s
N�cessit� d'un vernis int�rieur pour �viter la corrosion par un contenu acide
Si reformage des bo�tes sur place, rupture de la couche de vernis formant un point sensible � la corrosion
Prix �lev� par rapport au contenu pour les petites tailles
Importation

Terre cuite

Pots

Produits ne n�cessitant pas de traitement thermique (probl�me de fermeture herm�tique) une fois conditionn�s

Fabrication locale possible
Faible co�t
Fermeture �tanche possible artisanalement

Pas de fermeture herm�tique r�sistant aux traitements thermiques
Encombrement et poids � vide �lev�s

A la sortie de l'usine, le prix d'achat comparatif des diff�rents types de conditionnement se situe approximativement comme suit:

- bocal de verre (syst�me “twist off”): 10 unit�s par litre;

- complexe carton-aluminium-plastique: 3-8 unit�s par litre, selon la nature du complexe utilis�;

- bo�tes m�talliques: 6 � 8 unit�s pour 850 g.

Cependant, la n�cessit� d'importer les emballages peut augmenter consid�rablement leur prix d'achat dans les pays en d�veloppement. Le prix des bo�tes m�talliques, par exemple, peut quadrupler si celles-ci sont import�es pr�tes � l'emploi, du fait de l'importance du volume qu'elles occupent pendant le transport. Une solution consiste � importer les bo�tes sous forme de plaques et � les former sur place, ce qui permet une r�duction du volume, donc du co�t du fret. Cette solution pr�sente cependant des inconv�nients:

- le reformage peut s'accompagner de craquelures du vernis int�rieur, ce qui oblige � r�enduire les bo�tes pour �viter leur corrosion par le contenu;

- le reformage n�cessite un investissement consid�rable en mat�riel qui ne peut �tre rentabilis� que par une importante production de bo�tes. Il doit donc �tre pris en charge soit par une unit� de transformation de fruits et l�gumes de grande taille, soit par une entreprise sp�cialis�e alimentant plusieurs unit�s de transformation plus petites.

Du fait des co�ts �lev�s des produits import�s, il s'av�re donc extr�mement important, lors du choix du mode de conditionnement, d'exploiter au maximum les ressources disponibles localement (verrerie proche, artisanat de poterie, etc.).

8.2.3 Utilisations possibles des diff�rents mat�riaux de conditionnement

Le choix du type de conditionnement pour un produit donn� d�pend beaucoup de la transformation qu'il a subie. La nature de l'emballage utilisable est pr�cis�e dans chacun des chapitres se rapportant � une technique particuli�re de conservation. Diff�rents formats sont utilisables; ceux-ci font l'objet d'une normalisation, notamment en ce qui concerne les bo�tes m�talliques et les r�cipients en verre (voir le tableau 37).

8.3 Fermeture des r�cipients

8.3.1 Principe

Le mode de fermeture varie consid�rablement selon le type de r�cipient. Du fait de la faible taille des unit�s de transformation envisag�es, les seuls emballages �tudi�s ici sont ceux pouvant �tre ferm�s � la main ou � l'aide d'une machine non automatique. Des syt�mes artisanaux de fermeture existent �galement pour des r�cipients qui, � l'�chelle industrielle, utilisent un mode de fermeture totalement diff�rent et automatis�; l'�tanch�it�, dans ce cas, est moindre mais peut cependant �tre suffisante dans certains cas particuliers.

Tableau 37. Equivalences et caract�ristiques des principaux types de bo�tes � conserves

1. Normalisation Internationale

2. D�signation

3. Dimensions

No.

Limite de capacit� ml

Pays

Normes

Appellation

� ext. in


� ext. mm

h ext. in


h ext. mm

no. 1

� int. mm

no. 2

h int. mm

Vol. ext.

Vol. ext f oz

Vol. int. ml

Cont. f oz

Cont. ml

1.

4186 � 4314

F

NF-H-33001

5/1

6(1/16)

¬

153

9(11/16)

¬

246

-2.48

150.5

-3.70

242.3

4 523

152.94

4 310

143.69

4 250



F

hors normes

5/1

6(1/16)

¬

153

9(4/16)

¬

235


150.5


231.3

4 320

127.77

4 115

118.05

3 992

2.

3053 � 3147

G.B.


A 10














109.20

3 229



USA

603-700

no. 10

6(3/16)

®

157

7

®

178


154.5


174.3

3 449

116.62

3 268

94.59

2 797



F

hors normes

3/1

6(1/16)

¬

153

7(1/16)

¬

180


150.5


176.3

3 309

97.86

3 136

86.23

2 550



F

NF-H-33002

2/1

4(15/16

¬

125

5(15/16)

¬

150

-2.24

122.8

-3.40

146.1

1 840

62.22

1 730

57.48

1 700



USA

502-510

no. 5

5(2/16)

®

130

5(10/16)

®

143


127.8


139.1

1 898

56.13

1 784

51.08

1 510



USA

404-700

no. 3 cyl (46x)

4(4/16)

®

108

7

®

178


105.8


174.1

1 627

55.01

1 531

44.63

1 320



F

NF-H-33001

5/4

6(1/16)

¬

153

2(14/16)

¬

72.5


150.8


68.6

1 333

45.07

1 225

35.91

1 062



F

hors normes

1 litre

3(15/16)

¬

100

5(12/16)

¬

146.2


97.8


142.8

1 448

37.09

1 097

35.50

1 050



G.B.

A2 (1/2)














29.90

884

3.

837 � 863

F

NF-H-33001

1/1 haute

3(15/16)

¬

100

4(11/16)

¬

118.5

-2.20

97.8

-3.30

115.2

931

31.48

865

28.74

850



F

NF-H-33001

1/1 basse

4(15/16)

¬

125

3(/16)

¬

80


122.8


76.7

981

33.17

908

28.74

850



USA

401-411

no. 2 (1/2)

4(1/16)

®

103

4(11/16)

®

119


100.8


115.7

996

33.68

923

25.73

761



USA

307-604

no. 2 tall

3(7/16)

®

87

6(4/16)

®

159


84.8


155.7

945

31.96

879

24.93

737



USA

307-512

no. 2 cyl

3(7/16)

®

87

5(12/16)

®

146


84.8


142.7

874

29.56

806

22.69

671



G.B.


A2














20.40

603

4.

571 � 589

F

hors normes

3/4

3(5/16)

¬

84

4(9/16)

¬

115.2


81.8


111.9

634

21.44

588

19.61

580

5.

451 � 579

USA

307-409

no. 2

3(7/16)

®

87

4(9/16)

®

116


84.8


112.7

690

23.47

657

17.73

524



G.B.


A1 tall














16.90

500

6.

412 � 432

USA

301-411

no. 1 tall

3(1/16)

®

78

4(11/16)

®

119

-2.08

75.9

-3.12

155.9

566

19.14

524

14.40

426



F

NF-H-33001

1/2 haute

2(13/16)

¬

71.5

4(9/16)

¬

115.5


69.4


162.4

464

15.69

425

14.37

425



F

NF-H-33001

1/2 basse

3(15/16)

¬

100

2(8/16)

¬

64


97.9


60.9

503

17.01

458

14.37

425



USA

401-207.5

no. 1 1/4 pineaple

4(1/16)

®

103

2(7/16)

®

62


100.9


58.9

528

17.85

471

12.23

362



USA

211-414

211 cyl

2(11/16)

®

68

4(14/16)

®

124


65.9


120.9

450

15.32

412

11.79

349



G.B.


A1














11.10

328

7.

306 � 325





















USA

211-400

no. 1 picnic

2(11/16)

®

68

4

®

102


65.9


98.9

372

12.58

337

9.45

280

8.

208 � 218

USA

307-205

no. 1 flat

3(7/16)

®

87

2(3/16)

®

56


84.9


52.9

333

11.26

299

7.32

216



USA


180

2(1/16)

¬

52.6

3(8/16)

¬

88.9

-1.96

50.6

-2.94

86.0

193

6.53

173

6.09

180



F

hors normes

(1/5) H

2(3/16)

¬

55

3(1/16)

¬

78


53.0


75.1

185

6.26

166

5.75

170

9.

134 � 148

F

NF-H-33001

(1/6) H

2(3/16)

¬

55

2(11/16)

¬

68


53.0


65.1

162

5.48

144

4.80

142



USA

202-214

-

2(2/16)

®

54

2(14/16)

®

73


52.0


70.1

167

5.65

149

4.23

125

10.

66 � 74



















® = sens des conversions.

Source: Estanove P., 1979.

8.3.2 Papiers et cartons

Diff�rentes m�thodes sont utilisables, � savoir:

- le collage (figure 53) � l'aide de colle ou de ruban adh�sif, ce dernier �tant plus couramment employ� pour les emballages en carton;

- la couture (figure 54), effectu�e g�n�ralement avec du fil de coton, peut �tre r�alis�e avec une machine fixe ou portative;

- le ficelage, tr�s facile, pr�sente cependant l'inconv�nient d'un remplissage n�cessairement incomplet du sac si l'on veut que ce mode de fermeture r�siste aux manutentions successives.

8.3.3 Mati�res plastiques

Plusieurs cas peuvent �tre envisag�s selon la mati�re plastique et le type de r�cipient utilis�s.

a) Sachets plastiques souples

La seule fa�on d'obtenir une fermeture herm�tique dans ce cas est le thermosoudage, qui n�cessite une machine d'un co�t relativement �lev�, m�me si son fonctionnement est enti�rement manuel.

On peut cependant se contenter de conditionner les produits secs non moulus de fa�on plus simple et non �tanche en ayant recours � des sacs de grande taille en plastique tr�s souple ferm�s avec de la ficelle, du ruban adh�sif, des agrafes, etc.

b) Bouteilles de plastique rigide

La fermeture, n�cessairement herm�tique puisqu'un tel r�cipient est destin� � contenir un liquide, ne peut �tre obtenue que par des machines on�reuses, ce qui rend ce type de conditionnement peu adapt� aux �chelles de transformation choisies.

8.3.4 Verre

Le verre peut �tre utilis� sous forme de flacons, de bocaux ou de bouteilles selon la nature du produit � emballer. A chacune de ces formes d'utilisation correspond une fermeture sp�cifique.

a) Flacons (pots)

La fermeture peut �tre obtenue au moyen:

- d'une capsule pos�e manuellement ou � l'aide d'une machine;

- du syst�me “twist off” (figure 55), dont la pose peut �tre enti�rement manuelle. Il est constitu� d'une capsule crant�e � joint plastique coul�. Son herm�ticit� �tant due en grande partie au vide r�alis� dans le flacon au moment de la pose, le capsulage doit �tre obligatoirement effectu� � chaud;

- du syst�me Eurocap (figure 56) constitu� d'une capsule m�tallique munie d'un joint plastique et dont la fixation est assur�e � la fois par une retenue sur une “bosse” et par le vide partiel cr�� dans le flacon. Ce syst�me n�cessite une capsuleuse dont le fonctionnement peut �tre manuel, mais les flacons doivent obligatoirement �tre ferm�s � une temp�rature aussi �lev�e que possible pour cr�er un vide int�rieur suffisant;

- d'une couche de paraffine coul�e � chaud sur le produit et recouverte d'une feuille de cellophane assurant l'isolation de la paraffine vis-�-vis des poussi�res. Cette m�thode, contrairement au capsulage, n'est pas applicable � des produits pasteuris�s ou st�rilis�s.


Figure 53. Fermeture par collage (papier et carton)


Figure 54. Fermeture par couture (papier et carton)


Figure 55. Fermeture (verre) “twist off”


Figure 56. Fermeture (verre) “Eurocap”

b) Bocaux

Les bocaux se ferment par un syst�me de clapet m�tallique, l'�tanch�it� �tant assur�e par un joint de caoutchouc (figure 57). La pose est enti�rement manuelle, mais le bocal et son joint sont d'un prix de revient plus �lev� que les flacons.

c) Bouteilles

De nombreux syst�mes existent pour la fermeture des bouteilles, dont le goulot doit �tre adapt� au mode de fermeture choisi:

- bouchon m�canique ou � �trier (figure 58): l'obturation de la bouteille est obtenue au moyen d'un c�ne de porcelaine muni d'un joint de caoutchouc. La porcelaine est travers�e par une monture m�tallique articul�e qui vient prendre appui dans deux orifices diam�tralement oppos�s dispos�s dans la bague de la bouteille. Le montage du bouchon se fait � la main;

- bouchon couronne (figure 59) form� d'une capsule de fer-blanc dont la jupe ondul�e est sertie sur la bague de la bouteille. La capsule est munie int�rieurement d'un li�ge formant joint, pourvu ou non d'une pastille isolant le produit du li�ge. Ce type de fermeture n�cessite l'emploi d'une capsuleuse manuelle pour assurer le sertissage du bouchon (figure 60);

- bouchon de li�ge (figure 61): tr�s r�pandu et peu on�reux, il se pose manuellement � l'aide d'un appareil sp�cial, sans grande difficult�.

De nombreux autres syst�mes de fermeture existent (capsules plastiques, compl�t�es ou non par une enveloppe d'aluminium, etc.), mais les plus couramment employ�s et les plus facilement utilisables sont les trois types pr�c�dents.

8.3.5 Textiles

Les sacs de tissu sont clos par couture ou � l'aide d'une ficelle.

Ces deux m�thodes permettent de pr�venir l'�coulement du produit hors du sac.


Figure 57. Bocaux en verre avec joints de caoutchouc


Figure 58. Bouchon m�canique ou � �trier (bouteilles)


Figure 59. Bouchons couronnes (capsules)


Figure 60. Capsuleuses � bouchons couronnes

(Source: Altersial)


Figure 61. Bouchons de li�ge

8.3.6 Bo�tes m�talliques

Celles-ci doivent n�cessairement �tre serties; en d'autres termes, la jonction est assur�e par le rabattement des bords du couvercle sur le bord du corps de la bo�te (figure 62). Le sertissage doit �tre r�alis� tr�s soigneusement, car il conditionne la conservation du produit pr�alablement pasteuris� ou st�rilis�.

