Table des mati�res
- Pr�c�dente - Suivante
G�rer le probl�me de l'emballage: un facteur
essentiel dans la production
Les sachets plastiques: une solution adapt�e
mais un choix limit�
Le conditionnement en sachets souples: �tudes
de cas
Sous l'effet de l'urbanisation, la production d'aliments locaux transform�s est stimul�e. Ainsi, on voit cro�tre dans les libres-services la part des lin�aires r�serv�s aux produits locaux conditionn�s. Ces produits sont �galement de plus en plus commercialis�s au niveau des "services" (administrations, collectivit�s... ). Les produits secs y sont largement repr�sent�s du fait de leur facilit� de conservation. Pour se plier aux n�cessit�s de l'allongement des circuits de commercialisation et � l'�volution des modes de consommation, les produits sont conditionn�s en portions "consommateurs" ou "famille" (50 g � 1 kg). Le sachet en film souple est tr�s utilis� pour l'emballage car il est disponible partout, qu'il soit import� ou fabriqu� surplace. Il s'adapte � tous les grammages et permet une bonne pr�sentation et une bonne protection du produit. Compte tenu de leur fragilit�, les produits secs trouvent dans les films plastiques souples un bon compromis entre la qualit� et le co�t de l'emballage.
G�rer le probl�me de l'emballage: un facteur essentiel dans la production
L'emballage repr�sente un co�t incontournable � prendre en compte dans le plan d'investissement de l'entreprise. Il faut savoir le g�rer et l'adapter rapidement en fonction de l'�volution des produits et des march�s, pour p�renniser l'activit� de production.
Le co�t de l'emballage dans l'agroalimentaire repr�sente, en moyenne dans les pays industrialis�s, 20 % du prix "sortie usine des produits. En Afrique, compte tenu du pouvoir d'achat et de la concurrence des produits traditionnels, on observe plut�t une proportion de 2 � 10 % du prix de vente constitu� par l'emballage.
Les op�rateurs africains utilisent les emballages plastiques fabriqu�s localement, qu'ils agr�mentent d'�tiquettes "maison", prises en g�n�ral entre deux soudures de fermeture du sachet. Des impressions peuvent �tre �galement r�alis�es par des artisans sur les sachets, toutefois, la qualit� du rendu est tr�s in�gale et les co�ts ne sont pas toujours ma�tris�s. Les mat�riaux disponibles localement sont relativement bon march�, mais la personnalisation par le fournisseur est r�alisable � des conditions qui ne sont pas toujours accessibles aux petites entreprises ou aux entreprises en phase de d�marrage (investissement initial, commande d'une quantit� minimum de 5 � 10 000 unit�s).
Ceci est d'autant plus criant dans les pays o� une seule soci�t� a le monopole de la production des emballages. Toutefois, il ne faut pas consid�rer � priori qu'un industriel de l'emballage ne peut pas satisfaire les besoins d'un artisan de l'agroalimentaire. Il ne faut pas h�siter � demander des devis, comparer, faire des projections. Pour certains segments de march�, une solution d'emballage co�teuse n'est pas aberrante, si elle est adapt�e � la cible, au produit, apporte un avantage concurrentiel certain ou simplifie la fabrication. Un regroupement d'achat des emballages peut permettre � des petites entreprises de b�n�ficier d'emballages de bonne pr�sentation, et de mettre en place des op�rations de promotion collective. Ainsi, une exp�rience est men�e au Burkina Faso sur l'initiative des ONG ABAC et GERES (gamme Palsec).
Enfin, il est important que les entreprises qui attaquent ces fili�res nouvelles prennent en compte le probl�me de l'emballage au m�me titre que celui des machines. Les �tudes, les maquettes ou clich�s et les mat�riels (thermosoudeuses) doivent figurer dans le plan d'investissement. Le stock initial d'emballages, de la m�me fa�on, doit �tre pr�vu dans le calcul du besoin en fonds de roulement.
G�rer emballage, un probl�me...