Des coupes de sertis doivent �tre r�guli�rement effectu�es pour contr�ler la bonne r�alisation du sertissage et le r�glage correct de l'appareil. Le sertissage est en effet r�alis� au moyen d'une sertisseuse qui peut �tre manuelle (figure 63), constitu�e essentiellement:

- d'un mandrin sup�rieur entra�n� par un volant et contre lequel vient s'appliquer la bo�te munie de son couvercle � sertir;

- de deux molettes mobiles de sertissage, actionn�es par un levier horizontal;

- d'un plateau inf�rieur press� contre la bo�te par une p�dale � levier.

Le principe du sertissage est le suivant (figure 64): la premi�re molette rabat le bord du couvercle en le roulant tandis que la deuxi�me provoque l'�crasement des bords.

Le volant de la sertisseuse peut �tre entra�n� par un moteur; dans ce cas, l'op�rateur a une main libre pour placer et retirer les bo�tes. Le rendement d'une sertisseuse manuelle est de 40 bo�tes/heure; il s'�l�ve � 80 bo�tes/heure avec un moteur.

8.3.7 Poteries et terre cuite

Ces r�cipients peuvent �tre clos de la m�me fa�on que les flacons de verre, par une couche de paraffine; si le contenu est liquide, il faut prendre garde � ne pas renverser le r�cipient.

8.4 Etiquetage

Aux �chelles de transformation �tudi�es, l'�tiquetage se fait manuellement, l'investissement d'une machine n'�tant pas justifi�.

L'�tiquetage doit permettre de conna�tre:

- la d�nomination du produit;
- la date de fabrication;
- le pays d'origine;
- le poids et la composition du produit;
- le nom et l'adresse du fabricant.


Figure 62. Jonction �tanche, par sertissage, d'un couvercle m�tallique sur une bo�te de conserve


Figure 63. Sertisseuse manuelle pour bo�tes de conserves


Figure 64. Mode de sertissage d'un couvercle m�tallique

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
9.1 Hygi�ne du personnel, propret� des locaux et des mati�res premi�res
9.2 Traitement de l'eau en fonction de son utilisation
9.3 Nettoyage des locaux et des appareils
9.3.1 Pr�cautions � prendre lors de la conception de l'usine
9.3.2 Principes de nettoyage
9.4 D�sinfection de l'eau et de l'appareillage

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE

9.1 Hygi�ne du personnel, propret� des locaux et des mati�res premi�res

a) Hygi�ne du personnel

L'�tat sanitaire du personnel doit �tre contr�l�, de fa�on � �viter qu'il constitue un contaminant ou un v�hicule de contamination. Il importe plus particuli�rement de surveiller les personnes atteintes d'affections des voies respiratoires ou intestinales et d'�carter les porteurs de furoncles ou de panaris.

L'information concernant les r�gles de propret� individuelle doit constituer un �l�ment important de la formation du personnel. Des installations sanitaires ad�quates (vestiaires, lavabos, savon) doivent permettre d'appliquer ces r�gles.

b) Propret� des locaux

Il est n�cessaire de concevoir des locaux peu accessibles aux animaux. Il s'av�re cependant parfois indispensable de d�truire insectes et rongeurs: dans ce cas, il faut arr�ter momentan�ment la fabrication.

Pour d�truire les insectes, on a recours � une fumigation aux gaz toxiques ou � la pulv�risation d'insecticides � action rapide; il faut faire suivre ces traitements par un lavage et une a�ration pouss�s. Pour �liminer les rongeurs, il est pr�f�rable d'utiliser des pi�ges plut�t que des poisons, qui peuvent �tre �galement dangereux pour l'homme. L'�ducation du personnel et la pr�sence d'une personne responsable du maintien de l'ordre et de la propret� suffisent g�n�ralement.

c) Propret� des mati�res premi�res

Les agents de d�t�rioration de l'hygi�ne (produits �cras�s, surm�ris, moisis) doivent �tre enti�rement ou partiellement �cart�s au cours du triage. Le lavage doit �tre effectu� soigneusement sur les produits, conform�ment aux m�thodes donn�es pr�c�demment.

9.2 Traitement de l'eau en fonction de son utilisation

Avant d'utiliser une eau, il faut d'abord d�terminer:

- sa charge microbienne et sa composition;
- sa teneur en mati�res en suspension;
- sa teneur en sels dissous et la nature de ces derniers.

Chaque utilisation pose des exigences particuli�res. Il est souhaitable de pouvoir disposer de trois qualit�s d'eau: eau potable, eau d'alimentation des g�n�rateurs de vapeur, eau destin�e � d'autres usages.

a) Eau potable

Une eau potable doit satisfaire � des normes pr�cises de nature physique, microbiologique et chimique, d�finies par la l�gislation de chaque pays. Elle ne doit avoir ni odeur ni saveur.

L'usine se trouve plac�e devant l'alternative suivante:

- soit elle s'alimente sur le r�seau public d'eau potable;

- soit elle proc�de elle-m�me au traitement de son eau, selon des m�thodes �tablies par un sp�cialiste. Celui-ci sera particuli�rement attentif � la teneur en certains sels min�raux. En effet, le magn�sium conf�re une amertume � l'eau, tandis que les bicarbonates g�nent le lavage, l'action des d�tergents et la cuisson de certains l�gumes. Sous l'action de la chaleur, les sels de calcium forment un d�p�t et donnent lieu � un d�gagement de gaz carbonique.

b) Eau d'alimentation des g�n�rateurs de vapeur

Elle pr�sente le risque d'un d�p�t de carbonates sous l'action de la chaleur.

La teneur en substances min�rales totales doit �tre inf�rieure � 3,5 g/l dans le cas o� la pression dans le g�n�rateur de vapeur est inf�rieure � 20 bars. En cas de forte teneur en sels min�raux, diff�rents traitements permettent de limiter ces risques. Il est n�cessaire, dans ce cas, de s'adresser � un sp�cialiste.

c) Eau destin�e � d'autres usages

Il peut s'agir:

- d'eau m�lang�e � des aliments (boissons de fruits, saumures de l�gumes);

- d'eau utilis�e pour le lavage final des produits, appareils, r�cipients, etc.;

- d'eau qui subira une cuisson en m�me temps que les produits, � une temp�rature proche de 100°C;

- d'eau d'alimentation des autoclaves;

- d'eau de refroidissement des bouteilles, bocaux et bo�tes: elle doit satisfaire � des exigences bact�riologiques sp�ciales (le plus souvent, on recourt � la chloration);

- d'eau de pr�lavage.

9.3 Nettoyage des locaux et des appareils

9.3.1 Pr�cautions � prendre lors de la conception de l'usine

Pour faciliter le nettoyage et l'entretien d'une usine, diverses mesures doivent �tre prises d�s le stade de la conception. Il faut notamment pr�voir:

- des sols suffisamment inclin�s, non glissants, offrant une bonne r�sistance m�canique et chimique;

- des drains suffisants;

- des parois lisses pouvant �tre lav�es au jet;

- une ventilation ad�quate.

Les appareils, quant � eux, doivent �tre con�us pour faciliter leur nettoyage; on pr�voira � cet effet:

- des surfaces lisses (les surfaces en bois sont tr�s difficiles � nettoyer);
- un nombre aussi r�duit que possible d'angles vifs;
- l'�limination des points morts o� les aliments risquent de stagner;
- des orifices de vidange au niveau le plus bas.

9.3.2 Principes de nettoyage

Pour �viter la contamination des aliments et la d�gradation des appareils, deux r�gles doivent �tre observ�es:

- ne rien salir, ou le moins possible (�vacuation rapide des eaux ti�des et des d�chets);
- nettoyer et d�sinfecter le plus rapidement possible.

Le nettoyage, qui doit �tre effectu� imm�diatement apr�s le fonctionnement d'un appareil pour �viter l'incrustation des souillures, peut �tre r�alis� selon diff�rentes m�thodes que l'on combine g�n�ralement.

a) Nettoyage physique

Il est r�alis� par une action m�canique manuelle � l'aide de brosses, de goupillons ou de racleurs, par des jets de vapeur ou d'eau, ou encore � l'aide de d�tergents.

b) Nettoyage par agents chimiques

Les d�tergents et dissolvants sont utilis�s pour �liminer les souillures.

Leur action est souvent g�n�e par la duret� de l'eau (c'est-�-dire par sa teneur en bicarbonate de calcium), tandis que leur efficacit� d�pend de leur concentration, de la dur�e du contact avec la surface � nettoyer, de la turbulence de la solution dans laquelle ils sont dissous et de la temp�rature.

Certains mat�riaux peuvent �tre sensibles � l'action de divers agents chimiques, si bien que divers produits de nettoyage doivent �tre �vit�s dans certains cas r�pertori�s au tableau 38.

Tableau 38. Sensibilit� de divers mat�riaux aux agents de nettoyage

Mat�riaux

Agents de nettoyage � employer

Agents de nettoyage � �viter

Acier inoxydable

Solutions faiblement acides (temps court)

Acide chlorhydrique (HCl), chlorures

Aluminium
Zinc
Etain
Cuivre

D�tergents faiblement alcalins riches en m�tasilicate de sodium


Fer-blanc

D�tergents faiblement alcalins: phosphate trisodique, polyphosphates, m�tasilicate de sodium


Bois et tissus (fibres v�g�tales)

Polyphosphates et agent mouillant

Alcalis forts

Tissus et fibres synth�tiques

Suivre les instructions du fabricant


Verre

D�tergents neutres ou faiblement alcalins, proportion �lev�e de polyphosphates

Alcalis forts

Caoutchouc

Solutions alcalines

Acides et solvants organiques

B�ton, ciment

D�tergents alcalins (m�tasilicate de sodium)

Acides

Plastiques

Suivre les instructions du fabricant


Le choix de l'agent de nettoyage d�pend de la nature chimique des souillures � enlever, de l'�paisseur de la couche � �liminer et de la nature des mat�riaux constitutifs des appareils. Le choix du produit appropri� une fois op�r�, il convient de fixer la temp�rature, le temps de nettoyage et la concentration de la solution de lavage. Le choix de l'agent de nettoyage et de ces diff�rents param�tres doit �tre effectu� en collaboration avec un sp�cialiste.

On peut n�anmoins donner quelques indications relatives aux produits les plus courants (tableau 39).

c) R�alisation du nettoyage

D'une mani�re g�n�rale, les diverses �tapes du nettoyage d'un appareil sont les suivantes; il faut, dans l'ordre indiqu�:

- d�brancher l'appareil s'il fonctionne � l'�nergie �lectrique;

- �ventuellement, ouvrir ou d�monter l'appareil;

- effectuer un premier lavage � l'eau froide ou ti�de (40-50°C) � basse pression;

- laver le sol et l'entourage de l'appareil;

- �ventuellement, faire tremper certaines parties particuli�rement encrass�es de l'appareil;

- laver avec la solution d�tergente choisie, chaude, �ventuellement sous forte pression et � l'aide d'une brosse;

- rincer avec de l'eau potable � basse pression, chaude puis froide.

Un dernier rin�age � l'eau froide sera effectu� imm�diatement avant la reprise de la fabrication.

Tableau 39. Caract�ristiques de quelques agents de nettoyage

Agents

Avantages

Inconv�nients

Remarques

Hydroxyde de sodium (Soude caustique)

Bon march�
Bact�ricide

Fortement alcalin
Pr�cipite le tartre
Difficile � rincer
Corrosif
Dangereux pour les yeux

En combinaison avec les silicates, �limination des graisses et des r�sidus dess�ch�s ou carbonis�s

Silicates de sodium

D�tergent efficace
Prot�ge contre la corrosion


Le m�tasilicate de sodium ne pr�cipite pas le tartre
Alcalinit� variable

Phosphate trisodique

Efficace
Ne pr�cipite pas le tartre
Rin�age facile

Assez corrosif
Prix �lev�


Savons

Efficaces

Formation de mousse difficile � �liminer
Insolubles en milieu acide ou riche en calcium ou magn�sium


Acides organiques

Dissolvent les d�p�ts min�raux et alcalino-terreux

Attaquent la pierre et le b�ton
L�g�re corrosion des m�taux


Acides min�raux

Dissolvent les d�p�ts min�raux

Tr�s agressifs

A employer � bon escient, du fait de leur agressivit�, ensemble avec un inhibiteur de corrosion

9.4 D�sinfection de l'eau et de l'appareillage

a) M�thodes de d�sinfection de l'eau

Ces m�thodes varient suivant la destination de l'eau trait�e; on a cependant g�n�ralement recours � la chloration:

- eau potable: chloration l�g�re;

- eau de lavage ou de d�sinfection: chloration plus pouss�e. En cas de besoin, on peut �galement d�sinfecter les eaux de lavage ou de rin�age avec des produits bact�ricides � large spectre d'action.

b) M�thodes de d�sinfection des appareils

Pour que son efficacit� soit r�elle, la d�sinfection doit absolument �tre pr�c�d�e d'un nettoyage et d'un lavage pouss�s. En g�n�ral, l'appareillage est d�sinfect� sit�t apr�s le nettoyage, puis rinc� � grande eau. Un nouveau rin�age sera effectu� imm�diatement avant la r�utilisation.

c) Caract�ristiques des agents de d�sinfection (tableau 40)

On peut donner quelques indications g�n�rales concernant divers agents de d�sinfection. Le choix d'un agent, ses conditions d'emploi et la fr�quence des op�rations de d�sinfection devraient toutefois �tre d�finis avec le concours d'un sp�cialiste afin de tenir compte des conditions propres � chaque unit� de production.