Les entreprises agroalimentaires, de petite taille, sont souvent d�sarm�es dans leur d�marche de mise au point du conditionnement de leur produit, faute de formation, d'appuis et de moyens. Cela se traduit dans de nombreux cas par des emballages qui pr�sentent:
- des d�fauts: informations erron�es, insuffisantes, peu lisibles, d�coupes ou soudures inesth�tiques, aspect peu engageant, poids irr�guliers;
- des probl�mes de conservation: films inadapt�s, conditionnement de produits non stabilis�s, mauvaises conditions d'entreposage;
- une incidence excessive sur le prix de revient du produit.
Si l'on n'est pas vigilant, les chances de succ�s sont tr�s r�duites pour des produits qui pr�sentent des avantages concurrentiels insuffisants par rapport aux produits import�s ou aux produits locaux vendus sous leur forme traditionnelle.
Il ne faut pas h�siter � remettre en question les options d'emballages qui ont �t� faites lors du d�marrage de l'entreprise ou du lancement d'un produit. Celles qui pr�valaient au d�part ont certainement chang�, de nouveaux emballages sont peut-�tre sortis, des concurrents sont apparus, de nouveaux segments de march� doivent �tre abord�s... Le consommateur n'est pas condamn� � consommer votre produit, m�me s'il est le seul sur le march� aujourd'hui. Tout produit, aussi nouveau ou original soit-il, subira une usure du fait de la concurrence ou d'effets de substitution. Il faut avoir constamment le souci de la remise en question du produit, de sa pr�sentation et de son prix.
Or, atteindre des prix qui assurent la comp�titivit� de l'entreprise n�cessite un effort de contr�le de tous les co�ts de production. L'emballage n'est qu'une partie de ces co�ts. Il ne doit pas �tre celui que l'on va sacrifier pour rattraper les erreurs d'approvisionnement, de fabrication, d'entreposage, etc...
Les sachets plastiques: une solution adapt�e mais un choix limit�
L'emballage sous film souple est tout particuli�rement adapt� aux produits secs, du fait de son co�t, de ses qualit�s techniques (protection contre les agents d'alt�ration) et de son aptitude � faciliter la vente (information du consommateur, promotion, fonction d'alerte). Mais le choix est restreint et l'emballage ne r�soud pas tous les probl�mes de maintien de la qualit�.
La gamme des mat�riaux disponibles localement est limit�e. Les films souples de type poly�thyl�ne sont les plus r�pandus, du fait de leur faible prix et de leur commodit� d'emploi.
Le poly�thyl�ne basse densit� (PEBD) est le plus r�pandu. Offrant une bonne barri�re � l'humidit�, il est peu �tanche aux gaz, donc aux odeurs et � l'oxyg�ne. Il est fragile m�caniquement. On peut compenser ce d�faut en for�ant sur l'�paisseur. mais c'est au d�triment de l'esth�tique du film qui devient plus opaque. Le PEBD reste toutefois le mat�riau de choix pour les utilisations ordinaires. Le stockage de longue dur�e et les atmosph�res humides ou charg�es en odeurs feront par contre sentir tr�s vite ses limites.
Le poly�thyl�ne haute densit� tend � remplacer le PEBD pour les utilisations plus exigeantes: il est plus r�sistant m�caniquement et offre une meilleure barri�re � l'humidit� et aux gaz � �paisseur �gale. Mais il est aussi plus cher et plus opaque. Le polypropyl�ne (PP) poss�de de meilleures qualit�s esth�tiques et techniques que le poly�thyl�ne, mais il est plus cher et n'est pas fabriqu� dans tous les pays.