Tableau 40. Caract�ristiques de quelques agents de d�sinfection

Agents

Avantages

Inconv�nients

Agents de chloration

Chlore gazeux

Facile � obtenir relativement pur
Bon march�
Utilis� pour de grands volumes d'eau

Toxique et irritant pour la gorge
Tr�s corrosif pour les m�taux
Danger d'explosion lors du stockage

Hypochlorites

Faciles � appliquer
Utilisables pour petits volumes

Instables
Chers
Risque de pr�cipitation du tartre

Chloramines

Stables � temp�ratures �lev�es
Action germicide de longue dur�e

Faible pouvoir germicide

Autres agents

Ammonium quaternaire

Germicide
Stable � haute temp�rature
Inodore
Non toxique aux doses employ�es

Inefficace en pr�sence de certains d�tergents et de prot�ines

Solutions d'iodoforme

Germicides en milieu acide

Corrosives
Peuvent donner des colorations ou des saveurs ind�sirables

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
10.1 Effets sur la valeur nutritionnelle des produits finis
10.2 Effets sur l'environnement
(introduction...)
10.2.1 Recyclage des sous-produits solides
10.2.2 Recyclage des eaux r�siduaires (effluents)
10.3 Consommation �nerg�tique
10.4 Consommation en eau

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES

10.1 Effets sur la valeur nutritionnelle des produits finis

Les proc�d�s de transformation �tudi�s dans le pr�sent dossier technique visent � prolonger la dur�e de conservation des l�gumes. Ces proc�d�s sont donc b�n�fiques dans leur ensemble, car ils permettent la consommation hors saison d'une grande vari�t� d'aliments sains et offrent de bonnes qualit�s nutritionnelles et organoleptiques.

Quelques-uns de ces proc�d�s entra�nent cependant certaines modifications de la valeur nutritionnelle initiale des l�gumes; il importe de les conna�tre pour tenter de les minimiser. Ces modifications et les pr�cautions qu'elles appellent sont pr�sent�es au tableau 41.

Le mode de conditionnement lui-m�me peut avoir une influence sur la valeur nutritionnelle des produits finis apr�s stockage; c'est ainsi que, dans le cas des produits d�shydrat�s, l'imperm�abilit� de l'emballage � l'oxyg�ne assure une meilleure pr�servation de certaines vitamines. De m�me, le verre, plus inerte que le m�tal, n'engendre avec le produit fini aucune r�action chimique susceptible d'alt�rer les caract�ristiques nutritionnelles et organoleptiques de celui-ci.

Des m�thodes on�reuses et sophistiqu�es de transformation (lyophilisation) et de conditionnement (sous gaz inerte, par exemple) permettent d'am�liorer la qualit� des produits finis et de pr�server les �l�ments nutritifs. L'examen de ces proc�d�s n'entre toutefois pas dans le cadre de la pr�sente �tude. Nous nous sommes born�s par cons�quent � pr�ciser les pr�cautions � prendre pendant la transformation pour limiter les pertes vitaminiques et min�rales et conf�rer au produit fini des propri�t�s organoleptiques satisfaisantes.

10.2 Effets sur l'environnement

Les sous-produits r�sultant de la pr�paration et de la conservation des fruits se pr�sentent sous forme de produits solides (d�chets d'�pluchage, �carts de triage et de parage) et de produits liquides (eaux de lavage ou de blanchiment). L'utilisation �ventuelle de ces deux types de sous-produits est donc sensiblement diff�rente.

10.2.1 Recyclage des sous-produits solides

Ces produits peuvent �tre soit utilis�s directement, soit pr�alablement transform�s avant leur utilisation.

a) Alimentation animale

Les d�chets (feuilles de manioc, fanes de haricot) peuvent �tre donn�s aux animaux soit � l'�tat frais - directement apr�s leur production, ou apr�s avoir �t� s�ch�s au soleil (les s�choirs � combustible sont utilisables mais augmentent le prix de l'op�ration) -, soit apr�s ensilage (les d�chets broy�s sont entass�s dans un silo herm�tique dans lequel ils fermentent).

Tableau 41. Pr�cautions � prendre lors de la conservation des l�gumes

Pr�traitement ou traitement

Avantages

Inconv�nients

Am�liorations possibles

Stockage avant transformation


Pertes de vitamines (vitamine C, notamment)

Approvisionnement r�gulier de l'usine pour �viter des stocks trop importants

Epluchage

Elimination des parties plus ou moins indigestes

Pertes vitaminiques (vitamines abondantes dans et sous la peau)

Eviter les traitements alcalins
Conserver sous l'eau apr�s �pluchage si la transformation n'est pas imm�diate

Traitement � l'anhydride sulfureux (SO2)

Pr�servation am�lior�e de la vitamine C
Protection contre les d�gradations microbiologiques et enzymatiques

Destruction de la vitamine B1


Blanchiment, cuisson

Modification du go�t et de la consistance
G�latinisation de l'amidon, donc digestibilit� meilleure
Destruction de certaines enzymes n�fastes

Destruction, donc perte de min�raux, ar�mes et vitamines hydrosolubles
Pigmentation amoindrie
Inactivation par la chaleur, donc perte de vitamine C thermolabile

Pr�f�rer la vapeur � l'eau
Cuire en gros morceaux ou sans peler
Pr�-�bullition et cuisson courte
Ajouter un agent de conservation de la couleur (bicarbonate de soude) pour pr�server la chlorophylle

S�chage au soleil

Am�lioration du go�t (par rapport au s�chage � l'air chaud)

Pertes de vitamines
Brunissement

S�cher des morceaux de taille homog�ne

S�chage � l'air chaud (� l'abri du rayonnement solaire)

Protection am�lior�e de la vitamine A par rapport au s�chage au soleil

Pertes de vitamines B1 et C et de carot�nes (m�me si att�nu�es)


Conservation par le sel


En cas de dessalage, pertes de vitamines et sels min�raux par dissolution


Conservation par le vinaigre


Pertes vitaminiques par oxydation
Irritation du tube digestif


Conservation par fermentation

Modification de la texture (ramollissement), d'o� une meilleure digestibilit�

Pertes vitaminiques


Pasteurisation


Pertes vitaminiques et min�rales par dissolution dans le liquide de couverture

R�duire la dur�e des traitements en diminuant la taille des morceaux
Refroidir les r�cipients le plus rapidement possible
Remplir � chaud
Utiliser des r�cipients aussi thermoconducteurs que possible

Conservation par st�rilisation

Am�lioration de la digestibilit�



b) Engrais vert

Cette solution pratique et peu on�reuse n�cessite un broyage grossier des d�chets avant leur enfouissement r�gulier dans les champs. Elle pr�sente un certain danger de contamination des cultures.

c) Utilisation �nerg�tique

Pour pouvoir �tre utilis�s � des fins �nerg�tiques, les sous-produits v�g�taux doivent subir un s�chage pr�alable. Ce s�chage peut �tre r�alis�:

- par voie s�che, � l'aide de s�choirs � combustible ou d'un gazog�ne;

- par voie humide (la fermentation m�thanique donne lieu � la production de m�thane et d'�l�ments fertilisants). L'op�ration s'effectue dans un digesteur.

10.2.2 Recyclage des eaux r�siduaires (effluents)

Ces eaux sont utilis�es soit directement par �pandage sur les champs qu'elles enrichissent en sels min�raux, soit apr�s �puration m�canique (d�cantation, filtration), physico-chimique (� l'aide d'agents chimiques de pr�cipitation) ou biologique (bact�ries).

10.3 Consommation �nerg�tique

Le tableau 42 indique les besoins en �nergie pour diverses techniques de conservation.

Tableau 42. Consommation �nerg�tique comparative de diff�rentes techniques de conservation

Technique de conservation

Consommation en �quivalent vapeur (kg de vapeur/100 kg de produit � traiter)

D�shydratation solaire (par convection naturelle)

0

D�shydratation par combustibles

70-300

Pasteurisation

30-50

St�rilisation

50-100

La d�shydratation par combustibles exige consid�rablement plus d'�nergie que les autres techniques de conservation. Toutefois, le co�t du produit fini est �galement fonction du prix du conditionnement, sensiblement moins �lev� dans le cas de produits d�shydrat�s que dans le cas de l�gumes appertis�s ou pasteuris�s, ceux-ci �tant n�cessairement conserv�s en r�cipients de verre ou de m�tal.

Cette technique n'est donc pas � exclure a priori � cause de sa forte consommation �nerg�tique. On y aura recours dans des unit�s de transformation localis�es, l� o� du combustible est facilement disponible et peu on�reux.

10.4 Consommation en eau

La consommation en eau d'une unit� de conservation constitue elle aussi un crit�re important du choix technologique et peut avoir des cons�quences consid�rables pour l'environnement dans le cas des r�gions s�ches.

Outre les pr�traitements qui utilisent une grande quantit� d'eau, la pasteurisation et la st�rilisation n�cessitent entre 0,3 et 0,6 m3 d'eau pour 100 kg de produit � traiter. Des m�thodes peuvent �tre utilis�es pour �conomiser l'eau:

- utilisation �chelonn�e de l'eau: cette m�thode consiste � r�utiliser la m�me eau � plusieurs fins, comme le montre le sch�ma de la figure 65;

- r�emploi de l'eau apr�s �puration. L'�puration, m�me si elle co�te cher, peut s'av�rer avantageuse dans bien des cas si l'on tient compte du co�t de l'eau fournie � l'usine, des pertes de mati�res premi�res de valeur pouvant �tre rejet�es avec l'eau et des frais d'�puration des cours d'eau dans lesquels sont d�vers�s les effluents d'autres utilisateurs.


Figure 65. Exemple d'utilisation �chelonn�e de l'eau (Source: ONUDI, 1970)

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
11.1 Introduction
11.2 Etude de faisabilit�: dossier �conomique et technique
11.2.1 Introduction
11.2.2 Etude du march�
11.3 Estimation des co�ts de production
(introduction...)
11.3.1 Amortissement des b�timents et des mat�riels
11.3.2 Frais d'entretien et de r�paration
11.3.3 Co�t des intrants
11.3.4 Charges de personnel
11.3.5 Frais de gestion et d'administration
11.3.6 Immobilisations fonci�res
11.3.7 Fonds de roulement
11.3.8 Co�ts unitaires de production

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION

11.1 Introduction

La conception d'un projet d'unit� de transformation doit �tre effectu�e selon une proc�dure permettant de d�gager des crit�res de choix aussi bien techniques qu'�conomiques.

Le pr�sent chapitre aborde de mani�re tr�s succincte certains probl�mes d'ordre financier et technique pr�sents dans toute �tude de projet.

L'�laboration d'un projet comprend trois phases successives:

- une �tude d'identification qui, en fonction des habitudes alimentaires, des besoins nutritionnels, du pouvoir d'achat des consommateurs, de l'analyse des disponibilit�s en mati�res premi�res, en �nergie, en main-d'oeuvre et en infrastructure, et suite � la d�cision prise de desservir un march� local ou r�gional, permet de choisir un type de transformation;

- une �tude de faisabilit� (comportant un dossier technique, un dossier emploi et un dossier �conomique) visant � d�terminer la capacit� de production de l'unit� � implanter, le montant des investissements n�cessaires et un essai d'implantation des diff�rents postes de l'entreprise en fonction des surfaces allou�es;

- une �tude d'avant-projet d'ex�cution (planning d'ex�cution, mat�riels � mettre en place, �valuation pr�cise de leur co�t, etc.) qui pr�pare la r�alisation pratique des travaux de montage de l'entreprise.

Dans le cas des unit�s de transformation de petite taille qui nous pr�occupent ici, certaines phases d'�valuation pourront �tre regroup�es afin de minimiser les co�ts qu'entra�nerait une �tude exhaustive.

Le pr�sent chapitre a donc pour but d'exposer une m�thode d'�valuation �conomique et simple, applicable � des entreprises modestes dont la capacit� de production, souvent limit�e par les disponibilit�s en cr�dits d'investissement, sera con�ue pour satisfaire la demande de march�s locaux ou r�gionaux.

Les entrepreneurs d�sireux d'investir des sommes importantes dans des entreprises de transformation agro-industrielles tourn�es vers les march�s nationaux ou internationaux devront, en tout �tat de cause, requ�rir les services de soci�t�s d'ing�nierie sp�cialis�es qui �tabliront des dossiers comparatifs de faisabilit� complets et fiables quant � la rentabilit� attendue des diff�rentes options technologiques examin�es dans le cadre d'un projet donn�.

11.2 Etude de faisabilit�: dossier �conomique et technique

11.2.1 Introduction

On proc�dera, dans un premier temps, � l'analyse du march� en vue de d�terminer le volume et la gamme des produits que l'on se propose de fabriquer au cours d'un certain nombre d'ann�es.

Dans un deuxi�me temps, on v�rifiera par une premi�re estimation des co�ts d'investissement et des co�ts de production si l'entreprise est rentable ou non et l'on d�terminera les conditions de sa rentabilit�.

Les unit�s de plus grande capacit� dans lesquelles le management joue un r�le primordial devront approfondir leur analyse et �tablir un ou plusieurs �ch�anciers de flux financiers pr�visionnels portant sur une p�riode de cinq � vingt ans.

11.2.2 Etude du march�

Il s'agit de d�terminer, pour un produit fini donn�, la taille du march�, son �volution et le niveau de production que la future unit� de production peut esp�rer �couler en fonction du pouvoir d'achat et des go�ts de la client�le vis�e ainsi que de la concurrence et de la structure des co�ts. Il est �galement souhaitable d'effectuer une analyse de l'�volution des prix de gros et de d�tail ainsi que des prix � l'importation du produit consid�r�, car les co�ts de production devront �tre inf�rieurs � ceux de la concurrence locale ou �trang�re.

S'il s'agit d'introduire sur le march� un produit nouveau, le march� potentiel est th�oriquement consid�rable, � condition toutefois que le produit en question soit accept� par les consommateurs. Le taux d'acceptabilit� probable d'un produit nouveau devra d�s lors �tre d�termin� par des m�thodes statistiques parfaitement d�finies et �prouv�es, et non de mani�re empirique comme c'est trop souvent le cas.

Ces diverses donn�es une fois acquises, l'entrepreneur devra faire un choix quant � la capacit� de production de la future entreprise, pour autant que le march� soit suffisamment ouvert et que la limitation des capitaux disponibles n'exclue pas toute possibilit� de choix. La taille de l'entreprise devra �tre d�termin�e non seulement en fonction des d�bouch�s, mais �galement en fonction des possibilit�s d'approvisionnement en mati�res premi�res, de fa�on � ce que l'entreprise soit assur�e de tourner � sa capacit� maximale de production pendant toute l'ann�e pour rentabiliser les investissements. Cette contrainte implique la n�cessit�, pour l'entreprise, de ne pas limiter sa production � un seul produit.

En dehors des conditions de base qu'une unit� de transformation devra remplir pour �tre adapt�e � son environnement et travailler dans des conditions satisfaisantes - conditions qui seront examin�es au chapitre suivant -, il en est une qui commande tout particuli�rement le choix du produit � transformer: c'est le calendrier de production des esp�ces mara�ch�res locales.

Comme le montre l'exemple donn� au tableau 43, il existe des p�riodes creuses dans la r�colte des l�gumes entre les mois de f�vrier et mai et entre la mi-octobre et le mois de d�cembre. Or, l'appertisation des l�gumes n�cessite l'acquisition d'un autoclave qui repr�sente le plus gros investissement en mat�riel. Il est donc n�cessaire d'utiliser cet appareil le plus longtemps possible pendant l'ann�e pour l'amortir. Un moyen d'y parvenir pourrait consister � pasteuriser en bo�tes des fruits arriv�s � maturit� durant les p�riodes creuses des r�coltes mara�ch�res.

Tableau 43. Exemple de calendrier de r�colte de produits mara�chers

L�gumes

Janv.

F�v.

Mars

Avril

Mai

Juin

Juil.

Ao�t

Sept.

Oct.

Nov.

D�c.

Tomates








-----------------------------------------------


Piments, poivrons, gombos





--------------------------------------------------------------------



Concombres, cornichons

-----------------------------------------------




------------------------------------------------------------

Courges, courgettes

----------------------




----------------------------------------------------------


--

Carottes

------





----------------------------------------------------------


----

Betteraves rouges

------





----------------------------------------------------------


----

Navets

----------------------



--------------------------------------------------------------------


--

Haricots verts







-----------------------------------------------



Poireaux

----------------------




----------------------------------------------------------


--

Oignons






----------------------------------------------------------



11.3 Estimation des co�ts de production

Apr�s avoir d�termin� le niveau de production en fonction des possibilit�s du march� et des approvisionnements et une fois que le mat�riel de fabrication a �t� soigneusement choisi apr�s un appel d'offres en fonction de diff�rents crit�res (co�t et nature du mat�riel propos� - import� ou fabriqu� partiellement sur place -, choix d'une ligne de fabrication, disponibilit�s en �nergie, niveau de qualification de la main-d'oeuvre locale, traitement des sous-produits et rejets, possibilit�s de transport locales, etc.), l'entrepreneur devra estimer les co�ts comparatifs de production par unit� de produit fini en fonction des diverses variantes de production offertes par diff�rentes techniques possibles de fabrication, diff�rents mat�riels ou diff�rentes formes d'�nergie disponibles.

Si l'on veut pouvoir comparer entre elles diff�rentes options techniques, l'estimation des co�ts unitaires de production doit �galement tenir compte des �l�ments suivants:

- frais d'entretien et de r�paration;
- co�t des intrants (fluides, mati�res premi�res, autres mati�res fongibles);
- frais de personnel;
- frais de gestion et d'administration;
- immobilisations fonci�res;
- int�r�ts du fonds de roulement.

Les m�thodes permettant d'estimer ces diff�rents postes sont expos�es dans les sections qui suivent.

11.3.1 Amortissement des b�timents et des mat�riels

L'amortissement annuel des biens mobiliers et immobiliers d�pend de leur prix d'achat, du taux d'int�r�t pratiqu� et de leur dur�e de vie. L'amortissement sera d'autant plus �lev� que les taux d'int�r�t seront plus �lev�s et que la dur�e d'utilisation des b�timents et des mat�riels sera plus courte.

Connaissant le prix d'achat (Z) d'un bien et le taux d'int�r�t annuel (i), il est facile de d�terminer son co�t annuel d'amortissement en divisant son prix d'achat par le facteur (F) indiqu� au tableau 44. Ainsi, le taux annuel d'amortissement d'une machine ayant �t� achet�e 25.000 UM1 � un taux d'int�r�t de 16 pour cent et dont la dur�e d'utilisation (n) est de sept ans est �gal �:


1 Unit� mon�taire fictive.

Tableau 44. Table d'actualisation: valeur actuelle, au taux d'int�r�t (i), de la somme de (n) annuit�s de 1 UM payables en fin d'ann�e

Nombre d'ann�es (n)

Taux d'int�r�t(i)


5%

6%

8%

10%

12%

14%

15%

16%

18%

20%

22%

24%

25%

26%

28%

30%

35%

40%

1

0,952

0,943

0,926

0,909

0,893

0,877

0,870

0,862

0,847

0,833

0,820

0,806

0,800

0,794

0,781

0,769

0,741

0,714

2

1,859

1,833

1,783

1,736

1,690

1,647

1,626

1,605

1,566

1,528

1,492

1,457

1,440

1,424

1,392

1,361

1,289

1,224

3

2,723

2,673

2,577

2,487

2,402

2,322

2,283

2,246

2,174

2,106

2,042

1,981

1,952

1,923

1,868

1,816

1,696

1,589

4

3,546

3,465

3,312

3,170

3,037

2,914

2,855

2,798

2,690

2,589

2,494

2,404

2,362

2,320

2,241

2,166

1,997

1,849

5

4,330

4,212

3,993

3,791

3,605

3,433

3,352

3,274

3,127

2,991

2,864

2,745

2,689

2,635

2,532

2,436

2,220

2,035

6

5,076

4,917

4,623

4,355

4,111

3,889

3,784

3,685

3,498

3,326

3,167

3,020

2,951

2,885

2,759

2,643

2,385

2,168

7

5,786

5,582

5,206

4,868

4,564

4,288

4,160

4,039

3,812

3,605

3,416

3,242

3,161

3,083

2,937

2,802

2,508

2,263

8

6,463

6,210

5,747

5,335

4,968

4,639

4,487

4,344

4,078

3,837

3,619

3,421

3,329

3,241

3,076

2,925

2,598

2,331

9

7,108

6,802

6,247

5,759

5,328

4,946

4,772

4,607

4,303

4,031

3,786

3,566

3,463

3,366

3,184

3,019

2,665

2,379

10

7,722

7,360

6,710

6,145

5,650

5,216

5,019

4,833

4,494

4,192

3,923

3,682

3,571

3,465

3,269

3,092

2,715

2,414

11

8,306

7,837

7,139

6,495

5,938

5,453

5,234

5,029

4,656

4,327

4,035

3,776

3,656

3,544

3,335

3,147

2,752

2,438

12

8,863

8,384

7,536

6,814

6,194

5,660

5,421

5,197

4,793

4,439

4,127

3,851

3,725

3,606

3,387

3,190

2,779

2,456

13

9,394

8,853

7,904

7,103

6,424

5,842

5,583

5,342

4,910

4,533

4,203

3,912

3,780

3,656

3,427

3,223

2,799

2,468

14

9,899

9,295

8,244

7,367

6,628

6,002

5,724

5,468

5,008

4,611

4,265

3,962

3,824

3,695

3,459

3,249

2,814

2,477

15

10,380

9,712

8,559

7,606

6,811

6,142

5,847

5,575

5,092

4,675

4,315

4,001

3,859

3,726

3,483

3,268

2,825

2,484

16

10,838

10,106

8,851

7,824

6,974

6,265

5,954

5,669

5,162

4,730

4,357

4,033

3,887

3,751

3,503

3,283

2,834

2,489

17

11,274

10,477

9,122

8,022

7,120

6,373

6,047

5,749

5,222

4,775

4,391

4,059

3,910

3,771

3,518

3,295

2,840

2,492

18

11,690

10,828

9,372

8,201

7,250

6,467

6,128

5,818

5,273

4,812

4,419

4,080

3,928

3,786

3,529

3,304

2,844

2,494

19

12,085

11,158

9,604

8,365

7,366

6,550

6,198

5,877

5,316

4,844

4,442

4,097

3,942

3,799

3,539

3,311

2,848

2,496

20

12,462

11,470

9,818

8,514

7,469

6,623

6,259

5,929

5,353

4,870

4,460

4,110

3,954

3,808

3,546

3,316

2,850

2,497

21

12,821

11,764

10,017

8,649

7,562

6,687

6,312

5,973

5,384

4,891

4,476

4,121

3,963

3,816

3,551

3,320

2,852

2,498

22

13,163

12,042

10,201

8,772

7,645

6,743

6,359

6,011

5,410

4,909

4,488

4,130

3,970

3,822

3,556

3,323

2,853

2,498

23

13,489

12,303

10,371

8,883

7,718

6,792

6,399

6,044

5,432

4,925

4,499

4,137

3,976

3,827

3,559

3,325

2,854

2,499

24

13,799

12,550

10,529

8,985

7,784

6,835

6,434

6,073

5,451

4,937

4,507

4,143

3,981

3,831

3,562

3,327

2,855

2,499

25

14,094

12,783

10,675

9,077

7,843

6,873

6,464

6,097

5,467

4,948

4,514

4,147

3,985

3,834

3,564

3,329

2,856

2,499

a) Valeur des b�timents et des ouvrages

Celle-ci englobe le co�t de tous les travaux de construction (g�nie civil, b�timents, am�nagements fixes - eau, �nergie, routes, cl�tures, etc.) et peut varier dans des proportions consid�rables selon les mat�riaux utilis�s, l'emplacement, les conditions locales. On �tablira la valeur des investissements immobiliers sur la base de plusieurs devis �tablis par des entrepreneurs locaux auxquels les travaux en question pourraient �tre confi�s.

b) Valeur des biens d'�quipement

L'estimation de la valeur des mat�riels non fongibles doit porter sur le co�t des assurances, des emballages, des transports et des manutentions, de fa�on � obtenir le prix total de l'�quipement mont� et pr�t � fonctionner. Pour les mat�riels import�s, il convient donc d'ajouter � la valeur f.a.b. (“franco � bord”)1 tous les frais d'assurances, de transports, de transitaires, etc. qui vont grever le mat�riel depuis son port d'embarquement jusqu'� son lieu de montage, ou d'ajouter � la valeur c.a.f. (co�t, assurance, fret) tous les frais aff�rents au d�barquement et � l'acheminement du mat�riel, du port d'arriv�e � son lieu d'utilisation.

1 On dit aussi f.o.b.

Si l'on veut obtenir une valeur plus exacte du co�t annuel d'amortissement des b�timents et des mat�riels en tenant compte de leur valeur r�siduelle � la fin de leur dur�e de vie utile, on peut utiliser la formule:


dans laquelle (Z), (F), (i) et (n) sont identiques aux param�tres pr�c�dents et (S) est la valeur r�siduelle attribu�e aux b�timents et aux mat�riels apr�s amortissement.

L'entrepreneur aura tout avantage � s'adresser � un transitaire pour conna�tre les co�ts d'acheminement du mat�riel de fabrication n�cessaire. Le poids et l'encombrement de ce mat�riel sous emballage seront communiqu�s par le fournisseur.

11.3.2 Frais d'entretien et de r�paration

En dehors des cas o�, dans les entreprises de tr�s petite taille, l'entretien et la r�paration du mat�riel et des b�timents ne sont pas assur�s par le propri�taire lui-m�me, les frais d'entretien et de r�paration doivent comprendre non seulement les pi�ces de rechange et autres mati�res fongibles comme les peintures, les d�tergents, les graisses, etc., mais �galement le co�t de la main-d'oeuvre affect�e � ces travaux.

Globalement, les travaux et produits d'entretien peuvent �tre estim�s annuellement � environ 5-7 pour cent du co�t total du mat�riel de fabrication dans l'exemple consid�r�.

11.3.3 Co�t des intrants

Il importe de conna�tre avec pr�cision les besoins en mati�res premi�res (l�gumes) et en mati�res annexes fongibles (sucre, acides, pectines, par exemple) ainsi que les besoins en fluides (�lectricit�, fuel, eau) qui vont �tre consomm�s en une ann�e pour couvrir les besoins de la fabrication. Les besoins en emballages (bo�tes, bocaux, capsules, cartons, etc.) entrent �galement dans l'�tablissement des bilans mati�res qu'il convient d'�tablir et de chiffrer avec soin pour pouvoir d�terminer les co�ts annuels de fabrication.

En cas d'alimentation de l'installation par le r�seau, le co�t de la consommation annuelle d'�lectricit� s'obtient en multipliant la puissance de chaque moteur (exprim�e en kW) par le nombre pr�sum� de ses heures d'utilisation, en faisant la somme des produits ainsi obtenus et en multipliant celle-ci par le prix d'achat du kWh. Il faudra �ventuellement ajouter � ce co�t annuel le montant des charges fixes d'abonnement, de location de transformateur, etc.

Si l'entreprise produit elle-m�me son courant � l'aide d'un groupe �lectrog�ne, le co�t annuel sera �gal au co�t du combustible utilis� pour actionner le groupe (dont l'amortissement et l'entretien seront �galement pris en compte).

Les co�ts annuels des combustibles (fuel, gaz ou bois utilis�s pour actionner des moteurs ou produire de la vapeur) seront calcul�s en multipliant les consommations horaires en litres de chaque appareil par le nombre d'heures d'utilisation et par le prix du litre du combustible correspondant, et en faisant la somme des produits ainsi obtenus.

La puissance d'un moteur exprim�e en CV peut �tre convertie en kW en divisant le nombre de CV par 1,3410. Ainsi, un moteur de 16 CV �quivaut � un moteur d'environ 12 kW.

Dans certains cas, l'entreprise aura int�r�t � acheter son �lectricit� pendant certaines p�riodes de l'ann�e et � en produire elle-m�me � d'autres moments, par exemple en p�riodes d'�tiage. Dans ce dernier cas, elle pourra m�me envisager de vendre du courant �lectrique � l'Etat ou � des tiers si la puissance install�e le permet.