Aucun film n'�tant parfait, certains fabricants proposent des m�langes ou superpositions de mat�riaux aux qualit�s compl�mentaires. Ainsi, on adjoint au poly�thyl�ne de l'EVOH (�thyl�ne vinyle alcool copolym�re), du PVDC (chlorure de polyvinylid�ne), du polyamide PA, du polypropyl�ne, ou d'autres mati�res pour obtenir des films plastiques de haut niveau technique et de machinabilit�. Le prix �lev� et la non disponibilit� de ces films en Afrique r�duit les possibilit�s d'exportation de produits sensibles � l'oxydation et � l'humidit�. Dans certains cas, comme celui du GIE Cercle des S�cheurs au Burkina Faso, l'importateur fournit les sachets aux fabricants de produits s�ch�s.
Les "limites" de l'emballage plastique
L'emballage n'am�liore pas la qualit� d'un produit alimentaire, il peut tout au plus le conserver dans son �tat de qualit� initial. Il a l'inconv�nient de ses qualit�s: le conditionnement d'un produit insuffisamment sec dans un emballage �tanche se traduira par une d�t�rioration rapide qu'il n'aurait pas connu s'il �tait rest� en vrac.
Le probl�me de la perforabilit� des emballages courants par les insectes est tr�s durement ressenti par les op�rateurs, en particulier pour les produits c�r�aliers. En effet, les poly�thyl�nes courants, fragiles m�caniquement et faisant peu barri�re aux gaz, attirent les insectes et leur pr�sentent peu de r�sistance. Le choix de plus fortes �paisseurs et de mat�riaux plus techniques n'est qu'une partie de la solution. Une d�marche globale d'am�lioration des pratiques de fabrication est indispensable. Bien souvent, et contrairement au sentiment des fabricants, les insectes se trouvent dans le produit avant son conditionnement. D�s que les conditions sont favorables (remont�e de la temp�rature et / ou de l'humidit�), les insectes prolif�rent. L'hygi�ne des locaux, des mat�riels, la qualit� des mati�res premi�res, les conditions d'entreposage sont le plus souvent en cause.
Des pr�cautions � prendre
Il n'est pas n�cessaire d'investir dans un emballage tr�s performant techniquement quand les rotations sont rapides. En ce sens, le poly�thyl�ne n'est pas le film le plus utilis� pour rien: il repr�sente un tr�s bon compromis prix/qualit�. Il faut toutefois prendre un minimum de pr�cautions dans l'entreposage des produits conditionn�s pour les prot�ger, en particulier des chocs, de l'humidit�, des odeurs, de la lumi�re. Les dates limites de consommation (DLC) ou d'utilisation optimum (DLUO) devront tenir compte des conditions de temp�ratures et d'humidit� que le produit risque de rencontrer durant son entreposage et sa commercialisation. a
Le mat�riau d'emballage sera choisi en fonction des propri�t�s "barri�re" requises pour prot�ger et conserver le produit
| Propri�t� Barri�re Mat�riaux |
H20/humidit� | Gaz et ar�mes | UV/lumi�re |
| Papier | -- | --- | +++ |
| Aluminium | +++ | +++ | +++ |
| Plastique | |||
| Polyamides OPA | - | + | |
| Polyester PET | ++ | - Si enduit ++++ |
Si enduit
+ si m�tallis� ++++ |
| Polypropyl�ne Opp | ++++ | - Si enduit ++ |
Si enduit + |
| Poly�thyl�ne PE | ++++ | ---- | - |
| Cellophane | ++ | ++++ | -- |
++++ tr�s bon niveau de protection
+ faible niveau
Le conditionnement en sachets souples: �tudes de cas
Du fait de leur manque de capacit� d'investissement et du niveau r�duit de leur production, les petites entreprises ont difficilement acc�s aux services de conception et de r�alisation d'emballages qu'utilisent les entreprises industrielles. Elles utilisent donc les moyens du bord et adoptent des strat�gies d'adaptation plus ou moins intuitives. Etudes de cas au Burkina Faso...