11.3.4 Charges de personnel

Les charges annuelles de personnel sont �troitement li�es � la taille de l'entreprise, � sa structure et � la nature des produits fabriqu�s.

Une toute petite unit� de production de conserves de l�gumes peut facilement restreindre son personnel au cercle familial, alors qu'une entreprise semi-industrielle produisant 100 kg/h de l�gumes appertis�s en bo�tes, comme dans l'exemple cit� au chapitre 12, devra consacrer une part non n�gligeable de son budget en salaires annuels vers�s � quelque 30-35 personnes.

L'entrepreneur doit pouvoir �valuer ses besoins en main-d'oeuvre non qualifi�e, compte tenu de la capacit� de production de l'entreprise. Le nombre d'ouvriers n�cessaire pour effectuer une t�che donn�e correspond au volume de travail � effectuer en un laps de temps donn� (par huit heures) divis� par la productivit� horaire moyenne.

Dans l'exemple chiffr� au chapitre 12 d'une petite conserverie devant produire 800 bo�tes de l�gumes appertis�s par jour, l'autoclave ne pourra �tre utilis� qu'apr�s deux heures environ de travaux pr�paratoires (pesage, lavage, �pluchage, d�coupage, etc.), tandis que les postes suivant l'appertisation ne seront occup�s que durant trois heures environ. D'autre part, les postes de pr�paration des l�gumes seront inoccup�s en fin de journ�e. L'entrepreneur pourra choisir soit d'employer la main-d'oeuvre journali�re pour effectuer certains travaux pendant un temps limit�, soit de modifier l'emploi du personnel permanent en fonction des besoins momentan�s. Dans le premier cas, la main-d'oeuvre non qualifi�e peut varier journellement ou saisonni�rement. Cette main-d'oeuvre fluctuante est r�mun�r�e � l'heure ou � la t�che selon la l�gislation en vigueur, � rencontre du personnel permanent pay� sur une base hebdomadaire ou mensuelle.

Le co�t annuel total (P) du personnel peut �tre calcul� dans ce cas � partir de la formule:

P = Wtdst + 12 Wpsp + 12 M dans laquelle:

Wt = nombre de manoeuvres journaliers temporaires;

d = nombre de jours durant lesquels les manoeuvres temporaires sont employ�s;

st = salaire journalier de la main-d'oeuvre temporaire;

Wp = nombre d'employ�s permanents;

sp = salaire mensuel du personnel permanent (ou salaire mensuel moyen pond�r� si tous les membres de ce personnel n'ont pas le m�me salaire);

M = salaire du directeur de l'entreprise.

Le salaire du directeur de l'entreprise devrait �tre au moins �gal � celui qu'il pourrait obtenir dans une autre entreprise. Quant aux salaires des employ�s qualifi�s et des manoeuvres, ils doivent correspondre aux bar�mes fix�s par la loi.

11.3.5 Frais de gestion et d'administration

Ces frais sont n�gligeables dans les entreprises familiales de tr�s petite taille et peuvent atteindre 0,75-1 pour cent du chiffre d'affaires dans les entreprises plus importantes susceptibles de commercialiser leur production � l'�chelle locale ou nationale, voire d'exporter une partie de leurs produits.

11.3.6 Immobilisations fonci�res

Que l'entreprise soit propri�taire ou locataire du terrain sur lequel elle est implant�e, il convient de tenir compte, pour �tablir un choix technologique, de la valeur de ce terrain. Le co�t annuel de cette immobilisation fonci�re peut �tre estim� en fonction de la superficie occup�e et du prix de location d'un terrain situ� � proximit�.

11.3.7 Fonds de roulement

Le fonds de roulement n�cessaire varie en fonction du volume des stocks de mati�res premi�res et des stocks de produits finis requis pour assurer la bonne marche de l'entreprise. Ces stocks de s�curit� sont ceux que l'entreprise estime devoir constituer en intrants (l�gumes, combustibles, emballages, r�serves de produits de fabrication, etc.) ou en produits finis pour faire face aux demandes de la client�le.

L'int�r�t que cet argent immobilis� sous diverses formes rapporterait s'il �tait plac� � un taux donn� est comptabilis� dans les frais fixes d'exploitation au m�me titre que les immobilisations fonci�res.

Une petite entreprise familiale pourra fonctionner au jour le jour sans immobiliser des sommes importantes, tandis qu'une entreprise semi-industrielle produisant, par exemple, 100 kg/h de conserves devra pr�voir un stock de s�curit� amont de mati�res premi�res d'environ deux mois et un stock aval de produits finis d'un mois (soit 15 tonnes de conserves environ), ce qui repr�sente une somme d'environ 15 pour cent du chiffre d'affaires annuel. Le fonds de roulement varie en fonction du choix technologique retenu, notamment en ce qui concerne les intrants de fabrication n�cessaires.

En g�n�ral, le fonds de roulement est estim� � 20-25 pour cent des d�penses d'exploitation (co�t des intrants, plus charges de personnel).

11.3.8 Co�ts unitaires de production

L'estimation des co�ts unitaires de production, qui repr�sentent la somme des co�ts annuels de production d�finis dans les sections 11.3.1 � 11.3.7 divis�e par le tonnage annuel de produits finis fabriqu�s, constitue la derni�re �tape analytique avant le choix technologique. En effet, la technique la mieux appropri�e sera celle dont le co�t de production est le plus bas; il convient de choisir le mat�riel et l'�chelle de production en fonction de ce crit�re.

Dans les tr�s petites entreprises artisanales utilisant la seule main-d'oeuvre familiale, le choix technologique se portera sur la technique associ�e au taux d'amortissement des constructions et des mat�riels ainsi qu'au co�t unitaire de l'�nergie consomm�e les plus bas, le co�t de la main-d'oeuvre restant constant.

Dans les entreprises semi-industrielles, le choix devra porter sur la technique susceptible d'assurer la plus forte valeur ajout�e1 pour le plus faible investissement en mat�riel et les co�ts de production les plus bas. Il s'agit dans ce cas de comparer le co�t des divers �quipements, ainsi que les prix de vente au d�tail des produits finis et des sous-produits qu'ils permettent d'obtenir. Autrement dit, le choix technologique devra �tre simultan�ment la r�sultante d'un choix technique et d'un choix de produits.

1 La valeur ajout�e se calcule en retranchant du chiffre d'affaires les d�penses d'exploitation vers�es � des agents ext�rieurs � l'entreprise: achat des intrants, travaux ex�cut�s par l'ext�rieur.

Quant aux entreprises industrielles, elles devront proc�der � des analyses �conomiques et financi�res beaucoup plus fines fond�es sur l'�tude des �ch�anciers de flux financiers relatifs aux diff�rentes variantes d'un projet. Ce travail, on 1 a vu, doit �tre r�alis� par des soci�t�s d'ing�nierie sp�cialis�es.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
12.1 Introduction
12.2 Exemple de conception et d'�valuation
(introduction...)
12.2.1 Sous-dossier technique
12.2.2 Sous-dossier �conomique

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE

12.1 Introduction

Lors de la conception d'un projet d'unit� de transformation agroindustrielle, la connaissance d'un certain nombre de donn�es de base est indispensable pour que l'usine projet�e soit rentable et adapt�e � son environnement.

L'acquisition des donn�es de base doit porter sur des objets aussi divers que:

- l'environnement g�oclimatique et humain;

- le march� potentiel;

- la main-d'oeuvre et la l�gislation du travail;

- la disponibilit� et le co�t de l'�nergie, de l'eau, etc.;

- l'�valuation des co�ts d'investissement et les facilit�s de cr�dit;

- les structures de la production et les disponibilit�s en mati�res premi�res;

- l'infrastructure locale et les conditions de transport;

- les utilisations potentielles des sous-produits, l'�limination des d�chets et le traitement des eaux r�siduaires;

- les normes � respecter et la l�gislation locale.

La possession de ces donn�es permet de passer � la pr�paration de l'avant-projet puis � la r�alisation du projet lui-m�me. Selon la taille de l'entreprise projet�e, l'�tude concernant la conception d'une unit� de transformation doit comprendre deux ou trois grands dossiers:

- un dossier technique;
- un dossier main-d'oeuvre;
- un dossier �conomique et financier.

Gr�ce aux donn�es de base dont il vient d'�tre question, le dossier technique permet de d�finir:

- le choix du proc�d� (apr�s comparaison des diff�rentes possibilit�s permettant de fabriquer le produit final recherch�);

- le sch�ma de fabrication;

- les bilans mati�res;

- la capacit� de production;

- le plan d'implantation.

Chaque usine constitue �videmment un cas particulier du fait de son environnement et des contraintes qu'il impose.

Un exemple de dossier technique conduisant � la conception d'une usine est propos� dans la section 12.2.1; il ne peut toutefois en aucun cas s'appliquer � toutes les situations puisqu'il r�sulte de caract�ristiques et de choix pr�cis.

12.2 Exemple de conception et d'�valuation

L'exemple qui suit est donn� d'un point de vue uniquement technique, sans aucune �tude de rentabilit� et de viabilit� �conomique.

12.2.1 Sous-dossier technique

a) Donn�es de base

Dans l'exemple choisi:

- l'usine est implant�e dans une zone mara�ch�re dont le calendrier de production agricole correspond au tableau 43;

- l'usine travaille pendant douze mois, � raison de huit heures par jour et de six jours par semaine, soit pendant 300 jours environ;

- la capacit� effective de production est de 800 bo�tes de l�gumes appertis�s/jour pendant huit mois de l'ann�e et de 800 bo�tes de l�gumes pasteuris�s/jour pendant quatre mois de l'ann�e, ce qui repr�sente un total de 240.000 bo�tes par an (il s'agit de bo�tes de 1 kg);

- la capacit� nominale de traitement de l'usine est de 100 kg de l�gumes frais par heure, soit 240 t/an;

- � l'exception des appareils m�caniques utilis�s pour le traitement des tubercules, des racines et des bulbes, tous les autres instruments polyvalents utilis�s pour travailler les l�gumes sont enti�rement manuels.

b) Bilan mati�res

Dans le bilan �tabli au tableau 45, qui regroupe les besoins en intrants divers (sel, �lectricit�, eau, emballages, etc.) ainsi que les besoins en mat�riel et en personnel qu'il faut conna�tre avec pr�cision, le co�t des appareils n'a pas �t� chiffr� du fait des possibilit�s de r�alisation locale. N�anmoins, l'exemple comment� dans le sous-dossier �conomique 12.2.2 permettra de fixer les ordres de grandeur.

Aux mat�riels r�pertori�s dans le tableau 45, il convient d'ajouter d'autres mat�riels tels que:

- chariots transporteurs, bacs interm�diaires, tables tournantes pour les manutentions entre le remplissage, le jutage et le sertissage;

- mat�riels de stockage pour les bo�tes, cartons vides ou pleins;

- mat�riels de contr�le de fabrication (thermom�tres, appareils � �prouver le sertissage, etc.);

- la chaudi�re devant fournir la vapeur n�cessaire (200-300 kg/h);

- le mat�riel de nettoyage et de d�sinfection.

Les besoins en eau et en �nergie n�cessaires � la fabrication de 100 bo�tes de 1 kg de l�gumes en conserve peuvent �tre estim�s � 2.500 l d'eau, 150-200 kg de vapeur et 1,5 kWh. Il faut ajouter � ces valeurs les besoins en eau chaude et froide pour le nettoyage des appareils et du sol en fin de journ�e.

c) Bilan main-d'oeuvre et organisation du travail

En adaptant le personnel aux besoins momentan�s des diff�rents postes, la production de 800 bo�tes de 1 kg par jour exigerait environ:

- 25-30 ouvriers (pr�paration-triage, parage, �pluchage, d�coupage-remplissage, jutage, sertissage, collage, encartonnage);

- un ouvrier sp�cialis� dans le fonctionnement de l'autoclave et s'occupant �galement des postes de blanchiment et de pr�paration du jus de remplissage;

- un ouvrier responsable des pes�es � la r�ception et de la manutention des produits de poste en poste en amont de l'autoclave;

- un manutentionnaire pour les produits finis (refroidissement, s�chage, transport au poste de collage),

soit au total une trentaine de personnes, y compris un chef d'atelier charg� de la surveillance g�n�rale, du contr�le de la production, de l'entretien et des d�pannages.

d) Plan de l'usine

Certaines r�gles g�n�rales doivent �tre respect�es lors de la conception d'un plan d'usine; on peut les r�sumer en disant qu'il faut:

- s�parer les divers ateliers (r�ception et stockage des produits frais, atelier de production, stockage des r�cipients vides, stockage des produits finis, bureaux, sanitaires et vestiaires, magasin pour l'entretien, chaufferie);

- �viter les trajets inutiles entre les postes;

- pr�voir une zone d'expansion possible;

- s�parer les aires de manoeuvre des v�hicules pour l'alimentation de l'usine en produits frais et le d�part de l'usine des produits finis;

- � l'int�rieur de l'atelier de production, �tablir une succession des op�rations telle qu'elle refl�te dans l'espace le sch�ma de fabrication;

- pr�voir des syst�mes d'�vacuation des eaux us�es par sol inclin� et caniveaux grillag�s, ainsi qu'une aire de stockage des d�chets hors de l'usine.