Production de farines et semoules dans un march� en croissance
La premi�re entreprise est une petite entreprise qui d�bute. Son investissement initial en infrastructures et �quipements d�passe 10 millions de FCFA. Un emprunt lui a permis de financer une partie des investissements et du fonds de roulement. Elle a choisi de r�aliser la premi�re transformation de c�r�ales locales, en proposant une gamme de farines et de semoules. Sa production annuelle. en phase de croisi�re. devrait atteindre 500 tonnes de c�r�ales. En phase de d�marrage, la premi�re ann�e, le cinqui�me de la capacit� nominale est vis�e.
Dans un premier temps, les emballages utilis�s sont des sacs de c�r�ales de 100 kg en polypropyl�ne de type "toile de jute". Tr�s rapidement, des sacs de polypropyl�ne de 25 kg, poss�dant un signe distinctif imprim� sont utilis�s. Les sacs sont fabriqu�s localement. L'impression "une couleur" est r�alis�e par un artisan local, dont le principal avantage par rapport � l'usine de fabrication locale d'emballages FASOPLAST, est la flexibilit� (pas d'investissement initial, pas de commande minimum). Les sacs de 25 kg sont revendus par des grossistes, enlev�s sur place par des particuliers ou vendus dans les "services".
Tr�s rapidement, l'entreprise, par souci de diversifier ses d�bouch�s, souhaite aborder un nouveau march�, celui des libres-services, "alimentations" et "super-march�s". Pour cela, elle con�oit un emballage de 1 kg, imprim� "une couleur" � l'allure moderne, pour la semoule, puis pour la farine. L'emballage est constitu� d'un sachet de poly�thyl�ne basse densit� FASOPLAST standard, sur lequel sont appos�es deux �tiquettes autocollantes: l'une comportant des conseils d'utilisation, l'autre le logo, la d�nomination du produit, la masse, la raison sociale et l'adresse de la soci�t�. La date limite d'utilisation optimum DLUO est rajout�e sur une petite �tiquette autocollante tamponn�e.
Pour �laborer cet emballage, l'entreprise s'est adress�e � FASOPLAST. Les conditions impos�es par l'industriel ont rebut� la petite entreprise. en situation d'incertitude quant � la taille de son march� et � court de tr�sorerie. Les conditions sont les suivantes: pour la cr�ation et la r�alisation du clich� "une couleur", 150 000 FCFA au total sont demand�s. La commande minimum est de 5 000 emballages imprim�s � 15 FCFA le sachet. Pour une consommation sur l'ann�e de 5 000 emballages, le co�t unitaire du sachet revient � 45 FCFA mais pour une consommation de 15 000 sachets, il tombe � 25 FCFA.
L'entreprise, tout bien pes�, a fait appel � son artisan imprimeur, avec lequel une relation de confiance s'est install�e et qui est toujours � la recherche de solutions sp�cifiques. Apr�s des essais infructueux d'impression directe sur les sachets, la solution de l'impression sur un film transparent autocollant est adopt�e, malgr� son prix. L'emballage revient � un total de 111 FCFA: sachet FASOPLAST (16 FCFA), plastique autocollant (65 FCFA), impression (30 FCFA). Pour le sachet de 1 kg de semoule, vendu 1.000 FCFA prix public, l'emballage repr�sente donc 13 %. Pour le sachet de 1 kg de farine, vendu 350 FCFA. il repr�sente 32 %. Pour la production de farine, l'entreprise perd de l'argent, car la concurrence par les farines de march� et l'immense production domestique est rude. Les pertes sont report�es sur la production de semoule, dont le prix risque � terme de poser probl�me �galement.
Pour la semoule, la solution de l'emballage enti�rement r�alis� par FASOPLAST avec une production de 5 000 sachets repr�senterait 4,5 % du prix public et seulement 2,5 % pour 15 000 sachets. Pour la farine, avec une production de 5 000 sachets: la solution FASOPLAST repr�senterait 13 % du prix public et seulement 7 % pour une production de 15 000 sachets.