Tableau 45. Bilan mati�res

Op�rations

Mat�riel

Personnel

Mati�res

D�bit

Temps pour traiter 100 kg/h de l�gumes lav�s

Eau (l)

Vapeur (kg)

Puissance �lectrique n�cessaire (CV)

Polyvalence du mat�riel

Remarques

R�ception

Balance de 50 � 100 kg
Cageots

1

L�gumes (50-100 kg/h)

20 kg/charge

1/4 h

-

-

-

Totale

-

Lavage

Bac 2 × 1 × 0,5 m

2

-

100-200 kg/h

1/2 h

500-1.000/charge

-

-

Totale

-


Tambour pour racines

1

-

100-200 kg/h

1/2-1 h

400-600/h

-

0,5

Tubercules
Racines
Bulbes

-

Triage, parage

1 table � claies (5 × 0,8 m)
5 couteaux
Bacs � d�chets

5

-

15-20 kg/h/personne

1 h

-

-

-

Totale

-

Epluchage

2 tables (5 × 0,8 m)
10 couteaux
3 bacs � d�chets

10

-

10 kg/h/personne

1 h

-

-

-

Totale

-


B�tonni�re

1 (+4)

-

120 kg/h

1 h

50/h

-

1

Tubercules
Racines
Bulbes

Finition n�cessaire � la main

D�coupage

2 tables (5 × 0,8 m)
10 couteaux
3 bacs � d�chets

10

-

5-8 kg/h/personne

1 h

-

-

-

Totale

-


Trancheur � disque

1

-

200-400 kg/h

10-30 mn

-

-

2

Tubercules
Racines
Bulbes

-

Blanchiment

3 blancheurs � panier de 300 litres
Balance

1

-

30 kg/charge/blancheur

10 mn

300/blancheur

20-40/blancheur


Totale

Blanchir exactement la charge n�cessaire pour remplir 100 btes de 1 kg

Remplissage

10 balances (0,1-5 kg)
10 paires de gants caoutchouc
10 louches

10

Bo�tes 1 kg = 100/h

3-5 bo�tes de 1 kg/mn/personne

2-3 mn

-

-

-

Totale

L'op�ration doit �tre tr�s rapide

Jutage

Bassine de cuisson (50-100l)
4 louches ou juteuses manuelles
1 instrument pour agiter

4

Sel (20 g/l d'eau)
ou
Sucre (120-200 g/l)

3-4 bo�tes/mn/personne

6-8 mn

50-60/charge

4-6/charge

-

Totale

Doit �tre tr�s rapide

Pr�chauffage

1 bac � tapis grillag� de 1,50 × 1,50 × 0,5 m
1 paire de gants caoutchouc

1

-

100 bo�tes 1 kg/charge

15 mn

50-100/charge

4-6/charge

-

Totale

-

Sertissage

3 sertisseuses manuelles
6 paires de gants caoutchouc

6

Couvercles m�talliques

2 bo�tes/mn/personne

4-5 mn

-

-

-

Totale

Une �quipe de deux par sertisseuse pour acc�l�rer l'op�ration

Appertisation

1 autoclave vertical, plus panier (milieu chauffant: eau)

1

-

100 bo�tes 1 kg/charge

1 h

300-600/charge

50-100/charge

-

L�gumes, sauf tomates et poivrons

-








30-50

-

Fruits, tomates et poivrons


Refroidissement

1 bac (1,50 × 1,50 × 0,50 m)

2

-

100 bo�tes 1 kg/charge

1/2 h

200-400/charge

-

-

Totale

-

S�chage des bo�tes

5 claies de 0,5 × 1 m

1

-

100 bo�tes 1 kg/charge

1/2-1 h

-

-

-

Totale

-

Etiquetage

Table

1

Etiquettes = 500, colle, pinceaux

100 bo�tes de 1 kg

1 h

N�gligeable

-

-

Totale

-

Encartonnage

Table


Cartons = 7 (7 × 8 bo�tes = 56)
Ruban adh�sif



-

-

-

Totale

-

La figure 66 reproduit le plan d'une usine qui s'inspire des r�gles essentielles que l'on vient de mentionner, et qui correspond aux donn�es techniques de base ci-dessus (section 12.2.1).


Figure 66. Plan d'une conserverie de l�gumes

Echelle:

a:

R�ception - stockage des mati�res premi�res (l�gumes)

b:

Bac de lavage

c:

Table de triage et parage

d:

Table d'�pluchage

e:

Table de d�coupage

f:

Laveur � tambour

g:

Eplucheuse type b�tonni�re

h:

D�coupeuse � disque

i:

Blancheurs

j:

Stocks de r�cipients vides

k:

Table de remplissage

l:

Table de jutage

m:

Bassine de cuisson du jus

n:

Bac de pr�chauffage

o:

Table de sertissage

p:

Autoclave

q:

Chaudi�re

r:

Bac de refroidissement

s:

Etag�res de stockage

t:

Table d'�tiquetage

u:

Table d'encartonnage

v:

Stocks de cartons, �tiquettes, colle, etc.

w:

Stocks de produits finis

x:

Magasin d'entretien

y:

Sanitaires et vestiaires

z:

Bureau

12.2.2 Sous-dossier �conomique

a) Calcul des d�penses d'investissement

- Terrain et am�nagements. Il faut am�nager (drainage, stabilisation) un terrain de 500 m2 dont la valeur est estim�e � 12.000 UM/m2, soit 6.000.000 UM au total.

- Construction. Le b�timent occupe une surface au sol de 350 m2. Son co�t de construction est de 35.000 UM/m2, soit 12.250.000 UM au total.

- Mat�riels. Dans les mat�riels r�pertori�s au tableau 46 sont inclus les machines, leur co�t d'installation et de mise en route, les lignes et �quipements �lectriques et t�l�phoniques, les mat�riels de bureau et d'entretien ainsi que les engins de manutention.

Le co�t total de ces mat�riels pour l'usine envisag�e s'�tablit � 18.000.000 UM.

- Fonds de roulement. Le stock de s�curit� est estim� � deux mois de production:

- Stock de mati�res premi�res (UM):


L�gumes et ingr�dients:

1.540.000


Energie (fuel):

560.000


Emballages:

1.000.000


3.100.000


- Stock de produits finis (�quivalant � un mois de production ou 20 tonnes de conserves, � raison de 140.000 UM/t), soit:


2.800.000

Total du fonds de roulement:

5.900.000 UM

- Pi�ces de rechange. Le co�t d'un stock de s�curit� de pi�ces de rechange est normalement �valu� � 20 pour cent du total des mat�riels; il d�pend de la facilit� d'approvisionnement. Dans le cas de mat�riels fabriqu�s dans le pays, � proximit�, cette �valuation peut �tre ramen�e � 10 pour cent.

Dans le cas de mat�riels import�s pour lesquels il n'existe pas sur place de r�seau apr�s vente, la valeur du stock de pi�ces de rechange peut atteindre 20 � 25 pour cent du co�t total des mat�riels.

Dans le cas pr�sent, la valeur du stock de pi�ces de rechange sera estim�e � 15 pour cent de la valeur des mat�riels correspondants, soit 2.700.000 UM.

- Frais de premier �tablissement. Dans le cas d'une entreprise artisanale, les frais de premier �tablissement sont tr�s faibles. On les estimera � 250.000 UM.

Tableau 46. D�penses de mat�riels1

1 Les rapports entre les diff�rents co�ts, exprim�s en une unit� mon�taire (UM) fictive, sont conformes � la situation qui existait en 1985.

Op�rations

Mat�riels

Nombre

Co�t total (installation et mise en route) (UM)

Stockage

Cuves plastiques

15

400.000

Pesage

Bascule

1

500.000

Lavage

Bacs

2

300.000


Laveur � tambour

1

1.500.000

Triage, parage

Table � claies
Couteaux

1
10

100.000

Epluchage, d�coupage

Tables
Couteaux

2
20

200.000

Blanchiment

Blancheurs � panier

3

1.500.000

Remplissage

Balances
Gants, louches

10
10

1.200.000

Jutage

Bassine de cuisson (50-100 l)

1

700.000

Pr�chauffage

Bac � tapis grillag�

1

600.000

Sertissage

Sertisseuses manuelles

2

1.200.000

Appertisation

Autoclave vertical � vapeur
Paniers avec syst�me de r�gulation

1
2

2.200.000

Refroidissement

Bac

1

150.000


Etag�res

10

150.000

Etiquetage
Encartonnage

Table

1

50.000

Manutention

3 diables, 1 l�ve-palettes, 50 caisses en plastique


1.600.000


Installation �lectrique


150.000

Production de vapeur

Chaudi�re (200 kg/h sous 8 bars)

1

5.000.000

Mat�riel de bureau

Table, chaises, meubles de rangement


250.000

Mat�riel d'entretien

Tuyaux, cuves


250.000


Total


18.000.000

Tableau 47. R�capitulation des d�penses d'investissement

D�nomination

Montant (UM)

Terrain et am�nagements

6.000.000

Constructions

12.250.000

Mat�riels

18.000.000

Pi�ces de rechange

2.700.000

Frais de premier �tablissement

250.000

Fonds de roulement

5.900.000

Total

45.100.000

b) D�termination des d�penses techniques d'exploitation

Toutes les d�penses d'exploitation, telles que:

- achats de mati�res premi�res et autres intrants;
- consommations d'�nergie et de fluides;
- charges sociales,

sont �tablies en fonction des donn�es de base d�taill�es au paragraphe 12.2.1 a) ci-dessus (consommation annuelle de 240 t de produits frais) et du bilan mati�res qui en d�coule (tableau 45).

Le tableau 48 indique les quantit�s de produits consomm�es par an ainsi que les prix unitaires correspondants. C'est sur la base des donn�es qu'il contient qu'ont �t� calcul�es les d�penses techniques d'exploitation figurant aux postes 2 � 4 du paragraphe 12.2.2 d) ci-apr�s.

c) D�termination des autres d�penses d'exploitation

Aux d�penses techniques r�pertori�es au paragraphe pr�c�dent viennent s'ajouter les autres d�penses constitutives du co�t de production, telles que les d�penses d'entretien et de r�paration, de gestion et d'administration, ainsi que les dotations aux amortissements. Ces d�penses peuvent �tre �valu�es conform�ment aux indications donn�es au chapitre 11 relatif aux m�thodes de calcul des co�ts.

- D�penses d'entretien et de r�paration: On peut les �valuer � 5,5 pour cent environ des investissements en mat�riels, soit � 1.000.000 UM/an.

- D�penses d'administration et de gestion: 300.000 UM/an.

- Dotations aux amortissements: Pour simplifier, on consid�rera que la dur�e de vie moyenne des mat�riels est de 10 ans et celle des b�timents, de 20 ans. Quant aux taux d'int�r�ts, on les estimera � 12 pour cent dans les deux cas. On est conduit, dans ces conditions, sur la base des taux d'actualisation indiqu�s au tableau 44, aux montants ci-apr�s:

Co�t d'investissement

(UM)

Dur�e de vie (ans)

Taux d'actualisation

Amortissements annuels (UM)

Mat�riels:

18.000.000

10

5,650

3.185.840

B�timents:

12.250.000

20

7,469

1.640.110

Pi�ces de rechange1:

2.700.000

10

5,650

477.850

soit � un amortissement annuel total de:

5.303.800

1 Non comptabilis�es dans les mat�riels r�pertori�s au tableau 46.

d) Calcul des d�penses annuelles d'exploitation

A partir des donn�es des paragraphes a), b) et c) ci-dessus, on peut �tablir quelles seront les d�penses totales d'exploitation pour produire en une ann�e 240 tonnes de conserves � 140 UM/kg:

1)

Mati�res premi�res


(UM)


L�gumes: 240 t

30.000 UM/t

7.200.000


Additifs: 10 t

50.000 UM/t

500.000




7.700.000

2)

Fluides et �nergie




Eau: 1.500 m3

15 UM/m3

22.500


Electricit�: 3.600 kWh

20 UM/kWh

72.000


Fuel: 48 t

70.000 UM/t

3.360.000




3.454.500

3)

Emballages




Bo�tes 4/4: 240.000

20 UM/bo�te

4.800.000


Cartons: 10.000

50 UM/carton

500.000


Cageots, palettes


50.000




5.350.000

4)

Personnel




Manoeuvres: 25

150.000 UM/an

3.750.000


Ouvriers qualifi�s: 8

320.000 UM/an

2.560.000


Contrema�tre: 1

400.000 UM/an

400.000


Responsable: 1

500.000 UM/an

500.000


Adjoint: 1

400.000 UM/an

400.000




7.610.000

5)

Entretien et r�parations

1.000.000

6)

Frais de gestion et d'administration



Bureau, poste, t�l�phone, papeterie, etc.