Le produit conditionn� en sachets de 1 kg remporte un tel succ�s que les ventes vont au-del� des esp�rances de l'entreprise. Toutefois. malgr� le d�veloppement des ventes, le sch�ma d'�laboration des emballages souples n'a pas �t� reconsid�r�, l'entrepreneur �tant enti�rement mobilis� par les probl�mes d'�quipements, de process. d'extension de la gamme et d'approvisionnement. Les pr�visions de ventes, dans les divers produits de la gamme, atteignent, voire d�passent, les 5 000 unit�s par an. Il faut rester prudent et se m�fier de l'engouement du produit li� � sa nouveaut�.
Mais � pr�sent, l'entreprise conna�t mieux son march� et a acquis une position plus solide. Ainsi, aujourd'hui l'entrepreneur a d�cid� de reconsid�rer la solution FASOPLAST et de faire, � cette occasion, un lifting de l'impression. Il est certain qu'une r�action plus rapide de l'entreprise lui aurait permis de reconstituer une tr�sorerie n�cessaire � la r�alisation de ses projets de d�veloppement.
Une autre entreprise diversifie sa gamme
La deuxi�me entreprise, install�e � Ouagadougou depuis 5 ans, �labore des produits de boulangerie, p�tisserie, viennoiserie, biscuiterie, et des farines infantiles. Cette entreprise appartient au petit nombre de PME du Burkina travaillant dans le domaine alimentaire avec un investissement total de 65 millions de FCFA. En recherche permanente de diversification, elle exploite m�me certains cr�neaux comme les boissons d'ap�ritif, le s�chage et le confisage de fruits.
Depuis 1992, elle commercialise s'es produits secs sous plusieurs formes: le sachet souple poly�thyl�ne transparent comportant une �tiquette papier photocopi�e noir et blanc en t�te du produit, circonscrite par deux soudures, les grammages vont de 80 g � 1 kg; le sachet souple poly�thyl�ne transparent sur lequel est appos�e une �tiquette autocollante imprim�e et enfin les pots de poly�thyl�ne rigides, de 400 g sur lesquels une �tiquette plastique couleur imprim�e est coll�e. Ces produits sont destin�s exclusivement au march� local, ils sont commercialis�s sur le site ainsi que dans les alimentations et dans les pharmacies.
Des essais d'impression des sachets sur site ont �t� infructueux, le r�sultat manquant de d�finition et pr�sentant des d�fauts de tenue de l'encre. Des projets de bo�tes en carton, pour la farine infantile, sont � l'�tude depuis plusieurs ann�es. Le bon compromis co�t-qualit� n'a pas encore �t� atteint. Mais l'entreprise fonde beaucoup d'espoir pour l'avenir sur ce type de conditionnement pour l'exportation, consid�rant que les autres formes ne sont pas adapt�es.
L'entreprise fait appel, pour la conception et la r�alisation de ses emballages, ainsi que pour la promotion de son entreprise et de ses produits, � un styliste local ainsi qu'aux imprimeries de la place. Les sachets transparents sont achet�s chez FASOPLAST. Les �tiquettes papier sont con�ues dans l'entreprise au moyen d'un traitement de texte puis reproduites par photocopie. Les �tiquettes plastiques couleur sont fournies et r�alis�es par un imprimeur.
Un produit haut de gamme, les mangues confites
Des mangues confites sont �galement �labor�es depuis un an par l'entreprise. Elles sont conditionn�es en sachets de 100 g en poly�thyl�ne haute densit� de 50 microns d'�paisseur, format 14 x 14 cm, soud�s sur 2 c�t�s. Ces sachets proviennent d'une nouvelle production standard de FASOPLAST. Vendus par 1 000, ils reviennent � 5 FCFA l'unit�. L'entreprise a d�couvert ce nouveau mat�riau � travers cette ligne de produits. Les principales qualit�s �voqu�es par l'utilisateur sont la dur�e de conservation accrue (un an semble ne pas poser de probl�mes), une r�sistance m�canique bien sup�rieure � celle du poly�thyl�ne basse densit�, l'absence de go�t de plastique conf�r� au produit et un toucher plus "moderne". L'aspect plus opaque n'a pas �t� signal� par l'entreprise comme un d�faut. Le grammage a �t� choisi � l'issue d'une s�rie de tests de march� r�alis�s par l'entreprise.
Les �tiquettes autocollantes de couleur sont r�alis�es par le styliste et une imprimerie. Circulaires, elles avaient �t� con�ues initialement pour �tre appos�es sur le couvercle de bo�tes plastiques. Le prix trop �lev� de ces conditionnements a d�finitivement �cart� cette solution pour le march� local. La commande minimum est de 2 500 �tiquettes.
Sur un plan esth�tique, l'�tiquette, r�alis�e par combinaison de photo et de dessin, n'est pas tr�s satisfaisante. L'entreprise, consciente de ce d�faut, a pr�vu de recomposer l'�tiquette.
Sur un plan �conomique, le bilan est le suivant: le prix du sachet est 5 FCFA, le prix de l'�tiquette 15 FCFA et la r�alisation de la maquette a co�t� 60 000 FCFA. La production de l'entreprise �tant d'environ 20 000 sachets / an, le prix de revient de l'emballage est donc d'environ 25 FCFA, ce qui repr�sente � peu pr�s 6,5 % du prix de vente public du produit fini. Une solution FASOPLAST pour une impression 4 couleurs co�terait environ 40 FCFA pour 20.000 sachets et le prix tomberait � 20 F au-del� de 60 000 sachets.
Ce produit nouveau, positionn� haut de gamme. doit se d�marquer par rapport aux produits existants. Il est indispensable d'am�liorer le proc�d� d'�laboration du produit et de donner � l'�tiquetage un plus qu'il ne poss�de pas. Dans ce cas. 10 ou 20 FCFA de diff�rence ne doivent pas �tre un obstacle si c'est le prix � payer pour gagner un avantage concurrentiel.
Un produit nouveau, les biscuits secs aux fruits
Ces biscuits secs sont �labor�s par la m�me entreprise depuis un an. Ils n'ont pas d'�quivalent sur le march� local. Ils sont conditionn�s dans les m�mes sachets que les mangues confites (sachets de 80 g) et dans des conditionnements plus grands de 250 g et 1 kg en poly�thyl�ne basse densit� de 30 microns d'�paisseur et de format 22 x 32 cm. Ces sachets, production standard de FASOPLAST, vendus par 1 000, reviennent � 10 FCFA l'unit�. Du fait de leur faible �paisseur, les sachets sont doubl�s. Les �tiquettes sont des bandes de papier photocopi�es prises entre deux soudures en t�te du produit.
Au niveau �conomique, le prix du sachet de 1 kg est de 20 FCFA et le prix de l'�tiquette est de 3 FCFA. La production de l'entreprise est d'environ 5 000 sachets / an. Le prix de revient de l'emballage est donc d'environ 23 FCFA. ce qui repr�sente pr�s de 2 % du prix de vente public du produit fini. Une solution FASOPLAST pour une impression 1 couleur co�terait environ 45 FCFA pour 5 000 sachets, mais � moins de 25 FCFA si la quantit� commercialis�e d�passait 15 000 unit�s. La manipulation des doubles �paisseurs n'�tant pas ais�e, il serait pr�f�rable de faire produire des sachets plus �pais � la m�me dimension.
Le prix du sachet de 80 g est de 5 FCFA et le prix de l'�tiquette est de -3 FCFA. La production de l'entreprise est d'environ 50 sachets/ an. Le prix de revient de l'emballage est donc d'environ 8 FCFA, ce qui repr�sente � peu pr�s 6,5 % du prix de vente du produit fini. Une solution FASOPLAST pour une impression 1 couleur reviendrait aux environs de 10 FCFA pour 50 000 sachets soit, � peu de choses pr�s, le m�me prix que la solution mise en uvre actuellement.