300.000

7)

Amortissements

5.303.800


D�penses totales d'exploitation

30.718.300

Tableau 48. D�termination des d�penses techniques d'exploitation

D�nomination


Quantit�s consomm�es par an

Prix unitaires

Mati�res premi�res

L�gumes

100 kg/h × 8 h × 300 j = 240 t

30.000 UM/t


Additifs

10 t

50.000 UM/t

Fluides

Eau

5 m3/jour en comprenant l'entretien et le lavage de l'atelier, soit 1500 m3 au total

15 UM/m3


Electricit�

1,5 kWh × 8 h × 300 j = 3.600 kWh

20 UM/kWh


Fuel

Les besoins de l'unit� sont de 200 kg de vapeur/h (1 t de fuel peut produire 10 t de vapeur), soit 48 t de fuel

70.000 UM/t de fuel

Emballages

Bo�tes 4/4

240.000 bo�tes

20 UM/bo�te


Cartons avec �tiquetage-feuillard

10.000 cartons

50 UM/carton


Cageots de r�ception, palettes


50.000 UM/an

Personnel

Manoeuvres

25 manoeuvres permanents

150.000 UM/an


Ouvriers qualifi�s

8 ouvriers permanents

320.000 UM/an


Contrema�tre

1

400.000 UM/an


Responsable d'unit�

1

500.000 UM/an


Adjoint

Administration, comptabilit�

400.000 UM/an

e) Co�ts unitaires de production

Si l'on se reporte au chapitre 11, section 11.3.8, les co�ts unitaires de production repr�sentent, dans le cas analys� ci-dessus:


Une autre ligne de fabrication, ou une cha�ne de fabrication �quip�e et log�e diff�remment, conduirait sans doute, sur la base de calculs similaires, � des r�sultats sensiblement diff�rents. Parmi toutes les options envisag�es, on choisira celle dont le co�t unitaire de production est le plus bas.

f) Compte d'exploitation pr�visionnel simplifi�

Il peut �tre int�ressant de d�terminer le b�n�fice brut d�gag� par chaque option. Dans l'exemple choisi:

Stock de d�but d'exercice

2.840.000

Stock de fin d'exercice

2.840.000

Achats de mati�res premi�res

7.200.000

Ventes (240.000 bo�tes � 140 UM)

33.600.000

Achats compl�mentaires:




- �nergie

3.454.500



- emballages

6.550.000



Salaires du personnel

7.610.000



Entretien et r�parations

1.000.000



Gestion et administration

300.000



Dotations aux amortissements

5.303.800



B�n�fice brut

2.181.700



Total

36.440.000 UM


36.440.000 UM

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
ANNEXES
ANNEXE I. GLOSSAIRE DE TERMES TECHNIQUES
ANNEXE II. TABLE DE CONVERSION D'UNITES
ANNEXE III. LISTE D'ORGANISMES ET D'INSTITUTS
ANNEXE IV. BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE V. QUESTIONNAIRE

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)

ANNEXES

ANNEXE I. GLOSSAIRE DE TERMES TECHNIQUES

Activit� de l'eau

Grandeur correspondant � sa disponibilit� pour des r�actions de toute nature

A�robie

Micro-organisme vivant ayant besoin d'air, et plus exactement d'oxyg�ne, pour se d�velopper

Agar-agar

G�lose extraite de certaines algues marines que l'on trouve principalement dans l'oc�an Indien et dans le Pacifique

Alcalin

Basique

Alcali

Base

Ana�robie

Micro-organisme pouvant se d�velopper en l'absence d'air ou d'oxyg�ne

Antifongique

Produit utilis� pour lutter contre les champignons

Antiseptique

Substance emp�chant la prolif�ration les microbes

Appertisation

Proc�d� de conservation des aliments p�rissables par st�rilisation � la vapeur dans des r�cipients herm�tiquement ferm�s

Aseptique

Exempt de tout germe microbien

Astringence

Qualit� d'une substance qui conf�re une saveur �pre

Bact�ricide

Se dit d'un agent chimique ou physique d�truisant les bact�ries

Bact�rie

Micro-organisme unicellulaire jouant un r�le essentiel dans l'ensemble des processus biologiques et dans la d�gradation des produits alimentaires

Bact�riostatique

Se dit d'une substance emp�chant la prolif�ration des bact�ries, sans les d�truire

Base

Compos� qui, dissous dans de l'eau pure, donne une solution de pH sup�rieur � 7

Biomasse

Masse de mati�re vivante, animale ou v�g�tale

Bourbe

Sorte de boue constitu�e par de fines particules qui se sont d�pos�es dans des eaux stagnantes

Cellule

Unit� fondamentale de tout organisme vivant

Chlorophylle

Pigment vert donnant leur couleur aux v�g�taux sup�rieurs

Collo�de

Substance compos�e de particules de petites dimensions dispers�es dans un fluide

Compost

Engrais form� par le m�lange ferment� de d�bris organiques avec des mati�res min�rales

D�cantation

S�paration par gravit� des mati�res solides en suspension dans un liquide et qu'on laisse d�poser

Degr� Baum�

Mesure de la densit� d'une solution � l'aide d'un ar�om�tre

Degr� Brix

Poids (en grammes) de mati�re s�che contenue dans 100 g de solution, donn� par un densim�tre � flotteur (1 degr� Brix = 1,82 degr� Baum�)

Densit�

Grandeur physique correspondant au rapport de la masse d'un corps homog�ne � celle d'un m�me volume d'eau � 4°C

D�sinfectant

Produit servant � d�truire les micro-organismes les plus redoutables dans un milieu donn� (mais non tous les micro-organismes)

D�tergent

Produit d'origine naturelle ou synth�tique utilis� pour nettoyer les appareils, r�cipients, canalisations, etc., agissant par attaque chimique

Duret� (d'une eau)

Caract�ristique d'une eau contenant des sels de calcium ou de magn�sium

Edulcorant

Substance chimique, en g�n�ral synth�tique, donnant une saveur sucr�e

Effluent

Ensemble des eaux us�es rejet�es par une usine

Ensilage

M�thode de conservation des produits agricoles, sp�cialement des fourrages verts, en les mettant dans des silos

Enzyme

Substance prot�inique acc�l�rant certaines r�actions biochimiques

Ferment

Micro-organisme capable de provoquer une fermentation

Fermentation

Transformation de substances organiques sous l'influence d'enzymes produits par des micro-organismes

G�latine

Substance ablumino�de constitu�e de longues fibres, extraite des os, des cartilages et de certaines algues et soluble dans l'eau

Granulom�trie

M�thode de classement des produits pulv�rulents selon la proportion des grains de diff�rents calibres qui les composent

Humidit� relative

Proportion entre la quantit� de vapeur d'eau contenue effectivement dans l'air et la capacit� d'absorption de l'air � une temp�rature donn�e, la valeur 100 correspondant au point de saturation en vapeur d'eau

Hydrolyse

D�composition chimique d'une substance par l'action de l'eau; cette r�action est souvent r�versible

Hydrosoluble

Soluble dans l'eau ou dans une solution aqueuse

Hygrom�trie

D�termination de la quantit� d'humidit� contenue dans l'air

Hygroscopique

Se dit d'une substance qui absorbe facilement l'humidit�

Indice de r�fraction

Mesure de la d�viation que subit un rayon lumineux en passant d'un milieu dans un autre; mesur� � l'aide d'un r�fractom�tre, cet indice permet de conna�tre la dose de solide dissoute dans une solution

Intrants (Inputs)

El�ments n�cessaires � la production

Inversion du sucre

Traitement du sucre par voie microbiologique ou chimique conduisant au d�doublement du saccharose (dextrogyre) en glucose et en fructose (l�vogyre)

Jutage

Remplissage des r�cipients de conditionnement avec un jus chaud pour combler les vides

Levure

Champignon microscopique unicellulaire capable de produire des transformations biologiques � l'air libre ou en milieu clos; les levures sont des agents de fermentation

Liposoluble

Soluble dans les graisses et les huiles

Lyophilisation

Dessiccation par sublimation � tr�s basse temp�rature

Marc

R�sidu solide de l'extraction des jus de fruits

M�lasse

Sous-produit liquide de la cristallisation des sucres de canne ou de betterave (sirop dense, visqueux et incristallisable)

Moisissure

Ensemble de champignons de petite taille qui croissent rapidement en milieu biologique et qui provoquent des transformations utiles ou nuisibles, selon les cas

Mo�t

Liquide sucr� extrait de fruits, servant de mati�re premi�re dans les industries de fermentation

Neutraliser

Ramener � un pH neutre (�gal � 7)

Organoleptique

Qualifie les sensations appr�hend�es directement par les organes des sens: go�t, odeur, aspect, texture, couleur d'une substance

Osmose

Ph�nom�ne physique de diffusion d'ions � travers une membrane semi-perm�able s�parant deux solutions de concentrations diff�rentes

Oxydation

Fixation d'oxyg�ne pouvant avoir lieu � l'air ou en vase clos

Pasteurisation

Destruction de germes pathog�nes par chauffage suivi d'un refroidissement brusque

Pathog�ne

Capable de provoquer une maladie

Pectine

Substance g�lifiante, glucidique, souvent pr�sente dans les plantes, en particulier dans les jus de fruits

Pectolytique

Se dit d'une substance qui d�sagr�ge les composants pectiques

pH

Potentiel d'hydrog�ne. Indice caract�risant l'activit� ou la concentration de l'ion hydrog�ne dans une solution. L'�chelle des pH s'�tend de 0 (tr�s acide) � 14 (tr�s alcalin); la neutralit� est caract�ris�e par un pH de 7

Pigment

Mati�re color�e de structure chimique vari�e

Poids net

Poids d'un r�cipient plein diminu� du poids du r�cipient vide

Pression osmotique

Pression qu'il faut exercer sur une solution pour emp�cher le solvant pur de traverser la membrane semi-perm�able qui le s�pare de la solution

Prot�olytique

Qui provoque une hydrolyse partielle ou totale des prot�ines

Saumure

Eau plus ou moins fortement sal�e dans laquelle on met des aliments pour en faire des conserves

Spore

Forme arrondie de certaines bact�ries plus r�sistantes � des conditions de milieu d�favorables, en particulier � une �l�vation de temp�rature. Les spores peuvent retrouver la forme v�g�tative lorsque le milieu redevient favorable

Sublimation

Passage de l'�tat solide � l'�tat gazeux, sans passage par l'�tat liquide

Substrat

Substance sur laquelle agit un enzyme en d�terminant sa transformation biologique ou chimique

Tanin

Compos� ph�nolique ayant une structure complexe et poss�dant notamment la propri�t� de pr�cipiter les prot�ines

Tartre

Cro�te dure et insoluble d'origine calcaire qui se forme sur les parois des r�cipients contenant des liquides, des chaudi�res, des �changeurs, etc.

Texture

Dans le pr�sent contexte, ce terme exprime les propri�t�s physiques des aliments (structure) et la mani�re dont ces propri�t�s sont appr�ci�es dans la bouche (consistance)

Thermolabile

D�truit ou modifi� par la chaleur

Titrage

Op�ration par laquelle on proc�de au dosage volum�trique d'une solution

Turgescence

R�sultat de l'afflux d'eau dans une cellule, qui conf�re une certaine fermet� aux tissus v�g�taux

Turmeric

Mati�re colorante jaune extraite du rhizome de curcuma

ANNEXE II. TABLE DE CONVERSION D'UNITES

Longueur

1 inch (in.) = 2,54 cm
1 foot (ft.) = 0,305 m
1 yard (yd.) = 0,914 m

Superficie

1 square inch (sq.in.) = 6,452 cm2
1 square foot (sq.ft.) = 0,0929 m2
1 square yard (sq.yd.) = 0,836 m2

Volume

1 cubic inch (cub.in.) = 16,387 cm3
1 cubic foot (cub.ft.) = 0,02832 m3
1 cubic yard (cub.yd.) = 0,7646 m3

Masse

1 pound (lb.) = 453,6 g
1 ounce (oz.) = 28,35 g

Pression

1 pound per square inch (p.s.i.) = 6.894,7 N/m2
1 millim�tre de mercure (mm Hg) = 133 N/m2
1 Pascal (Pa) = 1 N/m2 (1 Newton/m2)
1 bar = 105 Pa

Energie

1 British thermal unit (Btu) = 1.055 J (joules)
1 kilowatt-heure (kWh) = 3,6 × 106 J
1 calorie (cal) = 4,185 J

Puissance

1 kilocalorie/h (kcal/h) = 1,16 W
1 cheval-vapeur (CV) = 735 W

Temp�rature

Degr�s Fahrenheit (°F) = 1,8 × (degr�s Celsius) + 32
Degr�s Celsius (°C) = 5/9 × (degr�s Fahrenheit) - 32

ANNEXE III. LISTE D'ORGANISMES ET D'INSTITUTS

Les institutions mentionn�es ci-apr�s pourront fournir les noms des constructeurs des �quipements qui ne pourraient �tre r�alis�s localement et apporter une contribution � l'�tude et � l'implantation de petites unit�s de transformation de fruits ou l�gumes.

R�publique f�d�rale d'Allemagne

German Appropriate Technology Exchange
1, Dag-Hammarskj�ld-Weg
6236 Eschborn 1

Institut f�r Lebensmitteltechnologie
Frucht und Gem�se Technologie
22, K�nigin Luise Strasse
Berlin 33

Institut f�r Obst- und Gem�severarbeitung
805 Freising - Weihenstephan

Autriche

ONUDI
Postfach 707
A-1011 Vienne

Belgique

ATOL
9, Blijde Inkomstraat
3000-Leuven

Collectif d'�changes pour la technologie appropri�e (COTA)
28, rue de la Sablonni�re
1000-Bruxelles

Institut national pour l'am�lioration des conserves et l�gumes
78, rue du Long Ch�ne
1970-Wezembeek-Oppem

Universit� catholique de Louvain
Laboratoire de conservation des aliments
92, Kardinal Mercierlaan
3030-Heverlee Leuven

Br�sil

CETEC
2 000, Avenida Jose Candido da Silveira
P.O. Box 2306
Belo Horizonte (Minas Gerais)

Canada

Brace Research Institute
P.O. Box 400, Mc Donald Campus
Mc Gill University
Sainte-Anne de Bellevue (Qu�bec) HOA 100

Centre de recherche et de d�veloppement international
(International Development Research Centre)
P.O. Box 8500
Ottawa (Ontario) K16 3H9

Fondation canadienne contre la faim
323, Chapel Street
Ottawa (Ontario) K1N 722

Colombie

Instituto de Investigaciones Tecnol�gicas
Avenida 30, n�m. 52 A 77
Apartado Aereo 7031
Bogota

Danemark

Forsknings Laboratoriet for Gront og Frugtindustrie
133, Blangstedgaardsuej
5220 Odense SO

Etats-Unis

Control Data Corporation
8100, 34th Avenue South
Minneapolis, Minnesota 55440

Industrial Development Research Council
Peachtree Air Terminal 1954
Airport Road
Atlanta, Georgia 30341

Meals for Millions Foundation
1800 Olympic Boulevard
P.O. Box 680
Santa Monica, Ca. 90506

Technoserve
36, Old King's Highway South
Darien, Conn. 06820

France

Alternatives technologiques et recherches sur les industries agricoles et alimentaires
1, avenue des Olympiades
91305 Massy

Centre d'�changes et de promotion des artisans en zones � �quiper
18, rue de Varennes
75007 Paris

Centre international de recherche agronomique pour le d�veloppement
42, rue Scheffer
75016 Paris

Centre technique interprofessionnel des fruits et l�gumes
22, rue Berg�re
75009 Paris

Groupe de recherches et d'�changes technologiques
34, rue Dumont d'Urville
75116 Paris-Cedex

Institut Appert
44, rue d'Al�sia
75014 Paris

Organisation de coop�ration et de d�veloppement �conomique (OCDE)
94, rue Chardon Lagache
75016 Paris

Inde

Central Food Technological Research Institute
Cheluramba Mansion
Mysore 570013

Irlande

Kinsealy Research Centre
Malahide Road
Dublin 5

Italie

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
Via delle Terme di Caracalla
00100 Roma

Istituto Sperimentale per la Valorizzazione
Tecnologica dei Prodotti Agricoli
26, Via Venezia
20133 Milano

Stazione Sperimentale per l'Industria delle Conserve Alimentari
33, Viale Tanara
43100 Parma

Jama�que

Food Technology Institute
Jamaica Industrial Development Corporation
4, Winchester Road
Kingston 10

Kenya

UNICEF
Food Technology and Nutrition Section
P.O. Box 44145
Nairobi

Nig�ria

Project Development Agency
3, Independence Layout
P.O. Box 609
Enugu

Nouvelle-Guin�e

Department of Primary Industries
P.O. Box 2417
Kone Dobu

Pays-Bas

Sprenger Institute
6, Haagsteeg
6708 PM Wageningen

Royaume-Uni

Beecham Products
Beecham House
Brentford Middle TW8 9BD

Intermediate Technical Development Group
9, King Street
London WC2E 8HN

Tropical Development Research Institute
56/62, Gray's Inn Road
London WC1X 8LU

S�n�gal

Institut de technologie alimentaire
Route des P�res Maristes
BP 2765
Dakar-Hann

ANNEXE IV. BIBLIOGRAPHIE

Aubert, C.: S�chage solaire: Technologies appropri�es dans la transformation des c�r�ales, fruits et l�gumes et de la canne � sucre dans quatre pays de l'Afrique de l'Ouest (Dakar/PECTA, 1981).