Jusqu'� pr�sent, cette entreprise, � la fois pionni�re et leader dans son domaine, a r�ussi � imposer ses produits � travers un emballage r�alis� sur le site m�me de production et auquel la client�le est accoutum�e.
Sa notori�t�, ainsi que la grande diversit� de sa gamme font qu'elle n'envisage pas de modifier sa d�marche d'emballage-conditionnement pour le march� local dans l'imm�diat.
Sur le plan �conomique, cela se con�oit. Toutefois, compte tenu de la concurrence grandissante, il y aura lieu de progressivement moderniser la pr�sentation des emballages, profitant du fait que les niveaux de production sont �lev�s. La simplification des sch�mas de conditionnement devrait �tre un souci permanent afin de limiter les risques d'erreurs et de r�duire les co�ts au minimum.
Pour des produits d'alimentation basiques, la concurrence que repr�sente la production domestique, encore tr�s r�pandue, y compris dans les m�nages "ais�s", ne doit pas �tre sous-estim�e. Si le produit est le seul sur le march� aujourd'hui, le consommateur n'est pas condamn� � le consommer: tout produit, aussi nouveau ou original soit-il, subit une usure du fait de la concurrence ou d'effets de substitution. L'entrepreneur doit avoir constamment le souci de la remise en question du produit, de sa pr�sentation, de son prix et ne pas raisonner uniquement en termes �conomiques: une solution l�g�rement plus ch�re peut �tre la seule condition pour garder ou conqu�rir un march�.
Liste des communications
Les emballages
- Les caract�ristiques g�n�rales. Jean Paul Pothet - IFEC - France - 9p.
- Le conditionnement des produits alimentaires en sachets souples. Thierry Goli - CIRAD - Brehima Diawara - CNRST - Burkina Faso - 8p.
| Les deux fonctions de l'emballage.
Prot�ger et faciliter la vente du produit Prot�ger: les produits secs, particuli�rement sensibles, doivent �tre mis � l'abri des contaminations et sources d'alt�ration diverses: odeurs, humidit�, poussi�re, micro-organismes, insectes. Mais ils doivent �galement pouvoir �tre vus par le client, �tre manipul�s, touch�s, sans que le produit en subisse les cons�quences. Le degr� de protection requis doit �tre dict� par les conditions dans lesquelles le produit sera stock�, transport�, mis en vente temp�ratures, humidit� relative, �clairage, dur�e, manipulations... Faciliter la vente: les produits conditionn�s sortent du circuit traditionnel, dans lequel le contact s'�tablit avec la vendeuse qui a elle-m�me �labor� le produit. Cette derni�re est garante, aux yeux du consommateur, de la qualit� du produit. Le produit nouveau est un produit d'origine ind�termin�e. Le consommateur doit �tre rassur� sur l'origine du produit, sur le savoir-faire qui a entour� sa fabrication. Dans les circuits modernes, l'emballage est le premier signe distinctif � travers lequel le consommateur va porter un jugement. Le produit doit ainsi �tre entour� d'un ensemble de signes distinctifs n�cessaires pour assurer sa vente. Signes sur lesquels le consommateur s'appuiera pour �valuer l'int�r�t qu'il pourra retirer de l'acquisition de ce produit plut�t que de tel autre, qu'il conna�t mieux � priori. Dans cette �valuation rapide et globale que le consommateur fera du produit, de nombreux �l�ments rentrent en compte, en particulier:
Tous ces �l�ments n�cessitent une r�flexion lors du lancement d'un produit nouveau. Ils doivent �tre m�rement r�fl�chis en fonction des capacit�s de l'entreprise et doivent �tre adapt�s � la ou aux cibles qui sont vis�es, et au produit concern�. Ainsi, un produit n'aura pas forc�ment les m�mes contraintes d'emballage selon la cible:
Enfin, pour certains produits identiques aux produits traditionnels, ou � faible valeur ajout�e, il faudra veiller � ne pas d�passer un certain seuil de prix, et pour cela limiter l'incidence du prix de l'emballage dans le prix de vente. |