Binsted, R., Devey, J.D., Daking, J.C.: Pickle and sauce making (Londres, Food Trade Press Ltd., 1971).

Cruess, W.V.: Commercial fruit and vegetables products (4e �dition), (New York, McGraw Hill Book Company Inc., 1958).

Desrosier, N.W., Desrosier, J.N.: The technology of food preservation (Westport, Connecticut, AVI Publishing Co., 1977).

Duverneuil, G.: “Les machines sp�cifiques d'�pluchage et de pr�paration de fruits tropicaux”, Machinisme tropical, vol. 63, no 17, 1979.

Jackson, T.H., Mohammed, B.B.: Le s�chage au soleil des fruits et l�gumes. Bulletin des services agricoles, no 5 (Rome, FAO, 1969).

Karel, M., Heidelbaugh, N.D.: “Effects of packaging on nutrients”, dans Harris et Karmas (Eds): Nutritional evaluation of food processing (Westport, Connecticut, AVI Publishing Co., 1975).

Knorr, D.: Sustainable food systems (Westport, Connecticut, AVI Publishing Co., 1983).

Lasnet de Lanty, H.: Conserves familiales (Paris, Flammarion, 1965).

Lawand, T.A.: The potential of solar agricultural dryers in developing areas. Development and Transfer of Technology series (Vienne, ONUDI, 1978).

Lery, F.: Les conserves (Paris, Presses universitaires de France, collection “Que sais-je?”, 1971).

Villemont, M.: Le grand livre de la nutrition et de la di�t�tique, vol. 3 (Paris, Editions R. Laffont, 1973).

Woodroof, J.G., Philipps, F.: Beverages, carbonated and non carbonated (Westport, Connecticut, AVI Publishing Co., 1981).

Worgan, J.T.: “Canning and bottling as methods of food preservation in developing countries”, Appropriate Technology, vol. 4, no 3, pp. 15-16.

ANNEXE V. QUESTIONNAIRE

1. Nom ............................................................................................................


2. Adresse .......................................................................................................

.........................................................................................................................

.........................................................................................................................


3. Profession (pri�re de cocher la case correspondante)




Responsable d'une conserverie de fruits et l�gumes .....................

/_/

Dans l'affirmative, indiquer l'�chelle de production .........................................

.........................................................................................................................



Fonctionnaire d'un organisme d'Etat ...............................................

/_/

Dans l'affirmative, indiquer la fonction ............................................................

.........................................................................................................................



Collaborateur d'une institution financi�re ........................................

/_/

Dans l'affirmative, indiquer la fonction ............................................................

.........................................................................................................................



Membre d'une universit� .................................................................

/_/



Collaborateur d'une institution technologique ..................................

/_/

Dans l'affirmative, donner le nom de l'institution ............................................

.........................................................................................................................



Collaborateur d'un institut de formation ...........................................

/_/

Dans l'affirmative, pr�ciser .............................................................................

.........................................................................................................................


Autre

(Sp�cifier) .......................................................................................................

.........................................................................................................................


4. Comment avez-vous obtenu une copie du pr�sent dossier technique?

Pr�ciser si vous l'avez obtenue gratuitement ou si vous l'avez achet�e:

.........................................................................................................................

.........................................................................................................................


5. Ce dossier vous a-t-il aid� (cocher la case correspondante):


- � prendre connaissance de techniques de conservation que vous ne connaissiez pas ................................................................

/_/



- � estimer le co�t unitaire de production pour diff�rentes �chelles de production et diff�rentes technologies
.........................................................................................................

/_/



- � commander de l'�quipement pour la production locale
.........................................................................................................

/_/



- � am�liorer votre technique de production ....................................

/_/



- � diminuer les co�ts de fonctionnement .......................................

/_/



- � s�lectionner une �chelle de production ou une technologie pour cr�er une unit� de transformation de l�gumes .......................

/_/



- si vous �tes employ� par le gouvernement, � formuler des mesures et des politiques pour l'industrie de la conserve .........................................................................................................

/_/



- Si vous �tes membre d'une institution financi�re, � �tudier une demande de pr�t pour la cr�ation d'une unit� .................................

/_/



- Si vous travaillez dans un institut de formation, � l'utiliser comme mat�riel didactique ..........................................................................

/_/



- Si vous �tes un expert international, � am�liorer la qualit� des conseils fournis � vos interlocuteurs sur les technologies de conservation des fruits et l�gumes ..................................................

/_/




6. Ce dossier est-il suffisamment d�taill� en ce qui concerne:



(Oui)

(Non)

- la description des aspects techniques,

/_/

/_/

- l'estimation des co�ts,

/_/

/_/

- l'�valuation des effets socio-�conomiques,

/_/

/_/

- les informations bibliographiques?

/_/

/_/


Si vous avez fourni des r�ponses n�gatives, pri�re d'en donner les raisons ci-dessous ou sur une feuille s�par�e
.........................................................................................................................
.........................................................................................................................
.........................................................................................................................
.........................................................................................................................

7. Comment pourrait-on am�liorer le pr�sent dossier dans l'�ventualit� d'une seconde �dition?
.........................................................................................................................
.........................................................................................................................

8. Pri�re de faire parvenir le pr�sent questionnaire, d�ment rempli, �:

Service de la technologie et de l'emploi
Bureau international du Travail,
CH-1211 Gen�ve 22 (Suisse)

9. Si vous d�sirez obtenir des informations compl�mentaires sur certaines questions trait�es dans le pr�sent dossier, le BIT s'efforcera de vous les fournir.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT

Technologie du travail de la corne

Description des techniques de travail de la corne et du mode de fabrication d'une s�rie d'objets utilitaires ou d�coratifs en corne. Donn�es pour le calcul des prix de revient.

ISBN 92-2-205358-3
15 fr. suisses

Pr�cis de dessin technique � l'usage des formateurs d'artisans

Le d�veloppement de l'artisanat exige une am�lioration des outillages, des �quipements et des m�thodes de production. Mais il exige aussi l'acquisition d'un «langage»: le dessin technique, sans lequel il est exclu d'�tablir des normes de qualit� et d'aborder la production en petite s�rie. Fond� sur une p�dagogie originale d�j� exp�riment�e avec succ�s, cet ouvrage est � la fois un manuel � l'usage des formateurs et un aide-m�moire o� les artisans trouveront tous les renseignements dont ils pourront avoir besoin durant leur apprentissage du dessin technique et dans leur vie professionnelle.

ISBN 92-2-205686-8
15 fr. suisses

Le s�chage solaire. M�thodes pratiques de conservation des aliments

Description de plusieurs mod�les de s�choirs et pr�sentation d�taill�e de proc�d�s simples de s�chage et de conditionnement du poisson, des l�gumes, des fruits et des c�r�ales. Expos� des principes et des m�thodes de l'action de vulgarisation.

ISBN 92-2-205357-5
20 fr. suisses

S�rie Technologie

Les dossiers techniques publi�s dans cette s�rie s'adressent aux petites entreprises, aux services de planification et de promotion de la petite industrie comme aux organismes de coop�ration technique. Leur but est de faire conna�tre des techniques de production � petite �chelle particuli�rement adapt�es aux conditions socio-�conomiques qui se rencontrent dans les pays en d�veloppement. Plusieurs des volumes publi�s en anglais doivent �tre traduits en fran�ais.

ISSN 0258-0462

N° 3: Small-scale processing of fish

Traitement du poisson. Pr�paration, conservation, conditionnement de poisson sal�, s�ch�, fum�, bouilli ou ferment�. Evaluation �conomique des diff�rentes m�thodes de pr�paration. Mesures de protection de l'environnement.

ISBN 92-2-103205-1
17,50 fr. suisses

N° 5: Small-scale oil extraction from groundnuts and copra

Production d'huile d'arachides et d'huile de coprah.

ISBN 92-2-103503-4
17,50 fr. suisses

N° 7: Small-scale maize milling

Mouture du ma�s. Description d�taill�e de diff�rentes techniques de mouture pour la production de trois qualit�s de farine. Pr�paration des grains, d�corticage, mouture, tamisage et ensachage. Evaluation socio-�conomique des diff�rentes techniques.

ISBN 92-2-103640-5
17,50 fr. suisses

N° 9: Small-scale processing of pork

N° 10: Small-scale processing of beef

Fabrication de produits carn�s, porc et bœuf. Description des proc�d�s de production de divers produits. Approvisionnement en viande, installations et mat�riel, fabrication, conditionnement. Evaluation socio-�conomique des diff�rentes options techniques. Mesures de protection de l'environnement.

ISBN 92-2-100542-9
20 fr. suisses

ISBN 92-2-105050-5
20 fr. suisses

N° 11: Le stockage du grain

Description des techniques de stockage au niveau villageois et au niveau communautaire. Caract�ristiques des grains et facteurs de d�gradation. Moyens de stockage traditionnels, utilisation de structures nouvelles. Calcul des co�ts de stockage.

ISBN 92-2-205415-6
20 fr. suisses

N° 15: Fabrication artisanale d'outils manuels pour l'agriculture

Description des techniques de fabrication de dix-sept mod�les d'outils, � l'unit� ou en petite s�rie. D�termination des co�ts de production avec fiches de calcul du prix de revient.

ISBN 92-2-206404-6
27,50 fr. suisses

N° 16: Tuiles en fibromortier: proc�d� de production et pose en toiture

Description d�taill�e de la technologie de production des tuiles en fibromortier - mati�res premi�res, �quipement, processus de fabrication, organisation de la production, contr�le de la qualit� - pour les entreprises de petite et moyenne capacit� pouvant produire de 40 � 400 m�tres carr�s de couverture par jour. Construction des structures et pose des tuiles. Etude comparative du co�t des couvertures r�alis�es en divers mat�riaux. Analyse des avantages de la technologie d�crite du point de vue de la promotion de l'emploi, de la r�duction des importations et de l'utilisation des devises.

ISBN 92-2-206407-0
15 fr. suisses

Les prix peuvent �tre modifi�s sans pr�avis.

Conservation des L�gumes � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 186 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1 - CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
CHAPITRE 2 - PRETRAITEMENTS
CHAPITRE 3 - CONSERVATION PAR SECHAGE
CHAPITRE 4 - CONSERVATION PAR LE SEL
CHAPITRE 5 - CONSERVATION PAR LE VINAIGRE
CHAPITRE 6 - FERMENTATION
CHAPITRE 7 - CONSERVATION PAR APPERTISATION
CHAPITRE 8 - CONDITIONNEMENT
CHAPITRE 9 - HYGIENE ET PROPRETE DANS L'USINE
CHAPITRE 10 - EFFETS DE LA TRANSFORMATION ARTISANALE OU SEMI-INDUSTRIELLE DES LEGUMES
CHAPITRE 11 - METHODES D'EVALUATION DES COUTS DE PRODUCTION
CHAPITRE 12 - CONCEPTION D'UNE UNITE DE TRANSFORMATION DE LEGUMES ET APPLICATION DE LA METHODOLOGIE
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

COUVERTURE ARRIERE

Conservation des l�gumes � petite �chelle

La conservation des denr�es alimentaires pose un grand probl�me dans beaucoup de pays en d�veloppement. Il existe de nombreuses m�thodes simples de conservation tout � fait adapt�es aux conditions qui se rencontrent dans ces pays, mais elles sont tr�s mal connues. C'est la raison qui a conduit le BIT � publier une s�rie de dossiers techniques sur le sujet. Celui-ci traite de la conservation des l�gumes, qui peut concourir � compenser les fluctuations de la production, � am�liorer l'�quilibre nutritionnel des populations, � r�duire les importations de produits alimentaires et � cr�er des emplois dans les zones rurales.

Le dossier pr�sente une s�rie de techniques de conservation - par s�chage, par le sel, par le vinaigre, par fermentation, par appertisation - pour une production artisanale ou semi-industrielle. Il indique les r�gles d'hygi�ne et de protection de l'environnement � observer et propose une m�thodologie pour l'�valuation des co�ts de production, illustr�e par l'�tude d'une petite unit� de transformation.

Ce dossier a �t� pr�par� sous l'�dige du Bureau international du Travail et du Programe des Nations Unies pour l'environnement. La s�rie Technologie, dans laquelle il est publi�, a pour but de faire conna�tre diff�rentes techniques de production � �chelle restreinte et d'aider les petites entreprises, les services de planification et de promotion de la petite industrie comme les organismes de coop�ration � choisir les solutions les mieux adapt�es aux conditions socio-�conomiques locales.

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